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17/01/2021

Mme Delsol s’excusera peut-être ce soir

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Invitée à 20h35 de l’émission de théologie de la chaîne KTO, Chantal Delsol aurait là l’occasion (tardive) de faire amende honorable pour son attaque de 2016 – assez grossière – contre les données scientifiques et contre Laudato Si’ :


 

Figure intello du micromilieu libéral-de-droite avec Pierre Manent (cf. note d’hier), Rémy Brague et Jean-Robert Pitte, Mme Delsol est comme eux hostile au pape, mais passe en France pour représenter la pensée catholique : ce qui est un paradoxe. La voilà invitée ce soir à une émission théologique, celle de l’excellent Régis Burnet sur KTO, pour livrer au public... “une analyse du monde qui vient” et des “clés de lecture de la société et de la vie politique actuelle”. On peut se demander si cette analyse et ces clés de lecture feront écho aux préconisations économiques et socio-politiques de l'Eglise, ou si Mme Delsol nous assènera les opinions de son clan intellectuel – qui refuse, au nom de ses propres vues économiques et politiques, de suivre le successeur de saint Pierre.

Le pire n’est pas toujours sûr. Peut-être Mme Delsol (de l’Académie catholique de France) a-t-elle évolué ces derniers temps. Peut-être réalise-t-elle maintenant l’aberration que constituent, par exemple, ses attaques contre Laudato Si’ et son ignorance de données scientifiques, dans sa préface de 2016 au livre de Frédéric Rouvillois La Clameur de la Terre 1 ?  Extraits, avec en rouge des éléments de réponse :

 << Cette encyclique m’apparaît parfois bien approximative. On aimerait mieux ne pas entendre dire imprudemment que la disparition des espèces est essentiellement due à l’homme (elle a toujours existé et fait partie de la nature elle-même)… >>

[ Mme Delsol ignorait-elle en 2016 le rôle de notre actuel mode de vie dans l’extinction actuelle des espèces, rôle que pourtant les rapports scientifiques établissaient déjà ? Ou leur tournait-elle le dos volontairement, nier ces choses faisant partie de la posture générale des libéraux-de-droite ? Mais elle a peut-être eu connaissance en juin 2020 du rapport de la revue PROCEEDINGS OF THE NATIONAL ACADEMY OF SCIENCES :  ce qui a peut-être été son chemin de Damas. Auquel cas elle fera peut-être amende honorable ce soir…D’autant qu’elle doit aussi présenter des excuses au public catholique pour avoir accusé le pape – sur ces questions – d’avoir “dit imprudemment” ce qu’il a, en fait, écrit scrupuleusement après avoir consulté les experts. Scrupules et consultations que Mme Delsol ferait bien d’imiter. ]

 << N’est-il pas bien téméraire d’affirmer que puisque la catastrophe écologique dépend de l’homme, celui-ci peut alors l’arrêter ? Je me demande si ce n’est pas encore du prométhéisme que de nous prêter le pouvoir de sauver la planète… >>

[ Si c’est du “prométhéisme” que de changer un système économique qui est une structure de péché, alors toutes les préconisations des encycliques sociales depuis Léon XIII sont “prométhéennes” !  L’accusation de prométhéisme, qui vise en fait toute la doctrine sociale, est un leitmotiv des notables libéraux cathos pour lesquels le système actuel est une donnée naturelle indiscutable. ]

<< Le principe de précaution appauvrit encore [les pauvres], et de beaucoup, parce qu’il est compris à l’extrême… >>

[ Vitupérer les “excès” du principe de précaution (alors qu’il est à peine appliqué en France : cf. glyphosate) est un autre leitmotiv des notables libéraux. Mme Delsol joue ici le rôle d’orateur du clan. ]

<< D’un point de vue philosophique, je suis fâchée de voir l’écologie prétendre servir d’argument contre l’IVG : “la défense de la nature n’est pas compatible non plus avec la justification de l’avortement” (Laudato Si’, 120). L’attitude de respect général de la nature correspondrait au respect de tous les humains. Quel salmigondis. Toutes les civilisations anciennes respectaient la nature, et toutes, sauf le judéo-christianisme, se débarrassaient des bébés superflus… La légitimation de l’avortement est un signe de retour du paganisme, avant l’humanisme judéo-chrétien. Cela n’a rien à voir avec la civilisation du déchet. C’est léger, et contre-productif, d’évoquer l’avortement à tout propos et hors de propos… >>

[ 1. Mme Delsol ne supporte apparemment pas que le pape voie le lien entre l’IVG de masse et le type de société instauré par le matérialisme mercantile, stade suprême du capitalisme libéral. Elle semble ne pas vouloir non plus que le pape en appelle à la conscience générale des peuples, plutôt que de laisser la critique de l'IVG de masse aux seules “marches pour la vie”, qui ne groupent que des chrétiens ! 2. Pour nous convaincre que ce pape est “léger” d'incriminer la société actuelle, elle affirme que “toutes les civilisations anciennes respectaient la nature”… Ce qui montre seulement qu’elle n’a pas lu Platon se plaignant du déboisement de l’Attique par les chantiers navals, ou Aristote demandant que l’on nomme des fonctionnaires pour protéger les forêts).

 

Grossièreté péremptoire envers le pape, lacunes historiques, rejet des sciences du vivant : ce texte de Mme Delsol respirait donc le parti-pris politique sous couleur de "catholicisme" bergogliophobe. On est curieux de savoir si elle tentera ce soir d’effacer l’ardoise.

 

 

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17:55 Publié dans Idées | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : droite

Commentaires

ON S'Y PERD

> Si l'on suit Mme Delsol, ce serait faire preuve de prométhéisme que de cesser de se comporter d'une manière que l'on pourrait fort pertinemment considérer comme prométhéenne ? J'avoue m'y perdre, n'étant pas philosophe.
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Écrit par : Sven Laval / | 17/01/2021

LES FAILLES DE L'ACADÉMICIENNE

> Mme Delsol a mis de l'eau dans son vin mais ce n'est pas encore un oui sans arrières pensées au diagnostic climatique et environnemental. Certes, l'académicienne ne nie pas la réalité du problème climatique mais elle taxe le GIEC de "clercs" de la nouvelle "religion" que serait l'écologie, dont Mlle Thunberg se trouve affublée du statut de "prophète". Selon Chantal Delsol, il devrait être possible de critiquer sinon de mettre publiquement en cause les conclusions du GIEC, qui ne devraient donc pas être considérées de manière "dogmatique". Rien d'autre, par conséquent, que ce que dit depuis des années Claude Allègre.
Si ces gens là entendent remettre en cause le "dogme" de cette nouvelle curie romaine qu'est à leurs yeux le GIEC, encore faudrait-il le faire non par de fumeuses incantations mais de manière scientifique, chiffres à la clef, ce qu'ils ne font évidemment pas car ils n'en ont ni la compétence ni la capacité.
Quant à affirmer que la soi-disant "religion écologique" actuelle trouverait ses origines dans la pensée hindoue ou bouddhique fondée sur l'idée de cycles perpétuels alternant ordre et chaos, cela revient à affirmer que l'écologie, qui serait païenne par son essence même, n'est pas chrétienne ou ne peut pas l'être.
Non, la volonté de protéger l'environnement, de lutter contre le réchauffement climatique, de sauvegarder les espèces animales et végétales est parfaitement chrétienne : elle repose sur l'idée de prendre soin de la Création, confiée par Dieu à l'humanité non pour qu'il l'exploite en la détruisant mais pour qu'il l'entretienne et la fasse croître.
Mme Delsol est indifférente au fait de "sauver la planète", qu'elle qualifie de "religieux, aberrant, catastrophiste, c'est la crainte du chaos qu'on trouve dans tous les paganismes" : comme soutien à la cause environnementale, on aurait pu espérer mieux !
Pas de bergogliophobie hier soir par contre : Régis Burnet n'a pas orienté Mme Delsol dans cette direction. L'académicienne annonce préparer un ouvrage traitant de la "fin de la chrétienté" : il est probable, comme elle l'affirme, que la chrétienté comme groupe social dont la vie se fonde sur le christianisme comme Vérité révélée se soit éteinte en Europe dans les années soixante-dix ou quatre-vingts. L'événement, qui avait été prédit avec justesse par le P. Joseph Ratzinger dès 1969, ne doit pas nous conduire à baisser les bras mais tout au contraire à vivre pleinement notre vocation de baptisés, quelle que soit l'immensité de la tâche qu'il nous faut accomplir dans une société largement déchristianisée.
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Écrit par : Philippe de Visieux / | 18/01/2021

ANONYME

> Laudato Si est un bel exemple du Magistère qui devrait être ouvert à la critique (constructive) car le Pape sort de son strict terrain de compétence et en matière de débat économique, il me semble qu'on n'a pas à s'excuser de ne pas être d'accord. Chantal Delsol n'est pas non plus dans son strict champ de compétence mais il me semble qu'elle n'a pas moins de légitimité académique que l'auteur de ce blog pour s'exprimer.

Thucydide

[ PP à "Thucydide" – Votre message est à la fois incohérent et mal fondé, et votre boulet tombe à l'eau. On vous dira en quoi quand vous reviendrez sous votre patronyme (on n'est pas chez Twitter)... ]

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Écrit par : thucydide / | 19/01/2021

"ANALYSE DU MONDE QUI VIENT"

> Donc le but de l'émission est de donner une "analyse du monde qui vient". J'ai l'impression que, à part, le constat que la "chrétienté" est morte et que les chrétiens ne font plus les lois, il n'y ait pas grand chose d'autre.
Il est amusant de voir comment l'académicienne se distancie du philosophe Emmanuel Mounier en prétendant qu'il s'est fourvoyé dans "le communisme". Elle affirme, globalement, que notre époque est un retour à l'antiquité et au paganisme. Il me semble que cela est tout à fait contestable et que l'on peut dire que notre époque est tout au autant post-chrétienne que post-païenne, puisqu'au sens rigoureux de "paganisme", il s'agit de religions dans des sociétés majoritairement paysanne. Alors que notre système économique repose sur l'industrie, dont l'agro-industrie, ce qui n'a donc plus grand-chose à voir. Il n'y a nul rite agraire dans l'agro-industrie. On n'y a attend rien du Ciel. L'académicienne prétend, aussi, que nous revenons à une pensée du temps cyclique, alors que, elle-même prononce le mot, des chercheurs indiquent plutôt que nous entrons le "présentisme" qui n'est pas une conception cyclique du temps, mais juste une absence de direction du temps, quelle qu'elle soit.
L'invitée pointe la responsabilité de la modernité et de la post-modernité dans les errements contemporains, mais, quand elle en vient à l'effondrement de la culture contemporaine, elle parle d'une "culture naturelle", qui nait de la rupture de transmission, avant de souligner que cette expression est un oxymore.
Pourtant, c'est seulement aux yeux de la modernité, que la "nature" et la "culture" s'opposent et sont antinomique. Pour Aristote "la technique imite la nature". Alors que la nature, qui est l'ensemble du non-humain, à l'exclusion de l'humain et de la culture humaine, est un concept typiquement moderne. L'académicienne a donc beau critiquer la modernité, elle continue de penser avec des catégories bien typiques de la modernité.
Pourtant, cela commençait pas mal quand elle disait que le concept de personne se distingue de celui d'individu, en ce que la personne existe dans des relations, y compris avec les descendants à venir, d'où la pensée écologique.

AM


[ PP à AM – L'idée absurde que Mounier se serait "fourvoyé dans le communisme" est un pont-aux-ânes de la plus vieille droite : on devine ce qu'il y a dans l'arrière-boutique de Mme Delsol. Rappelons que Mounier fut l'une des sources de la pensée du cardinal de Lubac ! (mais Mme D. juge sans doute celui-ci "progressiste", puisque c'est ce qu'on pensait de lui chez les ultras des années 1970).
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Écrit par : Aurélien Million / | 19/01/2021

LE PAPE ET LES PROSTITUÉES

> https://fr.aleteia.org/2021/01/17/le-jour-ou-le-pape-francois-a-surpris-tout-le-monde-en-demandant-pardon-a-des-prostitues/
Une annonce qui risque de faire s'égosiller beaucoup de nos cathos conservateurs ! Comment ? "Bergoglio" demande pardon à des prostituées ? Comme il est loin, le temps où - comme sous Pie XI - le pape prenait tous ses repas seul et ne se levait pour personne, pas même pour les chefs d'État qu'il recevait au Palais apostolique, siégeant en majesté au trône pontifical...

PV


[ PP à PV – Si Jésus de Nazareth revenait, nos conservateurs ne le crucifieraient pas (la peine capitale étant abolie), mais le feraient condamner à une peine d'emprisonnement incompressible. En QHS.]

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Écrit par : Philippe de Visieux / | 20/01/2021

UN PROPOS STUPIDE

> Dans l'émission, aux alentours de 27 minutes, elle déclare que l'écologie est une "religion païenne" se rattachant au polythéisme. Les écologistes embrassent les arbres et adorent les baleines. Burnet ne la reprend pas du tout, zéro objection.

Maud


[ PP à Maud – Pour qu'un propos aussi stupide (et aussi englué dans la droite rance) ne soit pas contredit par un Burnet pourtant bien informé, il faut que l'esprit sous-jacent de la chaîne soit en cause.
En effet on ne peut pas – et c'est regrettable, quoique non surprenant – dire que KTO soit à la pointe de la ligne 'Laudato Si'...]

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Écrit par : Maud / | 20/01/2021

@ PP

> Au XXIe s., il n'y aurait pas besoin de tuer ou d'enfermer Jésus de Nazareth: un bon lynchage médiatique ferait l'affaire.
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Écrit par : P. F. Huet / | 20/01/2021

ILS LE FERAIENT INTERNER

> "Si Jésus de Nazareth revenait, nos conservateurs ne le crucifieraient pas (la peine capitale étant abolie), mais le feraient condamner à une peine d'emprisonnement incompressible. En QHS"
Pardonnes-moi Patrice, mais je pense qu'ils le feraient interner en psychiatrie. En le condamnant, ils reconnaitraient qu'il est raisonnable alors que pour eux, l'Amour du prochain est de la folie.
Sinon, meilleur voeux en retard et je souhaite une sainte année à tous les lecteurs de ce blog. Que les coeurs soient ouverts à l'amour du Christ et surtout que l'on soit capable de déborder vers nos prochains.

VF


[ PP à VF – Mes meilleurs voeux, Vincent ! ]

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Écrit par : VF / | 20/01/2021

à Maud :

> Delsol aurait en effet dû affirmer qu'une frange minoritaire des militants écologistes se revendique d'un paganisme néoplatonicien qui n'est rien d'autre que ce qu'Augustin connut dans sa jeunesse chez Plotin, ce que les taoïstes et bouddhistes pratiquent en éliminant la conscience de soi, ce que nos adeptes modernes du yoga, de la méditation transcendantale, de la méditation pleine conscience entreprennent par leurs exercices, ce que nos ancêtres animistes poursuivaient en adorant torrents, forêts et montagnes : quitter la dualité apparente du monde pour chercher le Principe, l'Un, la Voie, par ailleurs essence même de toutes les choses de l'Univers - pour Zhuangzi, la Voie est partout, jusque dans les excréments qui sont par conséquent parcelles de divinité. Ces religiosités sont plus ou moins panthéistes ; elles sont païennes en ce qu'elles nient l'existence d'un Dieu "Créateur du monde visible et invisible" : tout est divin, je respecte les arbres parce qu'ils sont divins, etc. Cette conception du divin ne repose en aucun cas sur la révélation d'un Dieu-Amour : l'Un, la Voie, le dieu voltairien, le Grand Architecte de l'Univers (de nos édiles en tablier), le dieu de Platon renvoient plus ou moins à la même conception d'un Principe omniprésent mais parfaitement indifférent aux êtres ou aux choses dont il est l'essence.
Il est vrai que chez certains écologistes (mais comme en beaucoup d'autres endroits !), il est des personnes non chrétiennes qui fondent leur engagement sur cette vision du grand tout indifférencié et d'un dieu horloger ; il me semble qu'à l'échelle du mouvement écologique dans son ensemble, ces personnes appartiennent à une minorité.
Aurélien Barrau, Pablo Servigne sont plus ou moins sur cette ligne. Un autre exemple peut être trouvé dans les propos que tint Isabelle Delannoy à Lyon dans un débat avec le P. Giraud (cf. lien ci-dessous) : [1:24:00] "Que faire de nos corps après la mort ? On parle de l'humisation, qui est de nous retransformer en humus. Il y a plein de formes possibles. Certains voient cela comme un moyen de protection des forêts, de pouvoir nous permettre de nos enterrer dans les forêts qui deviennent du coup des forêts sacrées et que les descendants ne voudront jamais couper. Personnellement, j'y suis très favorable. Le corps se renouvelle totalement en vingt-et-un jours et la peau en quatre mois ; tout cela vient de la terre, on est un flux constant de molécules, ne serait-ce que l'air que nous respirons, qui vient de la terre. Moi, cela me met en extase".
Gaël Giraud y a fort bien répondu en rappelant que "l'inhumation, c'est une manière pour le corps de redevenir de l'humus" mais sans évidemment faire sien la rhétorique naturaliste, donc païenne, de Mme Delannoy : le chrétien sait qu'il est poussière et qu'il redeviendra poussière - mais sans que cette poussière soit ou devienne "sacrée". Le grand tout indifférencié transparaît dans les propos qu'elle tient ; il est absent de ceux du jésuite. On peut être païen et écologiste, mais tous les écologistes ne sont pas païens, loin s'en faut.

https://www.youtube.com/watch?v=pxrEZjUQQk0

N.B. Concernant Régis Burnet, que je connais : je n'ai pas abordé avec lui cette question, mais il semble évident qu'il ne jouit pas à l'antenne de la liberté de parole qu'il a à l'université. Mme Delsol était davantage l'invitée de KTO que celle de Régis Burnet ; eu égard à l'importance que l'académicienne peut avoir dans certains milieux catholiques, par ailleurs probablement bailleurs de fonds de la chaîne, une certaine bienveillance a sans doute été suggérée à l'animateur devant ce "bon client" - comme on dit je crois chez les journalistes. Régis a d'ailleurs fait preuve de beaucoup de doigté en faisant admettre à son interlocutrice qu'elle n'était pas climato-négationniste ; la maïeutique, surtout lorsqu'elle se vit à une heure de grande écoute, n'est pas une entreprise aisée.

PV


[ PP à PV – Confondre le souci écologique avec le sous-paganisme infraculturel contemporain, c'est un truc de la droite libérale depuis quarante ans. Chez les catholiques, ça vise à paniquer le paroissien pour qu'il n'écoute pas ce que l'Eglise dit des nuisances du système économique... Ces quarante ans de pilonnage psychologique aboutissent aujourd'hui à ce que nous voyons : un schisme rampant. Hélas soutenu plus ou moins, souvent inconsciemment, par de jeunes prêtres dont on se demande quelle formation ils ont bien pu recevoir pour se mettre ajnsi, sans états d'âme, en contradiction avec le Magistère... ]

réponse au commentaire

Écrit par : Philippe de Visieux / | 21/01/2021

à Patrice :

> Oui, et cette confusion est à géométrie variable. Les chemins de Compostelle sont aujourd'hui empruntés par énormément de non chrétiens qui viennent s'y ressourcer de manière païenne, y cherchant les soi-disant 'énergies positives', etc. : beaucoup de chrétiens - dont je suis - trouvent cela regrettable et rappellent la nature chrétienne du 'Camino'. Il ne viendrait à aucun catho l'idée de laisser Compostelle aux païens.
Lorsque c'est l'écologie qui est vécue par certains militants de la même manière païenne, nos cathos conservateurs préfèrent jeter le bébé avec l'eau du bain : puisqu'il y a des écolos païens, c'est l'écologie en tant que telle qui serait païenne. Ahurissant. Saint François d'Assise, priez pour nous !

PV


[ PP à PV – Si les cathos conservateurs "jettent le bébé avec l'eau du bain", c'est par haine de l'écologie et non par haine du paganisme... Ils s'en accommodent très bien lorsqu'il s'agit de paganisme identitaire : cf les tweets sans nombre à base de "nous les chrétiens blancs". Ou les solstices organisés il y a quelques années par un groupuscule ultracatho dans un très chic pensionnat privé. En ce cas le confusionnisme (et le relativisme afférent) sont admis et pratiqués, puisqu'il s'agit de nostalgies et non de "progressisme" : "Nostalgiques chrétiens ou pas, unissez vous"... ]

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Écrit par : Philippe de Visieux / | 22/01/2021

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