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01/09/2020

Un mot sur l’affaire ‘Valeurs actuelles’ c/ Mme Obono

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Plusieurs d’entre vous me questionnent sur cette histoire absurde. Voici brièvement ce que j’en pense :


Valeurs actuelles vient de rendre Mme Obono inattaquable. Désormais toute critique envers cette personne sera assimilée à du racisme, et perdra de ce fait sa capacité démonstrative.

Or Mme Obono elle-même invoque continuellement le facteur “racial”, en utilisant le biais du concept polémique de “racisés” grâce auquel on peut, à la fois, faire fonds de commerce d’un ethnocentrisme (en organisant par exemple des réunions réservées à une seule couleur de peau)… tout en rejetant la responsabilité de cela sur les groupes humains d’une autre couleur !

Cette idéologie devrait être réfutée par les pouvoirs publics. Au lieu de cela, elle est en train d’acquérir une autorité morale indue : Mme Obono enseigne en Sorbonne depuis 2018.

Devant l’attaque incongrue de Valeurs actuelles, la députée Obono et ses thèses ont reçu la caution de toute la classe politique.

C’est le genre de résultats désastreux qu’obtient l’ultradroite depuis toujours.

 

 

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12:05 Publié dans Idées | Lien permanent | Commentaires (23) | Tags : obono, droite

Commentaires

MÊME LE R.N.

> Même le RN donne tort à 'Valeurs actuelles' : Jordan Bardella, Wallerand de Saint-Just.
C'est tout dire.
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Écrit par : Pierre Guillemot / | 01/09/2020

BLESSER GRATUITEMENT

> https://www.lefigaro.fr/actualite-france/charlie-hebdo-republie-les-caricatures-de-mahomet-qui-en-avaient-fait-la-cible-des-djihadistes-20200901
Comme s'il n'y avait pas assez d'huile sur le feu, 'Charlie' republie les caricatures à la veille du procès. Publication tout aussi criticable que celle représentant Mme Obono grimée en esclave africaine.
La liberté d'expression est fondamentale mais elle doit être utilisée à bon escient ; quand elle conduit à un blasphème, quel qu'il soit, ne devrait-elle pas s'incliner devant les sentiments réprobateurs des fidèles concernés ?
Blesser autrui gratuitement, est-ce le but recherché dans les affaires 'Charlie' et Obono ?
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Écrit par : Philippe de Visieux / | 01/09/2020

DÉBÂCLE

> Que toute la classe politique soutienne plus ou moins Mme Obono dont les thèses racialistes ont de quoi disloquer la République française, cela donne la mesure de la débâcle mentale actuelle !
Ainsi que de l'irresponsabilité des marchands de papier, d'ultradroite ou d'ailleurs.
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Écrit par : JL Gennot / | 01/09/2020

L.F.I.

> Sans oublier que Mme Obono et ses pareill.e.s sont la cause de l'échec du parti LFI, où cohabitent deux courants inconciliables, les jacobins et les "décoloniaux indigénistes" !
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Écrit par : JL Gennot / | 01/09/2020

ET NOUS ?

> Le gouvernement envisage de rendre au Bénin le trésor des rois d'Abomey qui se trouve actuellement dans les collections muséologiques françaises.
Peut-on espérer qu'à cette occasion on rappellera que les rois d'Abomey, comme les rois de Lagos et quelques autres, ont constitué leurs trésors royaux, pendant des siècles, à partir de l'esclavage dont ils se rendaient coupables ? Ces rois de la côté occidentale de l'Afrique, par des raids à l'intérieur du continent africain, organisaient l'enlèvement de populations entières qu'ils réduisaient en esclavage à leur profit. Naturellement, quand les occidentaux se sont présentés dans les ports africains, ces rois d'Abomey et autres ont immédiatement mis leur pratique esclavagiste ancestrale et traditionnelle au service des commerçants blancs; ces rois de la côte africaine ont continué ainsi à s'enrichir.

BH


[ PP à BH – Au lieu de s'en prendre aux anciens rois d'Abomey (qui n'étaient d'ailleurs pas plus esclavagistes que l'antique empire riomain), la droite française ferait mieux de se demander ce que valait le "christianisme" des négriers portugais ou français. Justice bien ordonnée commence par soi-même. Revoyez donc le film 'Mission'...]

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Écrit par : B.H. | 01/09/2020

EN TOUTE IMPUNITÉ

> Votre analyse est tout à fait juste : Mme Obono est désormais intouchable, et les pratiques nauséabondes qu'elle défend vont continuer à s'étendre en tout impunité.
Nous avons depuis quelques mois la preuve que les structures politiques et sociologiques de la France des années 1950-2000 (pour simplifier) sont désormais quasi mortes ou mourantes, sans espoir ou possibilité de retour en arrière. Il faut acter, et c'est un fait qu'on peut déplorer ou pas (et d'autres pays sont dans le même état), qu'on est en train de muter vers autre chose. Travaillons à ce que ce ne soit pas pire, mais j'avoue en douter fortement...
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Écrit par : BCM / | 01/09/2020

LA DIALECTIQUE MALSAINE DES MÉDIAS : UNE DIVERSION PERMANENTE

> Cela fait longtemps que j'ai cédé à la tentation de m'inscrire sur Twitter, parce que je me suis dit qu'il y avait des choses intéressantes à apprendre. Et de fait, cela m'arrive parfois. Mais depuis quelques mois, je constate que Twitter s'articule sur deux pôles: le clan Eric Zemmour et le clan Rokhaya Diallo. Pas un jour sans que Zemmour soit en "TT" par exemple. Pas moyen d'avoir un point de vue plus large.
Loin de moi de penser que le racisme, la colonisation, l'esclavage, Daech ou les violences urbaines soient des sujets mineurs. Mais je constate qu'à travers ces deux facettes d'une même pièce ("identitaires" et "racisés"), ces sujets sont récupérés pour entretenir l'opinion publique dans un cirque permanent, et pas très élévateur.
Zemmour et Diallo sont de très piètres historiens. D'ailleurs, il n'a jamais été dit que c'était leur objectif. Ils viennent tous les deux du monde de la télé, leur métier c'est de faire du spectacle, pas un devoir de mémoire. Et comme ils s'enferment dans une conception de la vérité qui leur va bien, ils n'éprouvent aucune contrainte à dire des inepties parfois virulentes.
La télé républicaine est d'ailleurs en demande. Et pour cause, ce cirque permet de décentrer des sujets essentiels. La République divise pour mieux régner si j'ose dire. Elle adore les joutes oratoires sur le racisme. Zemmour est toujours invité sur les plateaux télé, mais jamais seul. Toujours avec quelqu'un pour riposter. Ça fait un clivage foireux qui enraye toute opposition. Si les gens se battent pour des questions ethniques, ils ne penseront pas à protester contre les coupes budgétaires, les inégalités, les injustices...
Le problème, et 'Valeurs Actuelles' en est un exemple patent: la République aura toujours un immense réservoir de benêts prêts à entendre le discours raciste. Le lepénisme n'est pas l'ennemi de la République. Il en est la condition sine qua non. J'ai encore en tête cet épisode de 2014 lorsque je fréquentais une manif (pourtant dite "pour tous") dans laquelle certaines personnes traitaient une ministre guyanaise de singe. Ça laisse des traces à l'âme. Et combien de cathos voient en Zemmour l'intello dont l’Église a toujours rêvé? Certes, il hait le pape, ne croit pas en Dieu, mais bon... L’Église de France qui encensait Maurras en son temps n'est plus à ça près.
Est-ce qu'au moins en contrepartie, les personnes issues de la diversité y gagnent? Ce n'est même pas sûr. Je ne constate pas une augmentation du nombre de Noirs dans les études avancés ou dans le milieu des cadres d'entreprise. Même les ministres noirs sont issus de l'élite politique africaine plutôt que de la banlieue. Simplement un discours polémique qui se lâche en grossièretés. Pas de baisse des inégalités.

Cyril B.

[ PP à CB – Sur Maurras : il n'était encensé que par une fraction du clergé français. Beaucoup de prêtres, d'évêques, de théologiens et de philosophes catholiques (non des moindres : cf. Maritain) contestaient sa pensée et montraient en quoi son anti-métaphysique personnelle et sa politique ne pouvaient être séparées. On sait ce qui s'est passé finalement en 1926, et qui n'a pas été effacé quant au fond en 1939 (quoi que prétendent les gardiens du virtuel "musée Maurras")... ]

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Écrit par : Cyril B / | 01/09/2020

ESCLAVAGE ET PRODUCTIVTÉ

> La droite française et les autres ne devraient pas oublier, d'abord, que ce qui est à l'origine de la déportation des africains, ce n'est pas tant le racisme que le souci de productivité et de rentabilité. Les esclaves noirs constituaient une main-d'œuvre facile à acquérir, et, aussi, pratique à contrôler au nom du sacro-saint droit de propriété.
Mais on préfère aujourd'hui ne parler que de racisme pour ne pas toucher à la triade divine toujours plus puissante : Propriété, Productivité, Rentabilité, triade qui fait pourtant sans arrêt naître de nouvelles formes d'esclavage.
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Écrit par : Guadet / | 02/09/2020

LE PROLÉTARIAT A REMPLACÉ LES ESCLAVES

> Nous réécrivons l'histoire autour du racisme et de l'anti-racisme. Si l'esclavage a été aboli au XIXe siècle, ce n'est pas tant dû au progrès humaniste et démocratique, comme on veut nous le faire croire, qu'à la découverte d'un système de maîtrise de la main-d'œuvre plus productif et plus rentable : le libéralisme avec son prolétariat salarié à qui on interdisait de s'organiser.
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Écrit par : Guadet / | 02/09/2020

à Philippe de Visieux

> Dans l'affaire des dessins de Charlie-Hebdo (de simples dessins, bien anodins en réalité) qui a vu un blasphème, sinon les islamistes et les tueurs ? Reprocher au journal de réitérer ce "blasphème", c'est donner ne serait-ce qu'une part de raison à ces tueurs. Ce sont pourtant eux les vrais blasphémateurs. Il y a une scène dans le film 'Timbuktu' où l'imam traditionnel dit quelque chose de ce genre au chef djihadiste. C'est peut-être d'ailleurs ce qui avait conduit certains élus pétochards à déprogrammer le film début 2015, car il ne tenait pas assez compte des "sentiments réprobateurs" de certains "fidèles" acquis à l'idéologie islamiste.
Sur le sujet du blasphème, il vaut le coup aussi de lire ou relire cette chronique de janvier 2015 du rabbin Delphine Horvilleur https://tenoua.org/blaspheme/
En revanche, je ne serais pas étonné que du côté de LFI certain.e.s (sic) voient dans le choix de 'Charlie Hebdo' pour sa une de cette semaine une raison supplémentaire de mettre ce journal dans le même sac que 'Valeurs Actuelles'. C'est dire qu'il y a bien eu en France une recomposition des lignes, avec deux camps identitaires, celui des indigénistes de LFI dont Mme Obono - tout le monde à LFI n'est peut-être pas sur cette ligne d'ailleurs - et celui de l'ultradroite, d'accord finalement sur l'essentiel, par delà leur opposition. La difficulté va être d'exister dans le peu d'espace libre qui reste entre les deux.
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Écrit par : JM / | 02/09/2020

PENSÉE ZÉRO

> Le résultat de tout ça est l'américanisation de la France : remplacement du débat citoyen par les invectives entre "races". Pensée-zéro. Pendant ce temps-là on ne pense plus aux ravages sociaux du libéralisme. Et les agitateurs "racisés décoloniaux" sont aussi libertariens-consuméristes en économie que leurs ennemis les "identitaires" blancs.
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Écrit par : Rodrigo Mendoza / | 02/09/2020

À JM :

> Je ne suis pas certain que l'islam soit aussi tolérant quant à la reproduction, même caricaturée, du prophète Mahomet. Le film qui lui a été consacré en 1976 ne l'a d'ailleurs jamais représenté à l'écran : le faire eût été une forme de sacrilège.
Pour nous, les dessins de 'Charlie' sont anodins, mais le sont-ils aux yeux de musulmans non extrémistes ? Le Grand Imam d'Al-Azhar, qui n'est pas vraiment un islamiste, a condamné dès 2012 la publication des caricatures : "Al-Azhar et tous les musulmans refusent catégoriquement l'insistance d'une publication française à publier des caricatures portant atteinte à l'islam et à son prophète". Tout est dit.
On peut discuter de l'islam sans heurter de plein fouet certains interdits qui, s'ils ne s'imposent pas directement aux non-musulmans, devraient être respectés par tous. J'y vois là une application de la règle d'or.

PV


[ PP à PV – Sans compter l'absurdité de l'attitude de ces libertaires qui cherchent à déchaîner la fureur djihadiste alors que leur libertarisme s'oppose par ailleurs à ce qu'on mène contre le djihadisme une guerre radicale !
Chercher un conflit politico-militaire, alors que l'on a toujours conchié la police et l'armée, relève de la maladie mentale.
Le problème est que cette maladie mentale fait aujourd'hui partie des "Nouvelles Valeurs de la République"... Et que cette institutionnalisation de l'incohérence ne fait que s'aggraver : cf la réaction de la classe politique à l'affaire Obono. ]

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Écrit par : Philippe de Visieux / | 02/09/2020

à Patrice :

> C'est là la limite du "en même temps" macronien. Hier, le président de la République rappelait l'existence en France d'un droit au blasphème tout en précisant que cette liberté « implique en revers une décence commune, une civilité, un respect » et qu'avec « la liberté d'expression, il y a le devoir de ne pas avoir de discours de haine ».
Très bien, mais qu'en est-il dans l'affaire Charlie ? La "civilité", le "respect" n'imposaient-ils pas de se priver de republier les caricatures ? Car si aux yeux de non-musulmans, caricaturer Mohamet n'a rien de choquant, l'immense majorité des musulmans voient dans cet acte un "discours de haine".
Bien sûr, les journaux ne retiennent qu'en titre le soutien macronien à la "liberté de blasphémer", comme si celui-ci avait été absolu, alors que le propos présidentiel apportait une nuance de taille : non, on ne peut pas tout écrire ou tout publier, sans se soucier d'autrui.
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Écrit par : Philippe de Visieux / | 03/09/2020

RÉFLÉCHIR...

> Quand on veut intervenir sur le terrain politique, la moindre des choses serait de réfléchir aux conséquences et de ne pas faire de cadeau involontaire à l'adversaire qu'on se donne.
Or c'est ce qu'on risque quand on ne se soucie que de faire les bravaches...
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Écrit par : PP / | 03/09/2020

à PV et PP

> Effectivement, du point de vue de la règle d'or, j'admets qu'on puisse leur reprocher la re-publication.
Je reconnais aussi sans difficulté l'incohérence de 'Charlie' qui se plaint cette semaine du manque de protection policière préventive en 2015 alors qu'ils avaient fait commerce depuis le départ de l'antimilitarisme et du "CRS=SS".
Quant à la prétendue "liberté de blasphémer" dont parle Macron, il n'en était pas question dans mon commentaire puisque la référence au propos de Delphine Horvilleur visait à montrer que cette question est le plus souvent très mal posée (par Macron comme par à peu près tous nos contemporains qui n'ont aucune culture religieuse).
Reste que les interdits de l'Islam, même dans la version Al-Azhar, doivent pouvoir être discutés. Quand Al-Azhar prétend parler au nom de tous les musulmans, c'est déjà discutable et c'est ce que discutait Abdelwahab Meddeb, pour ne citer que lui.

JM


[ PP à JM – J'avais rencontré Abdelwahab Meddeb au début du Printemps arabe : c'était un intellectuel courageux mais sans influence sur les musulmans, parce qu'il avait parmi eux une image d'agnostique.
Par ailleurs : une chose est de pouvoir discuter de l'islam (voire mettre en cause ses origines historiques) ; une tout autre chose est de l'attaquer à la façon cul-de-plomb de 'Charlie' et des "humoristes" : c'est-à-dire haineusement et de façon ignare ! Haine et ignardise qu'ils déployaient d'ailleurs depuis plus longtemps contre le christianisme... (La différence étant l'absence de risque, les chrétiens croyants n'ayant pas recours au fusil d'assaut). ]

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Écrit par : JM / | 03/09/2020

BIS

> https://www.la-croix.com/Religion/Charlie-Hebdo-caricatures-Prophete-continuent-dulcerer-pays-musulmans-2020-09-04-1201112325
Les caricatures suscitent l'ire des musulmans, bis repetita. Avec à la clef les prévisibles répercussions sur l'image de la France du Maroc à l'Indonésie ("renvoyons l'ambassadeur de France") et les dangers que la publication fait courir aux soldats français au Sahel en particulier.
Que disons-nous lorsque des non-catholiques profanent la réserve eucharistique, au motif qu'ils n'y voient que des morceaux de pain azyme ? Nous sommes offusqués, et fort légitimement. De même, respectons l'interdit islamique selon lequel le prophète Mahomet ne doit pas être représenté ; cette tempérance, Riss et consorts peuvent-ils l'admettre ?

PV


[ P à PV – Ils ne peuvent pas ! Pas plus qu'aucun consommateur contemporain ne peut admettre de limites aux "pulsions"... Selon la loi du marché, toute limite est haïssable. ]

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Écrit par : Philippe de Visieux / | 05/09/2020

@ Philippe de Visieux

> Votre comparaison est choquante. 'Charlie Hebdo' ne s'en est pas pris à Allah. Blasphème n'est pas profanation. Et d'ailleurs y a-t-il même blasphème : les dessins n'étaient pas injurieux. Les musulmans eux-mêmes ont représenté Mahomet et, quand il ne l'ont pas fait, c'était uniquement du fait de l'interdiction de faire des images d'êtres vivants.
https://www.lyoncapitale.fr/actualite/Peut-on-representer-Mahomet-dans-l-islam/
Il ne faut pas confondre Islam et islamisme. Malheureusement, il semble que les terroristes aient réussi leur opération de communication.
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Écrit par : Guadet / | 08/09/2020

> Danger pour les soldats français au Sahel, oui, mais aussi pour les chrétiens d'Afrique et d'Orient sur lesquels se sont toujours vengé les islamistes dès que 'Charlie Hebdo' publiait une caricature du Prophète, car ils ne pouvaient atteindre la rédaction de 'Charlie Hebdo'.
'Charlie Hebdo' a été prévenu des conséquences de ces publications sur les chrétiens orientaux et africains : sa seule réaction a été d'en publier des milliers d'exemplaires supplémentaires.
C'est dire l'indifférence de ce journal pour leur malheur, et indifférence criminelle puisqu'il en était responsable.
Et tout le monde s'en moquait.
Et puis en 2015, c'est à ce journal que c'est arrivé : les islamistes ont pu faire subir directement à la rédaction responsable, ce qu'ils faisaient subir aux chrétiens d'Orient et d'Afrique pour prix de ces caricatures.
Alors des milliers de gens totalement indifférents jusqu'alors sont descendus dans la rue au cri de "je suis Charlie"... on ne les avait pourtant jamais vu dire "je suis chrétien d'Orient"/ "je suis chrétien d'Afrique".
Et quel intérêt présentaient ces dessins ? Aucun. Ni culturel ni artistique ni intellectuel.
C'est ce qui fait que les journalistes de 'Charlie Hebdo' ne sont pas morts pour la liberté d'expression mais sont morts pour rien. Car à travers ces dessins, 'Charlie Hebdo' ne disait rien.
Rien, le vide intellectuel, rien qu'une rabique haine anti- religieuse et un égocentrisme aussi pathétique que criminel.
Vide + indifférence aux malheurs qu'on cause aux autres + jusqu'au-boutisme infantile dans ses manifestations et criminel dans ses résultats, du droit de dire tout ce qui passe par la tête = nihilisme.
Un égocentrisme qui sombre dans la stupidité : 'Charlie Hebdo' prétend condamner les persécution des chrétiens au Pakistan mais les provoque et clame son pseudo-droit de le faire...

(https://charliehebdo.fr/2020/09/religions/le-tour-du-monde-du-blaspheme-en-10-exemples/)
https://www.google.com/amp/s/www.la-croix.com/amp/1269488
https://www.agenceecofin.com/medias/1901-25879-l-afrique-gronde-apres-la-nouvelle-caricature-de-mahomet-dans-charlie-hebdo

EL


[ PP à EL – D'accord à 150 %.
Et sur les milliers d'émotionnels qui sont descendus dans la rue, très peu avaient déjà ouvert un numéro de ce concentré de vide auto-satisfait qu'est 'Charlie'.
(Sauf autrefois les articles de Bernard Maris, paix à son âme). ]

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Écrit par : E Levavasseur / | 09/09/2020

à Eric Levavasseur

> Vous avez raison.
On a eu raison aussi de s'indigner du carnage et de plaindre les familles des victimes.
Mais affligeante est l'unanimité d'une "classe politique" vide autour du vide de cette feuille d'insultes qui ne voit pas de différence entre le pape et les frères Kouachi. Et ce vide est le produit de cinquante ans et plus de matérialisme mercantile. Quand les "politiques" éprouvent le besoin de s'appuyer sur des éructateurs, c'est le vide au bras du néant.
Preuve : leur incapacité à comprendre les causes de ce qu'ils déplorent.
______

Écrit par : Pierre Guillemot / | 09/09/2020

à Guadet :

> Qu'entendez-vous par "il ne faut pas confondre Islam et islamisme" ? La position selon laquelle seuls les islamistes interdiraient la reproduction imagée du prophète Mahomet ?
Si c'est le cas, pourquoi Al-Azhar aurait
-il condamné les caricatures avec la plus grande fermeté dès 2012 ? Pourquoi le film de 1976 n'aurait osé faire figurer Mahomet que de dos ? Pourquoi vous ne trouverez aucune image du Prophète dans aucune mosquée ?
Je connais très peu de choses à l'islam mais je m'en tiens aux déclarations du Grand Imam d'Al-Azhar : si les caricatures ne sont pas un blasphème au sens strict, elles sont certainement un outrage qu'en tant qu'homme de bonne volonté, je ne peux agréer.
______

Écrit par : Philippe de Visieux / | 09/09/2020

à Éric Levavasseur :

> "Jusqu'au-boutisme infantile" : oui, très certainement. C'est ce qui m'a traversé l'esprit lorsque j'ai lu Riss affirmer « Nous ne nous coucherons jamais. Nous ne renoncerons jamais », comme si la liberté d'expression ne devait souffrir aucune exception, aucune limite. Ce n'est pas l'idée que je me fais d'une société civilisée.
______

Écrit par : Philippe de Visieux / | 09/09/2020

OBONO ETC

> Personnellement cette affaire me fait penser à la polémique qu'il y eut autour du livre de l'historien Sylvain Gouguenheim "Aristote au mont St Michel" et dans lequel il affirmait que l'Occident avait toujours gardé des liens avec Constantinople et sa culture, notamment les auteurs grecs antiques. Celui-ci fut attaqué avec virulence par toute une intelligentsia de gauche.
Dans l'affaire V.A. madame Obono subit l'esclavage et en est donc victime, elle ne fait pas partie des esclavagistes noirs qui vendirent tant de leurs frères aux esclavagistes musulmans et occidentaux.
Il me semble que ce qui gène une bonne partie de la gauche c'est le fait de rappeler la réalité de l'esclavagisme entre noirs africains.
Les réactions "outrées" de tous ces gens ne sont donc que des actions de basse hypocrisie politique.

Z.


[ PP à Z. – Avez-vous lu le livre de Gouguenheim ? Il repose sur une forgerie qui lui a aliéné ses confrères historiens, y compris ceux qui ne sont pas de gauche : prétendre que Jacques de Venise (canoniste et traducteur du XIIe siècle) a traduit Aristote "au Mont Saint-Michel"... où il ne mit jamais les pieds. Ce que vous pouvez vérifier auprès des historiens spécialistes du Mont ou au musée ("Scriptorial") des manuscrits montois, à Avranches.
Ça ne valide pas pour autant la position de nos islamomanes français, aux yeux desquels toute culture est venue en Europe "par les Arabes" (quitte à confondre Arabes et Iraniens, peuples pourtant très différents comme on le voit encore aujourd'hui).
Mais la faille déontologique dans la démonstration Gouguenheim, de même que la bourde de 'Valeurs actuelles', sont un peu du même ordre : elles consistent l'une et l'autre à en faire trop quand on est emporté par le désir de démontrer quelque chose. La question n'est pas d'admettre ou non la responsabilité de chefs africains dans le trafic d'esclaves : fait historique que personne ne nie (même à gauche, sauf chez les racialistes). La question est de savoir comment évoquer ce fait. Or la façon dont 'Valeurs actuelles" l'a fait était grossièrement maladroite, comme l'a déploré le propre rédacteur en chef de ce magazine, Louis de Raguenel, avant de quitter ce jiournal !
Et l'on a vu le résultat : toute la classe politique (RN compris) condamnant la balourdise de VA – et presque toute cette classe finissant par soutenir Mme Obono, donnant ainsi une pseudo-légitimité à ses thèses antirépublicaines.
Ce n'était pas le cas avant l'article et le dessin de 'Valeurs actuelles'.
Le magazine est donc coupable d'avoir accéléré le désastre. C'est inexcusable : et je parle d'expérience, en tant qu'ancien du 'Figaro Magazine' des années 1980 où j'ai vu commettre aussi des bourdes du même genre, inspirées par la même présomption et le même mépris des conséquences... ]

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Écrit par : zitoun / | 11/09/2020

ERREURS

> M. Gouguenheim a ouvertement reconnu son erreur et celle-ci ne suffit pas à condamner au bûcher l' excellent travail qu'il a par ailleurs réalisé. Je conseil vivement la lecture de cet ouvrage ainsi que sa suite "La gloire des Grecs" ces deux tomes fourmillent de données historiques bien vérifiables et partagées par les historiens.

Z.


[ PP à Z. – L'erreur de G. n'était tout de même pas un point de détail, puisqu'elle constituait le titre du livre. Les historiens évitent ce genre de bourdes.
– G. ayant "reconnu son erreur", il ne reste plus à la direction de 'Valeurs actuelles" qu'à reconnaître la sienne... (qui n'était pas sur le fait historique mais dans l'intention plus qu'équivoque de l'article, et dans l'imprévoyance des effets subséquents). ]

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Écrit par : zitoun / | 12/09/2020

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