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03/01/2022

"Bonne année, et le Paradis à la fin de vos jours..."

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Mes vœux à tous sur Radio Espérance (Auvergne Rhône-Alpes):


 

<< Comme on disait autrefois : bonne année, bonne santé, et le paradis à la fin de vos jours ! Si l’on souhaite à nos contemporains incroyants le paradis à la fin de leurs jours, on risque de jeter un froid en société, parce qu’aujourd’hui on est censés vivre un jour sans fin et que "paradis" c’est religieux et que la religion ça fait peur, c’est bien connu. Toute la difficulté est d’aider nos contemporains à voir que justement la fin de nos jours terrestres n’est pas une idée froide mais radieuse, et qu’il faudrait marcher sur la tête pour avoir peur de l’idée du paradis ! Comme le dit André Chandernagor qui vient de fêter ses cent ans, aujourd’hui on parle de plus en plus vite et on pense de moins en moins ; à la vitesse de l’éclair le discours officiel de notre société évacue la question du sens de l’existence, mais ce que notre société propose à la place est tellement insignifiant que tout le monde s’en rend plus ou moins compte.

C’est là justement le boulevard qui s’ouvre aux croyants s’ils veulent bien cesser de se croire assiégés, et comprendre que c’est plutôt notre système de société qui est assiégé : il est encerclé de tous les côtés par les réalités sociales, économiques, environnementales, et par les réalités humaines. Beaucoup de nos contemporains sentent que le système actuel est en porte-à-faux : en théorie il est démocratique, donc il doit rendre des comptes aux citoyens sur les choses immédiates de la vie collective, et sur le cap qu’il a choisi de suivre à long terme, et sur la philosophie de la vie qui anime son gouvernement ; mais en pratique nos gouvernants ne parlent que très peu du long terme et pas du tout de leur philosophie de la vie. D’où le malaise confus que nous ressentons devant cette gestion au jour le jour qui nous mène vers un destin brumeux…

Vous me direz : aucun rapport avec “le paradis à la fin de nos jours” ?  Eh bien si, il y a un rapport ! Quand les gouvernants jugent que l’existence humaine est vide de sens et débouche sur le néant, leur gestion s’en ressentira plus ou moins… Penser à long terme la vie d’un pays, et penser à long terme le destin des personnes, sont deux choses différentes mais finalement parallèles et complémentaires. Entre celui qui regarde au loin et celui qui regarde en haut, il y a moins de différence qu’entre eux deux et celui qui regarde par terre. En ce début d’une année très politique, faisons le vœu que puissent se rejoindre celui qui est de la chapelle et celui qui n’en est pas, selon la formule bien connue écrite en un temps où l’idée de fraternité était encore dans l’air. Bonne année 2022 à tous. >>

 

 

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Commentaires

LE SALUT DE TOUS

> "Penser à long terme la vie d’un pays, et penser à long terme le destin des personnes, sont deux choses différentes mais finalement parallèles et complémentaires" : d'autant plus que penser à long terme la vie d'un pays peut être une manière - ou du moins une intention - de servir son prochain. Et donc, de manière plus ou moins consciente, de penser à son salut, le sien comme celui de son prochain.
Bonne année, et donc, le Paradis à la fin de vos jours !
______

Écrit par : Sven Laval / | 03/01/2022

PILOSOPHIQUE

> Cette analyze critique est une très belle réflexion philosophique sur ce que nous vivons actuellement !
Merci à PP de nous avoir permis de lire ce court extrait réconfortant
______

Écrit par : Yves Marniquet / | 04/01/2022

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