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25/04/2013

La montée d'un nouveau totalitarisme : pièces à conviction

Deux de nos lecteurs étaient à la journée du 8 avril à l'EHESS.

Voici  leurs impressions :

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À la journée d’études IRIS(CNRS) à l’EHESS, 8 avril 2013

("Au-delà du mariage : de l’égalité des droits à la critique des normes")

 

<<  Les 3 intervenants majeurs :

Didier Eribon (1953), professeur à la faculté de philosophie, sciences humaines et sociales de l'université d'Amiens, chercheur au CURAPP-ESS (Centre de recherches sur l'action publique et le politique - Épistémologie et sciences sociales). Biographe et ami du philosophe Michel Foucault (1926-1984), l’un des penseurs de la French theory et source principale d’inspiration de Judith Butler, Eribon contribue à différents contenus de LigneAzur, et a dirigé pour Larousse la rédaction du Dictionnaire des cultures gay et lesbienne. Ce philosophe qui « repense la famille »révèle dans son livre Retour à Reims l'hostilité qu'il voue à la sienne.

Daniel Borillo (1961) anime deux séminaires de recherche, l’un sur le droit de la sexualité dans le cadre de Paris X -Nanterre1 et l’autre sur les politiques publiques de l’égalité des chances et la lutte contre les discriminations dans un laboratoire du CNRS à Paris2. Il enseigne également le droit privé, le droit pénal et le droit civil espagnol.Il a été à l'origine en 2004, avec Didier Eribon, du Manifeste pour l'égalité des droits qui a conduit au premier mariage entre personnes du même sexe en France, célébré illégalement à Bègles par le député-maire Noël Mamère.  Le 5 décembre 2012, Daniel Borillo participe à une conférence à Sciences Po Paris organisée par le MJS, Amnesty International, le Front de gauche et des associations de gauche et d'extrême gauche. Au cours de la conférence, ses propos comparant les opposants au mariage homosexuel à des nazis font polémique.Il fait néanmoins partie des « juristes de référence » que le Comité national consultatif d’éthique a audités pour élaborer le projet de loi du « mariage pour tous ».

Eric Fassin (1959) : Ancien élève de l’ENS, agrégé d'anglais,chercheur à l’Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux (sciences sociales, politique, santé), unité mixte de recherche associant le CNRS, l’Inserm, l’EHESS et l’université de Paris XIII2. Sociologue engagé dans le débat public, il travaille sur la politisation des questions sexuelles et raciales, en France et aux États-Unis.(Wikipedia) : intervenant dans la controverse qui fait suite à la publication de l'essai d'Hugues Lagrange Le déni des cultures (2010), Éric Fassin conteste les chiffres de cet ouvrage en parlant « d'approximation » et « d'une volonté de grossir le problème ». Sébastien Fath, se rangeant du côté d'Hugues Lagrange dénonce « la tentative de lynchage médiatique » par Fassin, qu'il oppose à la « réflexion nuancée, étayée, éclairante, pragmatique, dépourvue de toute idéologie péremptoire » de Lagrange. Il juge le propos de Fassin « particulièrement nauséabond, à la fois dans ses caricatures de la pensée de Lagrange, ses amalgames douteux... et dans ses sous-entendus politiciens.»

 

Extraits commentés des interventions du 8 avril

<<  Nous avons choisi quelques extraits courts, pour donner un aperçu du caractère idéologique et totalitaire du propos.…

 

DIDIER ERIBON : "pour une éthique intellectuelle"

1. Eribon livre un programme étonnamment subversif pour une « journée d’études » du CNRS : « La subversion des normes est intrinsèquement liée à la transformation du droit, car c'est par le droit que les normes sont imposées à tous. »

2. Remise en cause de l’ensemble des institutions, primauté de la critique des normes du genre : «  La critique des normes du genre et de la sexualité ne saurait s'opérer réellement sans passer par une critique tout aussi radicale des normes académiques intellectuelles tout autant qu'institutionnelles, et même (…) elle constitue un préalable à tout effort pour desserrer le réseau étroitement tissé des mailles du pouvoir, de la domination et de l'assujettissement. »

3. Ambition affichée de réformer l’ensemble du système de pensée, via l’université et la recherche: « Je suis heureux de participer à (…) cette petite communauté alternative (…) attachée à penser autrement ce que peuvent, ce que doivent être la recherche, l’université, (…) pour promouvoir tout ce qui peut ressortir à la dissidence, à la différence, à la reformulation de la pensée critique »

4. Eribon transforme au détour d’une phrase un jugement personnel en fait incontesté (« la défaite des pensées de la transcendance »). Discours paré de termes empruntés au théologique : « Il me semble que si on a assisté àla défaite des pensées de la transcendance, c’est parce que l’immanence du monde social s’est réaffirmée (c’est-à-dire tout ce qui se produit dans le monde social), ce que toutes les invocations des transcendances symboliques (psychanalytiques, anthropologiques etc...) ne peuvent jamais endiguer, annuler et réduire au silence. »

5. Idéologie totalitaire : le corps social obéirait à une évolution propre, qu’il n’appartiendrait pas aux individus de contester : « [On constate] une transformation du social lui-même qui se produit indépendamment de ce que nous voulons ou ne voulons pas - et il ne nous appartient pas de dire que ce n’est pas bien, que ça ne doit pas avoir lieu. »

6.Le droit au mariage gay n’est qu’un début. Vision hyper-individualiste de la société : « Nous devons travailler (…) à l’élargissement jamais terminé des possibilités des droits auxquels peuvent aspirer les individus et les modes de vie qui sont les leurs. Ce qui implique de continuer à défaire la norme hétérosexuelle partout où elle était, partout où elle revient, et à combattre la brutalité des discours qui à nouveau, encore et encore, ont essayé de l’imposer et de la ré-imposer ! »

7.Remise en cause du mythe d’OEdipe ( !) et de la sociologie de la famille : « …C’était le même discours que l’on entendait du côté de la psychanalyse : " la folie guette la société si la norme est bafouée", "c’est OEdipe, ou la folie", "la différence des sexes, ou la folie". Et c’est [cette] violence discursive que les sous-produits et sous-produites ont fait circuler dans l’espace médiatico-politique sous l’habillage de la sociologie de la famille, étrangement investie de la mission de sauver l’ordre symbolique, c’est-à-dire "l’ordre hétérosexuel sur lequel repose la culture humaine", contre la "passion de désymbolisation" qui aurait animé "les ayatollahs de l’égalité" : Eric Fassin, Daniel Borillo, moi et quelques autres » (rires d’Eribon et de l’auditoire)

 

DANIEL BORILLO : "Biologie et filiation : les habits neufs de l’ordre naturel"

1. Décorrélation entre la nature sexuée des parents et leurs fonctions parentales : « La loi n’a pas pour mission de signifier la nature sexuée du parent, mais simplement sa fonction parentale. (…) Si les hommes et les femmes ont les mêmes droits et les mêmes obligations, et si ces fonctions sont interchangeables, pourquoi donc maintenir la distinction terminologique [père/mère] dans la loi ? Comment est-il réactualisé, ce discours d’évidence, qui fonde l’imaginaire de la filiation sur la biologie ? (…) »

2. La filiation père-mère-enfant est un montage idéologique qu’il faut donc «dé-construire » : « Alors que la reproduction est un fait biologique, la filiation apparaît comme une institution juridique et donc culturelle. Le droit peut certes tenir compte du biologique, mais en tant que dispositif d’agencement parental la filiation répond à des règles propres affranchies de la nature. »

3. Retour au droit romain…et mise à profit des concessions de la législation actuelle : « Le droit libéral reprend ainsi la tradition du droit romain pour qui la filiation permettait surtout d’organiser, pour les hommes libres, les successions ou les tutelles(..) , et non pas d’octroyer à l’enfant une quelconque identité psychologique. (...) Pour le modèle civiliste, nul besoin donc de la biologie pour inscrire l’enfant dans une lignée. L’adoption plénière ouverte aux célibataires, ou la possession d’état constituent tant d’exemples paradigmatiques. La différence des sexes comme condition sine qua non de l’établissement d’un droit à la filiation, apparaît (…) de façon explicite assez récemment, 1988 (…) »

4. Pour Borillo la PMA pour les couples hétérosexuels inféconds est une manoeuvre calculée pour bâtir un « schéma symbolique hétérosexuel» dans l’unique but d’en priver les homosexuels : « Anticipant la revendication des futurs parents gays et lesbiens, et afin d’en empêcher sa réalisation politique, les lois bioéthiques ont construit l’Assistance médicale à la procréation (PMA) comme un supposé remède à l’infécondité sur la base de la simulation de l’acte hétérosexuel procréatif. Celui-ci apparaît désormais comme le point de départ permettant la mise en place d’un schéma symbolique : la "vraisemblance biologique". La PMA n’a PAS été pensée politiquement ni construite juridiquement sur la base d’un droit ou d’une liberté comme ce fut le cas pour la contraception ou l’IVG. »

 

ERIC FASSIN : "Mariage, filiation, race et nation"

1. Gommage du caractère explicitement aconfessionnel et apolitique des manifestations, par un amalgame volontaire avec les individus manifestant (de fait, souvent chrétiens et plutôt à droite) : «On a vu combien les mobilisations pouvaient se faire explicitement au nom de la religion, avec des manifestations où on voyait côte à côte, des partis politiques et des Eglises représentées »

2.Pseudo-connaissance de l’Eglise : « …Même si les références à l’Eglise sont beaucoup plus explicites, l’anthropologie qui est mobilisée est de plus en plus explicitement biologisante. (…) Le retour de la loi naturelle est en fait une transformation dans la théologie du Vatican, comme le montrait la célèbre intervention du pape sur les forêts tropicales du mariage hétérosexuel qu’il fallait préserver par une écologie humaine. »

3.L’orateur dévoile explicitement ce qu’il a le plus en horreur : la participation des catholiques à la vie de la cité, ressentie comme un complot favorisé par la droite au gouvernement depuis 2002 : « … Au lieu d’avoir des arguments sur la culture, on a de plus en plus des arguments sur "notre" culture. Et ça, ça coïncide avec cette irruption de la religion, ça coïncide avec quelque chose qui a été décisif dans les années 2000, c’est-à-dire la mobilisation pour l’identité nationale, d’un discours qui était à la fois celui de la laïcité, et celui de la catholicité. Les deux ensembles sont en quelque sorte les deux mamelles de la République… »

 

 

Commentaire des deux lecteurs ayant participé au colloque

 

<<  Comme on le pressent, l’adoption du "mariage pour tous" et son cortège d’inconséquences (adoption plénière et PMA pour les personnes de même sexe, gestation pour autrui) ne sont en réalité que la partie émergée de ce qui apparaît de plus en plus clairement comme un projet subversif aux velléités totalitaires, dont les relais, les financements et l'emprise sur les consciences sont déjà extrêmement bien implantés en Amérique du Nord, en Europe et particulièrement en France.

Depuis trois mois, avec quelques amis nous avons assisté à des conférences promouvant plus ou moins explicitement les "études de genre" en France, et souhaitons partager ce que nous y avons vu et entendu. Vous trouvez ici deux éléments :

- Ci-dessus, des extraits d'interventions données lors de la "journée d'études" organisée par l'IRIS (CNRS) à l'EHESS le 8 avril, à laquelle nous avons assisté. C'est l'occasion de découvrir à travers leurs discours trois ténors français du gender que sont Didier Eribon, Eric Fassin et Daniel Borillo, que nous présentons brièvement dans le document.

- Ci-dessous, une synthèse en 5 points  de ce que l'on perçoit à ce stade des "études de genre":

 

1. Un projet de société protéiforme porté - et financé - par le milieu universitaire et les fonds publics

Le vocable "Théorie du genre" qui désigne ce projet doit être utilisé avec prudence, car il laisse imaginer un socle théorique unique, bien défini et figé (et donc dénonçable et attaquable); bien au contraire, ce projet multiforme est une masse grossissante d’études et de postulats intellectuels, sociologiques, psychologiques et scientifiques en constante évolution depuis les années 1970, universellement auto-désignés comme "les études de genre" (voir l’article fourni et orienté de Wikipedia).  

 

2. Les points de convergence des études de genre

L'abondante littérature, la diversité des domaines de "recherche" concernés (sciences humaines, anthropologie, psychologie, sociologie, philosophie, droit...) et leur constante évolution nécessitent un effort d'appréhension titanesque. Néanmoins, ces études semblent converger sur les points suivants:

- Le genre de l'être humain n'est pas déterminé biologiquement, mais est le fruit d'une construction culturelle et idéologique dont le sexe biologique n'est qu'un élément. 

- Les sociétés occidentales sont "hétérocentrées" et la cause désignée en sont la culture judéo-chrétienne et ses philosophes précurseurs grecs comme Aristote; les mythes fondateurs comme celui d’Oedipe sont remis en question, vingt siècles de droit sont frontalement remis en cause.

- L'objectif principal est de "dé-construire" tous les éléments constitutifs ou symboliques de notre société (ils n'utilisent pas le terme "détruire", qui supposerait une légitimité naturelle ou immanente de l'organisation sociale classique). C'est pourquoi on retrouve une sémantique de la destruction, de l'éradication, de l'épuration, auto-justifiée par une diabolisation primaire de tout ce qui pense autrement.

- Remarque 1: la question de la sexualité est omniprésente, l'assouvissement sexuel sous toutes ses formes prime sur la raison et apparaît comme le seul principe fondateur de la société. ("idolâtrie" stricto sensu)

- Remarque 2: contrairement aux idéologies totalitaires du siècle passé, la destruction ("dé-construction") est ici la finalité du projet: il n'y a aucune volonté de "reconstruction" d'une société alternative. Non seulement "la fin justifie les moyens", mais plutôt "les moyens constituent une fin".  Pour convaincre, les promoteurs du gender utilisent de façon très perverse l'aspiration naturelle de l'homme à agir en vue d'une finalité, en l'occurrence ici à désirer une société plus égale et (illusoirement) moins contraignante; mais ils prennent bien garde de ne pas expliciter ce à quoi pourrait ressembler cette société pour le moins totalitaire.

 

3. La France, mère... et fille du Gender

Bref historique de cette « production intellectuelle » exclusivement occidentale et dont la France a fourni les maîtres à penser:

- 1960-1980 : les « philosophes » de la  « French Theory » (Jacques DerridaGilles DeleuzeMichel FoucaultJacques LacanJean-Francois Lyotard)

- 1960-2010 : des universitaires américains et franco-américains (Monique Wittig (60s), Judith Butler (2000s)) approfondissent la « French theory » et donnent aux thèses de genre une renommée internationale

- Depuis 1980 : des universitaires et sociologues locaux (en France notamment) poursuivent leurs « recherches », produisent une littérature abondante et travaillent activement à l’endoctrinement des milieux scolaires, associatifs et estudiantins (LigneAzur, CNRS, etc...) ainsi qu’à un lobbying intense au niveau des institutions du pays. Parmi les promoteurs actifs nous citerons Didier Eribon, Eric Fassin et Daniel Borillo que nous avons vus à l'œuvre (voir PJ). On ne présente plus Caroline Fourest, Najat Vallaud-Belkacem ou Pierre Bergé.

On remarque que la France porte une responsabilité.

Paradoxalement, on peut donc penser que la France est appelée à jouer un rôle de premier plan dans la nécessaire prise de conscience des nations et dans la défense de la liberté ontologique de la personne. Les initiatives spontanées du peuple français depuis cinq mois sont clairement porteuses d'espérance sur ce point.

 

4. Totalitarisme

L'aspect protéiforme de ce courant de pensée le rend difficile à combattre, car extérieurement il n'est pas ouvertement politisé ni incarné par un leader; c'est un levier majeur pour ses promoteurs, qui n'hésitent pas à affirmer le caractère scientifique, universel et de bonne foi de ces "études", ce qui les place de facto hors d'atteinte d'une critique d'ensemble: la lutte doit être menée au cas par cas, par un travail de vérité sur chaque étude et sur chaque promoteur.

En revanche, nous pouvons témoigner que "de l'intérieur" (dans des cercles fermés ou acquis à la cause), les lignes de force sont lumineuses. Les promoteurs du gender expriment ouvertement une haine viscérale des trois religions monothéistes et de leurs fidèles, et particulièrement de l'Eglise catholique. Le mécanisme de diabolisation fonctionne à plein régime, il y a une volonté explicite de nier la multiplicité des visages et des opinions de ceux qui osent s'opposer à l'idéologie imposée, et de les enfermer dans des stéréotypes affligeants. Cette haine s'étend à l'ensemble de notre héritage culturel et social, et particulièrement aux Institutions et à la vérité historique.

Pire encore, les auditoires que nous avons côtoyés sont au mieux, privés de tout sens critique, au pire galvanisés devant un discours pseudo-éloquent aux ficelles grossières. Ambiance "tribunal révolutionnaire" ou "procès stalinien" garantie pour celui qui pose une question pertinente aux intervenants.

 

5. Le gender pour tous, c'est ici et maintenant

Nous avançons à marche forcée, avec une complicité explicite de l'Etat et super-étatique (Europe), vers l'avènement d'une société digne du "meilleur des mondes" d'Aldous Huxley, où règneront inévitablement la délation, l'emprise sur les consciences, les détresses individuelles et la persécution des justes. Aujourd'hui en Espagne, en Allemagne, des pères de famille qui ont soustrait leurs enfants de cours d'éducation sexuelle obligatoires ont été soumis à l'amende, et les récalcitrants ont été condamnés à de la prison ferme! (Lire absolument l'édifiante tribune de Gregor Puppinck: http://www.zenit.org/fr/articles/le-gender pour-tous-et-les-droits-des-parents).

Patrice André nous offre aussi une projection des plus stupéfiantes dans la video suivante: 

http://www.youtube.com/watch?v=bQg-8bsPVHY.

Enfin, il est bon de savoir que Thomas Hollande, fils de l'actuel président, a créé en 2012 le think tank Laboratoire politique qui a pour objectif de repenser l'ensemble des problématiques de l'espace public selon les concepts "queer": http://www.theoriedugenre.fr/spip.php?article34. On ne peut plus douter de l'implication directe du chef de l'Etat lui-même dans ce projet subversif...

 

La prise de conscience collective ne peut qu'émerger de prises de conscience individuelles : la paresse intellectuelle et le court-termisme sont probablement deux catalyseurs majeurs des dérives totalitaires. Il devient donc impératif de s'informer, de se former, et de dénoncer les projets funestes qui se préparent sous couvert d'une bien-pensance bon marché et de discours faussement compassionnels.
Quant aux moyens d'action à engager dans ce combat d'une autre nature, l'expérience des derniers mois et finalement l'histoire nous indiquent clairement l'arme absolue: faire émerger une vaste contestation pacifique mais audacieuse, en recherchant individuellement cette paix intérieure que seul procure le service d'une cause éminemment juste, cette paix indestructible et contagieuse qui a animé Lech Walesa, Gandhi et bien d'autres, et qui a sonné le glas de tant de régimes dictatoriaux. >>


 

Commentaires

MERCI A EUX

> Merci très sincèrement aux lecteurs qui s'infligent courageusement ces conférences et colloques si accablants pour nous informer!
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Écrit par : Pierre Huet / | 25/04/2013

NOVLANGUE

Une simple réflexion face à ce charabia prétentieux
Rien que leur syntaxe en dit long.
Ils ne disent pas "penser à la famille" mais "penser la famille"
(en soi, c'est déjà une faute de français, on pense+verbe : je pense venir ou on pense +adjectif : je LE pense intelligent ou bien on pense A qqchose)
Mais ici c'est voulu et révèle un côté totalitaire.
-"je pense à la famille"= je réfléchis à propos de la famille, donc je m'intéresse, donc j'aime.
-"je pense la famille" = je façonne la famille. Je modèle à ma convenance donc je n'aime pas. le concret (ici, la famille) n'existe pas, il n'y a que l'idée que j'en ai
le premier montre qu'on s'intéresse à une chose qui existe en elle-même.
le second montre un volonté de façonner cette chose concrète à volonté, selon son imagination.
Pas convaincus ? prenez un exemple: il pense à sa femme & il pense sa femme.
Dans le second cas, on dirait qu'il pense à sa femme en la concevant de façon totalement froide, déshumanisée, qu'il pense comme un robot à un autre robot.
novlangue ?
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Écrit par : E Levavasseur / | 25/04/2013

Merci E. Levavasseur

> J'ai bien aimé votre réflexion sur la syntaxe à propos de la formule "penser la famille".
J'ajouterai juste qu'il conviendrait de panser la famille, aujourd'hui bien abîmée et blessée...
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Écrit par : Michel de Guibert / | 25/04/2013

UNE GRÈVE CONTRE LES MEDIAS ?

> Pour sonner le glas de la dictature du "genre", de ses filières et de ses dérivés, pour en finir avec l’aristo-crazy libertaire au pouvoir, il faut - comme suite à la manif pour tous - lancer une grève passive mais massive de la télévision et des autres médias qui utilisent la pub pour se financer. Ainsi, pourra émerger la "vaste contestation pacifique mais audacieuse" que réclament ces deux lecteurs ayant participé à ce colloque. Voilà peut-être une manière de combattre très facilement et efficacement ce monstre aux yeux doux de système infernal qui pervertit tout. Il n'y a rien de subversif là-dedans! juste un moyen de faire taire un peu les bruits du monde pour lui faire entendre (à l'instar de Gandhi appelant au boycott de leurs produits de consommation face à l'occupant anglais ) la réalité, la vérité sur les dérives totalitaires qu'il doit combattre et comment s'y prendre pour obtenir du gouvernement qu'il mette en œuvre les vraies réformes qu'on est en droit d'attendre de lui...déjà, le retrait de la loi Taubira !
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Écrit par : michel Baude / | 26/04/2013

ET ILS S'INTITULENT "REPUBLICAINS" !

> Laissez toute espérance, vous qui entrez !(Dante)
Tiens, on retrouve La Forge (du diable ?).
L'ostracisme, le déni de participation au débat démocratique et à la représentation nationale n'est même pas effectué à mots couverts.
Harangue et invectives au menu.
A lire en entonnant "Aux armes !", sans doute ?
http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/220413/la-republique-besoin-des-republicains
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Écrit par : Sigismond / | 26/04/2013

NOUVEAU TOTALITARISME

Je me joins aux remerciements de Monsieur Huet envers ces deux lecteurs.
Quelqu'un a récemment affirmé que nous ne sommes pas dans les années 30 (arrivée de totalitarismes), ces deux personnes me montrent le contraire. Le totalitarisme est en route. Les chrétiens, et en particulier les catholiques romains, sont les juifs de ce nouveau totalitarisme.
Je suis catholique romain. Que faire face à ça ?
Ces gens imposent une réalité complètement créée au reste de l'humanité. Ils vivent selon une idée de la liberté comme le droit de faire n'importe quoi et d'être aussi n'importe quoi n'importe quand et n'importe où. Tout ce qui s'oppose à cette idée de la liberté est considéré comme une abomination.
Par exemple, je pense que la vérité est une parole correspondant à quelque chose dans le monde. La notion de vérité met une limite à ce qui peut être affirmé. Donc la vérité est une abomination.
Je note aussi que ces gens se réjouissent de la défaite des pensées de la transcendance, détruites par l'immanence du monde social s'est affirmée. Cette idée me semble simple à comprendre si on part de la liberté selon Sartre (Le droit de faire tout ce que l'on veut tant que l'on ne blesse personne d'autre que soi). Une transcendance affirme que quelque chose dépasse les individus. Elle est donc une abomination à détruire.
La sexualité est centrale à toutes ces revendications et histoires. Il l'était déjà avec Freud. Je pense que nous avons ici un sujet de discussion infini des humains entre eux. Il touche à l'aporie de la pensée. Il est le centre d'un individu libre au sens sartrien. C'est le lieu ultime de son expression de la liberté au sens du droit de faire n'importe quoi dans son coin. Il est donc le lieu privilégié de toutes les discussions sur cette nouvelle société.
Tolérer toute contradiction ou discussion de ce genre de point revient à tolérer une limitation de la liberté (toujours au sens du n'importe quoi dans son coin). Ces gens se retrouvent donc parfaitement intolérants et incapables d'accepter des questions embarrassantes ou simplement pertinentes. Accepter ça revient, pour eux, à accepter des blessures à leur identité.
Bref, le réel est intolérable (et je ne parle pas de la transcendance), la vérité est une abomination, la discussion pertinente est une agression. La relation humaine, au sens de gens cheminant ensemble dans ce monde en échangeant leurs expériences, devient une impossibilité.
Pour réagir face à ça, je me sens bien désarmé. Ces gens me blesseront et m'humilieront par tous les moyens (mensonge compris) pour me faire taire. J'ai avec moi le réel, que je connais plutôt mal, la vérité, que j'ai toujours de la peine à prononcer, la relation, toujours un miracle tant elle est fragile, Dieu, qui me laisse trop souvent parler, l'idée de dignité de l'être humain, infinie car reçue de Dieu. Tout cela me laisse sans force ni voix face à un individu ne tolérant aucune trace ou limite de trace de ce qu'il affirme être sa vérité.
Pour ma part et avec mes moyens, je pense qu'il est possible de faire deux ou trois choses. La première est de garder soigneusement le lien avec Dieu ouvert par la prière et la méditation. La seconde est de vivre mon idée de la transcendance en acceptant ouvertement d'être dépassé quand je ne comprends pas et en allant voir ce que je peux y comprendre sans jamais reculer devant le problème. La troisième est de vivre cette idée de dignité humaine en acceptant chacun comme il est. Si deux de mes relations se disputent, je l'accepte mais ils ne peuvent pas me demander de choisir mon camp. Là, je pense jouer un rôle de sel de la terre. Ça va me faire mal. J'espère arriver à tenir le coup.
Nous sommes dans le temps de l'espérance. Il doit y avoir d'autres choses à faire durant ce temps que celles que je viens de formuler.

PS : Je peux aussi vivre l'affirmation que la sexualité n'est pas le centre de la vie humaine.
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Écrit par : DidierF / | 26/04/2013

LIEN

> http://www.zenit.org/fr/articles/du-mariage-pour-tous-a-la-gpa-pour-tous-en-passant-par-l-europe

est le lien pour arriver à l'éditorial. Celui qui est affiché ne passe pas.
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Écrit par : DidierF / | 26/04/2013

LE SENS DES MOTS

> Les extraits sont sidérants : une suite de postulats, d'amalgames, présentés comme des faits avérés, comme des vérités établies.
Il faut du courage pour écouter cela placidement...
Ce qui est "symptomatisant", c'est l'adjonction des mots et/ou d'adjectifs sans qu'en aient été établi les liens. Cela conduit à insérer des nouveaux sens dans des mots où ils n'ont manifestement pas leur place. Le langage devient incompréhensible et c'est sur cette base que leur théorie se construit.
C'est presque pire que la novlangue qui consiste tantôt à utiliser des sigles (pour aveugler), tantôt des périphrases (pour diluer) là où un vocabulaire pourtant explicite existe.
Le pire est que cela fonctionne puisque même leurs adversaires reprennent ces formules de la novlangue.
Il faut avant même de chercher à argumenter demander à reformuler (novlangues) ou à éclaircir les postulats de ces mots accolés (demander le pourquoi / mettre en lumière).
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Écrit par : franz / | 26/04/2013

LES YEUX OUVERTS

> Terrible, mais il faut bien avoir les yeux ouverts.
Epouvantable, l'inertie de nos concitoyens, incapables de briser la servitude volontaire que leur impose, avec tous ses ors, le dieu Plaisir : "on m'offre des droits, le droit de jouir, jouir, jouir encore et toujours, et toujours davantage, on me libère de toutes mes responsabilités, je n'ai même plus à me demander si j'ai lésé quelqu'un, je peux même rejeter la faute sur lui".
Quelle séduction !
Quelles chances avons-nous de les arracher à une vision si lénifiante ? Le désir d'une vraie liberté sera bientôt éradiqué dès l'enfance: incapables de concevoir un autre univers, nos enfants (pardon: les enfants "de la République" puisqu'il paraît qu'ils lui appartiennent).
Et comment ne pas rire (jaune) des contradictions de ce système pour poissons rouges ignares ?
Les théories qui ont la faveur des Femen s'appuient sur le droit romain, le plus machiste de l'histoire européenne peut-être... Et les tenants de cet ultra-conformisme, cette pensée unique qui s'étale sur tous les frontons officiels et toutes les unes, se présentent comme d'héroïques minorités dissidentes en lutte contre on ne sait quel "pouvoir" (enfin, si, on sait: le croquemitaine Eglise catholique).
"Et alors, si ça me permet de faire ce que je veux".
______

Écrit par : Phylloscopus / | 26/04/2013

LA QUESTION DE FOND

> Initiative déjà ancienne des Gender / Queer foucaldiens coalisés : l'attaque radicale de la psychanalyse (et donc de l'Oedipe) comme machine d'emprise 'hétérosexiste' sur les sociétés. Voir le "Livre noir de la psychanalyse", typique :
http://www.amazon.fr/livre-noir-psychanalyse-Vivre-penser/dp/2912485886/ref=sr_1_4?s=books&ie=UTF8&qid=1366993128&sr=1-4&keywords=livre+noir+de+la+psychanalyse

La question de fond de tous nos débats n'est-elle pas : la différence sexuelle est-elle, oui ou non, de l'ordre du fondement anthropologique ? Ou une simple orientation sexuelle équivalente à n'importe quelle autre ? Le principe de pseudo-équivalence qui nous a fait basculer de l'imaginaire "homme / femme" à "hétéro / homo" comme base de l'humanité, voilà ce qu'il faudrait déconstruire.
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Écrit par : Alex / | 26/04/2013

LE REEL

> Ce ramassis d'inquiétants imbéciles butera qu'il le veuille ou non sur un obstacle inéluctable : le RÉEL. Dans le monde réel, les théories débiles - avant d'être en effet totalitaires - du genre n'ont AUCUNE espèce d'incidence. La vérité est que la grande, l'écrasante majorité des personnes autour de nous se considèrent naturellement, viscéralement, biologiquement et métaphysiquement des hommes ou des femmes. Je ne m'aveugle nullement sur les procédés politiques des plus terroristes auxquels recourent ces frappadingues ; mais je dis qu'àin fine le réel gagne toujours. Je suis donc convaincu que, dans les décennies prochaine, le byzantinisme pervers de ces débats sera jugé comme un délire comique somme toutes bien plus bête que méchant...
Regardez attentivement la Butler... http://www.youtube.com/watch?v=Bo7o2LYATDc
______

Écrit par : Guit'z / | 26/04/2013

TOUTES

> Oui, Alex, vous avez raison !
Mais, au fond, toutes les personnes homosexuelles savent bien qu'elles sont nées d'un homme et d'une femme.
Et leur orientation sexuelle différente ne leur fait pas méconnaître pour autant qu'ils sont des hommes ou des femmes.
Le reste n'est qu'idéologie !
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Écrit par : Michel de Guibert / | 26/04/2013

VIDES DE SENS

> A propos des mots : cela ne fait pas si longtemps que l'on nous abreuve de :
- l'interdit de la "discrimination",
- de l'obligation de la "tolérance"
- et que dire de l'association absurde des deux mots "famille" et "monoparentale" !
Les mots me manquent justement pour faire la liste de toutes ces expressions qui changent le sens des mots et cherchent à enrober la réalité d'une fumée épaisse.
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Écrit par : FL / | 26/04/2013

INELUCTABLE

> Bien plus bête que méchant...
Je voudrais avoir votre optimisme, mais je crains fort que cette idéologie, jointe à quelques autres, ne cause beaucoup de mal avant son inéluctable écroulement. Car bien évidemment, je suis d'accord avec vous, un tel déni du réel ne peut tenir sur le long terme.
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Écrit par : Barbara / | 27/04/2013

@ Guitt´z

> Votre raisonnement sonne juste mais il est faux. En économie, oui, on est rattrapé par la réalité. Mais dans le domaine idéologique, il faut tellement de temps en pratique pour toucher le fond que les dégâts causés dans l'intervalle sont irréparables.
Le malheur est que beaucoup trop de monde (les personnes de bon sens) pense comme vous et pendant ce temps, le mal fait son chemin.
Pensez au phénomène de résonnance : lorsqu'un système mécanique entre en résonnance, il repasse à l'équilibre entre 2 oscillations. On est donc fondé à croire qu'il en sera toujours ainsi. Mais en fait, l'amplitude des oscillations est à chaque fois plus importante. Le résultat est la destruction du système.
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Écrit par : Hubert / | 27/04/2013

@ FL

> quand je vous lis, j'ai "mal à la France".
Il faut "repenser la tolérance".
Parce que "ça pose question" (au niveau du vécu, of course)
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Écrit par : E Levavasseur / | 27/04/2013

@ E Levavasseur

> Je ne comprends pas votre message, s'il m'est adressé.
Pouvez vous le préciser ?
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Écrit par : FL / | 27/04/2013

@ FL

> Je crois que E. Levavasseur abondait dans votre sens, en y ajoutant une couche sur un mode ironique !
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Écrit par : Michel de Guibert / | 27/04/2013

@ Hubert (et à Barbara) :

> Sans chercher le débat pour le débat, je ne suis pas convaincu par votre objection.
D'abord, méfions-nous des analogies : les lois de la mécanique ne s'appliquent pas à l’humanité ; pas plus que l'éthologie simiesque ne rend compte du phénomène humain (malgré l’émerveillement que suscitent à présent les mœurs sexuelles des bonobos !)
Ensuite, je raisonne à une échelle de temps moyenne, quelques décennies : à un niveau d'observation, si j'ose dire, pré-anthropologique. Or, s’agissant de la théorie du genre, nous parlons d’un phénomène trop marginal, « branché », pour constituer une tendance historique notable. Que de bigbang font pschitt ! Que de malins s’en mordent encore la langue ! Je maintiens que les lésions idéologiques, disons les pensées aussi manifestement dysfonctionnelles, contrairement aux lésions écologiques, cicatrisent d'elles-mêmes. Au-delà (d’une vie d’homme, en gros), on ne parle plus de lésion mais de mutation. Faute de données suffisantes, je juge à moyen terme, et maintiens que nous sommes encore loin d’une mutation redoutable des mentalités.
Inquiet s’agissant de notre avenir dans son ensemble, de la crise économique et sociale, de la crise spirituelle générale du monde contemporain, j’ai cependant le sentiment que les lubies de Butler et ses camarades en sont un aspect trop évidemment délirant et marginal pour présenter un vrai danger. L’un des objectifs sous-jacents du mariage pour tous est évidemment d’imposer la théorie du genre comme référent socioculturel exclusif : or, autant le Pouvoir culturel en place peut réussir son coup s’agissant du mariage gay, autant il imposera plus difficilement le gender. L’ingénierie sociale peut, moyennant quelques sophismes et beaucoup de formatage, nous imposer collectivement la « tolérance » : elle ne peut nous obliger à nous nier eux-mêmes, individuellement. Le mariage gay n’affectera pas « mon » mariage ; la théorie du genre prétend régenter « ma » propre conscience : la nuance est de taille.
Le fait que la théorie du gender soit aujourd’hui la doctrine officielle de l’Ecole est gravissime et il y aura de la casse, c’est certain. Mais je garde confiance en l’humanité moyenne, le bon sens des parents. Peut-être même – qui sait ? – l’inculcation forcée de cette théorie satanique aux chères têtes blondes précipitera-t-elle l’effondrement de l’Education Nationale post-68 – cette garderie sociétale devenue prison mentale : cette ennemie du Savoir devenue ennemie du genre humain – en déclenchant une réaction en chaine contre ce mouroir public de l’Esprit ?
Chacun des forfaits du Système l’alourdit de mots morts. Plus il accumule de contradictions, d’excès et de foutaises, plus il menace d’en crever. Alors oui, cher Hubert… ne baissons pas les bras au pied levé !
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Écrit par : Guit'z / | 27/04/2013

CHROMOSOME Y

> je souhaiterais savoir ce que vous pensez de cette enquête scientifique sur des sportives chez qui on a trouvé un chromosome Y. Ayant passé une soirée à lire des texte sur la théorie du genre, le lendemain, j'entends cela à la radio, ça m'a semblé vraiment étrange, je me demande si cette étude est véridique et n'est pas de la manipulation. Elle tombe vraiment à point avec le mariage pour tous!
Je vous remercie de votre attention.
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Écrit par : Marie / | 28/04/2013

PATHOLOGIE DE LA VALEUR

> Comme elles sont instructives, les lectures conjointes de cette note sur cette journée d’études IRIS(CNRS) du 8 avril 2013 et de l’ouvrage « Incurable Romantisme » de Jean Duchesne, chez Parole et Silence, dans lequel on retrouve les origines intellectuelles – peut-être vaudrait-il mieux parler d’origines mentales – de cet individualisme forcené des « génies » romantiques amateurs de « sublime », à la fois rêvant de forcer et dépasser la nature humaine et attendris par le spectacle de la Nature, méprisant le vulgum pecus et se construisant une spiritualité plus ou moins pacotille à la demande. Bref, les évocations des auteurs romantiques, surtout anglais nous montrent les préfigurations du bobo EELV qui promeut l’IVG et la PMA et, tout aussi consciencieusement, ne mange que bio… Jean Duchesne nous montre comment, au dela des expressions artistiques « l’excitation inquiète » et le consumérisme s’alimentent mutuellement par l’intermédiaire du « progrès ».
Il soulève aussi une autre question, capitale, annoncée par le sous-titre : « La pandémie culturelle qui défie la nouvelle évangélisation ». Comment l’individualisme romantique est une pathologie de la valeur que le christianisme accorde à la personne, comment il pollue la relation avec la Révélation et l’Eglise… Mais ça, c’est une autre histoire !
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Écrit par : Pierre Huet / | 29/04/2013

à Marie

> Concernant ces athlètes féminines, il s'agissait en fait d'hommes (46XY) ayant un phénotype féminin du fait d'un déficit en 5 alpha réductase (anomalie génétique endocrinienne, qui a entraîné une ambiguïté sexuelle à la naissance puis une virilisation à la puberté leur conférant un avantage incontestable sur le plan sportif). Cette ambiguïté sexuelle n'a rien à voir avec les théories du genre : il s'agit ici d'une anomalie endocrinienne, non d'un stéréotype culturel !
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Écrit par : Michel de Guibert / | 29/04/2013

PROJET

> Dans le domaine de l'anéantissement de la filiation, un sujet, à première vue bien différent, mais allant dans le même sens, le projet de réglement européen sur les données personnelles :

http://www.bibliofrance.org/index.php?option=com_content&view=article&id=1208:laaf-contre-le-projet-de-reglement-europeen-sur-les-donnees-personnelles&catid=80:articles-de-bibliofrance&Itemid=36

ça vaut les "trous de mémoire de Orwell dans "1984".
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Écrit par : Pierre Huet / | 05/05/2013

LE GENRE

Mon travail de fond sur l'idéologie du genre peut vous apporter d'autres éléments. Pourquoi pas se rencontrer ?
Homme Culture & Identité travaille sur l'identité masculine et l'idéologie du genre.
Un article sur le fondement politique de l'idéologie du genre : http://www.homme-culture-identite.com/article-les-philosophies-du-genre-et-leur-fondement-politique-112376493.html
Cdlt
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Écrit par : Alexis / | 06/05/2013

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