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25/05/2022

Glyphosate etc : un aveu jovial du gouvernement

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...aveu qui en dit long sur l'inconsistance de la "transition écologique" officielle ! Ma chronique à Radio Présence (Toulouse Midi-Pyrénées) et Radio Fidélité Mayenne :


 

<< "Sur le glyphosate, j’assume" : cest ce que vient de déclarer Amélie de Montchalin pour justifier le rejet en 2018 de l’amendement d’interdiction du glyphosate, désherbant chimique utilisé massivement par l’agriculture industrielle mais accusé par l’Organisation mondiale de la santé d’être un cancérigène probable.

 Que la très libérale Mme de Montchalin ait voté en faveur du glyphosate correspondait à sa doctrine économique. Mais depuis quelques jours, Mme de Montachalin est ministre de la Transition écologique : et ça, c’est contradictoire.

En effet le productivisme agro-industriel, avec ses outils chimiques comme le glyphosate, sont des agents du saccage environnemental et humain contre lequel lutte l’écologie intégrale : c’est-à-dire l’écologie authentique, celle que prône le pape François dans l’encyclique Laudato Si’, et que prônaient avant lui les papes Benoît XVI et Jean-Paul II ; une écologie  du bon sens agronomique et sanitaire, sur laquelle peuvent se retrouver la plupart des courants de pensée, des plus religieux aux plus laïques –  parce que la réalité est la même pour tout le monde.

Encore faudrait-il que les décideurs, ceux à qui les citoyens ont confié le pouvoir, fassent preuve de cohérence sinon de bonne foi. D’où le malaise provoqué dans l’opinion par la nomination, au portefeuille de l’écologie, de Mme de Montchalin : “personnalité qui n’a montré d’engagement ni sur les questions de biodiversité, ni sur les questions de climat”, souligne l’ONG écologique WWF.

Malaise renforcé par la nomination, comme ministre de l’Agriculture, de Marc Fresneau, qui lui aussi avait voté en 2018 contre l’interdiction du glyphosate…

Et ce refus d’interdire un pesticide accusé non seulement par les écologues, mais par la médecine internationale, Mme de Montchalin l’explique par cet argument : l’Union européenne ! Plusieurs Etats membres excluent a priori toute mise en cause des pesticides chimiques, et “nous ne pouvons pas faire cavalier seul pour quelque domaine que ce soit”, affirme Mme la ministre : ce qui limite singulièrement le champ d’action des gouvernants français dans tous les domaines… Peut-être faut-il y voir l’une des causes de l’abstentionnisme des électeurs ; mais c’est un autre problème. >>

 

 

écologie,gouvernement

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Commentaires

La soupe claire du journal 'La Vie'

> Amélie de Montchalin : du catholicisme social à l'Assemblée nationale

On a découvert son visage ovale et ses lunettes rondes au moment du projet de loi de finances pour 2018. À 32 ans, Amélie de Montchalin, députée de l'Essonne, a été désignée « whip » de la commission des finances. Ce mot signifiant « fouet » en anglais recouvre une tâche ardue : elle est chargée de faire régner l'ordre au sein du groupe LREM. L'élue est donc une sorte de super-manager au sein d'une commission historiquement trustée par des hommes sexagénaires.
Diplômée de HEC, formée à Harvard et passée par les firmes Axa et BNP-Paribas, elle est très à l'aise avec le sujet. Et monte au créneau ces jours-ci, dans la perspective de la prochaine loi de finances, sur l'efficacité des dépenses publiques. Son credo ? Redonner du sens aux impôts. « L'exil m'a apporté une conscience économique, très jeune », analyse-t-elle. Quand elle était enfant, son père travaillait comme directeur industriel dans l'agroalimentaire. Tous les trois ans, la famille de six enfants déménageait. Sartrouville, Nanterre, Calais, Brésil... « Nous étions une tribu bringuebalée de ville en ville », se souvient l'aînée. En CM2, à Calais, elle attrape la tuberculose, preuve que la maladie n'est pas éradiquée dans certaines communes défavorisées. Au Brésil, sur le chemin du collège, elle traverse des bidonvilles.
Marquée par ces expériences, la jeune fille comprend qu'elle veut se mettre au service des autres. C'est le cas de toute sa fratrie. Ses soeurs sont sage-femme et agronome, ses frères, géologue et engagé dans une ONG. Pendant son enfance, le seul point d'ancrage était la ferme de Viltain, entre Jouy-en-Josas et Saclay, où vivaient ses grands-parents maternels, des lecteurs de La Vie. Lait, céréales, cueillette... Cette exploitation, à 17 km de Paris, était tenue par son grand-père, engagé à la Jeunesse agricole catholique (Jac). « Entrepreneur avec une vision sociale très forte, il avait conçu la taille de sa ferme laitière pour que ses salariés bénéficient d'un tiers de temps de vacances », raconte-t-elle. Celle qui fit campagne pour Alain Juppé lors de la primaire de la droite fut donc biberonnée aux enjeux micro et macroéconomiques.
Catholique pratiquante, la trentenaire est proche des jésuites qu'elle a rencontrés quand elle faisait sa classe préparatoire à Sainte-Geneviève, à Versailles. « Ils sont libres avec le dogme et formels dans l'engagement, cela me va très bien », résume-t-elle. Son aumônier à HEC était le père Nicolas Steeves qu'elle a choisi comme témoin de son mariage. Elle lui a récemment confié qu'il lui est parfois difficile d'être confrontée, en tant qu'élue, à autant de souffrance humaine. Il est aussi des sujets avec lesquels elle peut se sentir gênée aux entournures. La loi asile-immigration ? Elle l'a regardée par le petit bout de sa circonscription. « On peut faire un grand débat sur l'universalité des valeurs françaises ou alors on parle des hôtels sociaux de Chilly-Mazarin », lance-t-elle. Dans cette commune de l'Essonne, le Samu social avait placé 511 personnes, dont 212 enfants non scolarisés. En novembre 2017, elle s'est rendue, en personne, sur le parking des hôtels avec des associations et le préfet pour recenser ces familles et mettre en place une scolarisation.
Sur les sujets de bioéthique, elle fait preuve d'une extrême prudence : « Je me forme, je n'ai pas de certitude. » Si elle reconnaît la mobilisation importante des catholiques pendant les États généraux de la bioéthique, elle regrette qu'on ne parle de la famille que sous l'angle de la génétique. « Parlons aussi des difficultés des familles monoparentales, des places en crèche, des aides. » Sur la fin de vie, elle se veut sur la ligne d'Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, et prône une évaluation de la loi existante.
« Elle est à la fois Antigone et Créon, commente Pascal Sevez, jésuite, dont elle est proche. Elle cultive une fidélité à ses proches et à ses engagements mais n'a pas peur de se salir les mains. » En ce moment, elle milite pour la création d'un office budgétaire permettant aux parlementaires de contrôler l'action du gouvernement. Et pour ce faire, elle n'a pas hésité à cosigner une tribune dans Le Monde, le 20 avril, avec Éric Coquerel, de La France insoumise, Éric Woerth, de LR, et Valérie Rabault, du PS. Elle veut jouer collectif car « un député seul, c'est du folklore ».

Ce que je crois
L'action politique doit sortir du rêve et du fantasme, s'interroger sur le temps présent, le réel et la nature profonde du problème.
Passé
19 juin 1985 Naissance.
2009 Diplômée de HEC.
2009-2012 Économiste en charge du suivi de la crise en zone euro chez Exane-BNP-Paribas. 2011-2013 Naissance de ses trois enfants dont des jumeaux.
2012-2014 Études à Harvard.
2014-2017 En charge de la prospective et des questions de politiques publiques chez Axa.
18 juin 2017 Élue députée de l'Essonne.

Présent
30 mai-4 juin Elle reçoit les ministres dans le cadre de la première commission d'évaluation des politiques publiques.

Futur
« J'ai cinq ans pour mettre en oeuvre un programme. Si j'ai un bilan à défendre, je me représenterai. »
Article publié en 2018
https://www.lavie.fr/actualite/societe/amelie-de-montchalin-du-catholicisme-social-a-lassemblee-nationale-7617.php
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Écrit par : Eric Levavasseur / | 25/05/2022

INCOHÉRENCE OU IMPOSTURE ?

> Il paraît que cette dame était appelée "Homélie de Montchalin" par quelques-uns de ses collègues députés. Manière de faire comprendre qu'elle revendique avec force son catholicisme, qu'elle se dit "pratiquante", qu'elle ne rate pas une messe, etc. Très bien, mais comment articule-t-elle la lecture de l’Évangile chaque dimanche et l'ultralibéralisme qu'elle professe ? En matière environnementale, comment peut-elle lire 'Laudato Si' et, en conscience, proposer le maintien du glyphosate ?
Le député de ma circonscription, grand catho revendiqué lui aussi, avait soutenu il y a quelque temps les élevages industriels de poules en batterie, malgré leurs conditions dégradantes pour le bien-être animal. Un chrétien ne devrait-il pas mettre en pratique ce qui le nourrit chaque dimanche ?
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Écrit par : Philippe de Visieux / | 25/05/2022

HERBICIDE

> J'ai l'impression que vous passez du désherbant pour le glyphosate au pesticide dans le dernier paragraphe.
Le glyphosate est bien un herbicide ...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Glyphosate
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Écrit par : Pierre O. / | 25/05/2022

FORMATAGE

> Cela me fait penser aux syndicats des pays communistes: pour "défendre les"travailleurs", ils faisaient appliquer les normes de production. Elle, va formater la protection de l'environnement en fonction de l'économie.
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Écrit par : PF Huet / | 27/05/2022

ET MAINTENANT LE MANQUE D'EAU

> https://www.youtube.com/watch?v=5ysUySSNW3M
On aimerait que Mme de Montchalin écoute ce passionnant entretien consacré au problème de l'eau : c'est un enjeu majeur pour les vingt prochaines années, et il est directement lié au saccage environnemental qui perdure.
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Écrit par : Philippe de Visieux / | 28/05/2022

BAYER ÜBER ALLES

> https://www.lemonde.fr/planete/article/2022/05/31/le-glyphosate-franchit-une-etape-cle-vers-sa-reautorisation-en-europe_6128305_3244.html
Les Allemands doivent batailler ferme en coulisses : Bayer veut continuer à distribuer son poison à la Terre entière donc hors de question pour Bruxelles d'interdire quoi que ce soit.
Une obscure officine finlandaise estime le glyphosate non cancérigène ? Qu'en disent les agriculteurs qui, ayant manipulé ce produit des années durant, se meurent du crabe à petit feu ?
Il est des jours où l'on se demande à quoi sert le droit de vote...
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Écrit par : Philippe de Visieux / | 31/05/2022

DIRE POURQUOI

> On n'attend pas du ministre qu'elle dise assumer (c'est la moindre des choses ou alors qu'elle démissionne), mais bien plutôt qu'elle nous explique pourquoi.
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Écrit par : franz / | 02/06/2022

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