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04/11/2022

Les évêques et le scandale Santier : message du pape

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À la CEF réunie à Lourdes, le Saint-Siège a fait parvenir un message qui souligne la gravité de la situation  de l'Eglise en France. Voyons maintenant ce qui va en sortir – et répétons-le, la coupe est pleine :


À l’ouverture de l’assemblée plénière de l’épiscopat français à Lourdes, lecture d’un message du pape François transmis par le cardinal Parolin : “Alors que l’Eglise de France est une nouvelle fois bouleversée par le drame des abus de la part de certains de ses pasteurs, le Saint-Père (…) sait votre détermination à rendre à l’Eglise de France son véritable message missionnaire, et il vous encourage à aller de l’avant avec audace et discernement. Plus que jamais vous êtes appelés à vous pencher sur les blessures du peuple de Dieu. Les victimes de ces abus, en premier lieu ; mais aussi toutes les personnes scandalisées, déçues et éprouvées, en particulier vos prêtres dont le si beau ministère se trouve déshonoré et rendu plus difficile encore…”

Puis discours de Mgr de Moulins-Beaufort commençant par le scandale Santier : << Nous pensons aux diocésains de Créteil qui se sont sentis doublement trahis. Nous pensons à ceux et celles qui faisaient confiance à nos décisions de l’an passé et qui sont replongées dans le doute et l’inquiétude. Nous-mêmes, nous nous réunissons avec des sentiments mêlés de colère, de honte, d’impuissance, d’incompréhension, avec peut-être de la méfiance entre nous, et en sentant la colère, la honte, le découragement, la lassitude, des fidèles les plus engagés, des diacres, des prêtres, des séminaristes, atteindre un degré nouveau, sans doute insupportable pour certains. Tous nous sommes ébranlés, personnellement et dans notre autorité apostolique au service du Seigneur Jésus et du peuple de Dieu, en subissant un opprobre collectif… >>

Les termes utilisés par Mgr de Moulins-Beaufort sont aussi forts que ceux du pape. François situe la gravité du drame : s’il s’agit de “rendre à l’Eglise de France son véritable message missionnaire”, c’est que son visage a été souillé par les scandales d’abus et le peu d’ardeur des évêques à sanctionner ceux-ci. Or la présence missionnaire est en principe le devoir prioritaire (voire unique) fixé à l'Eglise par le Christ : négliger cela serait négliger l’Evangile, ce que ne devrait faire aucun successeur des Apôtres…

Comment rendre l’Eglise française à sa mission ?   En allant de l’avant avec audace et discernement, écrit le pape aux évêques. Ce qui veut dire – bien sûr – prouver en actes la compassion que l’on dédie en paroles aux victimes. Mais aussi changer la procédure ecclésiastique, pour sanctionner enfin les coupables à la hauteur de leur faute.  En clair : ôter à l’abuseur le droit de célébrer l’eucharistie. Le priver de toute fonction. Et l’envoyer dans une Trappe pour le restant de ses jours. Est-ce si difficile ? Ce ne fut pas fait pour Michel Santier ; aujourd’hui la presse ironise sur l'escamotage trop discret de cet “inventeur de la strip-confession", le tollé public rejaillit ainsi sur le sacrement lui-même, et voilà comment l’Eglise perd son visage missionnaire. 

Ne laissons plus personne dire que “l’esprit de miséricorde” s’opposerait à des sanctions radicales contre un prêtre abuseur. Cette affirmation (ahurissante) sévissait depuis des décennies ; je l’ai entendue personnellement en 2009, exprimée par un religieux québécois lors d’une conversation privée. Or cette idée – qui écarte toute justice – est une perversion du concept de miséricorde et un oubli de la théologie morale la plus classique : il suffit de lire saint Thomas d’Aquin pour vérifier que la vertu surnaturelle de miséricorde ne saurait (sans dévoiement) mépriser les victimes ni dispenser le coupable de la peine concrète qu’il mérite ! Mais il y a eu ce dévoiement de la miséricorde, et il a joué un rôle dans le sentiment d’impunité répandu chez les clercs abuseurs : notamment pédophiles et éphébophiles. Il est plus que temps d’y mettre fin.

 

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Commentaires

ASSEZ DE PAROLES, DES ACTES !

> Fortes paroles que celles du président de la conférence, en effet.
Mais les déclarations de ce même président ne poussent pas à un optimisme exacerbé : "Nous avons besoin de temps pour poser les faits, réviser les procédures qui existent, vérifier leur mise en œuvre, comprendre les exigences du droit de notre pays et du droit canonique mais aussi les attentes et les besoins des personnes victimes et du peuple de Dieu."
Du temps ? La CIASE, c'était il y a treize mois. Les premières révélations à Boston, il y a vingt-deux ans. Combien de temps faut-il pour réviser quelques articles du code de droit canonique ? Deux simples mesures seraient une bouffée d'oxygène : publicité de toutes les décisions prises et nullité des ordinations lorsque des faits d'abus d'autorité ou sexuels ont été reconnus et confirmés en dernière instance. Savoir Preynat ou Santier encore prêtres, manipuler quotidiennement Jésus-hostie, est insupportable.
Il faut ensuite que l'Église désigne le Mal avec précision : finies les "atteintes au Sixième Commandement". Quand un curé libidineux a sodomisé un gamin en sacristie, qu'on le dise crûment. Dernier exemple en date : le vicaire général de Bayeux mis en cause pour des "faits contraires à ses engagements ecclésiastiques". Là encore, l'Église a agi sous la pression médiatique, celle de 'La Croix' : pourquoi nos évêques sont-ils d'une telle pudibonderie devant des actes qui doivent être dénoncés avec force ? Moulins-Beaufort n'a pas dénoncé la strip-confession en tant que telle, or c'est cette atteinte insupportable au Corps du Christ qui heurte tant de fidèles, dont je suis.
La CEF nous dit avoir "besoin de temps". Réalisent-ils que l'exode à pas feutrés des cathos dégoûtés, qui vers les évangéliques, qui vers sa foi personnelle hors du cadre ecclésial, risque fort de transformer l'Église en "une petite secte moralisatrice", pour citer l'archevêque de Strasbourg ? Assez de paroles, aux actes ! Il y va de l'existence même de l'Église dans dix ou vingt ans, rien de moins.
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Écrit par : Philippe de Visieux / | 05/11/2022

CEUX QUI VEULENT À TOUS PRIX ÉVITER LE SCANDALE

> Un point concernant Mgr Blanchet, successeur de Santier à Créteil. Blanchet savait tout depuis le début : selon Golias, il était surnommé en interne 'Dare-dare' car voulant à tout prix éviter qu'éclate le scandale de son prédécesseur. Or cet évêque a laissé sciemment un homme qui avait profané le Corps du Christ poursuivre un ministère dans le diocèse de Coutances et, pire, participer à la messe chrismale dans celui de Créteil.
'Dare-dare' est jusqu'à nouvel ordre toujours évêque et toujours vice-président de la CEF.
Qu'il n'ait pas présenté sa démission est choquant : sa gestion de l'affaire Santier, pourtant post-CIASE, est un contre-exemple magistral. Cet homme devrait lui aussi se retirer et, sans mauvais jeu de mots, la queue entre les jambes.

P.S. Une question se pose concernant le point de chute des Santier et consorts. Est-ce la vocation des abbayes trappistes ou autres que d'accueillir des prêtres abuseurs ? Ces bonnes sœurs du Cotentin dont Santier est d'ailleurs jusqu'à nouvel ordre l'aumônier n'ont rien demandé à personne : or elles se voient imposer un profanateur de sacrements pour le restant de leurs jours. N'est-ce pas hautement choquant ? La place de ces abuseurs n'est-elle pas hors de toute institution ecclésiale ? Si nos monastères devaient devenir le point de chute de ceux qui ont failli et gravement, qui souhaiterait embrasser la vie religieuse ? Ces pervers en soutane reçoivent une pension de la caisse de retraite du clergé : qu'ils louent un studio et soient privés jusqu'à leur rappel au Père de toute faculté d'administrer les sacrements. C'est par des mesures fortes que la confiance sera restaurée, si elle peut encore l'être.
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Écrit par : Philippe de Visieux / | 05/11/2022

ENCORE FOURVOYÉS

> Les évêques français se sont fourvoyés encore une fois dans la gestion de ce dossier.
Mais ce n’est pas eux qui ont jugé, avec plein de clémence, Mgr Santier.
Ils ne sont pas non plus les rédacteurs du code de droit canonique.
L’administration vaticane et le paoe sont bien plus responsables.
Les propos du cardinal Parolin sonnent, donc, faux.
On touche là au grand tabou des catholiques : ne jamais critiquer Rome et son maître.

PAC

[PP à PAC – Les faits montrent que le pape est loin d'être le "maître" du Vatican. S'il l'était, la réforme radicale de la Curie serait chose faite.]

réponse au commentaire

Écrit par : PAC / | 05/11/2022

LE SACERDOCE ET LA FAUTE

> Je ne pense pas que les solutions avancées aujourd'hui suffisent. On nous assure qu'on sera attentif et sans pitié pour le mal et que les séminaires ne livreront plus que des clercs certifiés purs et saints. Comme si leurs supérieurs se prenaient pour Dieu à "sonder les reins et les cœurs". Attention à ne pas favoriser plutôt l'hypocrisie.
Si le clergé reconnaît facilement qu'on peut être prêtre sans être un saint, elle affirme le caractère sacré de la fonction, caractère sacré qui rejaillit forcément sur la personne. C'est ce caractère sacré, plus que "l'esprit de miséricorde", qui a conduit automatiquement, qui a obligé presque, le clergé à étouffer les affaires, et qui rend impossible toute vraie transparence aujourd'hui. C'est ce qu'on a vu avec l'affaire Santier. On ne saurait donc se passer de tout reprendre à zéro et revoir ce qu'est un prêtre. Par exemple, à l'heure où les prêtres certifiés par un séminaire manquent, ne peut-on pas étendre le fait que certains laïcs, dans certaines circonstances et à certains moments, peuvent célébrer un sacrement ? Il est bon qu'il y ait l'institution humaine du clergé mais elle ne doit pas se substituer à Dieu.

Albert

[ PP à Albert – Je ne suis pas de votre avis : c'est justement en raison du caractère sacré du sacerdoce, que la transparence et la rigueur les plus absolues devraient être la règle.
L'anormal n'est pas que des prêtres puissent fauter.
L'anormal est d'escamoter leur faute.
En cas d'abus sexuel et de profanation d'un sacrement, la prêtrise du coupable n'est pas une raison de camouflage : au contraire c'est une circonstance infiniment aggravante qui appelle des mesures radicales et publiques. C'est le seul moyen de respecter la sacralité du sacerdoce.
Mais ne laissons dire en aucun cas que l'existence du sacerdoce serait la cause de la faute ! ]

réponse au commentaire

Écrit par : Albert / | 07/11/2022

à Patrice :

> Selon Golias, le pape n'y comprendrait rien en matière de droit canonique. Il serait plus ou moins manipulé par les canonistes qui viennent le voir, lui soumettent des textes alambiqués que François valide en faisant confiance.
Hypothèse crédible quand on voit l'entourloupe par laquelle le pontife n'a pas vraiment répondu hier dans l'avion à la question sur Santier. François a fait une belle réponse quant au fait qu'abuser, c'est trahir le sacerdoce : mais ça, on le savait déjà. Rien quant aux conséquences concrètes, à cette réforme du code de droit canonique qui semble être une véritable Arlésienne. À l'évidence, des clercs à Rome bloquent toute réforme : ce qui a été fait jusqu'à présent est somme toute assez cosmétique.
Le pape devrait frapper du poing sur la table mais ne le fait pas. Sait-il au moins que cette inaction romaine fait fuir les fidèles par milliers ?
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Écrit par : Philippe de Visieux / | 07/11/2022

LE MAL

> Onze évêques ! Dont un cardinal, Ricard, qui a abusé du corps d'une fillette de... QUATORZE ans !
Je vais vomir...
Seigneur, délivrez-nous du Mal
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Écrit par : Philippe de Visieux / | 07/11/2022

FRANÇOIS, À L'ACTION !

> Hier, l'Église en France a perdu d'un coup deux cardinaux électeurs : Vingt-Trois pour raison d'âge et Ricard en raison de son forfait avoué sur le tard. Quant à Barbarin, certes innocenté en appel, il a tout de même laissé Preynat en poste en connaissance de cause, l'élevant même à la tête d'un doyenné : on imagine mal l'ancien primat des Gaules participer au prochain conclave.
Concernant l'ancien archevêque de Paris, il est tout à fait étonnant que KTO lui ait consacré hier une heure et demie de brosse à reluire sans UN MOT consacré au scandale des abus. Or, en la matière, André Vingt-Trois est loin d'avoir été exemplaire : il fut le protecteur inconditionnel de Tony Anatrella jusqu'à ce que le 'prêtre-psy' soit sanctionné par le successeur de Vingt-Trois à l'archidiocèse de Paris, et ce malgré les témoignages accablants et les efforts de certains clercs, dont le courageux frère Philippe Lefebvre, op.
Une révolution est nécessaire : Ricard est chargé au Dicastère pour la Doctrine de la Foi du traitement... des cas d'abus sexuels. Ce même Ricard, abuseur d'une fillette prépubère, qui sort du bois quelques mois seulement après la prescription le protégeant en France de toute poursuite.
Comment l'Église peut-être rester audible ? Crédible ?
Il serait bon, avec toute l'amitié que je porte au pape François, que le pasteur universel engage résolument une révolution du droit canonique : mettre fin au règne de l'omerta, du silence complice, du secret des sanctions prononcées, au fond de cette gigantesque hypocrisie qui est source de schizophrénie au sommet de l'Église : moralisateurs en chaire, certains clercs laissent libre cours à leurs pulsions dans la pénombre des sacristies. Que cela cesse.
Kyrie eleison !
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Écrit par : Philippe de Visieux / | 08/11/2022

"DÉSORIENTATION DIABOLIQUE"

> Ce dérèglement est-il seulement charnel ou organique. N'y a-t-il pas ce que , paraît-il, Notre Dame qualifiait à Fatima de "désorientation diabolique"? Car il y a d'autres symptômes de dérèglement, dans des domaines qui n'atteignent pas l'intégrité de personnes mais pervertissent notre jugement moral et social.
Tenez, il a circulé sur internet la copie d'une invitation épiscopale à une messe commémorant l'armistice du 11 novembre et... l'entrée de l'Ukraine dans l'Union Soviétique.
Qui a écrit cette monstruosité qui revient à louer indirectement les crimes de masse qui ont suivi? Des collaborateurs de l'évêque? Mais comment les recrute-t-on?
Et la proposition flamande d'une bénédiction des couples homosexuels? Alors ici, c'est l'anthropologie qu'on ébranle.
Non, ça ne tourne pas rond !
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Écrit par : PF Huet / | 08/11/2022

CE QUI EST INSUPPORTABLE

> La nouvelle du jour : RCF rapporte que le passé nauséabond de Ricard était connu en interne depuis plusieurs mois. Ce qui signifie que la page mélodramatique jouée hier par Moulins-Beaufort à Lourdes cachait probablement une connaissance du dossier depuis un certain temps : le président de la conférence n'a pas dû être étonné de connaître de ces faits.
C'est précisément ce qui est insupportable : Moulins-Beaufort a évoqué hier la maturité du Peuple de Dieu à qui il fallait dire la vérité. S'il avait eu connaissance des horreurs commises par Ricard, la moindre des choses aurait été de le dire hier. Encore et toujours l'entre-soi, l'omerta, le règne du silence.
Le cardinal bordelais a quitté sa mission aux Foyers de Charité "pour raisons de santé" il y a quelques mois. Sans blague ! La prochaine fois qu'un évêque nous fera le coup, comment le croire ?
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Écrit par : Philippe de Visieux / | 08/11/2022

LACUNE DU CATÉCHISME

> N'y a t-il pas aussi une responsabilité théologique, qui reste encore à assumer !?
En effet comment est-il possible que le catéchisme demeure d'une négligence coupable (presque négationniste par omission ?) et oublie complètement d'expliquer, à sa juste mesure, la gravité de cette faute, du point de vue THEOLOGIQUE ??
Comment ce problème peut-il être traité étroitement, dans sa seule dimension ecclésiologique (accès à la prêtrise et gestion des sanctions) ?
Ne faut-il pas que les théologiens (au Vatican, ou même en France, ce serait déjà un progrès) osent enfin se positionner et affirmer, que pour toute l'Eglise, la dimension de ces péchés par des personnes consacrées, ne va pas seulement contre les commandements 6 et 9 (ce qui serait grave, mais pas scandaleux), mais en réalité est la pire des trahisons qu'un prêtre puisse commettre envers le Christ.
Donc affirmer, dans le catéchisme même, qu'un prêtre qui commet ces abus de pouvoir (envers des enfants ou envers des personnes sous son emprise - je ne parle pas d'éventuels prêtres ayant une liaison avec une personne adulte consentante, c'est un autre sujet) ne commettent pas un péché seulement charnel, mais dans son essence, profondément BLASPHEMATOIRE ! Une sorte de messe noire (dixit le pape François), c'est à dire carrément contre les 3 premiers commandements envers Dieu.
Voire si on y réfléchit bien, contre l'ensemble des 10 commandements (le mensonge, le meurtre de l'intériorité des personnes marquées à vie, le vol de l'innocence, la pire façon de déshonorer ses parents etc etc)
Je crois que ce n'est qu'à partir du début des années 1990 (par ex grâce à l'émission Bas les Masques), en France, qu'est née la conscience publique des dégâts énormes que causaient ce type de péché chez les enfants abusés.
Avant cela, on parlait pudiquement "d'affaires de moeurs".
Aujourd'hui on sait la souffrance indicible des victimes, comment le catéchisme peut continuer à rester silencieux, sur l'aspect blasphématoire de ce type de crimes. Ne faut-il pas qu'il soit mis à jour, pour que le positionnement de l'Eglise soit assumé complètement, jusque dans sa dimension théologique ?
Que l'enseignement sur les 10 commandements cite explicitement ce péché ?
Comment l'enseignement théologique de l'Eglise peut-il continuer à passer sous silence ce plus scandaleux des blasphèmes ?
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Écrit par : Isabelle Meyer / | 08/11/2022

SATANISME ?

> Une position très sévère, celle de Roland Hureaux :
http://roland-hureaux.over-blog.com/2022/11/l-affaire-santier.html
Pour lui, il s'agit clairement de satanisme...
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Écrit par : Feld / | 08/11/2022

LETTRES AU PAPE ?

> https://twitter.com/LB2S/status/1590398894994661378?s=20&t=TntC_pK9ZeuVMiNt3XX_aw

Invraisemblable et profondément révoltant.
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Écrit par : Philippe de Visieux / | 10/11/2022

@ Feld

> Cela me fait penser à l'interrogation de Benoit XVI sur l'avortement, de mémoire quelque chose comme "comment se fait-il que le lieu le plus sacré, celui du commencement d'une vie nouvelle, soit devenu le lieu de tant de souffrances" ?
Ici, comment se fait-il que cette acte perturbé puisse précisément avoir lieu dans le cadre du sacrement de réconciliation ?
Hureau est tout à fait pertinent de spécifier qu'il s'agit d'une profanation, (non pas du confessionnal), mais directement du SACREMENT de réconciliation.
Il est vrai que le toto doit mal supporter cet incroyable sacrement, donc faire le lien avec le satanisme, pourquoi pas.
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Écrit par : Isabelle Meyer / | 10/11/2022

GLAUQYE

> Reste que nous avons un nouveau cas de prêtre pédophile dans des circonstances particulièrement glauques.
Comment évangéliser dans ces conditions ?
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Écrit par : Philippe de Visieux / | 11/11/2022

UNE VASTE OPÉRATION TRANSPARENCE

> https://www.golias-editions.fr/2022/11/11/le-coup-de-grace/
Percutante analyse que celle proposée par Golias. Conclusion : une vaste opération transparence s'impose parmi les clercs, au risque de verser dans la schizophrénie et l'hypocrisie généralisées.
Ce prêtre breton bien sous tous rapports menait une double vie : parfait missionnaire le jour, consommateur de prostitués masculins la nuit avec goût du sexe brutal et infection au VIH à la clef. D'où contaminations par dizaines car monsieur l'abbé ne se protégeait pas.
J'ai du mal à croire que personne, à l'archevêché de Rennes, n'était au courant.
Que cessent ces perpétuels jeux de dupes ! Ils rajoutent l'indignité à la traîtrise.
Je regrette de devoir l'avouer, mais je commence sérieusement à penser que ce qui est rapporté dans 'Sodoma' est loin d'être une élucubration d'homosexuel aigri. C'est grave, car cela signifie une triple trahison à l'échelle planétaire : du Seigneur, de l'Église comme Corps du Christ et des fidèles qui ont fait confiance.
Mme Thiel a raison : nous atteignons le point de non retour. Si l'Église n'opère pas une mue radicale, elle aura complètement disparu du paysage d'ici trente ans.
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Écrit par : Philippe de Visieux / | 12/11/2022

ENCORE

> https://www.renepoujol.fr/les-eveques-et-les-affaires-apres-santier-et-ricard-le-cardinal-poupard/
Un autre cardinal français pourrait bien être sur la liste des abuseurs déguisés en clercs. Le fait que Poupard ait fauté semble être un secret de polichinelle.
Sortons les poubelles !
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Écrit par : Philippe de Visieux / | 12/11/2022

STOP !!!

> https://mobile.twitter.com/LB2S/status/1590724679714500609
> Incompréhensible : 15 jours avant d'informer la justice du cas Ricard, l'évêque Nault invitait ce même Ricard à présider une messe à Nice... en connaissant à cette date les faits reprochés au cardinal.
Stop à l'omerta et à l'entre-soi clérical...
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Écrit par : Philippe de Visieux / | 12/11/2022

@ Philippe de Visiueux

> Marthe Robin avait prédit la disparition totale des structures visibles de l'Eglise de France...
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Écrit par : Feld / | 13/11/2022

JAMAIS

> Marthe Robin qui avait un directeur spi manipulait et abusait aussi d'enfants...sans parler du rapport qui dégomme Marthe elle-même...
Désolé Feld, mais les prédictions ne m'ont jamais attiré.
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Écrit par : VF / | 13/11/2022

à Feld :

> C'est tout à fait possible : souvenons-nous qu'aux premiers temps du christianisme, l'arianisme était fort répandu en Europe. Il s'en est fallu de peu pour que nous devenions non chrétiens trinitaires mais ariens : si Clovis n'avait pas épousé une princesse trinitaire, Clotilde, il aurait suivi nombre de ses pairs germains qui étaient ariens. Qui aujourd'hui se souvient de l'arianisme ? En Amérique, les unitariens (se revendiquant plus ou moins de l'arianisme) sont ultra-minoritaires ; en Europe, inexistants. L'Esprit saint conduit l'Église, ayons confiance en Lui.
Si les structures actuelles de l'Église en France devaient être profondément renouvelées, peut-être faut-il y voir la volonté de Dieu en vue d'un bien plus grand, celui d'une authentique évangélisation.
Pour l'heure, faisons nôtres ces paroles de l'hymne des chérubins, la Grande Entrée de la Divine Liturgie : "déposons tous soucis du monde, déposons tous soucis du monde" aux pieds du Seigneur, en nous abandonnant à Lui, humblement mais pleins de confiance en notre Créateur et Rédempteur.
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Écrit par : Philippe de Visieux / | 14/11/2022

@ Philippe de Visieux

> Deux petites précisions à propos de cette affaire du curé breton homosexuel que vous évoquez en affirmant un peu hâtivement "contaminations VIH par dizaines car monsieur l'abbé ne se protégeait pas" :
– Une personne séropositive sous traitement et avec une charge virale indétectable ne risque pas de transmettre le VIH.
– Les sites de rencontre sont en principe interdits aux mineurs ; il y a eu d’autres affaires mettant en cause des mineurs sur le site en question.
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Écrit par : Michel de Guibert / | 14/11/2022

A Philippe de Visieux

> Pour votre information, le cardinal Ricard est le neveu du P. Georges Finet. C'est pour cela que la famille concernée par le comportement ancien du cardinal Ricard est sortie de ses gonds quand elle a appris que ce dernier (le cardinal Ricard) avait été désigné par Le St Siège, avec deux autres personnes, pour aider les foyers de charité ébranlés et divisés par les informations concernant certains agissements de Georges Finet.
Le feuilleton "Plus belle la vie", nanard télévisuel increvable depuis presque une vingtaine d'années s'arrête ces jours-ci; mais heureusement il y a le feuilleton des abus sexuels dans l'Eglise qui prend le relasi avec des rebondissements à couper le souffle et une créativité qui ne se dément pas. Si j'ai l'air d'en rire, c'est juste pour ne pas en pleurer !
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Écrit par : B.H. / | 17/11/2022

à Michel de Guibert :

> Espérons qu'aucune contamination n'ait eu lieu. Mais tout de même : se sachant séropositif, ce prêtre n'aurait jamais dû avoir de relations sexuelles non protégées. C'est à ce titre, me semble-t-il, que le parquet a ouvert une enquête du chef, entre autres, de mise en danger délibérée d'autrui. Quand on sait qu'on a le VIH, quelle que soit sa charge virale, au mieux on n'a pas de relations sexuelles, au pire on fait usage de préservatifs. Cela me semble être élémentaire.
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Écrit par : Philippe de Visieux / | 22/11/2022

à B.H. :

> J'ai été profondément choqué à la lecture de votre réaction. Réalisez-vous l'insulte que vous faites aux victimes en comparant la tragédie absolue des agressions sexuelles dans l'Église à un feuilleton télévisé ? Réalisez-vous qu'en comparant les souffrances - réelles - des victimes au scénario - bidon - d'une série télé, vous crachez à la figure de ces innombrables hommes et femmes dont la vie a été brisée à jamais ? Il n'y a aucune "créativité" dans ce que rapportent les victimes, et ce qu'elles vivent dans leur chair et dans leur âme ne devrait jamais nous permettre d'user d'images aussi méprisantes que celles de "rebondissements à couper le souffle". Chaque affaire est une tragédie, un Vendredi Saint : aucune "créativité" dans ce que le Mal peut déployer dans l'Eglise du Christ sinon la laideur, la division, la souffrance.
Un de mes grands oncles aujourd'hui décédés, auprès de qui j'étais très proche, vécut une agression sexuelle dans le cadre ecclésial lorsqu'il était au petit séminaire, dans l'immédiat après-guerre. Il ne s'en est jamais remis. Son mariage, quoique très riche d'affection et de tendresse, ne fut jamais que cela : ce que, jeune adulte, il avait vécu dans sa chair l'empêcha de connaître une vie sentimentale complète. La tristesse se lisait sur son visage : le traumatisme qu'il avait vécu - et qu'il n'évoqua qu'à demi-mots avec son épouse tant il l'avait détruit - avait radicalement transformé sa personnalité et sa vision du monde, jusqu'au plus profond de son être. Pour ces raisons, le couple ne put avoir d'enfants. J'ose espérer que la "créativité" de ce témoignage vous aura satisfait ; ce n'est certes pas 'Plus belle la vie' mais ce que ce grand-oncle vécut seul dans un petit séminaire pour assouvir les pulsions incontrôlées d'un inconnu sans doute beaucoup plus âgé lui coupa bien davantage que le "souffle", il transforma sa vie à jamais.
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Écrit par : Philippe de Visieux / | 22/11/2022

A Philippe de Visieux

> Si j'ai l'air d'en rire c'est juste pour ne pas en pleurer! Je vous envoie à nouveau la conclusion de mon commentaire.
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Écrit par : B.H. / | 22/11/2022

à Philippe de Visieux

> Désolé de vous contredire, vous affirmez des choses erronées même si cela vous semble "élémentaire" ; une personne séropositive sous traitement et avec une charge virale indétectable (au bout de quelques semaines ou quelques mois de traitement bien suivi) ne peut pas transmettre le VIH.
Si "le parquet a ouvert une enquête du chef, entre autres, de mise en danger délibérée d'autrui" (à vérifier), c'est sans doute plutôt en raison de l'usage de drogues.
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Écrit par : Michel de Guibert / | 22/11/2022

à Michel de Guibert :

> Je n'ai aucune compétence en matière médicale. Ce qui me semble élémentaire, c'est de faire usage de préservatifs quand on se sait séropositif et ce même si l'on est sous traitement. Même si le risque de transmettre le virus est infime ou quasi nul, il me semble évident que le principe de précaution doit s'appliquer en de telles circonstances.
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Écrit par : Philippe de Visieux / | 23/11/2022

à Philippe de Visieux

> Si vous n'avez aucune compétence en matière médicale, il conviendrait que vous vous absteniez de dire et de redire des choses inexactes même si elles vous paraissent "évidentes" ou "élémentaires".
Donc je vous le redis : une personne séropositive sous traitement, prenant bien son traitement et avec une charge virale indétectable confirmée (au bout de quelques semaines ou quelques mois de traitement bien suivi), ne peut pas transmettre le VIH.
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Écrit par : Michel de Guibert / | 01/12/2022

à Michel de Guibert :

> Je n'ai effectivement aucune compétence médicale mais m'en tiens aux faits : les deux articles ci-dessous mentionnent bien que "Porteur du VIH, [le prêtre Yannick Poligné] n’aurait utilisé aucune protection avec l’adolescent, d’où sa mise en examen pour « mise en danger de la vie d’autrui »" et que "[Poligné] est par ailleurs inculpé pour mise en danger de la vie d’autrui «du fait de la séropositivité du mis en cause», indique le Parquet de Paris."
Je m'en tiens à votre analyse : dans l'hypothèse où le prêtre suivait mal son traitement, peut-être a-t-il pu effectivement mettre en danger la vie du jeune qu'il a abusé. Faisons confiance à l'autorité judiciaire.
https://www.lemonde.fr/societe/article/2022/11/14/un-pretre-breton-mis-en-examen-pour-viol-aggrave-sur-mineur-la-communaute-catholique-sous-le-choc_6149751_3224.html#:~:text=Yannick%20Polign%C3%A9%20aurait%20pris%20lui,la%20vie%20d'autrui%20%C2%BB.
https://www.ouest-france.fr/societe/religions/un-pretre-du-diocese-de-rennes-mis-en-examen-et-ecroue-pour-viol-aggrave-sur-un-adolescent-496f7f68-60f1-11ed-9269-b91b4bfaa036
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Écrit par : Philippe de Visieux / | 08/12/2022

à Philippe de Visieux

> L'article du Monde auquel vous me renvoyez (du moins la partie de l'article en accès libre) écrit : "mis en examen à Paris pour « viol aggravé sur mineur » par l’administration d’une drogue à l’insu de la victime, « mise en danger de la vie d’autrui », « usage de stupéfiants » et « provocation de mineur à l’usage de stupéfiants ».
L'article de Ouest-France écrit : "Il est par ailleurs inculpé pour mise en danger de la vie d’autrui «du fait de la séropositivité du mis en cause», indique le Parquet de Paris, sollicité par Ouest-France".
Ce même article de Ouest France renvoie à une information de RTL qui écrit : "De source proche du dossier, le prêtre serait séropositif. Mais aux enquêteurs, il aurait expliqué suivre une trithérapie qui selon lui réduit considérablement la charge virale et le risque de transmission."
[en réalité, il est aujourd'hui confirmé qu'une charge virale indétectable empêche complètement la transmission du virus]
La mise en danger de la vie d'autrui résulte de l'usage de drogues comme conclut explicitement l'article : "Une mise en examen, confirmée par le Parquet de Paris, des chefs de viol aggravé par l'administration d'une substance nuisible à l'insu de la victime, provocation de mineur à l’usage de stupéfiants, mise en danger d’autrui et usage illicite de produits stupéfiants."
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Écrit par : Michel de Guibert / | 10/12/2022

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