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15/11/2021

La COP 26 avorte comme prévu : et c'est le moment de se rappeler ce que disait Benoit XVI sur le climat et les efforts

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Ma chronique à Radio Espérance (Auvergne Rhône-Alpes) :  


<< En l’absence des grands pays producteurs de gaz et de pétrole, la Conférence mondiale sur le climat n’a accouché que de bonnes intentions, elles-mêmes inférieures aux attentes. Comme le constate le secrétaire général de l’ONU, “ces promesses sonnent creux quand l’industrie des énergies fossiles continue de recevoir des milliers de milliards de subventions, ou quand des pays continuent à construire des centrales à charbon…”  Parmi ces pays figurent d’ailleurs ceux de l’Union européenne, dont les uns s’accrochent aux centrales à charbon tandis que les autres ferment les yeux. Ce qui ne les empêche pas de réciter le mantra de la lutte pour le climat : “accélérer la sortie du charbon et des financements des énergies fossiles” ! Ce qui compte, n’est-ce pas, c’est de dire les choses ; ça dispense de les réaliser ensuite.

Une fraction de l’opinion publique ne se soucie guère de ce problème, ni du problème général du climat. Et parmi les insouciants, on compte, hélas, un certain nombre de catholiques. C’est bizarre. Pourquoi bizarre ? Parce que les papes successifs les préviennent sans relâche et avec précision, depuis trente ans, que notre modèle économique détruit les ressources de la planète et dérègle l’atmosphère, ce qui met aussi en danger la vie quotidienne de l’humanité.

Il y a eu le premier grand appel de saint Jean-Paul II, le 1er janvier 1990 : cet appel dans lequel le pape polonais critiquait sévèrement le système économique mondial et ses effets ravageurs.

Et puis (bizarre que les catholiques n’aient pas l’air de le savoir) il y a eu Benoit XVI, qui est revenu souvent sur ce sujet, notamment dans son livre de 2010 Lumière du monde : le pape, l'Eglise et les signes des temps. Écoutez-le parler du climat : “C’est le grand problème… Face à la catastrophe menaçante, on a partout pris conscience du fait que nous devons prendre des décisions. Il y a une conscience plus ou moins marquée d’une responsabilité globale, une conscience du fait que l’éthique ne doit plus seulement concerner son propre groupe ou sa propre nation, mais avoir en vue la Terre et tous les humains… L’Eglise est mise au défi sur ce point. Elle ne partage pas seulement la grande responsabilité : elle est souvent l’unique espoir. Car elle est si proche de la conscience de beaucoup de gens qu’elle peut les amener à certains renoncements et imprimer dans les âmes des attitudes fondamentales. "

Voilà ce qu’en disait Benoît XVI, le pape qu’aujourd’hui on prend pour un conservateur de l’ordre établi parce qu’on n’écoutait pas vraiment ce qu’il expliquait pendant son pontificat... Et ce qu’il disait alors, préfigurait ce que dit aujourd’hui son successeur. >>

 

 

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Commentaires

ET NOUS CONTINUERONS

> Et nous continuerons à importer nos objets quotidiens de pays hautement pollueurs. Pas de sanction pour eux, on préfère affamer Syriens et Iraniens qui ne nous ont rien fait.
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Écrit par : PF Huet / | 15/11/2021

CALENDES

> On ne parle déjà plus de la Cop26 ! La résolution de problèmes sérieux est remise aux calendes grecques !
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Écrit par : J C Kill / | 16/11/2021

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