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07/04/2022

"30 % d'abstentions à la présidentielle" ? Pourquoi ?

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Si cette prévision des sondeurs se vérifie le 10 ou le 24 avril, ce sera une preuve supplémentaire du déraillement du système politique français... Ma chronique à Radio Présence (Toulouse Midi-Pyrénées) et Radio Fidélité Mayenne :


<< Dans quatre jour le premier tour de la présidentielle… D’où vient ce malaise dans l’opinion, cette impression que la campagne présidentielle “n’a pas vraiment eu lieu” ?  D’où vient cet abstentionnisme annoncé par les instituts d’opinion, selon lesquels 30 % des électeurs auraient l’intention de rester chez eux ?  30 % est un chiffre énorme pour une élection présidentielle… On peut trouver plusieurs explications. 
– Certains ont pu croire que les jeux étaient faits d’avance et que le président sortant serait fatalement réélu, ce qui privait l’élection d’intérêt en supprimant le suspense. Les enquêtes de la semaine dernière montraient un Macron en recul et une Le Pen en ascension, avec un écart resserré : mais y a-t-il là de quoi réveiller l’opinion ?  On verra ça dimanche soir.
– D’autres commentateurs estiment que, Macron ayant à peine participé à la campagne, les candidats d’opposition ont boxé dans le vide. L’argument ne tient pas : en effet, depuis l’instauration de l’élection du président au suffrage universel direct, en 1962, aucun président sortant n’est jamais descendu dans l’arène avant le débat du second tour... Macron s’est donc comporté comme ses prédécesseurs. (Sauf évidemment François Hollande en 2017, mais c’était un cas spécial).
– Enfin il y a des gens pour estimer que, dans cette présidentielle 2022, les candidats n’étaient pas à la hauteur... C’est vrai de certains, mais pas de tous. 
Non : l’abstentionnisme décelé par les sondages doit avoir d’autres causes, plus profondes. Et plus inquiétantes, parce que ces causes-là affecteraient le fonctionnement des institutions et l’attachement à la démocratie représentative. Est-ce parce que les citoyens réagiraient désormais comme des consommateurs ? Ou parce que les réseaux sociaux leur sembleraient plus “participatifs” que les élections ? Ou parce qu’ils auraient l’impression que voter ne sert à rien parce que tout se règlerait en coulisses, dans les conseils d’administration des multinationales ? Je serais bien embarrassé pour le dire. Je m’en tiens pour l’instant à constater que la Cinquième République aurait besoin d’une révision. Personne, sauf peut-être les technocrates financiers, ne peut croire qu’une démocratie reste viable si elle est désertée par le peuple… >>

 

 

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Commentaires

RAMASSIS DE MENSONGES

> La campagne présidentielle n'a pas vraiment eu lieu ? Il me semble qu'on y trouve des ramassis de mensonges, on y fait des promesses mirobolantes nécessitant un argent qui n'existe pas, on occulte des problèmes importants... Alors, que faire ? Si vous savez pour qui voter en votre âme et conscience, je vous admire. Le vote blanc n'est même pas inscrit dans le pourcentage des votes...
Et puis, pour pouvoir se présenter aux élections, il faut posséder de l'argent ou être en lien avec des gens qui en ont. Une fois élu, va-t-on s'occuper véritablement du Français lambda ou seulement des riches en distribuant par ailleurs quelques miettes pour calmer la grogne sociale ?
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Écrit par : Bernadette / | 07/04/2022

PLUS CAPABLES

> 70% d'électeurs , c'est encore beaucoup . Mais je pense qu'en France il doit y avoir des personnes plus capables pour la fonction que les 12 qui se présentent . Dommage que certains n'osent pas ! Vous par exemple et je suis sérieux !
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Écrit par : J C Kill / | 07/04/2022

OLIGARCHIE

> Nous vivons dans une oligarchie d'apparence démocratique... depuis pas mal de temps ! Les gens sont las de voir tout se déliter.
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Écrit par : AlexS / | 07/04/2022

Abstentionnisme « logique »

> Cet abstentionnisme me semble assez logique. Le citoyen est las des promesses non tenues, de la surenchère électorale. On promet de grandes réformes qui ne sont jamais faites ou ne sont que des réformettes. Ces excès nuisent à la démocratie.
De plus, malgré beaucoup de protestions la France ne va pas si mal. Pourquoi changer ? Pourquoi batailler pour un changement qui ne se fera pas ! Alors, on se dit, « même sans ma voix, Macron va tout gentiment gagner et çà va continuer comme avant. C’est pas plus mal». Raisonnement un peu défaitiste, peu valeureux, terre à terre, mais somme toute assez réaliste.
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Écrit par : Henri Huber / | 08/04/2022

LE GOUVERNEMENT A ARNAQUÉ CYRULNIK

> https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2022/04/08/l-opaque-mission-de-consultants-prives-dans-le-dos-de-la-commission-cyrulnik-sur-les-1-000-premiers-jours-de-l-enfant_6121218_4355770.html
Le gouvernement fait plancher Cyrulnik gratuitement sur un sujet et, parallèlement, confie la même mission à un cabinet payé 400 000 euros ; Cyrulnik découvre l'affaire en lisant 'Le Monde'.
Que l'on ne s'étonne pas si nos concitoyens boudent les urnes !
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Écrit par : Philippe de Visieux / | 08/04/2022

LES BARRICADES VIENDRONT

> "La France ne va pas si mal" ? Si on a un emploi suffisamment rémunéré, les moyens de vivre avec un loyer ou un remboursement à moins de deux heures de son lieu de travail, si on est en bonne santé, si on n'habite pas à la campagne ou dans une région abandonnée par les services publics, les écoles et les hôpitaux, si on n'est pas rincé par la réforme des retraites et du chômage, si on ne s'intéresse pas aux politiques industrielles et à la géopolitique... On ne peut considérer que tout continue pas trop mal avec Macron que si on est, d'une part, privilégié, et d'autre part, sourd à la misère des autres. Si, pour prendre un exemple concret en ce qui me concerne, on n'est pas choqué que les voisines du dessus, étudiantes bourgeoises de 20 ans habitant dans le luxe parental, se fassent livrer leur pizza tous les jours par des esclaves du même âge, qui n'ont pas eu la chance de naître dans la même rue. Et bientôt quoi, les cireurs de chaussures de 12 ans ? Pour cirer les grilles d'autres gamins de 12 ans, qui eux habitent les beaux quartiers ?
La France va mal - ni plus ni moins que le reste de l'humanité gangrenée par le néolibéralisme prédateur. Je suis soufflé qu'on puisse être si confortablement assis dans son fauteuil que cela n'apparaisse pas. Par ailleurs, ce n'est pas un raisonnement réaliste. A refuser de voir la misère sociale, on se retrouve avec 40000 gilets jaunes dans la rue. Les réalistes en auront bientôt 2 millions, et ils se demanderont pourquoi. "Pourtant, la France ne va pas si mal, je ne comprends pas !"
Personnellement, je ne voterai pas.
D'une part, parce que le système électoral est vicié. Aux législatives comme aux européennes, LREM a montré qu'elle ne représentait vraiment que 10 à 12% des votants : elle a tout de même récolté la majorité absolue des sièges. Je refuse de cautionner, même par un vote blanc, un système électoral forgé pour ne représenter que la classe supérieure. Ce n'est pas une démocratie, c'est au mieux une oligarchie censitaire.
D'autre part, j'émets de fortes objections morales au libéralisme économique de la plupart des candidats, parce que c'est un crime de masse qui crée des richesses insanes sur le cadavre encore chaud des petits extracteurs de cobalt de 7 ans ; et aux tropismes mortifères de la gauche, qui confond de nouveau progrès et progressisme en embouchant la trompette des amoureux des morgues (euthanasie) et des affabulateurs des campus bourgeois blancs américains (les wokes). Si le citoyen que je suis ne peut être représenté à la chambre, quel que soit son vote, et si les candidats qu'on me propose sont tous incapables de faire prévaloir le bien commun et l'intérêt supérieur de la nation sur leurs intérêts de classe et leurs fantasmes idéologiques, j'attendrai les barricades. Elles viendront.
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Écrit par : Lucas Pommat / | 08/04/2022

@ J C Kill

> Non, pas 70% d'électeurs, 70% d'abstention.....
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Écrit par : Isabelle Meyer / | 08/04/2022

RÉFLEXIONS

> Je me souviens d'une heure de grande déception, lorsque le 11 décembre 1994, Jacques Delors renonçait à se présenter à l'élection présidentielle. De ce fait, un arrière plan métapolitique et métajuridique assumé, celui de l'humanisme chrétien, perdait une chance réelle d'influencer la décision publique en l'adossant à une transcendance naturelle précédant et justifiant le caractère obligatoire de cette décision publique. Or dès Jacques Chirac mais aussi sous Emmanuel Macron (v. la fin du discours des Bernardins sur la loi d'airain de respect absolu des lois de la République), cet arrière plan était explicitement récusé au motif de son origine religieuse au regard de la laïcité de l'État. Comme si l'humanisme chrétien était de caractère purement révélé, alors qu'il procède aussi d'une approche authentiquement rationnelle. Nous sommes donc revenus à une approche résolument positiviste de la décision et du droit, qui se fonde sur un rapport de forces adossé à une "volonté générale" desaffiliee (v. la DHC de 1789). D'un point de vue électoral, s'agissant de la participation, cette approche peut conduire à un assoupissement ou bien à un réflexe de révolte. Je penche pour la seconde éventualité.

De mon point de vue, une desaffiliation est le maître mot de la précipitation politique, juridique et sociale organisée et actée durant ces 5 dernières années. Desaffiliation du corps humain de son origine proprement humaine. Desaffiliation de la liberté humaine reçue dans l'être de l'homme et non pas accordée par l'État, lequel ne peut s'ingérer que dans son exercice, avec respect et proportionnalité au regard d'un but social impérieux ou d'un bien social légitime. Desaffiliation de la liberté par manipulation des consciences à grande échelle, par des procédés de dequalification du droit à la liberté de conscience et de culte pour en faire un simple droit de réunion. Dequalification de la liberté en substituant des critères de fait (posés par des autorités publiques interactivement connectées à des conseils scientifiques et à des industries pharmaceutiques) à des critères de droit pour la légitimation d'une obligation vaccinale même indirecte, alors que, dans la ligne du Code de Nuremberg et de la Convention d'Oviedo, les critères juridiques européens de l'expérimentation médicale sont précis et contraignants dès lors que l'autorisation définitive de mise sur le marché n'a pas encore été accordée. Desaffiliation de la liberté par l'infliction d'injonctions contradictoires et invasives.

Bref, une desaffiliation de la personne humaine sous les coups de boutoir d'un pouvoir pernicieux, agressif et foncièrement positiviste qui s'exonere d'une prise en compte des droits fondamentaux et finalement de tout arrière plan anthropologique en vue de la justice.

De surcroît, une desaffiliation s'est opérée à l'égard de la filiation vraisemblable, par le sang ou adoptive. Desaffiliation encore à l'état civil lorsque la volonté individuelle peut légalement biffer la mention d'un de ses auteurs. Desaffiliation contractuelle pour l'heure non reçue en droit français, mais portée à l'état civil français, fût-ce sous condition d'adoption de l'enfant du conjoint. Desaffiliation par inscription d'une modification du sexe et même de la qualité d'un parent postérieurement à la naissance d'enfants précédents.

Enfin, desaffiliation culturelle par l'installation forcée de l'écriture inclusive en espace universitaire public, de la féminisation forcée des titres par des décideurs publics, alors que la langue de la République est le français (Constitution art.2) et que la régulation de ses usages est de la seule compétence de l'Académie Française (dont le Dictionnaire permet à raison certaines adaptations féminisantes sans jamais les imposer). On pourra utilement passer à la considération d'une desaffiliation culturelle et nationale visant à noyer économiquement et politiquement l'espace historique et culturel français, ce qui provoque et exacerbe une crise migratoire pourtant évitable avec fermeté, sans outrances ni propos inutiles de déconsidération.

On parle souvent de déconstruction. Elle s'est produite par un passage à l'acte métaphysique, celui d'une desaffiliation. En espace chrétien et depuis le Christ au contraire, l'existence et le pouvoir humains s'inscrivent dans une filiation en vue d'une mission en forme de donation "J'ai le pouvoir de déposer ma vie pour la reprendre ensuite. Tél est le commandement que j'ai reçu de mon Père" (Jn c.10). Une autorité publique au service d'une desaffiliation anthropologique est sans utilité sociale. Elle n'a d'autre vocation que d'être remplacée. Un non-fils structurel n'a pas vocation à être père.
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Écrit par : Père Christian / | 09/04/2022

à Lucas Pommat :

> Le réel enjeu des élections en cette année charnière, ce sont les législatives. Macron sera réélu mais il ne disposera sans doute plus de la majorité à l'Assemblée. Même s'il devait jouir d'une majorité ric-rac, il sait que les gilets jaunes ne le quitteront pas : le coût de la vie est devenu tel que l'immense majorité de nos concitoyens vivent au jour le jour, parfois à l'euro près en ne sachant pas pour beaucoup comment finir les fins de mois. Les questions énergétiques liées au conflit ukrainien rendront cette équation plus insoluble encore et les mécontentements d'autant plus prononcés.
Nous entrons dans une ère de turbulences : la jeunesse dorée qui change de téléphone mobile à chaque conférence de presse du PDG d'Apple la vivra peut-être mieux, mais il viendra un temps où l'adversité sera générale.
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Écrit par : Philippe de Visieux | 09/04/2022

LE VIRER ?

> Hors raisonnement, on peut aussi vouloir virer Macron quel que soit le risque : on verra bien !
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Écrit par : Gérald / | 09/04/2022

S'ABSTENIR

Pourquoi l'abstention ?
- Parce que les élections ne sont qu'une cérémonie interne à l'ethnie des "costard - cravate / tailleur", politiciens et journalistes. Un autre monde ...
- Parce qu'on a déjà voté et notre vote a toujours été inutile, mais surtout moqué et méprisé. A force, ça devient douloureux et on va éviter de se faire mal une fois de plus.
- Parce que la politique passe surtout par la télé, et que la télé est devenue analogique à une pompe à purin. Ce qui la traverse ne donne pas envie.
- Parce que la politique n'est fondée que sur les oppositions, les conflits, le clash, les divisions; et quand on est précaire ça fait peur.
- Parce qu'on comprend bien que les politiciens actuels n'ont plus que le pouvoir de l'acteur. Les scénaristes sont ailleurs.
- ...
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Écrit par : Pierrot / | 10/04/2022

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