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19/10/2020

Après Conflans : sachons combattre l'islamisme !

terrorisme,islamisme

Ne faisons pas le jeu des islamistes en confondant des initiatives antireligieuses privées avec des "valeurs de la République" !  Mon édito de ce matin à RCF et Radio Fidélité Mayenne :


 

<<  À propos du drame du prof d’histoire-géographie du collège de Conflans assassiné vendredi par un islamiste tchétchène, il faut (tout de même) dire que certaines réactions vont trop loin : elles ont l’air de soupçonner tous les musulmans, en tant que musulmans.

Alors attention ! Le but des islamistes est justement de séparer les musulmans du reste de la population française. Lutter contre l’islamisme doit donc se garder de paraître attaquer la religion musulmane en tant que telle: ce qui pousserait les musulmans de France vers les islamistes... Faire le jeu de ceux qu’on veut combattre ne serait pas très malin.

Les islamistes font en réalité une guerre politique révolutionnaire : ils ont pour objectif le contrôle d’une population. Ne donnons donc pas aux musulmans de France l’impression que la France déteste et ridiculise leur religion : cela interdirait à l’Etat d’aider ces musulmans à couper tous les ponts entre eux et les islamistes, comme le souhaitent la plupart. Vaincre l’islamisme est une tâche politique et culturelle difficile ; elle devient impossible si nous avons l’air d’insulter la religion de tous les musulmans.

Un livre du pape François s’intitule : La patrie est un droit, la nation est un devoir. Ça veut dire : la patrie, nous en héritons, c'est notre maison commune. Mais la nation qui vit dans cette maison suit la logique du vivant : elle est en perpétuelle évolution ; elle est toujours en devenir pour persévérer dans ce qui fait son originalité, mais selon des conditions qui changent continuellement au fil des temps. D’où le devoir, pour chaque génération, de répondre aux défis de l’époque en réexprimant le vouloir-vivre du pays en tant que communauté de destin dans l’univers. Une communauté nationale inclut tous ceux qui y coopèrent, y compris ses "ouvriers de la onzième heure" : et cela quelle que soit leur origine et leur religion, contrairement à ce que disent certains.

Si nous voulons éteindre l’incendie islamiste, ne versons pas d’huile sur le feu. Comme aurait dit Bossuet : Dieu se rit de ceux qui déplorent les effets dont ils aggravent les causes. >>

 

 

terrorisme,islamisme

 

Commentaires

CE QUE DIT L'EXPÉRIENCE

> Bénévole ("jeune" retraité) à l'Oeuvre d'Orient, je rencontre depuis 5 ans en Irak, au Liban, en Egypte, en Ethiopie de nombreux religieux, religieuses (en particulier directrices de ces si belles écoles catholiques qui ont en moyenne 50% de chrétiens et 50% de musulmans, et qui sont de vraies écoles catholiques!) qui me parlent d'éducation, de la relation avec les musulmans, de l'Islam... J'ai donc été effaré par de nombreux commentaires entendus après l'horrible assassinat de Samuel Maty. J'ai alors lu l'article de P. de Plunkett, intitulé - avec une touche d'humilité qui montre d'emblée que le sujet n'est pas simple! - "Quelques suggestions"( (...) APRÈS L'ATROCITÉ DE CONFLANS, QUELQUES SUGGESTIONS
L’assassinat du professeur d’histoire-géographie Samuel Paty, (...), confirment (...):
► Lutter réellement (radicalement) contre l’islamisme exigerait une double tâche politico-culturelle : 1. mettre au jour les vraies raisons françaises de relever le défi islamiste ; 2. amener les musulmans de France à modifier, dans l’islam, tout ce qui semble autoriser l’islamisme actuel.
► Ce point 2 exige que l’autorité “républicaine” n’ait pas l’air de combattre la religion musulmane en elle-même. Il exige aussi d’être mené en connaissance de cause : comment intervenir auprès de musulmans si l’on ne comprend pas leur religion ? ni d’ailleurs aucune religion… (...) ":
Je ne peux que confirmer la justesse de ce propos. Défendre
une pseudo-laïcité "athée" (à la Charlie Hebdo) ne peut conduire qu'à des conflits encore plus durs, et à ne rien gagner contre l'islamisme qui doit être pourtant combattu avec la plus grande vigueur.
(Une directrice d'école en Egypte - qu'une élève musulmane de 1ère décrivait à son père islamiste en disant "elle nous aime autant que mes amies chrétiennes" - me faisait part de sa crainte de voir par ex. les écoles coraniques se développer en France me disant que "Vous Français ne savez pas ce qui va vous arriver". C'était en 2016.
Bravo Patrice de Plunkett pour la justesse de vos propos et ces suggestions qui montrent la seule voie à suivre. Ce ne devrait pas être que des suggestions !

Jean-François Leprince-Ringuet (mes propos ne peuvent engager que moi et pas nécessairement l'association pour qui je travaille bénévolement bien sûr).
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Écrit par : Leprince-Ringuet Jean-François / | 19/10/2020

"EFFONDREMENT LENT"

> Tout à fait. Mais deux remarques :
1. le coran comporte des parties peu rassurantes, d'où une légitime - à mon avis - prudence nécessaire, et Jacques Ellul nous avait bien mis en garde dans son livre "Islam et judéo-christianisme", mais nos gouvernants n'en n'ont pas tenu grand compte,
2. si vaincre l'islamisme est une tâche politique et culturelle difficile, elle me semble hélas au-dessus des forces de nos politiques. Il faudrait, que ça plaise ou non à divers groupes, arrêter l'immigration de masse qui rend quasi impossible cette tâche, et réformer très profondément l'Education nationale et surtout la Justice (construction de prisons, peines effectuées intégralement, etc.). Pour ce dernier point, aucune réforme sérieuse de reprise en main n'est envisagée. Difficile, sinon impossible, dans ce cas de sortir d'une trajectoire d'effondrement lent de la nation française. Je ne suis plus très fier de ce que je vois.
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Écrit par : BCM / | 19/10/2020

COMMENT LUTTER

> Ne versons pas de l'huile sur le feu, mais nous ne pouvons pas nous contenter simplement de marches blanches, petites bougies et nounours en peluche à déposer devant la statue de la République. Et nous ne pouvons pas non plus faire confiance aux décisions politiques foireuses chaque fois qu'il y a un nouvel attentat.
Parmi les décisions politiques foireuses on peut noter la récente volonté d'interdire l'école à la maison alors que tous les auteurs d'attentats en France ont fréquenté de l'école de la République; l'assassin du Père Hamel est même un fils de profs de l'enseignement public.
Tiens, çà me fait penser qu'il faut que je refasse mon stock de bougies et de nounours en peluche en prévision des prochains attentats !

BH


[ PP à Bh – Vous savez bien qu'ici nous ne raffolons pas de ces "marches blanches" vides de sens, où d'ailleurs défile parfois (dans les cas de crimes de droit commun) le meurtrier lui-même, avant d'être identifié et arrêté !
Ce que nous disons, c'est que l'Etat doit éradiquer l'islamisme. Mais que cette tâche difficile exige d'abord une chose encore plus difficile : créer un vide sanitaire entre les islamistes et les populations musulmanes : ce qui nécessite la coopération active de nombreux musulmans à la reprise en main républicaine.
(Et que l'Etat cesse de patronner 'Charlie Hebdo', brûlot incendiaire qui semble s'être donné pour tâche de provoquer l'irréparable : faire basculer toute la population musulmane de l'Hexagone dans le camp islamiste)... ]

réponse au commentaire

Écrit par : B.H. / | 20/10/2020

HYSTÉRIE CONTAGIEUSE

> C'est vrai que, de manière générale, la plupart des réactions vont trop loin, comme si à l'hystérie des islamistes qui voulaient la peau du professeur, et l'ont eue, correspondait par une sorte de contrecoup réflexe l'hystérie des médias, du gouvernement, et d'une certaine frange de la population, dont les enseignants.
On a l'air de croire que le tueur s'est attaqué, à travers le professeur d'histoire qui fait son cours en prenant "Charlie hebdo" comme référence culturelle majeure, au fondement même de la civilisation européenne. Il n'en est rien, évidemment. Les choses sont plus graves, en théorie du moins, lorsque des islamistes égorgent un vieux prêtre dans une église, touchant ainsi à travers leur victime à des symboles autrement plus forts et plus culturels.
Ceci néanmoins reste un détail, face au crime qui a été commis : tous ces crimes sont d'une égale importance dans la gravité, lorsque des hommes meurent. On devrait donc en rester là, et ne pas brandir des symboles culturels de manière inconséquente, ce qui montre de facto une ambiance de folie collective dont vous êtes exempt ici, heureusement.
Car que vaut "Charlie hebdo" à côté du Prologue de Jean, de "La République" de Platon, ou même de la "Charte des Nations Unies" ?
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Écrit par : Bégand / | 20/10/2020

CONDORCET

> Il y aurait beaucoup à dire, mais il faut rester simple. Il me semble que tous ces problèmes se résument, pour le croyant, dans la capacité ou non d'harmoniser, dans la liberté de sa conscience, les principes issus de sa "croyance" et les principes issus de sa raison. En effet, Dieu, en créant l'homme au commencement, l'a remis à son propre conseil (Si 15,14).

Tout en voulant jeter les ponts d'une instruction publique ne séparant pas le genre humain en "deux classes" - "ceux qui raisonnent et ceux qui croient" -, Condorcet (1743-1793), dans un rapport sur l'instruction publique des 20-21 avril 1792 devant l'Assemblée Législative, s'exprimait en ces termes :

"Mais pour que les citoyens aiment les lois sans cesser d'être vraiment libres, pour qu'ils conservent cette indépendance de la raison, sans laquelle l'ardeur pour la liberté n'est qu'une passion et non une vertu [...]. Il faut savoir distinguer ce dévouement de la raison qu'on doit aux lois qu'elle approuve, de cette soumission, de cet appui extérieur que le citoyen leur doit encore, lors même que ses lumières lui en montrent le danger ou l'imperfection. Il faut qu'en aimant les lois, on sache les juger.

Pour Condorcet encore, les lumières de la croyance pouvaient utilement conforter la morale issue de la seule raison (la croyance, pour lui, ne servait qu'à cela), alors qu'il affirmait la séparation nécessaire des deux sources en vue d'une instruction publique et égale :

"Ceux qui croient encore à la nécessité d'appuyer la morale sur une religion particulière, doivent eux-mêmes approuver cette séparation : car, sans doute, ce n'est pas la vérité des principes de la morale qu'ils font dépendre de leurs dogmes ; ils pensent seulement que les hommes y trouvent des motifs plus puissants d'être justes ; et ces motifs n'acquerront-ils pas une force plus grande sur tout esprit capable de réfléchir, s'ils ne sont employés qu'à fortifier ce que la raison et le sentiment intérieur ont déjà commandé ?"

Enfin, Condorcet consacrait le principe de la liberté de conscience, déniant de ce fait à toute autorité publique le pouvoir de prescrire de prescrire ou d'interdire aux consciences d'adhérer aux principes ayant présidé à l'établissement des lois :

"D'ailleurs, un pouvoir qui interdirait d'enseigner une opinion contraire à celle qui a servi de fondement aux lois établies, attaquerait directement la liberté de penser, contredirait le but de toute institution sociale, le perfectionnement des lois ; suite nécessaire du combat des opinions et du progrès des lumières".

"D'un autre côté, quelle autorité pourrait prescrire d'enseigner une doctrine contraire aux principes qui ont dirigé les législateurs ? On se trouverait donc nécessairement placé entre un respect superstitieux pour les lois existantes, ou une atteinte indirecte, qui, portée à ces lois au nom d' un des pouvoirs institués par elles, pourrait affaiblir le respect des citoyens ; il ne reste donc qu' un seul moyen : l'indépendance absolue des opinions, dans tout ce qui s' élève au-dessus de l'instruction élémentaire. C'est alors qu' on verra la soumission volontaire aux lois, et l'enseignement des moyens d'en corriger les vices, d'en rectifier les erreurs, exister ensemble, sans que la liberté des opinions nuise à l' ordre public, sans que le respect pour la loi enchaîne les esprits, arrête le progrès des lumières, et consacre des erreurs".

Quoiqu'on pense de cet optimisme des Lumières séparées (et non pas distinguées) de la foi, on peut reconnaître à Condorcet d'avoir promu l'égale citoyenneté par l'instruction publique, hors de tout catéchisme républicain, de toute soumission servile et superstitieuse à la République et à ses lois. Il appartenait à cette catégorie des républicains libéraux, à l'opposé du mouvement des républicains radicaux qui s'empareront du pouvoir après 1870, à l'avènement d'un obscurantisme anticlérical et d'un foisonnement de caricatures bibliques (Léo Taxil, etc.).

Après ce rappel historique, il semble utile de mettre en perspective l'oxymore prescriptif de M. Macron au terme de son discours des Bernardins, en date du 9 avril 2018 :

"Mon rôle est de m'assurer qu'il ait la liberté absolue de croire comme de ne pas croire mais je lui demanderai de la même façon et toujours de respecter absolument et sans compromis aucun toutes les lois de la République. C'est cela la laïcité ni plus ni moins, une règle d’airain pour notre vie ensemble qui ne souffre aucun compromis, une liberté de conscience absolue et cette liberté spirituelle que je viens d'évoquer".

Au terme de cet exposé, je déplore l'irruption vraisemblable d'un nouvel obscurantisme d'État, qui, trahissant le rationalisme certes critiquable de Condorcet, pose un bâillon sur les consciences sous le masque de l'unité nationale, après l'assassinat horrible et injustifiable d'un homme, d'un père, d'un enseignant, d'un français. S'il est bon que des efforts convergent pour que des musulmans de France, usant aussi de leur raison, prennent une place indiscutable et indiscutée dans la maison commune, nous n'avons nul besoin, pour ce faire, que soit instauré un islamisme laïque, un islamisme régalien. Sans doute serait-il primordial, le 9 décembre prochain, que fût promulguée une Loi portant séparation des loges maçonniques et de l'État.
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Écrit par : Père Christian / | 20/10/2020

@ PP :

> "Que l'Etat cesse de patronner Charlie Hebdo". Oui, entièrement d'accord. On doit avoir la liberté d'écrire, de dessiner, etc., mais on n'a pas à blesser les autres volontairement. J'ai toujours été choqué par ces affiches provocantes de Charlie Hebdo, ou d'autres, placardées à la vue de tous à la devanture des kiosquiers (enfants compris), et qui ne vont pas dans le sens du bien de tous. Il faut assurer une relative neutralité de l'espace public, et que ceux qui veulent acheter ce type de revues le fassent dans des conditions de discrétion et à leurs risques.
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Écrit par : BCM / | 20/10/2020

FOLIE AMBIANTE

> https://www.lefigaro.fr/actualite-france/occitanie-les-caricatures-de-charlie-hebdo-seront-projetees-mercredi-sur-les-hotels-de-region-20201020

Voilà précisément ce qu'il ne faut PAS faire...
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Écrit par : Philippe de Visieux / | 21/10/2020

"TERRORISME INTELLECTUEL"

> https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2020-10/pape-francois-rencontre-priere-paix-construit-tous-ensemble.html

Hier place du Capitole à Rome se tenait une rencontre interreligieuse pour la paix, dans l'esprit d'Assise.
Le représentant d'Al Azhar fit preuve d'un 'en même temps' qui n'avait rien de macronien, parfaitement adapté aux circonstances du moment : il affirma, à propos de l'assassinat de vendredi, que si l'islam ne pouvait agréer « un tel acte criminel haineux et quiconque embrasserait cette pensée si déviante et fausse [...], en même temps, le fait d'insulter les religions et d'abuser de symboles religieux sacrés sous la bannière de la liberté d'expression sont des formes de terrorisme intellectuel et un appel flagrant à la haine ».
Oui, 'Charlie Hebdo' et son accablant irrespect sous couvert d'humour sont qualifiés par la plus haute autorité théologique de l'islam sunnite de "terrorisme intellectuel". Il serait bon que nos édiles régionaux lisent ces déclarations avant de projeter les caricatures sur les palais de la République car, en le faisant, ce serait la communauté nationale dans son ensemble qui serait (légitimement) perçue par des millions de musulmans comme lançant un "appel flagrant à la haine". En jouant les pompiers pyromanes, nos gouvernants nourrissent un brasier suffisamment puissant pour que de nouvelles tragédies surviennent, jusqu'à ce que l'unité du pays en soit profondément, sinon définitivement, disloquée.

https://www.lepoint.fr/societe/charlie-hebdo-pape-francois-on-ne-peut-insulter-la-foi-des-autres-15-01-2015-1896822_23.php

N'oublions pas non plus ce qu'affirmait le pape François il y a cinq ans et demi, en route vers les Philippines : "si un grand ami parle mal de ma mère, il peut s'attendre à un coup de poing, et c'est normal. On ne peut provoquer, on ne peut insulter la foi des autres, on ne peut la tourner en dérision. [...] Il y a tant de gens qui parlent mal des autres religions, les tournent en dérision, font un jouet de la religion des autres : ce sont des gens qui provoquent".
La liberté d'expression ne saurait en effet être exercée que dans la mesure où elle n'offense pas autrui : c'est là une application de la règle d'or.
Il est choquant de constater que ni les gouvernants ni les médias français ne soutiennent la position partagée par le pape François et le grand imam d'Al Azhar.
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Écrit par : Philippe de Visieux / | 21/10/2020

à Bégand :

> Hystérie des médias et du gouvernement, oui, certainement !
On apprend aujourd'hui que le président de l'Observatoire de la Laïcité, Jean-Louis Bianco, est convoqué à Matignon et que l’Élysée a acté le limogeage prochain du rapporteur général de l'observatoire, Nicolas Cadène. C'est donc la ligne Valls, intransigeante, qui l'emporte ; rappelons qu'il y a quatre ans, Mme Badinter, partisane de cette ligne dure, avait osé affirmer qu'il « ne faut pas avoir peur de se faire traiter d'islamophobe », ce que M. Cadène avait condamné, et on le comprend.
M. Valls a donc eu gain de cause ; quant à Emmanuel Macron, pourtant président d'une république laïque qui "ne reconnaît aucun culte", il ne cesse d'encourager la création d'un "islam des Lumières". D'où une charge anti-française lancée depuis Ankara par un Erdogan remonté contre "l'ignorant" Macron.

On critique (avec raison) Xi Jinping pour sa politique de sinisation des religions, mais on devrait réaliser qu'aux yeux des musulmans de par le monde, la suggestion du pouvoir français "d'encourager" la construction d'un islam dit "des Lumières" (à sa sauce, donc) n'est guère différente.
La République n'a pas à se mêler de théologie ; la laïcité est une neutralité de l’État à l'égard du fait religieux, ni plus ni moins. C'était la ligne défendue par MM. Bianco et Cadène qui s'en tenaient à la lettre de la loi de 1905 ; l'islamophobie revendiquée, à la Badinter, ne mènera nulle part.
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Écrit par : Philippe de Visieux / | 21/10/2020

LE STATUT DU CORAN

> Il y a tout de même un problème spécifique à l’Islam et aux musulmans qui est celui du statut du Coran.
Tant que leur livre saint sera considéré par les musulmans comme un « Coran incréé, descendu du ciel sous une forme parfaite et dans une pure langue arabe », donc intouchable et ne pouvant faire l’objet d’une exégèse historico-critique comme on l’a fait pour la Bible, il y aura le risque de justifier n’importe quel crime par un verset du Coran.
Les mutazilites aux VIIIème-IXème siècles avaient récusé cette idée de « Coran incréé » et tenté de faire une lecture critique du Coran, mais ils ont été balayés.
Il y a bien eu, en terre d’Occident uniquement, des penseurs musulmans qui se sont attelés à cette tâche d’interprétation du Coran, mais ils demeurent très minoritaires.
Cette question de l’interprétation du Coran est à mes yeux, si j’ose dire, une question fondamentale pour sortir du fondamentalisme.
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Écrit par : Michel de Guibert / | 21/10/2020

@ Philippe de Visieux

> Le combat de Latifa Ibn Ziaten, la mère du militaire assassiné par Mohamed Merah est autrement plus juste et important que les provocations sottes de Carole Delga.
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Écrit par : Michel de Guibert / | 21/10/2020

PLUS D'AMIS ?

> Je suis catholique, mais j'ai des amis musulmans. Je ne me vois pas les recevoir chez moi en affichant au mur un dessin obscène de Mahomet nu. Parce que je veux garder mes amis. Ceux qui veulent afficher partout ces dessins parus dans Charlie, n'ont pas d'amis musulmans, ils n'en veulent pas. Et ce soir c'est la France entière qui ne veut plus d'amis musulmans en certifiant les dessins de Charlie comme notre valeur suprême.
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Écrit par : Gildas / | 21/10/2020

à Michel de Guibert :

> https://actu.fr/occitanie/souillac_46309/lot-a-souillac-carole-delga-explique-la-projection-des-caricatures-de-mahomet-sur-les-hotels-de-region_36952585.html

Voici ce qu'affirme Mme Delga concernant la laïcité. On tombe hélas en plein laïcisme : "la religion c'est dans le cadre de la sphère privée", "ces caricatures de Charlie hebdo, ce sont des dessins qui permettent d'avoir du recul et qui n'insultent aucune religion en particulier", "on n'impose pas dans la sphère publique sa religion. La foi en France, elle ne régit pas la loi. La foi doit rester du domaine de l'intime et du privé".
Laïcité ou irréligion ?
Rien dans la loi de 1905 n'indique que la religion doit être exclue de la sphère publique.
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Écrit par : Philippe de Visieux / | 22/10/2020

LE SYNDROME DE LUSIGNAN

> C'est comme une sorte de syndrome Guy de Lusignan : en pleine paix entre le royaume de Jérusalem et les musulmans autour, il attaquait des caravanes pour "casser du bougnoul", persuadé que le roi de Jérusalem était un mauvais chrétien puisqu'il avait fait la paix avec les musulmans...
Régulièrement des chevaliers arrivés d'Europe à Jérusalem, s'indignaient qu'on ne soit pas constamment en guerre contre les musulmans, qu'on puisse signer des traités avec les musulmans permettant aux chrétiens comme aux musulmans de venir en pèlerinage à Jérusalem.
Ces croisés-là auraient pu être abonnés à Charlie Hebdo.
Renaud de Châtillon, Charlie Hebdo, George Bush junior.

EL


[ PP à EL – Très vrai ! Une fois passé l'élan mystique des premières croisades, vinrent les croisades dégénérées : les métropolitains de l'époque, venant en séjour guerrier de quelques mois, gâchaient les équilibres laborieusement installées par le royaume de Jérusalem. Ils avaient d'ailleurs les plus mauvaises relations avec les pieds-noirs de l'époque (les "poulains")... Cf notamment l'HISTOIRE DES CROISADES en trois tomes de René Grousset (Perrin) ou les CHRONIQUES ARABES DES CROISADES de Gabrielli (Sindbad)... Réalité historique que l'imagerie d'Epinal de la droite catho ne veut pas connaître, bien entendu. ]

réponse au commentaire

Écrit par : E Levavasseur / | 22/10/2020

à Philippe de Visieux

> Mme Delga est incapable de formuler une phrase en syntaxe minimum. Qu'elle soit présidente de région est un signe de plus de la chute de niveau de la classe politique.
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Écrit par : Blanca Blasi / | 22/10/2020

@ Michel de Guibert

> En n'oubliant pas que le mutazilisme, sur lequel on fantasme tant en Occident, a donné lieu à des persécutions religieuses de la part des califes abbassides qui le soutenaient. De fait, pour la majeure partie des musulmans, il est considéré comme une doctrine... obscurantiste (accusée d'avoir voulu "cacher" la réalité de la révélation divine).
De même lorsque l'on dit que l'islam doit procéder son "aggiornamento", il faut bien avoir en tête que le salafisme (qu'Adrien Candiard, dans 'Comprendre l'islam', distingue bien de l'islamisme, doctrine politique avant d'être religieuse) est une volonté de retour aux sources, de... réforme.
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Écrit par : Feld / | 22/10/2020

à P. de V.

> La loi de 1905 en son article 1 : La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l'intérêt de l'ordre public (tranquillité -sécurité - salubrité).
En son article 27 – Les cérémonies, processions et autres manifestations extérieures d'un culte, sont réglées en conformité de l'article L2212-2 du code général des collectivités territoriales.
En fait la "religion" est totalement exclue puisqu'ignorée de la sphère publique politique et civique : la loi ne connaît que la notion de "culte". L'exercice du culte lui n'est pas exclu de la sphère publique mais très fortement encadré et soumis au contrôle des pouvoirs publics dans l'intérêt de l'ordre public (notamment celui de la tranquillité publique).
Je vous invite également à lire les articles 31 à 35 qui montrent bien souvent que les mêmes pouvoirs publics sont particulièrement laxistes. Exiger que le culte musulman, dans son exercice, se conforme à la loi française n'est ni une offense ni une attaque, ni même une phobie.
En bon citoyen pédagogue, on pourrait peut-être leur expliquer que les règles juridico-religieuses édictées par les religieux "autorisés" des islams (le pluriel est de rigueur), à l'instar d'ailleurs du droit canon, n'ont au plus en France qu'un statut de règlement intérieur d'une association, et que ce "règlement intérieur" ne peut contrevenir (sur tout le territoire français) aux lois et règlements en vigueur de la République.
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Écrit par : J-Luc / | 22/10/2020

@ Feld

> Oui, il est exact que les mutazilites n'étaient pas des enfants de choeur et qu'ils ont persécuté aussi leurs adversaires ; il n'en demeure pas moins qu'ils visaient juste à mon avis en remettant en cause la notion de "Coran incréé" et en ouvrant le Coran à l'interprétation historico-critique (voir à ce sujet Roger Arnaldez).
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Écrit par : Michel de Guibert / | 22/10/2020

à J-Luc :

> Tout à fait : la loi de 1905, rien que la loi de 1905.
La loi ne régit effectivement que l'exercice du culte, donc les arguments avancés par certains (comme Mme Delga) selon lesquels l'espace public serait "neutre" et la "religion" restreinte à l'espace "privé" ne sont pas conformes à la loi de 1905.
Si c'était le cas, il ne serait plus possible pour un prêtre d'évangéliser en pleine rue, cette activité ne relevant pas à proprement parler de l'exercice du culte catholique.
Récemment, j'ai assuré un soutien juridique au profit d'une aumônerie catholique qui se voyait interdire l'accès à un CHU de province, sous couvert de crise sanitaire ET de "laïcité". Lecture biaisée de la loi de 1905 qui n'est pas antireligieuse par nature : son article 2 précise non seulement que des services d'aumônerie peuvent être maintenus mais que les dépenses qui y sont liées sont couvertes par la puissance publique. C'est là le plus dérangeant dans l'affrontement en cours Bianco/Valls : ne faisons pas dire à la loi de 1905 ce qu'elle ne contient pas.
Ensuite, que le culte musulman soit soumis aux lois de la République, c'est effectivement indispensable : il s'agit de police des cultes, applicable à tous. Mais encourager le développement en France d'un "islam des Lumières", comme l'a répété le président Macron, cela dépasse le cadre de la loi de 1905 qui encadre le libre exercice des cultes : la loi n'a pas vocation à s'intéresser à l'objet même de ce culte, qui relève de la théologie. Que dirait-on si le gouvernement souhaitait encourager un "catholicisme des Lumières" sans transsubstantiation, jugée "obscurantiste", etc. ?
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Écrit par : Philippe de Visieux / | 23/10/2020

à Feld :

> Dans le même temps, M. Macron affirme à la Sorbonne, citant Ferdinand Buisson : "pour faire un républicain, il faut prendre l’être humain si petit et si humble qu’il soit […] et lui donner l’idée qu’il faut penser par lui-même, qu’il ne doit ni foi, ni obéissance à personne, que c’est à lui de chercher la vérité et non pas à la recevoir toute faite d’un maître, d’un directeur, d’un chef, quel qu’il soit".
Le "combat pour la liberté et pour la raison" dont il fut question dans le discours présidentiel repose moins sur une respectueuse neutralité (ce qu'il devrait être) que sur une méfiance à l'endroit de la foi, fondée sur un dogme.
C'est par de telles formules qu'en trois ou quatre générations, on a insufflé en France un sentiment antireligieux, aisément perceptible aujourd'hui : or, pour contredire Buisson, un "républicain" peut parfaitement recevoir la Vérité toute faite du Christ et Lui obéir si c'est son choix, et ce même si la raison lui commande de se gausser de l'improbabilité de la Résurrection.
Il n'y avait pas de crucifix sur le cercueil de M. Paty : la foi étant un choix personnel, son absence est tout à fait respectable. Mais en éliminant de la cérémonie toute référence à une quelconque transcendance, c'est l'Espérance qui était balayée. Seule la chapelle de la Sorbonne, hélas vide et désaffectée, apportait un élément de verticalité.
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Écrit par : Philippe de Visieux / | 23/10/2020

à Michel de Guibert :

> https://actu.fr/occitanie/souillac_46309/lot-a-souillac-carole-delga-explique-la-projection-des-caricatures-de-mahomet-sur-les-hotels-de-region_36952585.html

Voici ce qu'affirme Mme Delga concernant la laïcité. On tombe hélas en plein laïcisme : "la religion c'est dans le cadre de la sphère privée", "ces caricatures de Charlie hebdo, ce sont des dessins qui permettent d'avoir du recul et qui n'insultent aucune religion en particulier", "on n'impose pas dans la sphère publique sa religion. La foi en France, elle ne régit pas la loi. La foi doit rester du domaine de l'intime et du privé".
Laïcité ou irréligion ?
Rien dans la loi de 1905 n'indique que la religion doit être exclue de la sphère publique.
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Écrit par : Philippe de Visieux / | 23/10/2020

CAILLASSAGE

> Maintenir la religion dans la sphère privée, jusqu'à la caillasser si elle part en pèlerinage ? Et mon petit doigt me dit que ces mystérieux encagoulés n'étaient pas des musulmans...

https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/calvados/caen/pelerins-catholiques-attaque-caen-famille-depose-plainte-violence-visant-mineurs-1778041.html

Nous vivons des temps de transition tendus (géopolitique, environnement, ressources, société...) et cela crée des montées à l'hystérie, y compris chez les croyants. Mais si l'on refuse de voir que cela crée aussi des hystéries chez les athées, et par ailleurs des remises en cause salutaires, des prises de conscience et des convergences entre personnes de bonne volonté croyantes et incroyantes, on ne voit qu'un petit bout de la situation, parce qu'on n'est informé que par ses préjugés. Dès lors, on est mal placé pour tenir le discours de la lutte contre les fanatismes...
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Écrit par : Paul Baer / | 23/10/2020

@ PP

> Ciel vous lisez René Grousset ! j'en frémis d'horreur !
;-) Personnellement je trouve que cela n'a pas été dépassé.
Intéressant à lire aussi : Martin Aurell "Des chrétiens contre les croisades: XIIe-XIIIe siècles" où l'auteur démontre que contrairement à la légende, il n'y avait pas du tout d'unanimité au sujet des croisades chez les Chrétiens.
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Écrit par : E Levavasseur / | 23/10/2020

à Philippe de Visieux

> Outre son contresens sur la laïcité, Mme Delga se réfère aux valeurs de la République, citant la liberté, l'égalité et la fraternité.
Je ne vois vraiment pas en quoi les projections des caricatures de Charlie Hebdo serviraient la fraternité !
Le bien commun n'est hélas pas le souci de Carole Delga...

MG


[ PP à MG – Mais nous sommes à l'ère de l'incohérence irresponsable revendiquée comme "expression de la liberté". Le pauvre M. Paty a montré à de jeunes collégiens un dessin qui n'était qu'une insulte obscène et vide de sens, mais il était convaincu de "transmettre ainsi les valeurs de la République". Des milliers de gens aujourd'hui refusent d'admettre que ça n'a aucun sens.
Ce sont des esprits fermés aux réalités, et tournant en rond dans leur bulle de réflexes conditionnés.]

réponse au commentaire

Écrit par : Michel de Guibert / | 23/10/2020

RÉFLEXIONS DE FOND

> Je me permets d'exprimer quelques réflexions après cet événement.
En discutant, je constate que mes interlocuteurs, le plus souvent, ne perçoivent pas le sens des dessins de Charlie: comme s'ils ne voyaient que la forme, mais pas le contenu (le signifiant mais pas le signifié). Le dessin existe en soit, le dessinateur de Charlie l'a matérialisé, mais le sens n'existe pas. Le dessin ne serait qu'une blague, un second degré sans motivation, une posture sans but.. Comme aux Guignols de l'info sur C+ : le rigolo de service racontait les pires stupidités sur l'invité, qui ne devait surtout pas réagir. On s'amuse de la performance, puis on passe à la suite, dans une posture de bonne humeur indifférente à ce qui a été dit.
Ce mot me revient en mémoire : la dé-symbolisation du monde. Et on voit des journalistes, comme S. Aram dans un édito, exprimer leur stupéfaction qu'on puisse réagir pour un simple dessin.
Mais pourtant, pour la plupart des gens, un texte ou un dessin signifient bien ce qu'ils montrent.
Quelle va être la réaction des enseignants à la rentrée ? Beaucoup sans doute vont se faire encore plus neutres, pour éviter les difficultés. D'autres peut-être vont se faire « hyper-Charlie » en croyant ainsi affirmer la valeur de leur engagement. Combien de conflits « charliesques » encore à venir ?
Je rajoute un extrait écrit par le blogueur Descartes en réponse à un commentaire de lecteur : (ici : https://descartes-blog.fr/2020/10/17/pourquoi-lepidemie-ne-peut-etre-bien-geree/ )
« Il faut se replacer dans le contexte. Peut-être que 25% des jeunes musulmans « mettent le droit coranique au-dessus de celui de la République ». Mais à votre avis, combien de jeunes écologistes mettent la « préservation de l’environnement » au-dessus de la loi de la République ? Combien de féministes mettent « les droits des femmes » au-dessus de la loi de la République ?
Les « faucheurs volontaires » nous expliquent que la lutte contre les OGM justifie que l’on viole la loi républicaine. Les féministes soutiennent que Jacqueline Sauvage avait le droit de tuer son mari quand même la loi républicaine dirait le contraire. Un leader politique essaye d’empêcher une perquisition de justice et proclame que « la République, c’est lui ». Alors, dans une France ou chaque « communauté » estime que ses règles sont au-dessus de la loi de la République, en quoi les jeunes musulmans sont-ils singuliers ?
La lutte contre les séparatismes, je suis pour. Mais si l’on veut être cohérent, on ne peut singulariser un séparatisme en oubliant les autres. C’est en affaiblissant la loi républicaine qu’on ouvre la porte à tous les intégrismes. »
C'est bien vu aussi: quand ce qui est commun explose, les islamistes ne sont qu'un des éclats centrifuges. Il y en a bien d'autres.
Et pour terminer, il me semble que le problème de base posé par la tuerie de janvier 2015 était d'abord celui-ci : quelle réponse donner lorsqu'on s'estime victime d'une insulte ? (Depuis bien longtemps, la réponse passe par le droit. La vengeance personnelle de l'offensé est archaïque.) La liberté d'expression n'a pas été diminuée par les attentats. Et si on se préoccupe de liberté d'expression, il en est question en ce moment au procès d'Assange.
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Écrit par : Pierrot / | 24/10/2020

PAS N'IMPOR6TE QUOI

> https://www.lepoint.fr/societe/samuel-paty-meritait-de-mourir-quatre-mois-de-prison-avec-sursis-pour-une-etudiante-24-10-2020-2397851_23.php

La "liberté d'expression" et son deux poids, deux mesures. Le procureur affirme que "nous sommes dans un contexte où on ne peut pas écrire, dire n'importe quoi" : en effet, et cela devrait également s'appliquer aux hebdos incendiaires.
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Écrit par : Philippe de Visieux / | 25/10/2020

GUERRE CIVILE

> Il ne faudrait pas sombrer dans la guerre civile (même si, comme le dit Xavier Patier, nous sommes déjà dedans). Car il y a quand même des choses assez troublantes..
https://www.youtube.com/watch?v=mueMUXpY6QY&feature=share&fbclid=IwAR1VkqnJf9as7BGHw6g7QcWN0tLqMFsxMAR2TQiX6lXIJPHG-4OEbo6OBdU
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Écrit par : Feld / | 25/10/2020

LE BLASPHÈME ?

> https://www.youtube.com/watch?v=63uLLkCM1K0

La 'Foi prise au mot' d'hier, consacrée au blasphème, est à écouter ; la décapitation de M. Paty n'y est pas évoquée puisque l'émission a été enregistrée avant celle-ci.
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Écrit par : Philippe de Visieux / | 26/10/2020

SUPERBE TEXTE

> https://fr.aleteia.org/2020/10/25/dans-nos-aveuglements-le-diable-montre-son-visage/

Un texte superbe, qui sonne juste à tous égards ; on aurait aimé que le communiqué de la CEF fût de la même veine. Indiscutablement, son auteur ferait un excellent candidat à l'épiscopat.
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Écrit par : Philippe de Visieux / | 26/10/2020

> Merci Philippe de Visieux pour cette magnifique tribune de Mgr Benoist de Sinéty
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Écrit par : Michel de Guibert / | 27/10/2020

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