28/11/2025
Le pape en Turquie commémore le concile de Nicée

Le 29 novembre, le pape Léon XIV est dans la ville turque d'Iznik. Dans l’Antiquité Iznik se nommait Nicée. C’est là qu’eut lieu le premier concile oecuménique : il y a 1700 ans, les évêques du christianisme naissant se sont réunis à Nicée pour mieux définir la foi commune. Cette commémoration est donc d’une extrême importance :
Au mois de juin, à la veille de la Pentecôte, Léon XIV a reçu au Vatican les participants (catholiques et orthodoxes) à un colloque intitulé “Nicée et l’Église au troisième millénaire”. Il leur a déclaré : “Ce que nous avons en commun est beaucoup plus fort que ce qui nous divise… Le concile de Nicée est une boussole qui doit nous guider vers la pleine unité visible de tous les chrétiens. Ensemble, nous croyons au Dieu Trinitaire, au Christ vrai homme et vrai Dieu, et au salut par Jésus-Christ, selon les Écritures lues dans l'Église et sous la motion de l'Esprit Saint. Ensemble, nous croyons en l'Église, au baptême, à la résurrection des morts et à la vie éternelle”.
Ce que le pape Léon exprime ici est l’essentiel pour des croyants. Au rebours de l’époque actuelle, où la rumeur ambiante voudrait réduire le catholicisme à une sorte d’arène socio-politique opposant des "nostalgiques" à des "progressistes", le 1700e anniversaire du concile de Nicée nous rappelle – dit une théologienne – “ce que Jésus est venu nous révéler : que Dieu est notre Père comme il est le sien, que. nous sommes vraiment ses fils, et que notre place est dès maintenant dans la Sainte Trinité”. Elle ajoute que cette merveille est peu reconnue aujourd’hui : depuis deux mille ans c'est une merveille difficile à assumer si l’on n’est pas aidé par la grâce. Elle est encore plus difficile à concevoir en un temps de confusion comme le nôtre, surtout en France où une sécheresse spirituelle de masse semble fermer l’accès à tout ce qui n’est plus dans nos habitudes.
Je dis : “semble" fermer l’accès. Car une partie de nos contemporains trouvent quand même le chemin et retrouvent la source. En témoignent les conversions de jeunes adultes. Elles sont de plus en plus nombreuses et les médias s’en étonnent : les journalistes interrogent ces convertis, et ce que les convertis leur répondent n’est pas en résonance avec ce qu’on appelle actuellement “les valeurs” (c’est-à-dire l'air du temps). Ce que répondent les convertis est en résonance avec la foi du concile de Nicée : la merveille sans limites qui transcende toute l’histoire et transfigure nos destins.

19:22 Publié dans Eglises, Témoignage évangélique | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : pape léon, chrétiens, nicée


Commentaires
UNE SYNTHÈSE MAGISTRALE
> “Ce que nous avons en commun est beaucoup plus fort que ce qui nous divise… Le concile de Nicée est une boussole qui doit nous guider vers la pleine unité visible de tous les chrétiens."
Quelle synthèse magistrale !
IM
[ PP à IM – Synthèse essentielle à laquelle ne résistent inconsciemment, parmi les chrétiens de nom, que des mainteneurs de préjugés "antipapistes" du XVIe siècle ou de ressentiments politico-religieux phylétistes (nationalisme dans la religion) datant du Grand Schisme du XIe siècle...]
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Écrit par : Isabelle Meyer / | 01/12/2025
MOSCOU c/ CONSTANTINOPLE
> J'ai lu que, dans la rencontre œcuménique où toutes les Églises étaient en principe présentes, le patriarcat de Moscou n'avait pas été invité. Comment le pape aurait pu accepter ça, alors qu'il se dit partisan de la paix ?
Albert
[ PP à A. – Le pape François avait tenté de convaincre le patriarche Kirill de ne pas se faire le chantre de l'invasion de l'Ukraine. Peine perdue. D'où la suite...
En outre, le conflit permanent entre les deux patriarches orthodoxes (Moscou et Constantinople) rend difficile pour eux de prendre une initiative commune. ]
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Écrit par : Albert / | 04/12/2025
@ PP
> D'un autre côté, il me semble que le Vatican a toujours soutenu Kiev, même dans sa guerre contre les russophones de l'Est et malgré son goût pour le nazisme, sa corruption et ses mesures contre l'Eglise orthodoxe. On veut la paix ou on ne la veut pas : on ne peut pas se contenter d'accuser les autres. Je me souviens que mon curé a fait toute une homélie pour accuser le patriarcat de Moscou et le mettre du côté du mal, comme s'il appelait à la guerre sainte contre les Russes.
______
Écrit par : Albert | 08/12/2025
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