Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

11/04/2026

Macron chez le pape : accord verbal

Sans titre.jpg

Plutôt d'accord sur le drame du Moyen-Orient, Emmanuel Macron et Léon XIV ne le sont pas sur l'euthanasie. Dans ce domaine, la religion de Macron est le prêt-à-penser médiatique :


Le pape Léon XIV a reçu Emmanuel Macron : audience du premier pape américain de l’histoire à celui qui est devenu l’une des cibles de Donald Trump et de Benyamin Netanyahou, alors que les Etats-Unis cherchent à sortir d’une guerre iranienne où Israël les a entraînés.

Sur le drame du Moyen-Orient, Paris et le Vatican sont d’accord : Macron comme Léon XIV jugent inacceptable le bombardement permanent du Liban par Tsahal et les massacres de civils.

De même, le pape et le président ont condamné la menace américaine de détruire les infrastructures de l’Iran et d’anéantir sa civilisation, menace proférée par Donald Trump avant de se laisser convaincre (provisoirement) d’ouvrir des négociations.

Il y a d’autres points d’accord entre Emmanuel Macron et Léon XIV. Par exemple la régulation numérique pour protéger notamment les mineurs. Le pape va publier en mai une encyclique consacrée à l’intelligence artificielle, sujet d’avant-garde qui le préoccupe. Et le président français se dit partisan de mesures fermes – mais pour passer à l’acte il lui faudrait abjurer le dogme d’intangibilité des entreprises qui inspire le traité de Maastricht : son accord avec le pape sur ce point risque de ne pas donner de résultats concrets.

Restent les sujets sur lesquels Emmanuel Macron n’est pas d’accord avec Léon XIV. Par exemple l’euthanasie, que le président français est décidé à instituer en France alors que le pape et la plupart des médecins y voient une légalisation de la barbarie... Pourquoi Macron tient-il tellement à l’euthanasie ? Parce qu’il suit l’air du temps, c'est-à-dire le prêt-à-penser médiatique, ce qui empêche de réfléchir aux conséquences. L’expérience belge dans ce domaine a pourtant de quoi nous instruire.

D’autre part c’est une habitude : les dirigeants français sont toujours très polis envers le pape mais sourds à ce qu'il dit du sociétal. À l’heure où Emmanuel Macron s’envolait pour Rome, le communiqué de l’Elysée soulignait que cette visite s’inscrivait “dans la tradition républicaine et laïque. Formule équivoque car il y a plusieurs versions de la laïcité républicaine : et nos dirigeants jouent de cette équivoque, parce qu'en général ils aiment tenir toutes les positions à la fois – et finalement aucune.

 

Sans titre.png

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.