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18/02/2013

TV : le "gender" dans l'idéologie dominante

 Voir  la série Hit & Miss sur Canal+ à partir du 21/02 :

 'hit & miss', gender, libéralisme



Lu dans le cahier télé du Monde (et dans tous les magazines de programmes) : Hit & Miss, série britannique prochainement diffusée sur Canal+, a pour héroïne "glaçante et fragile" le personnage de Mia. Interprétée par "la troublante Chloé Sevigny", Mia est une femme de trente ans "piégée dans un corps d'homme" (!), et qui "travaille comme tueuse à gages pour financer l'opération qui lui permettre de devenir pleinement femme".

On mesure l'ampleur de ce marécage conceptuel.

En somme :

- un homme est "une femme" s'il l'a décidé ;

- l'identité sexuée est un "piège" ;

- d'ailleurs toute réalité est un piège ;

- combattre toute réalité est la mission de la démocratie new look, qui n'est plus politique (la politique étant désactivée au profit des multinationales) ;

- en échange de beaucoup d'argent, l'industrie biotech force la réalité à se soumettre au fantasme du client ;

- le fantasme étant sacré, tout moyen est légitime afin de le financer : y compris le métier de tueur à gages, qui par ailleurs est tendance grâce au cinéma hystérique ;

- de toute façon, ce métier a droit de cité comme toute activité de profit, le profit étant sacré (donc au dessus des lois).

Question commerciale, non pour Canal mais pour BFM Business : combien un(e) homme-femme doit-elle opérer d'assassinats pour rémunérer les biotechniciens qui le(la) transmuteront en femme-femme ?  1. Réponse : "consultez les marchés."  2. Elément de langage : dans ce cas on ne dit pas "assassinat", on dit "déstockage non-référencé". Le néo-libéralisme a envahi la culture.

 

 

Commentaires

CULTURE DE MORT

> Voilà qui mérite pleinement son nom de "culture de mort". Assassiner pour pouvoir s'émanciper pleinement de sa condition et son Créateur. J'ai lu cet article du 'Monde', que j'ai trouvé effarant. L'histoire est difficile à suivre car on ne sait plus qui est qui. On y lit par exemple que l'épouse de la femme mal dans son corps d'homme lui apprend qu'elles (sic) ont eu un enfant il y a quelques années... Mais après quelques années de rééducation suite au "mariage pour tous", tout ceci sera clair pour tout le monde ! De plus, le chroniqueur ne manifeste aucun recul critique. Son commentaire se résume à : c'est délicieusement subversif/troublant tellement en phase avec notre époque et ce sera le succès de l'année car c'est sur "Canal". Franchement, qui va regarder cela ?
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Écrit par : mb / | 18/02/2013

QUEER

> En fait, comme l'expliquait Sylviane Agacinski aux Semaines Sociales de France, il s'agit ici de la théorie "Queer", chère à l'ultra-libérale Irène Théry. Avec le même type d'arguments, certains remettent aujourd'hui en cause les différences entre espèces.
Peut-être qu'un jour on nous expliquera que le sujet personnel n'a pas d'existence objective; que seule la multiplicité des particules, qui nous composent accidentellement, doit être prise en compte.
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Écrit par : Blaise / | 18/02/2013

WITH THE WIND

> Moi aussi, j’ai un scénario, c’est un remake d’ « Autant en emporte le vent » mais dans lequel le vent, qui manque singulièrement de souffle dans le film de Victor Fleming, serait remplacé par l’idéologie du genre – « Autant en emporte le genre », donc.
Où l’on découvrirait que Rhett Butler, le rustaud affairiste au grand cœur, embrasse la convention du « gender » en vogue chez les esclavagistes sudistes et se fait prénommer Judith pour monter un trafic de ventres – gestation pour autrui –, tout en cherchant à séduire la jeune et capricieuse Scarlett qui cherche par provocation le bonheur auprès des hommes et dans la vie conjugale, mais se ment à elle-même depuis l’enfance car ce qu’elle aime dans les hommes c’est le genre féminin qu’ils se donnent, d’où son attirance pour Rhett, lequel lui cache pourtant sa stratégie Judith, persuadé qu’il est que mam’zelle Scarlett est folle des hommes, les « vrais » (les hétéros durs à cuire). En pleine guerre de Sécession, Scarlett relève le domaine familial de Tara et en fait un asile pour les enfants persécutés par les Sudistes parce qu’ils refusent leur famille homoparentale, avec pour objectif d’éduquer ces enfants pour qu’ils aient malgré tout « bon genre ». Et c’est précisément cette découverte du courage de Scarlett à protéger les enfants et à les sauver des déterminismes de leur nature sexuée qui émeut Rhett au point qu’il la demande en mariage en lui promettant de financer l’Ecole du bon genre dont ils rêvent tous les deux… je dévoile pas la fin… à Canal+, ils vont adorer.
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Écrit par : Denis / | 18/02/2013

> Des scénarios de plus en plus "débiles" sous couvert des pensées dominantes.
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Écrit par : Arnaud Le Bour / | 18/02/2013

LE REEL TRIOMPHERA

> Cette fiction me fait penser à ces cas d'éducation avant-gardistes selon la théorie du gender, en cachant le sexe de l'enfant afin qu'il choisisse ensuite.
La société, même de bonne volonté, est démunie ici parce qu'elle a pour seuls critères les ressentis subjectifs. L'enfant le vit-il bien? Sent-il de l'amour? Si oui, où est le problème? Cet homme-femme vit mal son corps? Alors il faut agir.
Et les morts? Ils n'ont pas de ressentis, qu'ils soient euthanasiés, éliminés par contrat, etc, tant qu'on le fait sans qu'ils souffrent, (plus encore sans que nous puissions percevoir chez eux de souffrance et en souffrir par ricochet), alors que, vivants, ils avaient mille occasions de nous faire part de leurs souffrances, où est le problème? Monde nihiliste, pour qui vivre ou ne pas vivre, , être tel ou telle, naître ou ne pas naître est égal, pourvu qu'on ne ressente pas de souffrance.
De fait où est la différence entre un enfant soldat bien drogué, un enfant asexué, un tueur à gage qui vit bien de son travail, un enfant élevé dans une secte, lorsqu'aucun ne souffre? Mais tous ont en commun d'être détruits de l'intérieur, morts-vivants, parce qu'au lieu d'être au monde, ils sont enfermés dans un fantasme, monde virtuel où la rencontre est impossible.
Il n'est d'échange, il n'est de vie, il n'est de don que dans la réalité.
Et la douleur est signe positif que nous sommes désirs de réalité.
La réalité finit toujours par triompher du songe, la vérité du mensonge: même si elle n'a que ses mains nues, quand en face on aura mobilisé toute les technologies et puissances de séduction.
Et alors? Quand tombe le masque, la victime réalise que ce qu'elle avait pris subjectivement pour de l'amour,où elle s'est effectivement épuisée, et qui la laisse parfois à jamais affectivement, psychiquement, physiquement blessée, (que l'on songe aux enfants drogués pour les fantasmes d'adultes) n'était que poussière de songe, et que celui qui croyait se jouer d'elle comme d'un pantin n'a en réalité rien obtenu de ce qu'elle est réellement, tant il est vrai que nul ne peut subtiliser la vie d'un autre. Seulement, et pour un temps, l'empêcher d'advenir. Et si l'être trop blessé ne peut plus naître pleinement ici-bas, reste le mystère de la grande naissance. "Je ne meurs pas, j'entre dans la vie".
C'est pourquoi aujourd'hui ce n'est pas la souffrance qu'il faut craindre, mais sa négation. Pas davantage je pense les pratiques sexuelles, quelle qu'elles soient, dans leur réalité concrète, et les souffrances propres à chacune, mais le soubassement idéologique de leurs promotions: négation du réel, de la sexuation première, de l'incarnation.
O Réel bien-aimé, ô Vérité, mon Chemin et ma Vie, dans la joie ou la douleur, et cette faim qui me tenaille... Il n'est d'autres épousailles.
Il vaut mieux être crucifié au bois du réel, dans l'expérience du manque absolu,-"Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné?"- que d'être bercé des douces illusions du tentateur, en lévitation au-delà du désert brûlant. Cela a été le chemin du Dieu fait homme, il n'y en a pas d'autre.
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Écrit par : Anne Josnin / | 18/02/2013

UN VERITABLE HUMANISME

> Que ça nous plaise ou non, nous sommes tous responsables du triomphe actuel du « gender ».
Je pense même que tant que nous ne réaliserons pas à une échelle suffisamment grande à quel point il en est ainsi à une relative grande échelle, l’idéologie dominante qui est à l’origine de ce « gender », ce mensonge intellectuel qui la nourrit continuera de faire ces ravages, avec des séries télévisuelles comme ce « hit & Miss » par exemple.
Résumons-nous: le « gender est une vision anthropologique, psychologique fausse, absurde de l’homme, l’anthropologie qui se sera développée dans la société occidentale par l’introduction d’un langage et d’une pensée contre-nature dans notre langage et notre pensée naturelle; ce, parce qu’à un bout, il y a des menteurs et à l’autre, il y a trop de gens qui les écoutent ces sornettes et pas assez qui les décrient, du moins pas de façon suffisamment dans tout son ensemble.
Autrement dit, mais tout de même très brièvement, pour éradiquer ce « gender, il faudrait selon moi - non seulement expliquer en long et en large en quoi ce « gender » est un non-sens anthropologique, syntaxique, logique, et tout le reste - mais aussi apporter à ceux qui (le plus souvent par complaisance, par convenance personnelle qu’autre chose) écoutent de tels mensonges, la réponse aux raisons qui font qu’ils s’en accommodent aussi facilement.
Je pense que le peu d’écho qui est fait à tous les propos condamnant ce « genre » d’idéologie vient d’un humanisme « humain » qui tarde trop à montrer seulement le bout de son nez.
Qu‘est-ce à dire un humanisme « humain »? C’est un humanisme qui n’est non seulement pas inhumain comme cela est depuis que nous sommes sortis du nazisme, du communisme et autres, mais un humanisme qui sorte aussi de certains libéralismes néo ou pas ainsi que de certains socialismes qui n’ont en fait de libéral et de social que le nom…
Qu'apporterait aux populations, contre ce "gender", un tel humanisme? Il apporterait une perspective d'avenir qui manque à notre monde moderne, et par là-même donnerait au plus gros de la société le moyen de réagir efficacement contre ce mensonge et la poignée de mal-faiteurs qui sot dèrrière lui à le nourrir, l'entretenir.
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Écrit par : Michel Baude / | 19/02/2013

GONE WITH THE WIND

> Denis, votre scénario est bien dans l'air du temps.
Une seule erreur, maintenant il faut dire : au temps en emporte le genre. Ce sont les académiciens qui l'ont dit. Eh oui, même les académiciens ne savent plus parler français.
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Écrit par : Barbara / | 19/02/2013

FEMMES EXPLOITEES

> Si ces folies n'existaient que dans les films...
Lors de la manif' pour tous dernièrement à Lille, je me suis fait doctement expliquer qu'une femme réellement femme est "un être humain (oui, quand même) soigneusement coiffé et maquillé, portant de belles robes et des chaussures à talon aiguille et ayant des seins avantageux". Tellement soufflée que je n'ai même pas pensé à demander si être de sexe féminin était ou non une condition nécessaire.
Dans la même phrase, mais ça ne m'avait pas frappée tout d'abord, mon interlocutrice me disait que c'était la pensée des homosexuels hommes.
Quand j'ai pu réfléchir à tête reposée à cette conversation, je me suis dit : les femmes ne les intéressent pas, pourquoi leur imposer un tel diktat ?
Et puis j'ai compris que c'était beaucoup plus insidieux qu'une domination par le sexe et que les femmes étaient beaucoup plus démunies contre ce genre de domination. Cela permet de les exploiter de façon propre et légale. C'est ainsi que des femmes se font faire de gros seins qui les enlaidisssent, que des mères de famille sans le sou achètent du maquillage plutôt que des fruits pour leurs enfants, que tant de femmes dépensent tant en vêtements et accessoires, au point de mettre le budget familial en péril et d'aboutir au divorce.
Voilà une méthode d'exploitation qui n'encourt pas les foudres de la loi comme la traite des femmes ou la vente de drogue mais qui permet de faire de juteux profits tout en générant le malheur. Il suffit ensuite de donner quelque subside à une association caritative bien vue du public pour se couvrir davantage et l'illusion est parfaite, le spectateur n'y voit que du feu.
Donc, face à ceux qui disent que cette manifestation n'a servi à rien, je peux répondre : elle a au moins servi à m'ouvrir les yeux. Jusqu'ici, je n'avais vu qu'une chose : alors qu'autrefois les créateurs de mode cherchaient à mettre en valeur le corps de la femme, ces derniers temps ils torturaient ce corps pour mettre en valeur leurs créations.
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Écrit par : Barbara / | 19/02/2013

@ Barbara

> Au temps… Autant ? Nous ne sommes pas obligés de marcher au pas cadencé de l’Académie. Un bon point sur la question : http://www.langue-fr.net/spip.php?article14
A propos de « traite des femmes ».
On le sait, elle ne date pas d’hier et la contraception en fait partie, tant comme poison biochimique (scandales actuels) que par ce qu’elle induit dans les comportements tant masculins que féminins.
Cette traite des femmes sera très évidente quand GPA et commerce d’ovocytes batteront leur plein chez nous au nom d’un « nouvel humanisme » (eh oui, je pense qu’ils oseront la formule !), celui des cœurs généreux prêts à faire don d’une partie de leur corps par amour du prochain (défraiement compris) !
Reste tout de même que les yeux s’ouvrent sur les poisons contraceptifs, et je suppose qu’ils s’ouvriront bientôt aussi sur le poison des traitements hormonaux imposés à celles qui font don de leurs ovocytes…
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Écrit par : Denis / | 19/02/2013

@ barbara

vous voulez dire "les académicien-ne-s"

@ denis-e

c'est une boutade de barbara, jamais l'académie ne s'est prononcée sur le titre de ce livre mais Barbara s'amusait à faire l'analogie avec la note de l'académie sur l'expression militaire au temps pour moi/autant pour moi

E Le-la-vavasseur-e-trice-euse-frère
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Écrit par : E Levavasseur / | 19/02/2013

> Bravo pour la claivoyance, E. Levavasseur.
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Écrit par : Barbara / | 19/02/2013

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