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29/06/2018

Un livre à lire d'urgence pour les catholiques français (2)

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...et pas seulement eux ! Mais eux en priorité, parce qu'en France une partie des catholiques restent le "milieu d'opinion" le plus réticent, sourd aux appels des papes depuis trente ans :


 

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Dans l'excellent livre de Mahaut et Johannes Herrmann, le chapitre 3 met le doigt où ça fait mal : l'étrange refus d'une partie des catholiques français envers les appels de l'Eglise à  la responsabilité environnementale.

Ce refus se décline selon toute la gamme bien-pensante. La plupart se contentent d'esquiver le devoir catholique de cohérence et de loyauté (prescrit par Jean-Paul II dans Christifideles laici), quitte à affirmer  - on me l'a souvent lancé - que ce devoir serait du "caporalisme"... D'autres traitent l'écologie intégrale du pape comme "un effet de mode" à dédaigner. Certains y voient même une hérésie, puisque l'écologie est, au choix, "le culte de la déesse Gaïa" ou "la nouvelle forme du communisme" !

Toutes ces nobles allégations dissimulent un prosaïque réflexe de milieu social. Au sein de la bourgeoisie, une arrière-garde (se disant "libérale conservatrice") rejette toute analyse environnementale parce que ça lui paraît venir de "la gauche", et parce que cette analyse met en cause le capitalisme libéral... Les libéraux-conservateurs ignorent que la gauche ne se soucie pas plus d'écologie que la droite. Ils ignorent aussi que le libéralisme économique exclut de conserver quoi que ce soit, sa nature étant d'abolir tout ce qui n'est pas marchandise ! Mais on ne peut pas expliquer ça à cette arrière-garde de la bourgeoisie française rivée au parfum d'un vase vide : ses rites d'antan, qu'elle nomme "valeurs". [1]

Ce rejet de la pensée sociale catholique par un milieu, est donc une question de milieu plus qu'une question catholique. Mais le milieu - une certaine bourgeoisie -  pèse lourd dans les diocèses du fait de l'évaporation du catholicisme populaire...

C'est ce qui explique, face au ravage environnemental, "le déni et la faiblesse des réactions catholiques"  que constatent pour leur part les Herrmann.

Leur chapitre III rend justice aux nombreuses initiatives écologiques catholiques dans le monde. Mais il souligne que les catholiques allemands et anglais - travaillant depuis quinze ans (avec d'autres courants chrétiens) à la protection de la biodiversité - sont "bien plus conscients des enjeux que leurs coreligionnaires français". D'où vient le retard de ces derniers ?  J'ai indiqué ci-dessus l'un des éléments de réponse : le rôle du réflexe de milieu social...

Les Herrmann soulignent quant à eux le rôle de l'absence d'information objective. Comme la moyenne de leurs compatriotes, nombre de catholiques français ignorent que la biodiversité est vitale et qu'il s'agit de bien plus que de "bonté envers les animaux". Comme les autres électeurs de droite, les catholiques français (votant à droite en majorité) prennent les écologues pour des "militants politisés" (de gauche). Erreur plus perverse : beaucoup de catholiques de droite se donnent des airs populistes en accusant l'écologie d'être "un luxe de bobos des pays riches" ; ils ignorent - ou veulent ignorer -  l'impact de la déforestation et des événements climatiques extrêmes sur les peuples pauvres de la zone planétaire intertropicale, ou les luttes menées, aux côtés de ces peuples, par leurs évêques et par des religieux (jésuites au premier rang) contre les projets ravageurs et pour une agriculture bio durable... Les pages du livre consacrées à ces questions, ainsi qu'aux idées fausses sur les animaux aujourd'hui, seront découvertes avec gratitude par ceux - ils sont légion - auxquels de tels problèmes restaient étrangers.

Ce qui est troublant, c'est que tant de catholiques français n'aient pas l'air de remarquer que leurs diocèses mettent de plus en plus l'accent sur les problèmes en question. Et cela en lien étroit avec la foi et la théologie !

Certes les grands médias n'en parlent pas (ils préfèreraient une Eglise enfermée dans les dossiers sexuels), et les Herrmann rappellent le jour scandaleux d'août 2015 où une armée de journalistes parisiens se bousculèrent à la Sainte-Baume autour d'une réunion de 70 personnes [2] alors qu'à Saint-Etienne, 2500 personnes étaient réunies pour trois jours aux Assises chrétiennes de l'écologie... devant la seule presse locale.

Car l'Eglise parle du drame écologique, avec force et clarté, et chaque catholique français devrait être au courant ! Le chapitre IV du livre montre la convergence entre "l'Evangile de la Création" - comme dit le pape dans Laudato Si' - et la science des écologues. D'où les pages lumineuses dans lesquelles les Hermann croisent les deux visions, scientifique et théologique, et montrent comment "nous sommes à la fois membres du Corps mystique du Christ, appelés à vivre de relations avec nos frères au sein de notre espèce, et membres de chair du règne animal et de la biosphère, avec les relations de dépendance que cela implique". L'anthropologie chrétienne ne fait pas l'impasse sur cette réalité - "pas plus que sur aucune autre" -, et la responsabilité de la créature humaine envers le reste de la création (confiée aux humains par le Créateur) fait partie de la doctrine sociale - "qui fait partie de la théologie morale", soulignait saint Jean-Paul II.

Il en ressort un "que faire" (et un "comment être") : "Emerveillement ; louange pour les beautés de la Création ; connaissance aussi de l'utilité des écosystèmes ; refus de nous idolâtrer nous-mêmes ; approche systémique. Voilà notre boîte à outils..." Parcourant "la tradition judéo-chrétienne de la Bible au Moyen-Âge" (chapitre IV), les auteurs bousculent les idées reçues. Relisant - sans lunettes déformantes - la doctrine sociale de l'Eglise (chapitre V), ils mettent à leur tour en lumière la notion théologique moderne de "structures de péché" - celle dont les libéraux conservateurs ne veulent pas entendre parler parce qu'elle leur paraît subversive... Le sixième et dernier chapitre appelle à l'action : "accumuler les connaissances", " convertir son regard", "agir de son côté", "rejoindre ceux qui s'engagent". Sans oublier que le système économique doit être "changé en profondeur".

"Nous qui voulons protéger la vie, protégeons-la dans toutes ses dimensions", concluent Mahaut et Johannes Herrmann. Notre première réponse à cet appel sera de faire acheter leur livre !

 

LA VIE OUBLIÉE

éd. Première partie, coll. La limite, 157 p., 10 €

 

 

__________

[1] Plus lucidement libérale que l'arrière-garde, l'avant-garde de la bourgeoisie pense finance globale et disruption. Elle ne s'encombre pas d'illusions "conservatrices". Avant-garde et arrière-garde coexistent souvent au sein des mêmes cousinages.

[2]  Non-événement : la présence de Mme Maréchal parmi trois invités politiques à un débat diocésain tenu à la Sainte-Baume  Débat où d'ailleurs l'animateur catholique lui fit passer un mauvais quart d'heure ; ce qui ne fut, bien sûr, relaté par aucun média.

 

 

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Commentaires

DES COMPTES

> et pourtant, quoi de plus traditionnel, de plus conservateur (en son étymologie) que de considérer que nous devons préserver pour les générations futures ce qui nous a été confié par Dieu puis nos ancêtres. La nature ne nous a pas été confiée pour que nous la détruisions égoïstement. Et c'est là une des premières choses vécues dans le scoutisme. La Création est bonne (Dieu le premier l'a dit) et nous devons la respecter puisqu'il nous en a confié la gestion. Sur cela aussi nous devrons rendre des comptes.

Benoît C.


[ PP à BC - Oui : et combien regrettable est l'attitude de deux qui se contorsionnent pour échapper à cette vérité concrète en invoquant la "mission conquérante de l'homme" etc... (lecture déformante de la Genèse, et refus de ce que dit la DSE !)

réponse au commentaire

Écrit par : Benoît C. / | 29/06/2018

CATHOLIQUES

> Merci pour ces références mais je vous trouve sévère, mes amis catholiques ne refusent pas du tout l’enseignement du pape sur l’environnement
Sur l’immigration c’est plus nuancé, mais je crois que c’est avant tout pour la confusion entre l’accueil du plus faible et la doctrine immigrationniste, là aussi entretenue par les journalistes.

Ludovic

[ PP à L. - SVP relisez-moi : je n'écris pas "les" catholiques, mais "des" catholiques", "une partie", etc. Si vous avez la chance de n'avoir que des lecteurs de Laudato Si dans votre entourage, je peux vous dire que ce n'est - hélas - pas le cas général. J'en connais trop qui saluent "la fonction" du pape puis s'affligent de ce qu'ils appellent "ses opinions politiques" ou "son incompétence en économie"... sans savoir que ce qu'il dit dans ces domaines ne fait que prolonger et actualiser ce que disaient ses trois prédécesseurs. Mahaut et Johannes Herrmann ont visiblement fait la même expérience que moi. ]

réponse au commentaire

Écrit par : Ludovic / | 29/06/2018

AUSSI

> Disons que les catholiques que je connais qui sont critiques sur Le pape (« il n’y connaît rien à l’économie « ) le sont aussi sur les sujets sociétaux.
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Écrit par : Ludovic / | 01/07/2018

DISCERNER

> Mais force est de reconnaître que les milieux dits alternatifs, porteurs du souci écologique, ne sont pas toujours bienveillants vis-à-vis des chrétiens (surtout s'ils sont catholiques). C'est souvent "l'extrême-gauche fière de ses valeurs", ou dit autrement, "qui se félicite des effets - notamment en termes de nouvelles moeurs - dont elle déplore les causes." J'ai ainsi récemment lu dans un célèbre mensuel relevant de la "décroissance" ('Silence' pour ne pas le nommer), un article vouant aux gémonies la campagne de LMPT osant un parallèle entre PMA, GPA et OGM. Apparemment, c'était "lesbophobe"! Mais enfin, comment peut-on être aussi c... ? De même, un officier des armes, père de X enfants, adhérent des AFC, peut ne pas se sentir en phase avec une publication où l'armée est qualifiée- sans rire ! - d'"école du crime"... Et, en plus, quand TOUTE la revue est rédigée en "inclusif"...
Vous me direz, 'La Décroissance" et 'Limite", chacune avec leur ligne éditoriale propre, développent une vision cohérente de l'écologie. Mais il ne faut pas oublier que, pour beaucoup de monde dans la nébuleuse "décroissante", ce sont des publication néo-pétainistes...

Feld


[ PP à Feld - Exact, mais l'incohérence est la chose du monde la mieux partagée.
Incohérents aussi, les grands cathos qui crient contre les nouvelles moeurs tout en soutenant le système économique dont elles sont le sous-produit ! ou qui tournent le dos en se bouchant les oreilles quand le pape critique ce système !
D'autre part : ce qui compte n'est pas la classification en tribus et le catalogue de leurs antagonismes épidermiques mutuels. Ce qui compte, c'est le réel et le vrai.
'Silence' peut pactiser si ça l'amuse avec l'idéologie libertaire instrumentalisée par le capitalisme néolibéral ; mais 'L'Ecologiste' ou José Bové ont pris position contre la GPA et la PMA : fait que la mentalité réac, enlisée dans ses invectives globalisantes contre la "tribu d'en face", est incapable de reconnaître... ]

réponse au commentaire

Écrit par : Feld / | 02/07/2018

à Feld

> ça fait 40 ans que les cathos de droite insultent les écologistes et disent que l'écologie est la nouvelle forme du bolchevisme. C'est ça que connaissent les écologistes. Et ils n'ont pas connu l'engagement écologique de Jean-Paul II et de Benoît XVI parce que les cathos français ne voulaient pas en parler ! Comment voulez-vous que les écologistes n'aient pas des idées fausses sur le catholicisme, étant étrangers à l'Eglise et au christianisme comme 90 % des Français actuels ?
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Écrit par : Amicie Terray / | 03/07/2018

DÉMOGRAPHIE

> Voilà qui semble très intéressant ! Mais les auteurs abordent-ils la problématique démographique, et la simple évidence que l'humanité devra très prochainement passer sous le seuil des 2,1 enfants par femme et y rester "pour l'éternité" ?
Pensent-ils que cette transition sera réalisable sans contraception artificielle ? Et quelle est la position de l'Eglise sur le sujet ?
Merci de votre éclairage !
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Écrit par : Yogi / | 05/07/2018

Yogi,

> je ne vois aucune évidence dans votre "simple évidence". La Terre ne peut soutenir durablement 10 milliards d'habitants à voiture et à smartphone ? Certes. Mais faut-il se passer des enfants ou des smartphones ?
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Écrit par : Lucas / | 07/07/2018

@ Lucas,

> Je crains que ce ne soit pas un simple problème de smartphones.
Y a-t-il selon vous une limite au nombre d'habitants que la terre peut supporter ? 10 milliards ? 50 milliards ? 100 milliards ? Aucune limite ?
Dès lors que vous posez une limite, quelle qu'elle soit, elle sera dépassée si la natalité mondiale dépasse 2,1 enfants par femme. Cette limite est sans doute plus basse dans un monde avec smartphones (dont vous m'expliquerez d'ailleurs comment vous pensez convaincre les populations mondiales de s'en passer), mais à plus de deux enfants par femme la population croîtra jusqu'à l'infini, j'ai du mal à imaginer une évidence plus évidente que celle-là.
Pour revenir à ma question, que ce soit dans quelques décennies (avec smartphones) ou une paire de siècles (sans smartphones), l'humanité devra passer sous le seuil des 2,1 enfants par femme "pour l'éternité", et je me demande quelle est la position de l'Eglise et des catholiques sur les problèmes posés par cette évidence.
______

Écrit par : Yogi / | 07/07/2018

@ Yogi,

> Les médias parlent régulièrement de surpopulation sur la Terre et je connais des jeunes adultes qui choisissent de ne pas avoir d'enfants.
Mais vraiment, comment cela peut-il avoir un impact positif pour l'avenir de la planète, si ces jeunes gens ne s'engagent pas D'ABORD à choisir un mode de vie très sobre et très solidaire, et à s'impliquer dans l'éducation-responsabilisation des plus jeunes ?
______
Prenez l'éducation des femmes :
On sait qu'une femme qui a été scolarisée au secondaire, voire à l'université, aura naturellement moins d'enfants qu'une femme qui ne l'a pas été.
Aussi n'est-il pas curieux que les mouvements qui diffusent les idéologies de la contraception et avortement dans les pays pauvres ne s'occupent pas plutôt de lancer un grand mouvement mondial de scolarisation des femmes ?

N'existent-il pas ainsi de nombreux leviers efficaces et sur lesquels les mouvements d'Eglise s'impliquent déjà : éduquer les enfants et en particulier les femmes, encourager à la sobriété, à la solidarité, à la consommation responsable, à l'agro-écologie...

Après on peut discourir sur des questions abstraites déconnectées de la vie réelle (un nombre d'habitants maximum, un taux de renouvellement de la population), mais l'Eglise n'est pas dans l'abstrait, elle accompagne l'humanité réelle et l'écologie réelle...

PS : Personnellement je suis surprise que vous pensiez qu'il soit plus facile de convaincre les populations de se passer d'enfants plutôt que de smartphones.

Écrit par : Isabelle Meyer / | 09/07/2018

EN TROP

> Ce ne sont pas les bébés qui sont en trop. Ce sont les spéculateurs des marchés de matières premières alimentaires.
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Écrit par : Amicie Terray / | 10/07/2018

@ Isabelle Meyer

> "[pourquoi] les mouvements qui diffusent les idéologies de la contraception et avortement dans les pays pauvres ne s'occupent pas plutôt de lancer un grand mouvement mondial de scolarisation des femmes ?"
Je crois qu'ils font les deux.

"des questions abstraites déconnectées de la vie réelle"
Je crains qu'il n'y ait rien de plus réel, concret et certain que ce fait : l'humanité va devoir stabiliser sa population. Et donc passer sous le seuil de 2,1 enfants par femme.

"je suis surprise que vous pensiez qu'il soit plus facile de convaincre les populations de se passer d'enfants plutôt que de smartphones"
Je n'ai pas dit cela. J'ai dit que smartphones ou non ne faisait que déplacer le problème de quelques années. A la fin il faut toujours "se passer d'enfants" comme vous dites.


@ Amicie Terray
"Ce ne sont pas les bébés qui sont en trop. Ce sont les spéculateurs"
Disons plutôt que "pas de spéculateurs" permet de reporter le problème de quelques années. Mais la fin est la même.
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Écrit par : Yogi / | 12/07/2018

à Yogi

> et concrètement, comment faites-vous pour limiter les naissances mondiales ?
ça a été tenté en Afrique : échec.
Et en Chine : échec aussi mais pour d'autres raisons...
Etc.
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Écrit par : Quiniou / | 12/07/2018

@ Quiniou :

> La question est en effet le "comment", puisque de gré ou de force cela aura lieu.
L'augmentation actuelle annuelle de la population est d'environ 100 millions de personnes par an, chiffre annuel qui ne fera que croître si la natalité reste la même qu'aujourd'hui.
Avec 100 millions de victimes par an, on peut craindre que les options "de force" passent par des conflits nucléaires (qui aggravent le problème en réduisant les territoires habitables) ou des exodes et persécutions de masse suite à des catastrophes environnementales.
Les options "de gré" passent par des changements culturels et économiques, encore que beaucoup de pays occidentaux ou la Japon soient déjà sur la bonne voie.
Economiquement, il ne faudra pas que les enfants soient un avantage ou une nécessité pour les parents âgés : fin des allocations familiales, des avantages fiscaux aux familles, des retraites par répartition, ...
D'un point de vue culturel, les poussées natalistes sont aussi motivées par les nationalismes et communautarismes, (où chaque clan essaie de gagner la "guerre démographique" qui est un jeu perdant / perdant) ou motivées par les religions, qui devront effectuer un virage conceptuel de responsabilisation pour autoriser et même promouvoir la contraception.
______

Écrit par : Yogi / | 12/07/2018

@ Yogi

Voici ce que j'essaye de dire en écrivant qu'un nombre maximum d'être humain est abstrait (ou peut-être remplacer abstrait par inhumain ?) :
Essayons de concrétiser en partant d'un pays comme la France :
Nous consommons énormément plus que les ressources de la France et polluons exagérément trop.
Pouvons-nous dire qu'il y a déjà beaucoup trop d'habitants en France ? Cette question n'est-elle pas déjà abstraite ?? (ou disons inhumaine, c'est à dire déconnecté de la réalité humaine) ? car alors la question sous-jacente, est lesquels sont en trop : les bébés, les anciens, les immigrés, ceux qui sont le moins "utiles"... ?
- Et "en même temps", la densité de population de nos campagne est très faible ! Ne pourrions-nous pas accueillir une grande population et repeupler nos villages de campagne, pour autant qu'il y ait un grand travail d'éducation : vivre sobrement, consommer en circuit court, recréer des communautés solidaires... C'est un grand chantier, mais c'est un grand chantier positif, éducatif, profondément humain.
Alors que réduire le nombre d'habitant (et lesquels?), disons le clairement, cela sous-tend une logique inhumaine (voire morbide ?).
- Un autre exemple :
Regardez le mode de vie de nos anciens.
Supposons qu'il y a un siècle, nos anciens n'était peut être que 3 fois moins nombreux que nous, mais ils polluaient 100 fois moins que nous (consommation de fruits et légumes locaux, très peu d'achats, beaucoup de travail manuel...). Désolée j'invente les chiffres, mais j'espère ne pas trop me tromper.
Donc que faut-il changer : le nombre d'être humain ou le mode de consommation ?
Enfin peut-être pouvez-vous vous pencher sur les études de démographe qui parlent de l'accélération de la croissance de la population mondiale.
Ce qu'il faut prendre en compte ce n'est pas la croissance mais sa dérivée (l'accélération de la croissance) qui est depuis longtemps en diminution.
Voici quelques articles de PP sur le sujet :
http://plunkett.hautetfort.com/archive/2009/11/18/offensive-antinataliste-des-malthusiens-de-l-onu-leur-pretex.html

http://plunkett.hautetfort.com/archive/2017/12/13/pour-en-finir-avec-la-rengaine%C2%A0-%C2%A0l-ecologie-est-anti-natalis-6008001.html

A vous lire,
______

Écrit par : Isabelle Meyer / | 12/07/2018

à Yogi

> La "bonne voie" des pays européens, c'est le non-renouvellement des générations. Autrement dit la disparition du peuple.
______

Écrit par : Coralie Michon / | 13/07/2018

MOYEN SIMPLE

> Dans nos villes, il existe un moyen simple de réduire les naissances et c'est à l'œuvre actuellement : les nouveaux appartements à vendre sont au maximum en 4 pièces et très rarement 5, quand il y avait des 6 pièces en 1970-1980. Ajoutons à cela des appartements où les rangements sont quasi inexistant (exit les celliers et buanderies d'il y a 30 ans).
Les jeunes actuellement étant habitués à un certain confort (j'en fais partie) seront donc limités à 2 enfants !
Je ne dis pas que c'est bien, je constate seulement.
______

Écrit par : TonyZ / | 14/07/2018

@ Isabelle Meyer

> "Nous consommons énormément plus que les ressources de la France"
En effet. Et nous pouvons nous le permettre car nous consommons des ressources importées. Pour ma part je parle de la population mondiale, cette importation n'est donc pas possible.

"Regardez le mode de vie de nos anciens."
Le problème n'est pas le mode de vie mais la natalité, et ce problème est aggravé par le mode de vie. Si la natalité actuelle se maintient, nous arrivons à 20 milliards d'humains à la fin du siècle et à 50 milliards 75 ans plus tard. Même avec le mode de vie de nos anciens, qui serait miraculeusement universellement adopté, pensez-vous que la planète soit vivable avec 50 milliards d'humains ? Voulez-vous attendre 50 ans de plus et atteindre 100 milliards d'humains ? N'y a-t-il aucune limite ?
La natalité devra baisser mondialement, et rester sous les 2,1 enfants par femme. Il n'y a rien de plus certain que cela.

"(l'accélération de la croissance) qui est depuis longtemps en diminution"
La diminution de la croissance éloigne le problème mais tant qu'il y a croissance nous irons dans le mur, plus ou moins vite, et rien dans les articles de PP ne dément cela.
Et si cette accélération diminue, c'est bien parce que la contraception (voire l'avortement) se répandent dans le monde, ce qui ramène à ma question première : la contraception est une condition de survie de l'humanité, elle le sera encore plus dans les prochaines décennies : l'Eglise a-t-elle prévu de changer de discours à son égard ?


@ Coralie Michon
Le non-renouvellement des générations, c'est d'abord la baisse de la population, pas sa disparition. Et j'imagine bien que le taux de natalité fluctuera autour des2,1 : il y a donc bien des moments où il sera inférieur.
______

Écrit par : Yogi / | 15/07/2018

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