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10/01/2019

Appel pour un nouveau catholicisme social

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Cet appel (que j'ai signé) est lancé aujourd'hui :


 

http://www.lavie.fr/debats/idees/appel-pour-un-nouveau-ca...

<<  Dix-neuf intellectuels catholiques, issus d’écoles de pensée différentes, lancent un appel pour un nouveau catholicisme social. Face à la crise des gilets jaunes et la question sociale contemporaine, "plus grave encore que celle du 19e siècle", ils veulent élaborer un carrefour en vue de l’édification des communautés solidaires :  >>

 

<< La fracture sociogéographique qui s’est progressivement creusée en France est en train de disloquer notre pays. Aujourd’hui, la "France périphérique" présente un potentiel insurrectionnel parce qu’elle n’en peut plus. Ce peuple de France veut vivre dignement du fruit de son travail et il le fait savoir ; il veut vivre uni dans une communauté de destin, non comme une catégorie reléguée économiquement et culturellement, exclue du récit global du "nouveau monde" financiarisé, où l’idole-argent absorbe le politique.

Cette France périphérique marginalisée par la mondialisation concerne 60 % de la population, selon la classification du géographe Christophe Guilluy et davantage selon d’autres. Elle n’en peut plus de devenir un désert sans bureau de poste, sans maternité, sans médecin, sans usine, sans ferme et sans train ; elle n’en peut plus de payer toujours plus de taxes alors même que les services publics sont démantelés ; elle refuse la marche forcée vers la mondialisation économique ultralibérale et la globalisation culturelle sur lesquelles elle n’a aucune prise et qui se décident sans elle.

Il y a le feu. Notre maison commune France brûle. Cette atmosphère possiblement insurrectionnelle est inquiétante. Pour le gouvernement, l’équation semble insoluble : on ne peut emmener à marche forcée un peuple vers un "nouveau monde" qui le rejette. Devant un tel contexte, la situation pourrait devenir hors de contrôle. Or, dans la révolution, c’est toujours le plus fort qui impose sa loi, pas le plus juste.

Comment instaurer un dialogue social quand il n’y a plus de langage commun entre la sphère financière des mégalopoles et la France des périphéries, entre “les individus de n’importe où“, initiés et mobiles, et “le peuple de quelque part” ? Sur quelle réalité institutionnelle peut s’appuyer un tel dialogue quand les corps intermédiaires ont été sapés et que la représentation politique est décrédibilisée ? Comment trouver un chemin commun quand s’opposent "culture urbaine" mondialisée et culture populaire ?

Tels sont les contours de la question sociale contemporaine. Cette nouvelle question sociale est, sous certains aspects, plus grave encore que celle du 19e siècle, qui recouvrait principalement la condition ouvrière. Un ensemble de lois avaient alors pu la résoudre, au moins en partie. Aujourd’hui, la question sociale dépasse largement les conditions particulières d’une classe sociale, elle atteint la nature même du lien collectif, dans toutes ses dimensions : familiale, culturelle, économique, écologique, géographique ; dimensions que nie l’idéologie de l’économie financiarisée. C’est la cohésion d’un peuple et d’une nation qui est en cause.

Cette nouvelle question sociale dépasse les frontières, comme le montre l’extension du symbole des gilets jaunes au-delà de la France. Dans de nombreux pays, en Europe et dans le monde, la valeur travail, la dignité des travailleurs, leur droit à un juste salaire et à un environnement sain, sont quotidiennement bafoués. Cela concerne les structures économiques mais aussi la responsabilité de chacun, alors que la culture du "toujours moins cher" fait oublier que derrière chaque produit et chaque service, il y a des travailleurs et leur famille.

Dans le passé, des catholiques sociaux se sont levés pour défendre la classe ouvrière. Aujourd’hui, les catholiques doivent se lever pour soutenir le peuple de France et lutter pour un système économique mondial et une Europe au service du développement humain intégral. Nous devons avoir conscience que les fractures françaises ne seront pas résolues seulement par des lois mais par l’engagement de chacun.

Les catholiques doivent se mobiliser pour édifier des communautés solidaires, fondées sur un lien de responsabilité commune, qui puissent redonner à notre pays une perspective, un destin partagé, du travail, un lien par la culture populaire, une histoire continuée, un nouveau souffle familial, éducatif, écologique, spirituel et de vraies solidarités.

Nous sommes membres d’un peuple. La dignité de chacun est de participer à une grande œuvre commune et au bien de notre pays. Le devoir des catholiques, en ce temps crucial de l’histoire, n’est pas de défendre les intérêts d’une communauté, mais de penser et mettre en œuvre un nouveau catholicisme social au service de l’universel et de notre pays. >>

Signataires : Joseph Thouvenel, syndicaliste chrétien ; Mathieu Detchessahar, docteur en gestion, professeur des Universités ; Guillaume de Prémare, délégué général d'Ichtus ; Patrice de Plunkett, essayiste ; Patrice Obert, président des Poissons Roses ; Denis Moreau, philosophe, professeur des Universités ; Emmanuel Gabellieri, philosophe, professeur à l'UCLY ; Gaultier Bès, directeur-adjoint de la revue Limite ; Pierre-Yves Gomez ; Tugdual Derville, délégué général d'Alliance VITA ; Henri Hude, philosophe ; Bernard Bourdin, professeur des universités en philosophie politique ; Antoine Renard, président des Associations familiales catholiques en Europe ; Ghislain Lafont, président de l'Académie d'éducation et d'études sociales ; Gérard Leclerc, journaliste ; Joël Hautebert, professeur des universités ; Diane de Bourguesdon, consultante en stratégie ; Marie-Joëlle Guillaume, écrivain ; Jean-Marie Andrès, président des Associations familiales catholiques.

 

Contact :

nouveau.catholicisme.social@gmail.com

 

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Commentaires

SOUVENIRS

> Ces évènements font remonter à la surface bien des souvenirs : enfant , je passais mes vacances chez mes grands-parents à la campagne . le portail était ouvert , les portes ouvertes , nous voyions les vaches rentrer pour la traite et, plus grands, nous allions avec notre bidon de lait , chercher ce lait mousseux et crémeux que ma grand-mère faisait bouillir avec un anti-monte-lait en verre .
Le soir les personnes âgées étaient assises sur une chaise devant leur porte , les plus jeunes déambulaient dans le village , tout le monde papotait , cancanait avec l'accent ...
En 1971 ou 1972 , tous les volets se sont fermés , il n'y avait plus personne devant les maisons , les éclairs des écrans des télévisions passaient par les interstices.
Nous n'avions pas de poste de TV, nous avons fermé notre portail car il y avait de plus en plus de voitures dans la rue, et je me souviens de ma sidération et de mon désarroi devant la disparition de cette vie sociale, et notre solitude.
L'église s'est vidée , les anciens enfants de choeur pétaradaient sur leurs mobylettes , leurs soeurs "fréquentaient " et écoutaient Sheila et Johnny, les lotissements ont poussé comme des champignons , le village se retrouvait aux caisses de la nouvelle grande-surface. Acheteurs ou caissières , ma grand-mère saluait tout le monde , le village vivait chez Stock...
______

Écrit par : Colleville / | 10/01/2019

PLEINEMENT D'ACCORD

> Je suis pleinement d'accord avec cet appel en raison de ma foi et de mon expérience.
______

Écrit par : Claude Delaunay / | 10/01/2019

PETITS MAIRES

> oui le pbm de nombreux "petits" maires : faire venir un médecin dans leur commune, maintenir quelques commerces ; et pour les plus heureux : un marché ; quant à la messe dominicale, c'est du monde du rêve...
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Écrit par : franz / | 10/01/2019

PAS D'ACCORD

> C'est plein de bons sentiments mais ça me semble trop général et trop vague. Par exemple : "lutter pour un système économique mondial et une Europe au service du développement humain intégral". Ça ne mange pas de pain et c'est facilement récupérable par n'importe quelle idéologie. On peut même trouver ça contradictoire dans la mesure, par exemple, où c'est l'institution d'un système économique mondialisé qui a abouti aujourd'hui à une catastrophe écologique et humaine. Seule la destruction du système économique mondial, et non son changement, qu'on ne peut que rêver, permettrait de revenir à une économie moins destructrice. L'heure n'est plus aux vœux pieux. On ne peut pas améliorer les choses sans rompre nettement avec les causes du drame actuel.
Guadet


[ PP à Guadet – Je suis en désaccord avec vous sur ce point. Le système est international :
il ne peut être combattu que par une Internationale de la résistance, enracinée dans les diverses nations. Un "chacun pour soi" serait tomber d'un mal dans un autre mal, comme Laudato Si le souligne très bien ! Laissons les duperies isolationnistes aux menteurs et démagogues. ]

réponse au commentaire

Écrit par : Guadet / | 10/01/2019

"SANS MANDAT !"

> Très bien cet appel. Il fallait se lancer.
Il y aura sûrement des voix critiques pour dire que le bon M. Macron est offensé par les méchants GJ, ou que l'on aurait dû demander l'avis du grand monsieur X. et de la digne madame Y. : "des catholiques sérieux connus de longue date", voire de TRÈS longue date, et qui ont présidé à l'effondrement d'une grande partie du catholicisme français dans les années 1980. Grands notables poussiéreux qui se seraient dérobés de toute façon en vous reprochant comme les vieux pitres véreux dans le roman de Bernanos d'avoir agi "sans mandat ! rendez-vous compte ! sans mandat !"
Laissons dire. Et traçons le sillon.
______

Écrit par : Daniel Azan / | 10/01/2019

AUTRES PAYS

> Cet appel peut facilement être transposé dans d'autres pays.
Cela peut être le point de départ de "l'Internationale" dont vous parlez ?
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Écrit par : Churubusco / | 10/01/2019

PRÉCISIONS

> Quelqu'un juge que l'appel "manque de précisions".
Cette personne disant souvent du bien du Président, j'imagine ce qu'elle aurait dit si l'appel s'était fait plus "précis" !
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Écrit par : Jeanne Hardy / | 10/01/2019

L'APPEL

> Cet appel a été lancé "sans mandat", certes, mais en rassemblant les signatures de personnes qui ont su passer outre leurs différences.
Autre mérite, qui n'est pas mince non plus : il n'entre pas dans une vaine opposition entre les "bons" et les "méchants" (au choix des amateurs de ce genre de classification), ce qui contribue sans doute à le rendre transposable à divers contextes nationaux.
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Écrit par : Sven Laval / | 10/01/2019

@ Guadet

> Je partage l’avis de PP dans la réponse qu’il fait à votre commentaire. Je suis également (probablement) d’accord avec vous : le multilatéralisme que nous connaissons depuis les années 80 est en fait libéral (Union européenne, OMC, consensus de Washington, etc.).
Mais à l’inverse, ceux qui l’attaquent aujourd’hui (la plupart des illibéraux populistes comme Trump ou Orban) sont pour l’essentiel tout aussi libéraux en économie que leurs « ennemis » « progressistes ». Ils peuvent paraître intéressants à première vue, comme par exemple lorsque Trump dit qu’il va renégocier l’ALENA. Mais il l’est nettement moins lorsqu’il dit qu’il va construire un mur pour empêcher les Mexicains de venir ou qu’il va remettre en cause l’Obamacare.
Si vous lisez le document de la Congrégation pour la doctrine de la Foi sur les questions économiques sorti récemment, s’il me souvient bien, il est écrit qu’il n’existe pas de lois économiques intemporelles. Au fond c’est ce que ne peuvent admettre les libéraux.
Les conditions dans lesquelles nous sommes ne sont plus celles du passé. Nos économies sont interdépendantes. Il est vrai que la mondialisation libérale a incontestablement saccagé la planète. Mais je n’imagine pas, par exemple, que nous puissions résoudre les problèmes d’environnement et même économiques d’aujourd’hui seuls. Regardez le Royaume-Uni : cela fait un an et demi que la BOE dévalue la livre sterling pour un résultat quasi-nul. L’euro n’est bien évidemment pas la solution non plus ; l’exemple grec ne nous l’a que trop montré.
Mais j’ai bien l’impression que personne n’a la solution.
On peut rêver au monde d’autrefois. Il est vrai qu’avant la « révolution conservatrice » des années 80 le monde était peut-être plus paisible. Mais encore, il faudrait ajouter : dans les pays occidentaux. Nul n’oserait imaginer qu’il faisait bon vivre alors au-delà du rideau de fer.
Au-delà se pose une question qui me paraît des plus importantes qui est celle de la légitimité du multilatéralisme. Dans les démocraties, le pouvoir tient sa légitimité de l’élection. Il est possible que les représentants abusent du pouvoir qui leur est confié. Probablement est-ce ce qui s’est passé au cours des 40 dernières années, au cours desquelles on a construit un ordre multilatéral supra-national qui ne respecte très probablement pas la volonté de la majorité de ceux au nom desquels il a été construit.
Cette question là est importante car nous avons besoin d’un tel ordre international.
Et en même temps, nous ne pouvons pas nous passer du cadre national qui est celui dans lequel ont été pensées les politiques de solidarité.
Il me semble que le pape François a appelé de ses vœux une réflexion sur la question du cadre national. Et par ailleurs, pour la doctrine sociale de l’Eglise, dès lors qu’existe un Bien commun, il importe qu’il existe une institution pour « l’incarner; d'où l'attachement par exemple de l'Eglise à l'existence de l'ONU. »
Aussi, une réflexion comme cet appel me paraît des plus intéressantes.
______

Écrit par : ND / | 10/01/2019

à franz :

> Le marché est, dans la ville moyenne où je réside, le seul lieu de socialisation traditionnel : on ne socialise pas chez Carrefour. Cependant, la taille du marché hebdomadaire a fondu comme neige au soleil en vingt ans : dans mon enfance (au début des années 90), on y vendait encore poulets et canards vivants, en cages de bois. Il y a dix ans, quelques petits maraîchers âgés proposaient leur modeste production : concombres, tomates étaient parfois vendus sans que la terre eût été nettoyée (ce qui était autrement mieux que la cellophane des supermarchés !). Aujourd'hui, le marché se limite à quatre ou cinq étals : un boucher, un fromager, des fruits et légumes. Il n'est plus que l'ombre du marché d'autrefois mais au moins il existe ! La clientèle est certes peu nombreuse et vieillissante, mais il est important que ce moment important de la vie de la cité demeure.
______

Écrit par : Philippe de Visieux / | 11/01/2019

à Daniel Azan

> Les catholiques macronistes ne sont pas ceux que vous citez. Ce sont les catholiques qui ont depuis longtemps critiqué l’Eglise dès qu’elle n´etait pas libérale, que ce soit avec Humane Vitae ou Laudato Si qui se rejoignent de manière fondamentale.
______

Écrit par : Ludovic / | 11/01/2019

@ PP

> Il ne s'agit pas de faire du "chacun pour soi" mais de changer vraiment le système. Ellul conseillait de "penser global, agir local". Je ne demande rien d'autre : si on veut améliorer les choses au niveau global, on ne peut agir vraiment qu'au niveau local. SDN, ONU, fraternité universelle, tout cela n'a jamais rien résolu parce que c'est au niveau du fantasme et non de la réalité : ce sont des Tours de Babel. Depuis trente ans on nous promet, et quelquefois sincèrement, une Europe plus sociale, et on commence seulement à se rendre compte que c'est impossible parce que c'est justement l'UE qui l'empêche.
Comme les gilets jaunes, je pense qu'on ne peut plus se satisfaire de bons sentiments ni d'espoir dans une sagesse mondiale. Il faut changer les choses ici et maintenant.

Guadet


[ PP à Guadet - J'en ai pourtant souvent parlé : l'outil du changement ne peut être qu'une Internationale "révolutionnaire" (au sens de "changement radical".
Pourquoi faites-vous comme si je croyais à l'ONU et aux voeux pieux ? ]

réponse au commentaire

Écrit par : Guadet / | 11/01/2019

@ Jeanne Hardy

> Si le "quelqu'un" est moi, vous vous trompez : je n'ai jamais rien pensé ni dit de positif sur notre président. D'ailleurs, si je critique l'appel, c'est que Macron pourrait très bien le signer. Ce n'est pas en accord avec ses actes, certes, mais ce n'est pas en contradiction avec son discours : rendre les services publics plus efficaces, éradiquer la pauvreté, lutter pour l'écologie contre les égoïsmes nationaux, en finir avec "le capitalisme ultralibéral et financier trop souvent guidé par le court terme et l’avidité de quelques-uns", "remettre l’homme au cœur de ce projet contemporain", etc.

Guadet


[ PP à Guadet - Depuis quand prend-on au sérieux les mots d'un politicien ? Seuls les actes ne mentent pas. ]

réponse au commentaire

Écrit par : Guadet / | 11/01/2019

ERRATUM

> Petit erratum: j'ai parlé de dévaluation de la livre. De fait c'est une dépréciation. Mais les conclusions en sont les mêmes: https://www.lemonde.fr/economie/article/2018/11/16/au-royaume-uni-la-croissance-s-est-effondree-malgre-la-depreciation-de-la-livre_5384328_3234.html
______

Écrit par : ND / | 11/01/2019

@ Guadet et PP

> Cet appel est une très bonne chose.
Mais je suis quand même d'accord avec Guadet qui a raison d'écrire " c'est l'institution d'un système économique mondialisé qui a abouti aujourd'hui à une catastrophe écologique et humaine."
Or ce système est mu par une dynamique libérale et consumériste intrinsèque et est lié aux organisations internationales de toutes sorte.
Seuls des Etats-Nations peuvent avoir, (et difficilement !) la volonté, le courage politique d'accomplir une telle rupture grâce à une plus grande cohésion due à une histoire commune, une certaine unité culturelle en particulier linguistique, des intérêts communs, une tradition géopolitique à peu près homogène… et bien sûr, depuis longtemps, l’unité par les liens familiaux !
Certes, il l'accompliront pour sauver leurs "Bien commun " propre mais cela aura des retombée bénéfiques partout.

PH


[ PP à PH - Je voius fais la même réponse qu'à Guadet... ]

réponse au commentaire

Écrit par : Pierre Huet / | 11/01/2019

@ PP et ND

> « Le système est international :il ne peut être combattu que par une Internationale de la résistance ». C’est vrai, à condition que….
A condition que que le caractère international n’en soit pas, justement, l'axe essentiel, le principal pilier, entretenu par de multiples accords multilatéraux.
Auquel cas, il ne peut être brisé que par les défections des nations, qu’elles seules peuvent décider.
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Écrit par : Pierre Huet / | 14/01/2019

L'ADRESSE

> Purée .... !!!! Comment peut on encore utiliser les outils de ceux-la même qui détruisent et déconstruisent nos valeurs !!! Vous avez vu l'adresse email mise en œuvre pour cet appel ?

1/ acheter un nom de domaine avant que quelqu'un ne le pique,
2/ faire appel à un prestataire pour un vrai service de courriers électroniques. Il y en a des pas chers.Je ne souhaite faire de la pub pour personne mais à 0,42 ct ttc d'€/mois pour 3 Go ou 2,10 € ttc/mois pour 50 Go cela devrait rester accessible. Et plus cool ;-)

Pierre


[ PP à Pierre – Soyez sûr que je n'y suis pour rien ! ;-) ]

réponse au commentaire

Écrit par : Pierre O. / | 15/01/2019

"TECHNOLOGIES" ET CULTURE DE MORT

> Même si ça n'a pas de rapport direct avec le fil : le pape appelle (ou plutôt continue à appeler) à "globaliser" le combat pro-vie, en l'étendant à une étude critique du rôle des nouvelles technologies dans l'évolution de la condition humaine. C'est clair, il ne faut pas s'étonner de le voir recevoir des coups de tous côtés !

https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/Pape/Le-pape-etend-combat-pro-vie-nouvelles-technologies-2019-01-15-1200995554?from_univers=lacroix
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Écrit par : Feld / | 15/01/2019

@ Pierre O

> Cela m'a également glacé d'effroi. Un peu comme si les GAFAM nous faisaient comprendre la chose suivante : nous sommes TOUT. Pour vos loisirs, dans vos études, votre travail, vos questionnements existentiels... et même dans vos "changements de paradigme", vos "transitions écologiques", vos révolutions sanglantes (ou non sanglantes, peu importe), nous serons toujours avec vous. Toujours. Jusqu'à la consommation des siècles...
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Écrit par : Feld / | 17/01/2019

@ Feld

> oui...
pour le pélé pour la France, j'ai dû à l'époque me servir de google sites (gratuit, facile, outils pratiques, etc) du coup mail qui va avec, tableau d'inscription qui va avec etc.
depuis il y a des sites gratuits qui se sont créés mais pas avec autant de possibilités (créer un fichier d'inscription avec menus déroulants, administrer les inscriptions "en temps réel" par exemple)
Il faudra que je me penche sur la question
Avis à ceux qui peuvent aider

j'ai vu que Qwant se développe et embauche
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Écrit par : E Levavasseur / | 18/01/2019

NATIONS RELIÉES

> Cher Guadet, les GJ, dont je suis autant que je peux sont, oui, patriotes, au sens de réappropriation du territoire, du sol, dont les citoyens sont exclus par le même processus libéral qui fait les paysans sans terre.
D'où les beaux mots de Pays et de France, drapeaux au vent, ainsi que ce cri des entrailles, ce vagissement puissant face à des forces de l'ordre à la solde d'intérêts privés qui nous interdisent l'espace public, rond-points, autoroutes, rues ou places: "On est chez nous!".
Symptomatique: notre QG a été évacué, le terrain appartenant à l'intercommunalité étant vendu à un investisseur- chinois si j'ai bien compris- pour y faire une usine à cuire du pain industriel, alors que la boulangerie la plus proche, un jeune couple avec enfant, se prépare à mettre la clé sous la porte.
Les Gilets Jaunes mènent une guerre de reconquête du sol pour le rendre à tous.Idem pour nos entreprises et nos services publics. Nous avons soutenu les cristalliers d'Arc en difficulté et, est-ce l'effet espoir jaune?-voilà que le plus grand mouvement de grève depuis 20 ans vient de mettre à bas le plan annoncé par une direction à la solde des actionnaires américains, en quelques jours de mobilisation intense.
Ce dimanche nous lançons la première marche en solidarité avec nos service de santé, autre bien commun dont nous sommes chaque jour davantage dépossédés, les personnels en liquidation, les malades à l'abandon.
Pour les mêmes raisons, les GJ sont internationalistes: ils souhaitent que partout les peuples se réapproprient leur espace public comme leur destinée, et regardent avec joie les gilets jaunes se répandre à l'étranger.
Qui dit internationale dit nations reliées, ici par les droits de vivre, choisir, construire, pour les sacrifiés d'un système supranational broyeur de vie.
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Écrit par : Anne Josnin / | 18/01/2019

@ Anne Josnin.

> Vous avez raison de vouloir distinguer le supranationalisme de l'internationalisme.
Il n'en reste pas moins que ce dernier est d'un emploi délicat et même dangereux, car il déprécie les communautés nationales dans la mentalité du public.
Du coup, il rend immuno-déficient face aux supranationalistes qui brandissent les arguments de fausse morale à tout bout de champ et à grand coup d'amalgame.
Et puis, il donne des boutons aux gens de ma génération tant il fut employé par l'empire soviétique et sa valetaille.

Puisque vous parlez de boulangerie, vous aimerez ce texte, que vous connaissez peut-être déjà:

http://www.gaullisme.fr/2019/01/19/lettre-ouverte-a-un-president-qui-joue-avec-le-feu/?fbclid=IwAR3v_LznsGmIOz2k5I2SxSy7dZgb2SSkCf38144S6ZPpTV_BuVIJu3wYO1U
______

Écrit par : Pierre Huet / | 21/01/2019

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