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23/11/2020

Joie et soulagement sur Facebook : la marée monte

Publié ici le 11/11, le texte du P. Montoux suscite la joie : 2039 approbations et 2091 partages démultiplicateurs à 10h00 sur ma page Facebook. Des centaines de catholiques disent leur soulagement de voir un curé de cathédrale mettre les choses au point, desserrant l'emprise des agitateurs sur les réseaux sociaux.


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Commentaires

LEFEBVRISTES

> Sans compter que, sur le terrain (devant les églises), les "lmanifestants catholiques" ne donnent pas le change. Dans plusieurs cas, il s'agit de groupes qui ne mettraient jamais les pieds dans une "église conciliaire". Exemple : devant Saint-Augustin à Paris, ce dimanche, il y avait une quarantaine de gens récitant le chapelet sous la conduite de l'un des capucins lefebvristes de Morgon (très reconnaissables à leur look Louis XIII). La vraie nature de cette "mobilisation" pourrait bien être... schismatique.
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Écrit par : PP / | 22/11/2020

PAS D'ACCORD

> Schismatique ? Ce n'est pas la théorie du complot là ?
Mon curé soutenait la manif comme tant d'autres
Certains ne sont pas d'accord mais évitons de traiter ainsi les autres schismatique sur ce qui n'est qu'une action politique, sur laquelle il n'y a pas de vérité de Foi.

Ludovic


[ PP à Ludovic – Ne brouillez pas les choses. On dit "schismatiques"... quand on voit des schismatiques. C'était le cas à St-Augustin. Je n'y peux rien. Ils étaient là. Je ne voix pas pourquoi il aurait fallu ne pas le dire. ]

réponse au commentaire

Écrit par : Ludovic / | 22/11/2020

LES AGITATEURS

> Ce serait un soulagement si la mobilisation en cours n'était le fait que des seuls lefebvristes. Un coup d’œil porté sur le blog du 'Salon Beige', dont je ne suis en aucune manière un habitué mais que j'ai consulté pour connaître leur position sur cette question, révèle un soutien apporté à ces attroupements dans toute la France, avec articles portant sur quasiment chaque diocèse dans lequel 'rendez-nous la messe' eut lieu ces derniers jours.
Or, à en croire les annonces faites sur le site par la Fraternité Saint-Pierre et l'institut du Bon-Pasteur, on se trouve en plein traditionalisme non-schismatique : la catéchèse consacrée au Christ-Roi est assurée par l'abbé - surtout pas dire le père ! - Guillaume de Tanoüarn, ancien d'Ecône passé à "l’Église conciliaire" et chroniqueur régulier sur Radio Courtoisie.
Cette frange de l’Église qui est en France est de plus en plus visible, de plus en plus audible et peut-être de plus en plus nombreuse. Si elle ne s'intéressait qu'à la défense de la messe selon le missel de 1962, cela ne poserait aucun problème ; or il faut réaliser que nombre de ses représentants ne reconnaissent que du bout des lèvres la validité de la messe de 1969, ne la célèbrent jamais, combattent le "modernisme" dans leurs homélies et se voient davantage comme une minorité pratiquant l'entre-soi que comme levain dans la pâte. Leur posture est politique et identitaire plus que strictement liturgique.

Il serait immensément regrettable de voir l’Église qui est en France composée d'amis de M. de Lesquen à l'horizon 2030.
L’Église est plurielle : que la frange traditionaliste y ait toute sa place est une chose ; que, par son activisme excessif, elle représente aux yeux de nos compatriotes athées ou agnostiques le catholicisme français dans son ensemble en est une autre.
Car ceux qui vivent les deux formes du rite romain sans crispation voient d'un regard attristé le rejet de la messe de 1969 par ceux-là qui sont théoriquement en communion avec l’Église universelle mais qui, in petto, continuent de voir en celle de 1962 l'unique "messe de toujours".
Certains, en 2007, avaient vu avec 'Summorum Pontificum' le risque d'une déstabilisation au long cours de l'unité ecclésiale. Ils n'avaient pas tort. 'Summorum Pontificum' aurait pu fonctionner si l'attachement à la messe de 1962 n'était que d'ordre liturgique ; on sait que la réalité est sensiblement plus complexe. Nous avons récemment un exemple de cette fracture intra-ecclésiale.

P.S. Sur le 'Salon beige', pas un article sur le pape François mais on trouve Eric Zemmour (presque quotidiennement), des réflexions sur un supposé complot contre les journalistes et même une pique lancée en direction de l'archevêque de Paris qui accusait il y a peu certains groupes arcboutés autour de la communion sur la langue, avec ce titre qui m'a laissé sans voix : "Selon certains médecins, la communion sur la langue est hygiéniquement la plus sûre pour la santé". Comment faire Église devant tant de mauvaise foi ?
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Écrit par : Philippe de Visieux / | 23/11/2020

ENCORE 'LE FIGARO'

> https://www.lefigaro.fr/actualite-france/du-simple-laic-au-plus-haut-niveau-de-l-eglise-des-divergences-sur-le-caractere-sacre-de-la-messe-20201122

Et 'Monsieur Religions' au 'Figaro' d'en remettre une couche. Là encore, mauvaise foi patentée : "La division est profonde dans l’Église. Elle porte sur la foi en «l’eucharistie», à savoir l’hostie consacrée donnée lors de la communion."
Il n'y a strictement aucune divergence quant au caractère sacré de l'Eucharistie. La divergence porte sur l'obéissance aux consignes gouvernementales, provisoires par nature, pour permettre une sortie de crise rapide, rien de plus.
Quant aux références aux "pratiques dignes des catacombes", elles feraient sourire si elles étaient de la bouche de Laurent Gerra. Or elles sont de la plume d'un homme parfaitement conscient des difficultés rencontrées par les chrétiens dans certains territoires arméniens récemment occupés, dans certains pays arabes ou en Chine : là, oui, ce que vivent les chrétiens est "digne des catacombes". Ce qu'ils risquent pour le Christ, c'est leur vie, pas une contravention de troisième classe !
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Écrit par : Philippe de Visieux / | 23/11/2020

ELLE N'A RIEN COMPRIS

> Il y a aussi les autres...
Ici une religieuse qui d'abord se permet de juger les évêques (en se plantant complètement dans le reproche qu'elle leur fait), propose de lutter contre l'épidémie en remplaçant la messe par.... des assemblées chez des particuliers, suivi d'un repas ! tout ça au nom du confinement !
Visiblement elle n'a rien compris que ce qui est dangereux et donc interdit, ce n'est pas la messe, ce n'est pas non plus la présence d'un prêtre, c'est le fait d'être ensemble dans un lieu confiné, gestes barrière ou pas.
Je passe sur les approximations les ambiguïtés, les rafistolages théologiques de son texte

http://aubonheurdedieu-soeurmichele.over-blog.com/2020/11/celebrer-sans-messe-c-est-possible-1er-article.html#ob-comment-ob-comment-102738953

On le devine : chez elle le vrai problème, c'est, d'après ce qu'elle a écrit, le "syndrome sacerdotal" et le rejet de l'autorité dans l'Église sinon elle n'aurait pas dit certaines choses.
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Écrit par : E Levavasseur / | 23/11/2020

DÉRIVE

> Pas étonnant de la part du nauséabond SB, plus inquiétant est son audience chez bcp de cathos, certes souvent issus du même micro-milieu mais ils grignotent d'année en année de la visibilité. Je l'ai déjà exprimé ici, je suis de plus en plus inquiet de la radicalisation d'un nombre croissant de catholiques (français ?)...votre titre était prémonitoire : "Ne devenons pas une secte"...
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Écrit par : Tangui / | 24/11/2020

à Tangui :

> https://www.lesalonbeige.fr/leglise-des-30-derniers-fideles/
Le SB classe l'annonce d'hier dans sa rubrique 'Cathophobie' pour conclure : "A quoi cela sert-il de dialoguer avec ce gouvernement méprisant ? Reprenons notre liberté et retournons à la messe (… faire notre petit business)."
Attitude d'enfants gâtés là encore puisque la mesure présidentielle, certes loin d'être idéale, est par définition provisoire.
Le gouvernement n'est pas "cathophobe" dans la mesure où la mesure s'applique à tous les cultes : elle ne vise qu'à éradiquer l'épidémie au plus vite. Quelques semaines d'attente seraient-elles hors de portée pour ces évêques déçus et leurs ouailles en colère ?
Le gouvernement n'est pas "méprisant" puisqu'il fait un effort : si l'épiscopat porte à nouveau l'affaire devant le Conseil d'État, je doute que l'immense majorité de nos compatriotes athées le comprendrait.
Je croyais que l'obéissance était le propre de la vie chrétienne ?
Il serait bon que ces gens réalisent que la France n'est plus catholique : avec deux pour cent de pratiquants en tirant à hue et à dia - dont une écrasante majorité de personnes âgées -, ils relèvent davantage du roquet braillard que de représentants d'une majorité silencieuse. Zéro force de frappe. L'urgence est à l'évangélisation active par le témoignage, pas par l'appel à ignorer les consignes gouvernementales en vue de recouvrer "notre liberté".

PV


[ PP à PV – Leur idéal serait de n'avoir plus que leurs chapelles privées, desservies par "leurs" prêtres prêchant "leurs" théories, donc sans les responsabilités sociales qui sont (encore un peu) celles des vraies paroisses. ]

réponse au commentaire

Écrit par : Philippe de Visieux / | 25/11/2020

à E. Levavasseur

> Vous partez en guerre contre cette religieuse, mais à bien des égards on peut trouver plus juste de célébrer des liturgies domestiques bien réelles que d'assister à des messes virtuelles par vidéo.
Bien des diocèses l'ont proposé, à côté d'autres propositions.
Voir en particulier : https://ecclesiola.fr/
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Écrit par : Michel de Guibert / | 25/11/2020

@ Philippe de Visieux

> Le recours auprès du CE de l'épiscopat, sincèrement, je n'ai rien trouvé à y redire. Mais cette surenchère victimaire depuis le rendu de l'ordonnance de la Haute Juridiction me laisse, honnêtement, plus que rêveur. Je n'ai pas réussi à voir où se trouvaient les mesures "cathophobes" dénoncées par certains. Les églises laissées ouvertes, les prêtres laissés libres d'y célébrer la messe ainsi que d'y recevoir les pénitents pour le sacrement de réconciliation. La possibilité pour ces mêmes prêtres de rendre visite à leurs paroissiens.. Ca va, quand même.. Que des évêques - et pas des moindres ! -entrent dans ce jeu me rend ... triste.
J'ai l'impression qu'une frange de plus en plus importante du catholicisme français est en train de devenir un "parti catholique" (ou groupuscule, au vu de l'état des effectifs ? ), défendant une idéologie religieuse au service d'une "communauté". Je serais tenté de dire que, paradoxalement, elle est en voie... d'islamisation.
J'ai peur que cela se paie cher un jour. Je me demande si, ainsi, l'Eglise de France n'est pas en train de signer son arrêt de mort - à terme- en tant qu'institution visible. Les contre-témoignages d'aujourd'hui préparant les persécutions (les vraies ! ) de demain.

Feld


[ PP à Feld – Oui : c'est exactement ça. ]

réponse au commentaire

Écrit par : Feld / | 25/11/2020

à Michel de Guibert :

> N'oublions pas en effet, comme le Saint-Père le rappelait lors de son audience générale d'hier, que les premières communautés chrétiennes se reconnaissaient à la fraction du pain. Marie-Françoise Baslez a d'ailleurs évoqué dans un récent épisode de la 'Foi prise au mot' le fait que les premiers chrétiens, dans leurs églises domestiques, vivaient la communion eucharistique avant de partager une communion profane autour d'un repas : deux aspects d'une même communion au Seigneur Jésus.
Concernant les liturgies virtuelles, celles-ci peuvent constituer dans certains cas un pilier irremplaçable de la vie spirituelle. Établi à Taïwan pour raisons professionnelles, je rythme chacune de mes journées au fil des retransmissions proposées par KTO. Au lever, ce sont les vêpres de la veille au soir à Saint-Germain-l'Auxerrois qui accompagnent ma prière matinale ; à midi, je suis la messe de la veille. Les lundis, l'écoute de l'eucharistie dominicale offre une perspective différente de l'homélie entendue la veille en mandarin, etc. Seul dans ma chambre à dix mille kilomètres de Paris, je chante tous les répons comme si j'étais présent à Saint-Germain : je ne doute pas que malgré la distance, le Christ se rend néanmoins présent dans mon cœur. De cette expérience virtuelle, je connais depuis plus de cinq ans une grande paix intérieure.
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Écrit par : Philippe de Visieux / | 26/11/2020

à Feld :

> C'est précisément cette tendance au communautarisme qui m'a profondément navré. Mes bras m'en tombaient lorsque je lisais (sur le SB) que "la communion dans la langue est plus hygiénique que celle dans la main", etc.
Cette posture du 'eux contre nous' n'est pas chrétienne. Comme vous, je crains que le catholicisme français ne se limite plus dans quelques années qu'à ces groupes.
La religion populaire n'existe quasiment plus dans notre pays. La dernière génération à avoir été nationalement chrétienne, celle de l'avant mai 68, rejoint progressivement la maison du Père. Leurs enfants auront été dans leur grande majorité "athées pieux" à la Comte-Sponville (baptisés et catéchisés mais sans croire en Dieu), leurs petits-enfants indifférents à la foi (baptisés pour certains, non catéchisés pour l'immense majorité).
Cette évolution est perceptible dans ma propre famille : ma grand-mère nonagénaire est la seule à aller à la messe, à réciter le chapelet, etc. Mon père est athée jusqu'à la moelle, mes oncles savent tout juste faire un signe de croix. Ma sœur est écolo tendance Nouvel Âge, rétive à tout ce qui touche au christianisme. Mes petit-cousins en bas âge n'ont même pas été baptisés. Une famille post-moderne comme il en existe hélas pléthore dans notre pays.
Mais si ceux qui croient en Dieu hurlent à la cathophobie dès que le gouvernement prend une mesure qui ne leur est pas favorable, ils ne participent aucunement à l'évangélisation de leurs compatriotes. Le veulent-ils ? Ou se complaisent-ils dans l'entre-soi de communautés plus ou moins fermées ? Si c'était le cas, une lecture de saint Paul s'imposerait : "malheur à moi si je n'annonce pas l’Évangile !".
Ce que je constate de plus en plus lorsque je me rends à la messe en Lorraine, ce sont des familles qui s'agenouillent bien comme il faut à l'élévation, ne partagent que rarement avec vous le signe de paix, communient en rang serré à genoux et sur la langue et quittent les lieux d'une traite sans adresser le moindre regard à leurs voisins. À leurs yeux, la communion n'est qu'eucharistique, elle n'est pas ecclésiale. Des pharisiens, en quelque sorte, loin de l’Église en sortie voulue par le pape François. Il serait immensément regrettable de voir l’Église qui est en France devenir majoritairement pharisienne dans les dix ans à venir.
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Écrit par : Philippe de Visieux / | 27/11/2020

à Philippe de Visieux

> Je suis complètement d'accord avec ce que vous dites.
Ma remarque sur les liturgies domestiques vécues en réel n'excluait pas de suivre les liturgies virtuelles.
Je pense à ce sujet que cela est plus adapté à la Liturgie des Heures qu'à la messe (et pour la messe plus adapté à la Liturgie de la Parole qu'à la Liturgie eucharistique proprement dite).
Je suis moi-même sur YouTube chaque fois que je le peux les Offices des dominicains du couvent de Rangueil à Toulouse (Vêpres à 19h et Vigiles du dimanche à 20h30) et, comme vous, je chante avec eux ces si beaux chants d'André Gouzes (Sylvanès) :
https://www.youtube.com/channel/UCHzdwgEpfh4UzEN0R3ek64w
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Écrit par : Michel de Guibert / | 27/11/2020

TRIBUNE

> Une tribune intelligente, nuancée et juste de François Huguenin (François Maillot) au milieu du fatras des réactions extrémistes de tous bords :
Jean Castex, un casse-tête pour les catholiques
Face aux restrictions incompréhensibles imposées à la participation à la messe, l’auteur du "Pari chrétien" (Tallandier) estime qu'elle met les catholiques face à trois défis. Il redoute notamment le piège de la division entre chrétiens tentés par la montée aux extrêmes.
https://fr.aleteia.org/2020/11/27/jean-castex-un-casse-tete-pour-les-catholiques/

Écrit par : Michel de Guibert / | 28/11/2020

@ Michel de Guibert

> Ne trouvez-vous pas que l'expression "partir en guerre" rien que ça !) est un tantinet exagérée ?
Les liturgies domestiques, fraction du pain, que proposent les évêques sont à célébrer entre personnes VIVANT ENSEMBLE : il s'agit donc de choses
1) parfaitement adaptées à la lutte contre l'épidémie
2)parfaitement légales
Contrairement à ce que propose cette religieuse qui écrit de le faire [je cite]"En famille, dans un immeuble avec des ami-es "
Et tout cela après s'être insurgée contre les évêques qu'elle accuse de ne pas vouloir jouer leur rôle dans la lutte contre l'épidémie et de réclamer un privilège !
Et pour aggraver les choses, elle propose de poursuivre la réunion par un repas lequel se prend forcément sans masque !
Et tout cela en s'érigeant en juge sévère des évêques !
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Écrit par : E Levavasseur / | 28/11/2020

@ E. Levavasseur

> Oui, je suis d'accord avec vous, mon propos concernait moins les modalités proposées par cette religieuse que la question plus générale des liturgies domestiques dans le contexte que vous rappelez.
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Écrit par : Michel de Guibert / | 29/11/2020

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