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09/02/2010

Benoît XVI prône à nouveau un changement de modèle économique

Le pape re-plaide pour des valeurs autres que le profit (donc objectivement étrangères au néolibéralisme) :


Recevant le 6 février les dirigeants et le personnel de l'entreprise romaine ACEA (services énergétiques, environnementaux et hydriques), qui fête cette année le centenaire de son existence, Benoît XVI -  évoquant la « grave crise internationale qui mène le monde à repenser un modèle de développement fondé surtout sur la finance et le profit » - a rappelé l'importance de « remettre au centre de l'action de l'homme sa capacité à produire, à innover, à penser et à construire l'avenir ». Citant Caritas in veritate, le pape a notamment affirmé la nécessité d'une « plus grande responsabilité sociale de l'entreprise qui pousse à tenir dans une juste considération les attentes et les besoins des travailleurs, des clients, des fournisseurs et de la communauté tout entière, et à avoir une attention particulière envers l'environnement ». « De cette manière, la production de biens et de services ne sera pas liée exclusivement à la recherche du profit économique mais aussi à la promotion du bien de tous », a-t-il souligné.

Dans son discours, il a également salué les efforts de l'ACEA pour s'engager dans « la protection de l'environnement » à travers « la gestion des ressources naturelles, la réduction de l'impact environnemental et le respect de la création » ; « il est également important de favoriser une écologie humaine qui soit en mesure de rendre les ambiances de travail et les relations interpersonnelles dignes de l'homme », a ajouté le pape, qui a invité à adopter « un modèle de développement basé sur le caractère central de l'être humain, sur la promotion et le partage du bien commun, sur la responsabilité, sur la conscience d'un changement nécessaire des styles de vie ».

A Rome comme dans chaque grande ville, a insisté Benoît XVI, « on ressent les effets d'une culture qui exaspère le concept d'individu : on vit souvent fermés sur soi, repliés sur ses propres problèmes, distraits par les nombreuses préoccupations qui affolent l'esprit et rendent l'homme incapable d'accueillir les joies simples présentes dans la vie de chacun ». « La protection de la création (...) implique aussi la protection de ces sentiments de bonté, de générosité, de correction et d'honnêteté que Dieu a mis dans le cœur de tout être humain », a-t-il conclu.

Source : Zenit.

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