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30/05/2009

Dans 'La Décroissance': une satire de l'idéologie d'indifférenciation sexuelle

...usinée par la société matérialiste mercantile :


 

Dans son numéro de mai, le journal écologiste-anticapitaliste La Décroissance partait en guerre contre le malthusianisme. Le numéro de juin publie une satire de l'idéologie de l'indifférenciation sexuelle, produit de la soiété consumériste. Le porte-parole de cette idéologie proclame par exemple :


« Sortons de la binarité ! Il n'y a pas deux genres, mais une multiplicité de genres. […] Aujourd'hui je suis homme, mais demain je serai femme, pour redevenir homme le surlendemain, et d'un troisième genre le jour d'après. Et bientôt le progrès nous permettra de traduire dans le réel ce qui se passe dans nos têtes, ainsi que tous nos fantasmes. Seuls des réactionnaires pourraient s'y opposer ! »

« Etre un monsieur âgé, quelle horreur ! Mon père me rappelle ma finitude et la dégradation du corps avec le temps. Insupportable dans notre belle civilisation publicitaire de la jeunesse éternelle.[...] Je veux la croissance éternelle alors que l'entrée dans l'âge adulte correspond à l'entrée dans celui du dépérissement de nos cellules... »

« J'ai appelé mon fils Zébulon, ma fille Diamine. Les nommer François ou Louise aurait été m'inscrire dans un processus de filiation, bref être ringard. J'en ai rajouté une couche en appelant ma chienne Chantal... »

« Les fonctions de père et de mère symboliques non seulement ne sont pas utiles à la structuration de notre psychisme, mais en plus elles n'existent tout simplement pas. Seule l'indifférenciation permettra l'égalité réelle homme-femme. Penser l'altérité est dangereux. Mieux vaut pour tous en faire un déni... »

« La figure du père n'est pas cool et moi je veux être cool […] Comprendre que le monde est divisé, plein de tensions et de rapports de forces qui s'opposent, c'est pour moi faire preuve de sectarisme. Tout est un peu confus dans mon esprit... »

« Je suis parfaitement adapté à la société de croissance. Je suis figé à l'âge du sein dans la culture de l'immédiateté, des pulsions et des instincts. La société célèbre les gens comme moi : je suis un consommateur parfait en phase avec notre belle civilisation. Je ne veux pas être exclu du troupeau ! »



La Décroissance, en vente dans les kiosques.

 

15:39 Publié dans Ecologie | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : écologie

Commentaires

UN PRODUIT

> Et oui, les "nouvelles moeurs" célébrées par les grands médias sont un produit de notre système économique. Comment ne pas voir le lien entre l'ultralibéralisme, le matérialisme mercantile et les nouvelles moeurs ?

Écrit par : Nati | 30/05/2009

UN FOSSE

> Je trouve ces nouvelles moeurs "épouvantables".J'ai 75 ans, 18 petits enfants, et l'opinion de certains d'entre eux me dépassent. Respecter les homo entièrement d'accord. Mais en faire des victimes et penser que leur comportement sexuel est normal.Il y a un fossé que je ne peux franchir. Je suis sans doute ringard. J'ai l'âge.......

Écrit par : Baguet André | 30/05/2009

EN TERMINALE

> Débat prof-élèves, vendredi 29 mai, terminale littéraire:
Prof: "oh vous savez, de mon temps, les homosexuels étaient très mal vus... Aujourd'hui, les Transgénétiques ont droit à être reconnu, quel progrès dans l'histoire humaine !
Elève 1: Madame, ce sont les Transsexuels...
Prof: Ah oui, c'est vrai pardon !
Elève 2: Moi je pense qu'on doit être vachement mal dans sa peau pour changer de sexe !
Elèves: Bouh bouh ! Quel raciste celui-là !
Elève 3: Comment la France a-t-elle pu considérer les Trans comme des malades mentaux ! On vit dans une dictature fasciste ! J'ai honte d'être français !
Elève 4: En Hollande, ils sont bien plus démocrates que nous. Le mariage et l'adoption gay sont autorisés, et ça marche super !
Elève 5: Tu en sais quoi ? Tu t'imagines venir à la réunion parents-profs avec tes deux papas ?
Elèves: Bouh bouh ! Intolérant !
Elève 3: Le concept 1 homme/1 femme est dépassé ! Le progrès est devant nous. Et puis c'est discriminatoire de ne pas légaliser des familles gay qui existent dans la société.
Elève 1: Il y a des familles polygames en France, tu veux les légaliser aussi ? Et les pédophiles ?
Prof: oh non ! ça n'a rien à voir ! La pédophilie, c'est mal, alors que l'homosexualité, c'est bien !"
AUTHENTIQUE.

Écrit par : Jovanovic | 30/05/2009

COMMUNAUTARISME

> Ces moeurs sont-elles vraiment nouvelles? Ce qui change ne serait-il pas davantage l'attitude de la société vis-à-vis d'elles? Il me semble que ce n'est pas tant ces moeurs que le communautarisme galopant de nos sociétés qui est à mettre en cause: il faut se revendiquer d'une communauté, quelle qu'elle soit, pour exister. Alors se revendiquer homosexuel n'est pas fondamentalement différent d'autres revendications communautaristes.
Ce qui a changé serait davantage à chercher dans l'attitude vis-à-vis du mariage et de l'engagement amoureux, où, là, on voit vraiment les conséquences du libéralisme.
Mahaut

[ De PP à M. - C'est bien de ça qu'il s'agit : non de l'homosexualité individuelle, mais de la revendication communautariste (qui est d'ailleurs une banalisation). "Etre le rayon gay de l'hypermarché consumériste, quelle perspective déprimante pourtant", disent ceux des homosexuels qui résistent au courant. ]

Cette réponse s'adresse au commentaire

Écrit par : Mahaut | 30/05/2009

MERCANTILE

> Et n'oublions pas l'aspect mercantile. un duo homosexuel à plus de pouvoir d'achat et consomme plus qu'une famille nombreuse qui contrôle ses dépenses, recycle, partage etc ? Sans parler de la soumission aux modes et pulsions consommatrices que l'on trouve chez les homo et pas, ou très peu, chez les familles nombreuses.
De plus, démolir les repères sexuels, c'est démolir les repères de fond de l'humanité, ses liens avec la nature et la soumettre aux dictats du matérialisme-mercantile dont l'ennemi, l'empêcheur de faire du fric en rond est la création, la nature que dieu nous à donné.

Écrit par : vf | 31/05/2009

Mais est-ce qu'un gay peut devenir hétéro?

> Le jeune Kevin donne un élément de réponse. C'est un jeune chrétien pris par des tendances homos (qu'il n'a jamais mis en pratique) et qui témoigne sur youtube qu'il a fait le choix d'être hétéro (voir par exemple http://www.youtube.com/watch?v=WzcraUkAij4&feature=channel). En lisant les commentaires virulents des internautes, on s'aperçoit que l'homosexualité est plutôt perçue par eux comme quelque chose de définitif. Que ce jeune a beau choisir d'être hétéro, tôt au tard il reviendra dans son premier état. Kevin, lui, rame à contre-courant.
Ainsi, zapper de genre ne semble pas si facile. On dirait qu'il faut se renier soi-même, sa manière de penser, de fonctionner, pour devenir hétéro. Dans cette perspective on comprend mieux pourquoi certains préfèrent rejetter violemment la religion, les "anciennes moeurs",et militer pour une reconnaissance sociale, ne pouvant pas se changer si facilement.
On imagine aussi la douleur que peuvent vivre certains chrétiens ayant des attraits homosexuels, qui sont tiraillés entre deux pôles. Est-ce que Dieu les a oubliés, rejetés? Pour ceux qui veulent y voir plus clair, selon la lumière de l'Eglise, je ne peux que conseiller l'excellent livre de Daniel-Ange, « Ton corps fait pour un même corps? » (http://www.editionsdujubile.com/index.php?op=3&livre=3598752) où l'auteur parle de ce sujet avec délicatesse et en s'appuyant sur de nombreux spécialistes (plutôt anglo-saxons, car en France on est fort en retard sur le sujet).

Écrit par : Théophile | 31/05/2009

RECHERCHE

J'ai acheté le précédent n° de DECROISSANCE sur votre incitation, et je l'ai effectivement trouvé intéressant, globalement assez sain ...comme un ancien gauchisme qui cherche vraiment des solutions et pas seulement à exprimer la révolte et à se réfugier dans l'utopie, qui ose parfois le contre-courant, qui cherche des solutions qui passent par un nouvelle façon de vivre plus simple, plus fraternelle...
Bon, y a encore pas mal de réflexes conditionnés, et une grande naîveté (on pense à la naïveté hippie), on y trouve pas (encore) d'ouverture doctrinale différente de ce que présente la post modernité.
Mais il est bien possible, justement, que ces personnes soient en attente d' une anthropologie et d'une philosophie réaliste et spiritualiste que nous avons le bonheur, grâce à l'Eglise, d'avoir gardée, voire de la foi elle-même ?...une philosophie qui leur redonnerait déjà la notion de nature humaine, de primauté du spirituel, des vrais rapports entre la matière et l'âme, etc.. et les mille et une sagesses qui vont avec ce bagage. Comme disait l'abbé Barthe, "ils" ont oublié qu' ils ont oublié.

Écrit par : vicenzo | 31/05/2009

LA DECROISSANCE

> Comme Vicenzo, j'ai acheté La Décroissance après la note de PdP. J'ai été agréablement surpris, et ai noté pas mal de piques contre les "nouvelles moeurs".

Écrit par : Feld | 01/06/2009

LE BUT DU CATHOLIQUE

> Si je peux me permettre, je ne suis pas très convaincu, en tant que catholique de tendance homosexuelle, par les théories anglo-saxonnes cherchant à pousser au "choix" de l'hétérosexualité (d'autant que je me suis pas mal penché sur la question au moment où la foi a pris le pas chez moi sur le reste, et que si les mouvements qui oeuvrent dans ce sens sont très variés, certains sont franchement douteux).
J'ai quand même un peu peur qu'on entretienne là, surtout auprès des jeunes gens, une illusion de changement qui pourrait conduire à des erreurs graves d'appréciation ou d'engagement. J'ai été pendant un temps un membre actif de la communauté Internet "Courage", et j'en suis parti parce que ressasser continuellement sa spécificité d'homosexuel catholique, discuter sans fin des origines psychologiques de ci ou de ça, rester sans cesse entre soi pour échanger nos petites expériences (il y a dans ce mouvement un côté alcooliques anonymes finalement assez pesant et larmoyant), tout ceci m'a paru relever de la psychologie lourdement assénée et pas de la recherche spirituelle.
Il me semble beaucoup plus important d'apprendre à vivre avec ses limitations (sexe, mariage, enfants, vocation), et surtout, de là, joyeusement, de chercher à se perfectionner spirituellement tout en utilisant son célibat au service d'autrui. J'ai appris beaucoup plus, beaucoup plus vite et beaucoup plus plaisamment quand je me suis penché sur la pastorale des célibataires que pendant mes quelques mois de bavardages laborieux avec des représentants, certains très sympathiques, d'autres non, des mouvements pour le changement d'orientation sexuelle et autres communautés d'homosexuels baptisés.
Si je devais résumer ce que j'essaie maladroitement de dire (en caricaturant), je dirais que le but du catholique est de devenir un saint, pas un hétéro.
Par ailleurs, je crois qu'on a tort de trop parler aux jeunes homosexuels catholiques de la douleur ou de la souffrance d'être partagé entre pulsions et foi. Exagérer le sacrifice que représente la chasteté pour un homosexuel risque de le conforter dans une sorte d'auto-apitoiement peu productif, alors que, aujourd'hui dans ma trentaine bien sonnée, je peux affirmer que ça n'en vaut pas de faire tout un plat. Là encore, la première chose que j'ai approfondie en plongeant dans la foi, c'est la joie, et ça m'a servi davantage que les conseils pyschologiques. Ca a l'air d'un slogan, mais c'est très concret : du jour où j'ai arrêté de pleurnicher que j'étais une victime de pulsions que je n'avais pas choisies pour me dire que ce n'était pas une raison pour lire en diagonale l'introduction à la vie dévote, j'ai fait tout de suite plus de progrès.
Pour le reste, je ne suis pas sensible à la mode ni au consumérisme et je contrôle mes dépenses ! :)
Désolé d'avoir été un peu long, et en même temps si bref dans mes commentaires que j'ai peur qu'on y voit une provocation ou une critique dure de ce qui a été dit précédemment. Ce n'est pas mon objectif, du tout, ce que je veux dire, c'est qu'à mon avis il vaut mieux conseiller à un jeune catholique homosexuel de se lancer dans l'approfondissement de la foi que de lui faire gaspiller une énergie considérable auprès de mouvements dont je ne suis pas sûr qu'ils ne le plongeront pas plus profondément dans son obsession au lieu de l'en tirer.

Écrit par : Erwan, | 03/06/2009

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