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04/07/2017

2007-2017 : la crise... et la perversité du système

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A quoi servent les crises systémiques du capitalisme ? A renforcer le capitalisme. Et tant pis pour les victimes  : 


 
 

Dix ans après la crise américaine des subprimes (devenue crise planétaire via la mondialisation), la principale leçon concerne la perversité intrinsèque du système ultralibéral.

Ses deux piliers sont la dérégulation et l'impunité :

dérégulation, parce que "libérer les marchés" est "dans la nature des choses" ;

impunité de ses agents, car on ne saurait punir "la nature des choses".

Les effets de cette folie sont trop connus :  irresponsabilité des banquiers, complicité des agences de notation, sauvetage des banques par l'argent du contribuable, millions de chômeurs. Dix ans après, la dette continue à ronger les budgets des citoyens américains et le spectre continue de planer sur les banques européennes.

Il y a aussi les effets pervers. On sait que la plupart des malfaisants de 2007 jouissent de l'impunité : épargnés par la justice, reconvertis en sociétés de conseil et de gestion de fortune, ils font partie des insubmersibles de l'époque. Mystère d'iniquité !

Encore plus pervers. Aux Etats-Unis, des millions de victimes de 2007-2008 se sont laissé avoir par l'imposture du populisme [*] : surfant sur le ressentiment des classes moyennes et populaires, M. Trump l'a détourné contre une cible indéfinissable ("Washington") ;  installé à la Maison Blanche, il s'est entouré aussitôt d'ex-dirigeants de Goldman Sachs afin de démanteler la loi Dodd Frank, adoptée en 2010 pour protéger les consommateurs en encadrant les produits dérivés.

Si Mme Clinton avait été élue plutôt que M. Trump, elle n'aurait pas eu les coudées aussi franches pour faire la politique de Wall Street !

Le résultat politique du désastre de 2007-2008 fut le populisme.

La vraie mission du populisme était de démanteler la loi Dodd Frank.

L'aptitude du capitalisme à tout métaboliser (y compris ses catastrophes) est proprement infernale.

 

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[*] Cette imposture spécifique est le tropisme des populismes de droite sur les deux rives de l'Atlantique. Cf. le FN, où l'échec électoral active le rejet de la greffe souverainiste-dirigiste et le retour du populisme à sa ligne : "à bas le fisc" + "dehors l'immigré". Les lepénistes libéraux de la Côte d'Azur vont repousser les "socialo-communistes" du Nord vers M. Mélenchon, et la farce sera jouée.

 

Commentaires

SAUVONS LES BANQUES

> Cela fait dix-huit mois que les chroniqueurs et autres imprécateurs économiques officiels nous annoncent une prochaine « crise systémique » (financière) – à l’horizon 2018 – qui nous fera les poches pour sauver les banques en péril, mais ceci bien évidemment pour la bonne cause : soyez en sûrs, demain, on rase gratis… Son Agilité Sous-Marine et Hélitreuillée (ça vient de sortir), le Président Macron, saura vous en convaincre !
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Écrit par : Denis / | 04/07/2017

> Ouh-là-là! On va vous accuser de complotisme.
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Écrit par : Pierre Huet / | 04/07/2017

DES MENTEURS ?

> Tout cela n'est possible que par un seul et unique moyen: le mensonge. Les libéraux sont des menteurs: "vous allez voir, tout va changer, tout va aller pour le mieux". Puis au final c'est pire qu'avant. Les libéraux sont foncièrement des menteurs. Il n'y a rien d'autre à dire.
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Écrit par : ND / | 04/07/2017

L'ÉPARGNE DES PETITS

> Pour qu'il y ait crise, il faut qu'une vérité apparaisse. Actuellement nous avons une bourse complétement décorrélée des résultats des entreprises (croit bcp + vite), des banques centrales qui inondent les places financières de fausse monnaie (font tourner la planche à billets [virtuels] alors qu'il n'y a pas de création de richesses le justifiant).
Les gros sont contents, les petits voient (ou pas) cet argent qui transite au-dessus de leur tête ... pour "leur bien" , pour "leur" éviter LA crise systémique (alors qu'ils souffriraient peut-être plus mais perdrait bcp moins).
Toutes les grandes économies de la planète tournent avec des déficits avoués (ou inavoués/la Chine), il n'y a qu'aux petits qu'on impose de tenir leur budget équilibré, et auxquels bientôt on imposera de dépenser leur épargne, s'ils en ont (cf Macron qui n'accepte que la fortune en actions).
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Écrit par : franz / | 07/07/2017

ULTRA-LIBÉRALISME ET ULTRA-DROITE

> Intéressant article du ‘Guardian’, le mois dernier, offert en traduction par le site d’Olivier Berruyer (www.les-crises.fr) à propos du livre d’une historienne américaine, Nancy Mac Lean : “Democracy in chains : The Deep History of the Radical Right’s Stealth Plan for America”
- http://www.les-crises.fr/le-tyran-demasque-la-mission-dun-homme-pour-detruire-la-democratie-par-george-monbiot/
A verser au dossier de l’ultralibéralisme économique qui a nourri la politique américaine et infecté peu à peu nos politiques et sociétés occidentales depuis trente ans.
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Écrit par : Denis / | 17/08/2017

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