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Mgr Fisichella : Marie et la nouvelle évangélisation

Ce qu'il a dit le 15 août à Notre-Dame de Paris :



 " La foi oblige à vivre pleinement le présent

 et invite à regarder l’essentiel "

 

Mgr Rino Fisichella, président du Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation, a présidé les fêtes de l’Assomption, les 14 et 15 août 2012, à Notre-Dame de Paris. Quelques 150.000 visiteurs du monde entier y ont participé.

Contemplant la figure de la Vierge Marie, le croyant « parvient à comprendre non seulement son origine, mais surtout son destin », a déclaré Mgr Fisichella lors de la messe du 15 août au soir.

Si le croyant ne peut « jamais s’identifier pleinement avec la Mère de Dieu », qui est « sainte et immaculée depuis la création du monde », en Marie il « se retrouve lui-même », a poursuivi l’archevêque : en ce sens, célébrer l’Assomption « n’éloigne pas de la vie quotidienne » ni « n’isole de son contexte culturel et social » mais aide à « retrouver le sens de la vie ».

En effet, la foi « oblige à regarder le présent et à le vivre pleinement, en se laissant guider par l'action de l'Esprit Saint », a souligné l’archevêque, invitant à « regarder les temps où nous sommes avec clairvoyance » et à « vivre les défis d'aujourd'hui ».

Face à ces défis, a-t-il souligné, « l’Eglise invite à regarder l’essentiel » car « la foi ouvre un chemin pour voir plus loin, avec la confiance de ceux qui sont prêts à dépasser leurs limites pour se laisser conduire par un amour qui console, et par la certitude de l’amour de Dieu ».

En réalité, Marie « ne concerne pas le passé », a insisté Mgr Fisichella : elle est « le présent de l’Eglise et de sa foi ». Pour l’archevêque, le nom de Marie exprime son mystère : Myriam signifie «aimée de Dieu». « Pleine de grâce pour devenir la demeure du Fils de Dieu, Marie dit non seulement qu’elle est aimée de Dieu, mais aussi comment Dieu aime: en se donnant lui-même, sans rien demander en retour », a-t-il expliqué.

La montée au ciel de Marie témoigne de l’importance de la foi en la résurrection : « s’il n’y a pas de résurrection, il n’y a pas d’avenir, car nous sommes alors enfermés dans les liens de la mort et nos contradictions. »

Soulignant le caractère totalement nouveau de la phase historique où nous entrons, le président du dicastère pour la nouvelle évangélisation a insisté sur la nécessité de trouver de nouvelles manières d'annoncer la foi chrétienne. Il a exhorté les chrétiens à « renforcer leur foi à travers une connaissance toujours plus vive de ses contenus, une participation plus étroite à la vie de l’Eglise, un travail d’évangélisation toujours nouveau et plus important ».

 

Avec Zenit.

Texte complet :

http://www.zenit.org/article-31595?l=french


 

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17/08/2012 | Lien permanent

”Affaire Fisichella” : Rome démonte la cabale

Le P. Lombardi et Radio Vatican mettent les choses au point :

 

<< Ni Benoît XVI, ni le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d'Etat, n'ont reçu de déclaration signée de certains membres de l'Académie pontificale pour la vie, demandant la démission de leur président, Mgr Rino Fisichella.  C'est ce qu'a souligné Radio Vatican en rapportant la réponse donnée par le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, le père Federico Lombardi, à certains journalistes.  

Selon certains organes de presse, ce document (dans lequel le père Michel Schooyans apparaîtrait parmi les signataires) diffusé au terme de la récente assemblée plénière de l'Académie pontificale pour la vie (11-13 février) demanderait la démission de Mgr Fisichella de sa charge.  Le père Lombardi a fait noter que le père Michel Schooyans n'était pas présent à la récente assemblée plénière de l'Académie pontificale pour la vie, qui aurait été le lieu naturel pour aborder le sujet. La polémique serait née d'un article de Mgr Fisichella, publié le 15 mars 2009 par L'Osservatore Romano, concernant le cas d'avortement de l'enfant brésilienne à Recife. Elle portait des jumeaux, fruits de violences répétées de son beau-père. L'affaire avait immédiatement enflammé l'opinion publique, non seulement au Brésil mais aussi en France, après la condamnation du double avortement par l'archevêque d'Olinda et Recife, Mgr José Cardoso Sobrinho. 

Dans cet article, Mgr Fisichella jugeait inappropriée la décision de l'archevêque d'Olinda et Recife d'annoncer publiquement l'excommunication - « un fait - avait observé Mgr Fisichella - qui s'actualise de manière automatique » - des personnes impliquées, parce que cela empêche de montrer le visage maternel de l'Eglise

Par la suite, la Congrégation pour la doctrine de la foi avait été contrainte d'intervenir sur la question en publiant une «clarification» le 11 juillet 2009 dans l'édition italienne de L'Osservatore Romano. >>

Source : Zenit

 

 

Notre blog a pris la « résolution de carême » de s'abstenir d'agrafer un certain réseau. Contentons-nous d'observer que ce réseau avait menti en annonçant une lettre et une action de membres de l'Académie pontificale contre le président de celle-ci. (Au demeurant, cette action eût été une pression organisée sur le pape et son secrétaire d'Etat : pareille idée juge ses auteurs quant à leur niveau de formation ecclésiologique – pour ne rien dire de leurs mobiles profonds).

Notons également que la mise au point romaine situe la raison d'être de la note de la Congrégation pour la doctrine de la foi : s'il a fallu rappeler que toute l'Eglise est d'accord pour condamner l'avortement, c'est parce que les ennemis de Mgr Fisichella, lui faisant dire autre chose que ce qu'il avait écrit, présentaient son article comme « complaisant envers l'avortement ». Ce qui eût en effet été étonnant de la part du président de l'Académie pontificale pour la vie... En rappelant ce que Mgr Fisichella avait réellement écrit, le Saint-Siège dissipe les fumées, et montre l'absence de fondement des « nombreuses protestations » (dixit le P. Lombardi) suscitées autour de l'article en question.

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Mgr Fisichella parle de la nouvelle évangélisation

Un entretien dans le numéro 36 de la revue de prospective catholique 

christianisme

Extraits :

Kephas - Le 12 octobre dernier, le Saint Père instituait un dicastère pour la nouvelle évangélisation afin de susciter un « nouvel élan missionnaire, principalement dans les régions anciennement christianisées »...

Mgr Rino Fisichella – C'est une intuition prophétique du pape Benoît XVI […] C'est une provocation à penser le présent de l'Eglise en préparant le futur. Elle consiste à s'interroger sur la situation surtout culturelle dans laquelle les croyants sont appelés à vivre et à donner leur témoignage. Nous sommes amenés à constater une situation générale de crise, crise déterminée par la fin d'une époque et le commencement d'une autre. On termine la modernité et on commence une nouvelle ère, dite postmoderne, dans laquelle la présence des chrétiens et de l'Eglise catholique en particulier est plus nécessaire que jamais. […] Il reste le témoignage de l'Eglise, de tout ce que détermine sa présence, spécialement dans les différentes formes de pauvreté visibles à notre époque.

K. - Le but de ce nouveau Conseil consiste donc à irriguer la culture contemporaine de la Vérité de l'Evangile...

RF – Il s'agit […] de retourner à l'essentiel. [...] On est tombé dans le domaine de l'opinion ; on n'a plus de relation avec la vérité. Mais il reste toujours la question fondamentale du sens de la vie. C'est à cela que nous désirons engager les Eglises, surtout celles qui sont d'une ancienne tradition apostolique, qui vivent dans les territoires autrefois chrétiens, dans des civilisations qui ont vécu une relation unique avec le christianisme. Je pense notamment à l'Europe. [...].

Avant tout il faut recenser ce que l'on fait déjà dans l'Eglise en matière de nouvelle évangélisation ; on fait en effet déjà beaucoup. Il faudra dépasser la fragmentation de notre action pour favoriser une action unitaire. Je suis convaincu qu'il faut donner de tels signes : il est essentiel dans notre culture actuelle de dépasser cette fragmentation et de montrer que l'Eglise constitue ainsi un signe en ce sens, dans l'unité de tous les croyants, y compris dans la complémentarité des spécialisations et des charismes propres à chacun.

K. - Le Saint Père réunit en 2012 un synode sur la nouvelle évangélisation...

RF – On attend pour le moment les lineamenta, un document de travail pour favoriser la discussion dans les Eglises […] À partir de là, nous donnerons notre contribution pour préparer l'instrumentum laboris, le texte destiné aux Pères synodaux. On peut remarquer à ce sujet que, lors du récent synode sur le Moyen-Orient, on a beaucoup parlé de l'exigence de la nouvelle évangélisation...

 

http://www.revue-kephas.org/

 

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Mgr Fisichella au synode sur la nouvelle évangélisation :  ”nostalgie du passé” ou ”utopie” sont ”inutiles”

Vatican, 9 octobre : le président du conseil pontifical appelle à se libérer des "formules obsolètes qui ne communiquent pas la joie de la rencontre avec le Christ"   :

 

 

mgr fisichella,nouvelle évangélisation,vaticanPrésident du Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation depuis 2010, Mgr Salvatore (Rino) Fisichella est intervenu ce matin. Lignes de force de son exposé :


- il est « urgent » qu’avant de « faire », le chrétien puisse « retrouver le fondement de son être » 

- « être baptisé équivaut à être évangélisateurs » 

- le chrétien doit « se motiver » pour « vivre de façon extraordinaire sa vie ecclésiale ordinaire » ; « annoncer l’Evangile équivaut à changer sa vie »

- la vie du chrétien doit « présenter la nouveauté que Jésus Christ et l’Eglise représentent dans la vie des personnes », en cette « crise générale » où l’homme ne « perçoit plus l’absence de Dieu comme un manque pour sa vie »

- « De quelle façon peut-on exprimer la nouveauté de Jésus-Christ dans un monde imprégné de seule culture scientifique, modelé sur la superficialité de contenus éphémères, et insensibles à la proposition de l’Eglise? » 

- « l’homme d’aujourd’hui se sent le maitre qui décide quand, comment et qui doit naître et mourir », mais les communautés ecclésiales n’ont pas l'air de « porter une belle nouvelle qui transforme » : elles apparaissent « fatiguées, répétitives de formules obsolètes qui ne communiquent pas la joie de la rencontre avec le Christ », « incertaines du chemin à prendre » ; dans ces conditions les chrétiens semblent « incapables d’être des propositions de l’Evangile, faibles dans la certitude de la vérité qui sauve, et prudents dans ses mots parce qu’oppressés par le contrôle du langage »

- alors que faire ? « la nostalgie du passé ou l’utopie sont inutiles », souligne Mgr Fisichella (rejetant ainsi les deux tentations du catholicisme européen et surtout français). Il prône « une analyse lucide qui ne dissimule pas les difficultés ». Il prône aussi la prise en compte générale du « grand enthousiasme de toutes les expériences qui ont permis de mettre en œuvre la nouvelle évangélisation » durant ces dernières années.

 source : Zenit

 

 

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Le pape confie à Mgr Fisichella le Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation

fisichella_article.jpgCertains menaient contre ce prélat une campagne hystérique... En fait (comme nous le disions en 2009), Rino Fisichella est l'homme du pape. Il a l'intuition des attentes du XXIe siècle :

 

Le 28 juin, durant la célébration des vêpres des saints Pierre et Paul, en la basilique Saint-Paul-hors-les-murs, le pape annonçait : « J'ai décidé de créer un nouvel organisme, sous la forme d'un Conseil pontifical, avec la tâche principale de promouvoir une évangélisation renouvelée dans les pays où la première annonce de la foi a déjà retenti et où sont présentes des Eglises d'antique fondation, mais qui vivent une sécularisation progressive de la société et une sorte d'éclipse du sens de Dieu ».

Benoît XVI a annoncé hier que ce nouveau « ministère » du Vatican, d'une importance décisive, sera confié à Mgr Salvatore (Rino) Fisichella.

Mgr Fisichella, 59 ans, était jusqu'ici recteur de l'Université pontificale du Latran, consulteur de la Congrégation pour la doctrine de la foi, membre de la Congrégation pour les causes des saints, et président de l'Académie pontificale pour la vie. Dans le cadre de cette dernière fonction, il fut récemment la cible d'une campagne indigne : inaptes à comprendre que la doctrine morale de l'Eglise doit s'appliquer dans l'esprit de l'Evangile, les porte-parole d'un certain milieu catholique avaient voulu forcer le pape à évincer Mgr Fisichella du Vatican. Malgré les sorties de ce milieu dans la presse italienne (sorties condamnées par le P. Lombardi [*] comme particulièrement déplacées), et malgré les prédictions risibles de « vaticanistes bien informés » qui annonçaient sa disgrâce, Mgr Fisichella se voit aujourd'hui confier la plus importante des structures créées par ce pontificat. Pour coordonner l'évangélisation des Occidentaux d'aujourd'hui, mieux valait en effet quelqu'un qui les comprenne.

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[*] directeur du centre de presse du Vatican.

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Mgr Fisichella annonce de nouvelles mesures contre les prêtres pédophiles

fisichella_article.jpgBenoît XVI "déterminé" : nouvelles mesures contre les prêtres pédophiles dans sa lettre à l'épiscopat irlandais, annonce Mgr Fisichella [photo], théologien de premier plan et président de l'Académie pontificale pour la vie :

 

Benoît XVI "est extrêmement lucide dans son analyse : une lucidité qui l'amène à [...] à prendre les mesures nécessaires", déclare aujourd'hui Mgr Rino Fisichella au Corriere della Sera.

La lettre pastorale que doit adresser le pape à l'épiscopat irlandais sera, dit-il, "une nouvelle illustration de ses positions claires, déterminées, sans volonté de dissimulation".

Ses nouvelles mesures s'inspireront sans doute de l'expérience américaine : "un discernement bien plus attentif dans la sélection des candidats, et une implication sans précédent dans leur formation académique et spirituelle."

Mgr Fisichella et Benoît XVI affrontent avec courage le désastre créé dans l'opinion par la révélation de trop réels scandales pédophiles. Ceux-ci "jettent une ombre sur l'ensemble de l'Eglise ; la tolérance zéro pour nous n'est pas facultative, c'est une obligation morale", souligne le président de l'Académie pontificale, parlant sous l'égide du chef de l'Eglise catholique dont il est un des proches. Interrogé sur le célibat sacerdotal (qui polarise actuellement l'intérêt des médias), Mgr Fisichella fait observer que "la grande majorité des prêtres vit cette dimension dans la joie et avec sérieux."

 

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Une cabale cherche à monter les catholiques contre Mgr Rino Fisichella

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Cette attitude de "papistes"

hostiles à... l'homme du pape

est le développement logique

d’une dérive de plusieurs années :

 

< photo : Mgr Fisichella.

  

J’ai reçu ce matin deux courriers revenant sur l’affaire de Recife : l’un par la Poste, l’autre sur ce blog. Les deux reflètent une campagne de désinformation en marche depuis dix jours.  Cette campagne vise à brouiller l’affaire de Recife et à monter l’opinion catholique « conservatrice » contre Mgr Rino Fisichella, recteur de l’Université pontificale du Latran.

Nommé par Benoît XVI président de l’Académie pontificale pour la Vie, Mgr Fisichella est dans ce domaine la personnalité numéro 1 au Vatican. Détesté par Golias [1] qui le qualifie de « conseiller théologique estimé et écouté de Joseph Ratzinger lui-même »,  il a écrit dans L’Osservatore Romano du 15 mars un article d’une compassion bouleversante envers la petite fille de Recife. Article dans lequel il donnait tort, clairement et calmement, à l’archevêque Cardoso Sobrinho, pour avoir fait une déclaration publique excommuniant notamment la mère de la fillette : excommunication sans fondement en théologie morale, comme l’ont relevé les évêques du Brésil dès le 13 mars. Attentivement lu par Benoît XVI avant de partir à l'impression, l’article de Mgr Fisichella n’exprimait pas seulement la pensée de son signataire. Attaquer ou ignorer Mgr Fisichella dans l’affaire de Recife, c’est donc attaquer ou ignorer le pape Benoît XVI. 

Les grands médias l’ont ignoré ou presque : ils ont à peine mentionné l’article ou l’ont passé sous silence, laissant ainsi le public croire que l’excommunication – indéfendable – de la mère de la fillette était le fait du Vatican. Ce qui eut pour résultat, par exemple, de faire dire à Alain Finkielkraut (émission Répliques du 28 mars) que Benoît XVI en personne avait excommunié la mère de la petite fille.

Mais ceux qui attaquent maintenant Mgr Fisichella (allant ainsi plus loin que les grands médias dans la confusion et la polémique), sont… des catholiques qui se veulent plus papistes que le pape pour « faire la volonté de Dieu, que Dieu le veuille ou non », selon la formule d’André Frossard en 1988.

Méthode familière à ce milieu depuis toujours [2], le dossier qu’ils font circuler est anonyme. Il lance du vitriol sur le président de l’Académie pontificale pour la Vie, en l’accusant de s’être laissé manipuler par les médias et d’avoir « cédé à une réaction hâtive ». (En fait de réaction hâtive, Mgr Fisichella a écrit son article  une semaine après le déclenchement du scandale, après avoir pris toutes les informations nécessaires, et en liaison avec les évêques du Brésil).  Puis le dossier amoncelle une série de faits invérifiables et sans rapport direct avec le seul vrai problème, qui était le drame de la fillette ; problème qui visiblement n’attire pas la compassion de l’auteur du dossier.

Que les fabricants de dossiers anonymes ignorent la compassion, c’est leur affaire. Mais que ces dossiers puissent plaire à des catholiques et même à des prêtres, c’est un peu terrifiant. Pour deux raisons :

- l’effet produit sur le reste de l’opinion publique (et la jubilation du cathophobe, ravi de voir des catholiques se comporter comme les ennemis de l’Eglise en rêvaient) ;

- le système de raisonnement de ces gens. Ils commencent par nier le pronostic fatal qui pesait sur une enfant de 9 ans rachitique et souffreteuse, pronostic si bien établi (contrairement à ce qu’ils disent) qu’on est inhumain en le niant. C’est ce que l’archevêque de Recife a semblé faire. C’est pour effacer cette fâcheuse impression que Mgr Fisichella a écrit son article. C’est aussi pourquoi la conférence épiscopale brésilienne  s’était sentie gênée par l’attitude de Mgr Cardoso Sobrinho.

A vrai dire, tout se passe comme si de bons catholiques, posant aux super-moralistes, joignaient à cette pose une indifférence  totale  aux souffrances d’une petite pauvresse de l’hémisphère Sud.  Réduisant la religion à une loi,  ils veulent qu’on applique cette loi sans égard pour les cas particuliers (par exemple : même si la responsabilité de la mère n’était pas engagée puisque sa liberté de choix n’existait pas, ce qu’a constaté la conférence épiscopale brésilienne). Leur objectif est d’ériger en héros l’archevêque de Recife, même s’il apparaît dans cette histoire comme ignorant le B-A BA de la théologie morale catholique, et même s’il faut pour cela jeter le discrédit sur Mgr Fisichella.

Qu’est-ce que c’est que cette religion inhumaine ? 

C’est ce qu’est devenu un certain catholicisme – heureusement ultra-minoritaire – sous l’influence des Texans fous de l’époque Bush. Au Brésil et même dans certains milieux français, cette influence a engendré une surenchère concurrentielle entre certains secteurs catholiques et les plus excessifs des courants protestants.  A ce propos, je rappelle un détail décisif : l’appartenance du père de la petite fille à une assemblée évangélique fondamentaliste qui organisa des manifestations de plus en plus excitées devant l’hôpital ; d’où le transfert de la pauvre petite en secret vers un autre établissement, pour sa sécurité.

De ce point de détail, si j’ose dire, le dossier anonyme des intégristes ne dit rien.  

D’autres documents de même source parlent, eux, du transfert de la fillette. Mais pas pour en indiquer la cause. Alors pour en dire quoi ? Ceci : « La preuve qu’elle allait bien et qu’elle pouvait accoucher, c’est qu’elle a pu aller d’un hôpital à l’autre ».

Honte à ceux qui peuvent écrire des choses pareilles.

Mais ce qui peut inquiéter, c’est que leurs dossiers de « révélations » influencent les esprits paresseux qui se contentent de rumeurs, et qui sont soulagés chaque fois qu’on les dispense de réfléchir en leur disant : « cette affaire n’existait pas, c’était un montage médiatique ».  J’ai eu sous les yeux la semaine dernière un « document » comparant le danger de mort de la petite fille au faux charnier de Timisoara lors de la révolution roumaine de 1989 ! Odieux rapprochement ? Oui, et qui juge ses auteurs.

Aux catholiques tentés de croire cette rumeur de « montage médiatique » (pour être délivrés de l’affaire de Recife), posons la question : comment pourrait-on accorder une once de crédibilité à des dossiers anonymes qui  visent à discréditer Mgr Fisichella, l’homme du pape dans la défense de la vie ?

J’ajoute ceci : les diffamateurs anti-Fisichella agissent au nom de leur propre conception de cette défense de la vie. Cette conception dérive depuis plusieurs années. C’est parce qu’elle n’est plus chrétienne. Elle rompt avec le grand commandement qui est l’amour du prochain ; elle contredit ainsi le Christ. Ce n’est pas le signe d’une grande foi en l'Evangile...

J’espère pour eux qu’ils reliront un jour l’article du président de l’Académie pontificale pour la Vie, et que, l’ayant lu, ils se sentiront rougir.

 

PS/  Un lecteur m’a parlé de ce dossier avec des accents de triomphe sarcastique. Je m’abstiendrai de qualifier ce ton, et de dire à quoi il me fait penser.

 



[1]  25 mars 2009.

[2]  Depuis la lointaine époque du Sodalitium pianum de Mgr Benigni (la « Sapinière », réseau de diffamation « anti-moderniste » fondé avant 1914), ce milieu a gardé le culte des soi-disant « dossiers » : collages de vrai et de faux, pseudo-révélations non étayées, etc, pour salir la réputation d’évêques déplaisant au clan. Diviser l’Eglise, jeter le soupçon, fut toujours le mobile de ces gens qui se présentent pourtant comme les fidèles d’entre les fidèles. Cf Emile Poulat, Intégrisme et catholicisme intégral, Casterman 1969.

 

 

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Fêtes du 15 août dans Paris : par milliers à Notre-Dame et sur les quais avec Mgr Rino Fisichella

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Succès de foule de la procession aux flambeaux sur la Seine hier soir -  Intérêt  des médias pour la "prière universelle" des évêques de France sur les problèmes de la société actuelle - Aujourd'hui à partir de 16 h 15, grande procession populaire de la cathédrale à la cathédrale, par la place Saint-Michel, les quais et l'île Saint-Louis :

 

 

 

 

3854865441.jpg<< La crise de la foi est l’expression dramatique d’une crise anthropologique qui a livré l’homme à lui-même ; c’est pour cela qu’il se retrouve aujourd’hui dans la confusion, la solitude, en proie à des forces dont il ne connaît pas même le visage, et sans un but vers lequel diriger son existence. Il est nécessaire de dépasser la pauvreté spirituelle dans laquelle se retrouvent beaucoup de nos contemporains, qui ne perçoivent plus l’absence de Dieu de leur vie comme une absence à combler. L’Année de la foi entend donc être un parcours que la communauté chrétienne offre aux nombreuses personnes vivant avec la nostalgie de Dieu, et le désir de le rencontrer à nouveau. Il est par conséquent nécessaire que les croyants perçoivent leur responsabilité d’offrir la compagnie de la foi, de se faire proches de ceux qui nous demandent raison de notre foi. >>

 Mgr Rino Fisichella




communiqués de la cathédrale

 

La solennité de l’Assomption 

 Le 15 Août, l’Eglise catholique célèbre l’Assomption de la Vierge, manifestant que Marie, au terme de sa vie terrestre a été élevée à la gloire du ciel. Cet événement extraordinaire nous révèle de façon éclatante la destination divine de toute existence, sa promesse de glorification. Tout chrétien, à l’image de Marie, connaîtra son assomption, quand tout notre être, corps et âme, sera assumé en Dieu

Depuis des siècles, l’Assomption est traditionnellement l’occasion de processions en l’honneur de Marie. Chaque diocèse de France comptant au moins un grand sanctuaire marial, prières, méditations et rassemblements ont lieu, avant ou après la messe du 15 août, partout en France : à Lourdes, au Puy-en-Velay, dans les pardons bretons, autour de petites chapelles de montagne… Au cœur de l’été, la fête de l’Assomption est un appel à prendre de la distance avec le quotidien, à remettre notre vie et notre vocation en perspective, à nous élever spirituellement.

La célébration de l’Assomption, que l’on retrouve chez les orthodoxes sous le nom de « Dormition de la Vierge », est attestée depuis le VIe siècle. A la suite de saint Grégoire de Tours (VIe siècle), saint Albert le Grand, saint Thomas d’Aquin et saint Bonaventure (XIIIe siècle) ont médité sur les derniers moments de Marie, comme en témoignent leurs écrits théologiques.

Après avoir consulté les évêques du monde entier, le pape Pie XII a affirmé solennellement la foi en l’Assomption de la Vierge Marie le 1er novembre 1950 : « L’Immaculée Mère de Dieu, Marie toujours vierge, après avoir achevé le cours de sa vie terrestre, a été élevée en corps et en âme à la Gloire céleste ».

 

Pèlerinage fluvial et procession mariale

 Tous les ans, les 14 et 15 août, pour les fêtes de l’Assomption, Notre-Dame de Paris accueille près de 150 000 fidèles, pèlerins et visiteurs qui assistent notamment, outre les offices, à deux processions majeures.

- La procession fluviale sur la Seine autour des Îles de la Cité et Saint-Louis, le 14 au soir, réunit près de 5 000 fidèles embarqués des bateaux.

- La procession du 15 août après-midi sur l’île de la Cité, les quais de Seine et l’île Saint-Louis rassemble près d’une dizaine de millier de fidèles.

Cette année, Mgr Rino FISICHELLA, président du Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation, présidera ces grandes fêtes durant ces deux jours.


Programme du 15 août 2012

- 9h30 : laudes solennelles de l’Assomption, présidées par Mgr FISICHELLA.

- 11h30 : messe internationale de l’Assomption, présidée par Mgr FISICHELLA.

- Autres messes de l’Assomption : 8h30, 10h, 12h45 et 18h30.

- 15h45 : vêpres solennelles de l’Assomption, présidées par Mgr FISICHELLA.

- 16h15 : Procession mariale dans les îles de la Cité et Saint-Louis, présidée par Mgr FISICHELLA.

- 21h30 : Projection de l’opéra d’images Réjouis-toi, Marie à l’intérieur de la cathédrale.

 

renseignements
01 42 34 56 10
www.notredamedeparis.fr



La statue de la Vierge de Notre-Dame de Paris est traditionnellement portée, aux processions des 14 et 15 août, par les membres de l'ordre pontifical du Saint Sépulcre, gardiens statutaires de la Sainte Couronne d'Epines en la cathédrale.

 

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Mgr Fisichella (l'homme du pape pour les questions de la vie) : que la population soit ”informée de manière correcte”

Le président de l'Académie pontificale pour la vie appelle à la mobilisation "au-delà des différences culturelles, religieuses, politiques". Ce rappel de la ligne catholique exclut toute récupération partisane (de gauche comme de droite) dans la défense de la vie, domaine crucial pour toute l'humanité :

ROME, Mercredi 10 Février 2010 (ZENIT.org) - Mgr Fisichella, président du Conseil pontifical pour la vie, a rappelé la « grande responsabilité » des catholiques dans la défense de la vie.  Un an après la mort d'Eluana Englaro, la jeune femme de 38 ans plongée depuis 17 ans dans le coma après un accident et dont l'alimentation et l'hydratation avaient été interrompues suite à une décision de justice, Mgr Rino Fisichella est revenu sur les conséquences de cet événement. Dans une interview accordée à ilsussidiario.net et reprise par L'Osservatore Romano dans son édition du 10 février, il souligne combien cet événement « a déchiré notre tissu social, surtout parce que la population n'a pas été informée de manière correcte ».

Cela a constitué « une page très triste de notre histoire : une jeune femme gravement malade mais vivante, a été privée d'alimentation, déshydratée, exposée, contrairement à ce que l'on dit, à de grandes souffrances et conduite à la mort », a-t-il rappelé. Et cela a été rendu encore « plus triste par l'instrumentalisation politique qui en a été faite ».

« Dans les prochaines décennies, le législateur, la société et l'Eglise seront de plus en plus confrontés à des problèmes d'ordre bioéthique », a également ajouté le président de l'Académie pontificale pour la vie. « Tout cela est inévitable en raison du progrès de la science (médicale et génétique) qui pourra offrir des horizons positifs, de nouvelles réponses à la douleur et à la maladie ». « Mais cela ouvrira en même temps de nouveaux scénarios, que nous commençons à connaître et qui touchent la vie humaine naissante, embryonnaire, sur laquelle on commence à faire des hypothèses inquiétantes de sélection de la race », a mis en garde Mgr Fisichella.

A ses yeux, les catholiques ont un « grand devoir » : celui de « créer un consensus autour des thématiques qui, parce qu'on les découvre et qu'on les retrouve dans le fondement éthique d'une loi naturelle, sont le patrimoine de tous au-delà des différences culturelles, religieuses, politiques ».

« La défense de la vie dans toutes ses manifestations, de son début à sa fin naturelle, doit donc se trouver au premier plan pour les catholiques, conscients de la grande responsabilité qu'ils portent dans la défense de ces principes », a-t-il conclu.

 

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L'Année de la Miséricorde et l'avortement

Ouest-France :  pour l'Année sainte, des milliers de prêtres seront envoyés apporter la miséricorde par le sacrement de réconciliation. Parmi les possibilités de pardon accordées aux missionnaires de la miséricorde, il y aura aussi l'avortement, déclare Mgr Fisichella.  Lire ici

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11/05/2015 | Lien permanent

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