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08/04/2011

Réplique de l'Eglise catholique au Pr Peschanski

"Débattre oui, dénigrer non" :


Communiqué de Mgr Bernard Podvin (CEF - conseil pour la communication) :

<< Une tribune publiée par Marc Peschanski et Cécile Martinat  dans Le Monde du 6 avril 2011 concernant les lois de bioéthique, met injustement en cause la démarche rationnelle et éthique des catholiques.

Débattre est une chose, dénigrer en est une autre. L’Eglise catholique n’a pas ménagé sa participation au dialogue depuis deux ans concernant ces enjeux, avec une qualité reconnue par de nombreux politiques et scientifiques, bien au-delà  de la sphère des croyants. Il est inadmissible, sous couvert de thèses à défendre, d’en caricaturer d’autres en les reléguant dans la catégorie obscurantisme. >>

Une réponse intitulée  L’Eglise a sa place dans les débats  sur l’éthique médicale a été rédigée par Mgr Jérôme Beau, évêque auxiliaire de Paris et directeur du Collège des Bernardins, et le P. Brice de Malherbe, co-directeur du département d’éthique médicale du Collège des Bernardins :

http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/04/08/l-eglise-a...

Commentaires

PESCHANSKI CATHOPHOBE

> Dans sa tribune du Monde, il écrit notamment :

" L'histoire de la recherche sur les cellules souches embryonnaires humaines est, en France, marquée par le combat que mènent contre elle les lobbies conservateurs de l'Eglise catholique. Opposés à toute atteinte à ce qu'ils considèrent comme un être humain dès la fécondation, ils se sont successivement opposés au droit des femmes à l'avortement, à la procréation médicalement assistée, puis à toute recherche sur l'embryon, avant de s'attaquer aux cellules souches. Adoptée sous leur pression, la loi de bioéthique de 1994 a exclu, jusqu'en 2004, la France de l'élan scientifique international autour des cellules souches embryonnaires.
...L'agression antiscientifique n'a pas cessé, marquée notamment par une campagne de boycott du Téléthon, soutien constant des recherches sur les thérapies innovantes, déclenchée par des activistes catholiques et soutenue publiquement par plusieurs évêques, en 2006. Le record de dons au Téléthon, cette année-là, a heureusement apporté la preuve du soutien populaire à la science.
Mais cela n'a arrêté ni le lobbying antiscience ni les mensonges. Car le débat de ces dernières semaines à l'Assemblée nationale sur la révision de la loi a été marqué par des mensonges répétés, présentés avec aplomb comme des vérités scientifiques..."
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Écrit par : myeye / | 08/04/2011

OBJECTIONS

> Mais sur le site du Monde lui-même, des lecteurs envoient des objections cinglantes à Peschanski. Ainsi ce commentaire :
" Dans un débat capital, mais peu accessible au grand public en raison de sa technicité, j’aurais aimé que cette tribune virulente ne se limite pas à stigmatiser les opposants à l’utilisation incontrôlée des cellules souches (qui ne sont pas tous catholiques). Je ne vois aucune indication sur ce qui pourrait permettre d’éviter des dérives. Les auteurs semblent demander une liberté totale dans leur domaine scientifique, sans qu’aucune réflexion éthique puisse limiter ou retarder leurs recherches..."
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Écrit par : jean-charles audouin/ | 08/04/2011

LES SCIENTIFIQUES SONT SOUVENT IDEOLOGUES

> Il suffit de voir le ton des extraits pour voir que l'on est effectivement bien loin du débat rationnel. Malheureusement, j'ai pu constater dans mon entourage que les scientifiques, contrairement à la réputation de neutralité qu'on leur accorde souvent, sont souvent très marqués idéologiquement. Ce qui est bien humain, et ne porterait pas à conséquence s'il l'assumait, au lieu d'imprimer le sceau de la vérité et la pure objectivité scientifique sur leurs déclarations scientistes.
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Écrit par : Gilles Texier / | 08/04/2011

PESCHANSKI = FUKUSHIMA

> Je ne vois aucune différence entre les discours de ces individus et celui des "scientifiques" qui des décennies durant nous ont assuré que le nucléaire civil était absolument sans le moindre danger et que s'y opposer était vouloir en revenir à l'éclairage à la bougie. On voit le résultat aujourd'hui, j'espère bien que sur la question encore bien plus centrale du respect de la vie les politiques ne vont pas attendre un Fukushima biologique pour faire preuve d'un peu de bon sens... Il semble en tous cas que les enjeux aient totalement échappé aux sénateurs.
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Écrit par : Pierre-Aelred / | 08/04/2011

MALENTENDU

> Il faut répondre du tac au tac: que font les catholiques en faveur de la recherche scientifique? Il est vrai que nombre de scientifiques et médecins se pensent mal-aimés de l'Eglise, c'est un malentendu désastreux! Pour toutes ces découvertes fabuleuses qui nous ouvrent à la contemplation de l'infiniment petit comme de l'infiniment lointain, pour toutes ces avancées médicales qui sauvent des vies, réparent les corps blessés, guérissent, merci, merci, pour vos nuits blanches et les risques pris en conscience souvent douloureuse, merci! Ne vous isolez pas dans votre tour d'ivoire ou donjon par peur ou mépris de la société et des Institutions morales, Eglises, Comités d'Ethique ou autre: mais cherchons par tous les moyens à multiplier les occasions d'oeuvrer ensemble au Bien Commun, dans le respect réciproque qui seul permet un dialogue franc et fécond.
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Écrit par : Anne Josnin / | 08/04/2011

MEDECINS DEPRESSIFS

> Je voudrais préciser mon commentaire précédent: ce que je dis n'est pas que naïveté superficielle: je constate autour de moi nombre de médecins en déprime voire dépression grave. Eux qui se sont souvent engagés dans cette voie en pensant faire un métier utile aux hommes ( on pourrait dire la même chose du corps enseignant, et de bien d'autres professions), se vivent de plus en plus attaqués par leurs patients, et les médias jouent ici encore un rôle très ambigu, jalousés( l'augmentation régulière du tarif de la consultation leur coûte cher en popularité, quand elle leur semble peut-être symbolique, tant il y a aujourd'hui un fossé créé par les disparités des niveaux de vie, qui ne rend personne heureux!)soupçonnés de cacher nombre d'informations, voire de malversations, eux les vendus aux intérêts des laboratoires, eux-mêmes vendus à leurs actionnaires. Certes il y a du vrai, pour certains du moins. Mais nous faisons de moins en moins la part des choses d'une part, et nos jugements sont de plus en plus binaires, sans nuances ni appel (belle méditation du père Cantalamessa sur ce sujet, hier je crois), d'autre part nous ne voyons pas que nous les poussons au désespoir (j'en ai vu pleurer, oui, d'autres sans cesse en congé maladie, abandonnant leur cabinet,d'autres victimes de crises cardiaques: nos médecins vont mal, et ceux qui se réfugient dans un cynisme nihiliste ne sont pas les moins inquiétants!).
Ce qui se passe pour eux, je le vois malheureusement à tous les niveaux de notre société: on se soupçonne, on se jalouse, on se hait, on s'accuse à mots couverts, sous formes de blagues, ou directement,ce qui est savamment attisé par certains qui espèrent en divisant mieux asseoir leur pouvoir, sans voir qu'on ne se sortira de la crise qu'en renouvelant la confiance envers tous. Je n'aime pas ce climat de soupçon, à l'heure où chacun est déjà tellement en manque d'amour et de reconnaissance.
Alors comment faire pour ne pas, nous chrétiens, en rajouter? Il ne s'agit pas de tomber dans la position du ravi qui crit merveille à chaque attaque de la vie. Mais de ne pas oublier que nous sommes co-responsables non seulement de la vie de l'enfant à naître, mais aussi de chacun de nos frères humains, du médecin avorteur comme du chercheur manipulateur d'embryons: lui aussi est un être vivant fragile, qu'il faut aider à croître, roseau froissé derrière parfois sa suffisance. Il m'a fallu tellement de temps pour réaliser comme avec mes certitudes catholiques, j'ai pu blesser tant et tant d'hommes et de femmes de bonne volonté! Les aimer d'abord, le leur montrer de mille et une manière, les ouvrir à la liberté ensuite. Nous sommes dans une société où tout-un-chacun se vit enchaîné, sans marge de manoeuvre aucune, et n'ayant aucune prise non plus sur l'évolution de notre société: être chrétien c'est je crois face à ce défaitisme secouer les chaînes, imaginaires ou réelles, éveiller, réveiller à la liberté qui sourd en tout homme.
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Écrit par : Anne Josnin / | 09/04/2011

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