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28/09/2020

Le symptôme Nicolas Bedos

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Par leur refus des gestes-barrière, des Français se dérobent au civisme et au simple souci d’autrui. Mais pour les chrétiens, le devoir de charité réciproque s'applique à la prophylaxie !  Ma chronique à Radio Espérance (Auvergne Rhône-Alpes) : 


https://player.radio-esperance.fr/?radio=antenne-principale&media=audio&option=reecouter&date=1601272264&id=514088

 

<<  Difficile de ne pas parler une fois de plus de l’effet de la pandémie de Covid sur nos vies quotidiennes. En l’absence de vaccin et même de traitement, notre seule défense se limite à la protection les uns envers les autres. C’est-à-dire le masque, les comportements-barrière, et le respect des mesures improvisées de semaine en semaine (selon l’évolution de la contagion) par le gouvernement et les autorités locales.

Respecter cela est une question de civisme. Et pour les chrétiens, une question de charité réciproque. Le B-A, BAOn regrette donc, sans en être étonné, de constater que dans notre société possédée par l’ultra-individualisme (avec sa conséquence, l’oubli du christianisme), une partie de l’opinion se dérobe au civisme et au simple souci d’autrui.

Un pénible exemple est le tapage autour du message du metteur en scène Nicolas Bedos sur Instagram il y a quelques jours. Je cite ses propos : « Arrêtez tout : les masques, le confinement… Vivez à fond, tombez malades, allez au restaurant, engueulez les flicaillons, contredisez les lâches directives gouvernementales. Nous devons désormais vivre, quitte à en mourir…» Il ajoute: « En ce monde de pisse-froid et de donneurs de leçons, ce message sera couvert d’affronts, mais peu m’importe ! Vivons à fond, embrassons-nous, ayons de la fièvre, crevons, la vie est une parenthèse trop courte pour la vivre à reculons…»

Le ministre Olivier Véran lui a répondu devant les sénateurs, je le cite : « Dire “vivre quitte à en mourir”, c’est un effet de tribune ou peut-être un exutoire personnel… Je pourrais comprendre sa réflexion si elle emportait des conséquences sur sa seule santé à lui. Mais on peut imposer aux gens de prendre soin des autres… Une société qui déciderait de faire l’impasse sur ses vieux, ses fragiles, ses précaires et sur des morts évitables, ce n’est pas la société dans laquelle j’ai envie d’éduquer mes enfants.»

Olivier Véran a raison au moins sur ce point. Il a même deux fois raison. Une première fois en disant que la diatribe de Nicolas Bedos reflète la mentalité d’une partie importante de la société d’aujourd’hui : celle qui ne veut plus rien voir d’autre que les pulsions individuelles. C’est le résultat de cinquante ans de règne absolu du consumérisme au nom de la croissance économique ; et le paradoxe est que ça se retourne maintenant contre l’économie, victime du Covid...

Mais le médecin Véran a raison aussi quand il voit dans la diatribe de Bedos « un exutoire personnel ». L’excès même de cette diatribe ressemble à un propos de dépressif : un peu comme Frédéric Nietzsche, lui-même malade, quand il couvrait de sarcasmes philosophiques la mentalité de malade… Tenons compte de cette hypothèse et incluons Nicolas Bedos dans la bienveillance qu’il faut avoir envers beaucoup, beaucoup de gens aujourd’hui.  >>

 

ps – Il est mauvais de nier l'évidence sanitaire au nom de considérations pseudo-métaphysiques. Ou de la griller au barbecue des surchauffes mentales complotistes... Deux et deux font quatre et non cinq : une pandémie mortelle doit être combattue, et le port du masque sert à protéger autrui de ma contagion éventuelle. Penser aux autres, au lieu de prendre des postures !

 

 

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09:50 Publié dans Santé | Lien permanent | Commentaires (11)

Commentaires

PEUR POUR SOI

> Tout à fait d'accord avec cette chronique. Mais il me semble important d'ajouter que beaucoup de gens n'envisagent les mesures sanitaires que comme les protégeant eux-mêmes. Leur peur de l'épidémie ne s'applique qu'à eux-mêmes, si bien que, un jour, devant l'inconfort de cette peur et de ces mesures, ils montrent un grand courage et enlèvent le masque.
Adopter l'autre point de vue - la protection des autres - apparaît comme très exotique et bien bizarre aujourd'hui, même chez des chrétiens que je rencontre à la messe.
L'individualisme actuel pousse vraiment l'égoïsme à des excès incroyables. Mais il faut aussi beaucoup de bêtise par manque de réflexion, surtout chez ces chrétiens.
Une amie me rétorquait que tout ce battage autour de la pandémie faisait oublier l'urgence écologique. Je lui répondais que je ne voyais pas pourquoi et que cela nous préparait au contraire aux mesures plus radicales qu'il faudrait prendre pour l'environnement.
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Écrit par : Guadet / | 28/09/2020

BEDOS... ET LES HABITANTS DU LOT

> Il aurait pu ajouter "ne portons plus de masques quitte à en crever et continuons de publier les caricatures de Mahomet quitte à en crever et à faire crever les autres".
Il serait allé jusqu'au bout.
Pour le reste, c'est de l'auto-marketing d'un jouisseur fils à papa, jouisseur nihiliste qui ne vit que pour le plaisir quitte à en crever.
Ici dans le Lot, où nous n'avons aucun cas, les gens pestent mais portent le masque.
Cela ne leur est pas pénible pour les mêmes raisons que pour le fils à papa Bedos (qui peste parce qu'il ne peut pas aller à ses fêtes en boite), mais parce qu'à ces gens qui exercent déjà des professions agricoles ultra-encadrées, cette obligation supplémentaire conséquence d'une mondialisation libérale dont ils souffrent sans jamais en recevoir ni le moindre avantage ni la moindre compensation, leur paraît pour cela difficile à supporter.
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Écrit par : E Levavasseur / | 28/09/2020

LES HÔPITAUX

> Le gros problème avec le Covid : ce n'est pas qu'il n'y a pas de vaccin, ou que ce virus fait des morts : la grippe en fait tous les ans (10 à 20 000), malgré le vaccin, et je serais curieux de savoir combien en fait le covid "réellement".
Le problème : c'est qu'il n'y a plus assez de place dans les hôpitaux pour accueillir et soigner les malades !
c'est que le système hospitalier et sanitaire français a été désossé sous prétexte d'optimisation (de réduction de coûts), et qu'au final après 40 ans de fermeture de "petits hôpitaux", de services "non rentables", de massification, 40.000 lits ont disparu (et un nombre correspondants de lits de réanimations, ceux qui manquent aujourd'hui), alors que la population française a grossi et vieilli (donc a plus besoin d’hôpital).
Cela fait 10 ans que les médecins, infirmières et personnel soignant tirent la sonnette d'alarme, font grève, et la doxa des fonctionnaires-gestionnaires est toujours de "fermer des hôpitaux, réduire les coûts" (Cf la polémique en début de confinement dans le nord-est).
Nous voyons aujourd'hui le coût de cette politique qui était censée nous faire "économiser de l'argent". Nous avons la note à payer (et très supérieure aux 40 ans d'économies).
L'idée de diviser le nombre de malades annuels par 365 pour obtenir le nombre de lits "optimal" est une absurdité : comme si les citoyens pouvaient retarder leur fracture de la hanche, cancer ou autre hépatite, simplement pour attendre qu'une "place se libère à l’hôpital", qu'il y ait un créneau de libre !
Aujourd'hui, il faudrait lancer la construction (ou reconstruction) d’hôpitaux pour pouvoir absorber les pics de malades, les crises sanitaires ou épidémies, sans avoir à imposer le masque et le confinement à tout un pays, entraînant la ruine de nombreuses petites entreprises et entrepreneurs indépendants.
Je suis écœuré de voir qu'aucun journaliste digne de ce nom ne relève ce problème de manque de lits, cause du confinement. Est-ce de l'incompétence ? un manque de réflexion personnel ? une complaisance envers les gouvernements ? ou une poursuite de l'illusion ultra-libérale ?
Je ne sais...
Cdt,
Pour remettre les morts du covid (et sa gravité) en perspectives avec d'autres causes de décès, en France :
- 2500 morts par jour toutes causes confondues, en moyenne quotidienne
- 600 avortements par jour (non comptés dans le chiffre précédent)
Sur 9 mois de covid, où en est on ? combien en moyenne quotidienne ? si l'on faisait le quart de ce que l'on met en oeuvre sur le covid, pour les autres causes ... alors quels progrès de santé !
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Écrit par : Bergil / | 28/09/2020

PAS D'ACCORD

> Patrice, perso, je porte scrupuleusement le masque (surtout dans des lieux fermés) et je suis persuadé que, pour l'instant, c'est la seule façon de lutter un peu efficacement contre la circulation du virus...
Mais je dois vous avouer que parfois je ne sais plus quoi penser. Il y a certes le "coup de gueule" individualiste de Nicolas Bedos, mais il y des gens beaucoup plus "légitimes" que lui pour s'exprimer sur l'épidémie en cours qui vont un peu dans le même sens :
https://covidinfos.net/covid19/acceptons-de-prendre-le-risque-raisonnable-detre-contamine-demande-le-pr-carpentier/2338/
Il est clair que les dégâts collatéraux de cette pandémie seront immenses : économiques, sociaux, psychologiques. Je vois des gens commencer à devenir complètement "marteaux" : l'autre jour, j'ai aperçu un type désinfecter intégralement son vélib' avant de monter dessus ... pas seulement la selle et les poignées... muni d'un bidon de désinfectant, il nettoyait tout : pneus, cadre, chaîne, .. tout, quoi. c'était à la fois très drôle et totalement glaçant.
Un des soucis majeurs dans la lutte contre le covid est que la parole publique est depuis longtemps décrédibilisée. On nous a tellement menti, sur tout...
Je ne peux pas me départir de l'idée que, "en même temps", nous participons à une sorte d'expérience de Milgram à grande échelle. Avec ce but : voir le niveau d'obéissance d'une population à des ordres dont, en son for intérieur, elle conteste peu ou prou le bien-fondé. Qu'est-elle capable d'accepter ? Avec pour l'instant, à mon sens, des résultats plutôt concluants (d'ailleurs, que peut-on espérer, à court terme, d'un peuple que la récente légalisation de l'infanticide pour convenance personnelle a laissé de marbre ? ). Avant de faire un "grand bond en avant" dans la dystopie ?

Feld


[ PP à Feld – Je persiste à ne pas suivre les extrapolations idéologico-métaphysiques en la matière, et à m'en tenir à l'évidence : face à une épidémie largement meurtrière, n'opposons rien aux gestes-barrière. Par souci du prochain... Vous verriez de quoi je parle si vous fréquentiez en ce moment les hôpitaux. ]

réponse au commentaire

Écrit par : Feld / | 28/09/2020

NICOLAS BEDOS VS AUTORITES SANITAIRES : 0 - 0

> Côté Nicolas Bedos : ça va trop loin ! Texte provocateur qui nie toute précaution et risque de faire repartir l'épidémie qui bien que loin de la situation du printemps est encore là. Ne pas faire l'apologie de l'égoïsme.
Côté autorités sanitaires (et média) : ça va aussi trop loin ! prétexte de la pandémie pour distiller la peur et la panique, semer la confusion, multiplier les arrêtés excessifs (port du masque dans les parcs et les rues quand il n'y a personne...)
______
Oui nous avons tous un effort collectif à faire : se laver régulièrement les mains, ne pas trop s'approcher, préférer les réunions en petit comité, éviter les concentrations dans des locaux trop exigus et mal aérés, là où se produisent essentiellement les contagions.
S'il est utile voire indispensable dans les transports et les centres commerciaux et autres espaces publics, le port du masque ne doit être cependant effectué (comme je l'ai dit en commentaire dans le précédent poste "le covid et les chrétiens") que dans les situations où il est indispensable, et à éviter en plein air tout simplement, car il est nécessaire de bien s'oxygéner sans entrave (Olivier Veran et nos préfets devraient y penser pour les citadins). Le masque peut par ailleurs dans certaines conditions devenir un "bouillon de culture". Je pense aux enfants et adolescents qui sont sommés de le garder pendant le temps scolaire soit 6 à 8h par jour, et là c'est déjà une absurdité sans compter les difficultés créées en terme de communication, de relation. Le mieux serait de "déconcentrer" les élèves autant que faire se peut et d'aérer les salles de classe aux inter-cours surtout tant que les températures le permettent (même en hiver, et le chauffage au pull, très écologique, peut compenser la perte de chaleur passagère). Je n'envie pas les collégiens, lycéens et leurs enseignants vues les conditions très pénibles. De plus le port intensif du masque est plus ou moins bien toléré selon les personnes. Un de mes collègues le supportait mal au point de refuser les appels téléphoniques et a vu le médecin du travail. Il est en télétravail depuis 15 jours au moins, et d'autres salariés ont également signalé des malaises.
Pour PP : oui les gestes barrière et le masque participent au souci du prochain... mais le souci du prochain c'est aussi le respect de sa liberté, ne pas lui imposer des arrêtés inutiles voire néfastes (ce que savent faire nos dirigeants) lui permettre d'exercer son esprit critique et ne pas l'inciter à obéir aveuglément. Tout et son contraire est dit sur cette pandémie et personne ne sait plus vraiment quoi faire. La peur induite peut conduire à accepter n'importe quel règlement même si c'est idiot voire néfaste : parcs interdits et plein air excessivement restreint au printemps, et maintenant (c'est le cas à Strasbourg) port du masque partout et à toute heure sur toute la commune sauf les forêts périurbaines et la Z.I du port parfois à plusieurs kilomètres (à moins de courir et pédaler). Absurde pour maintenir notre immunité et nous aérer comme ce serait nécessaire.
Je ne pense pas que ceux qui ont une autre lecture de la pandémie actuelle que celle imposée par les média et le discours officiel soient forcément des "complotistes" ou dans des "considérations pseudo-métaphysiques". Nombre de médecins et scientifiques appellent à des mesures plus justes proportionnées et éclairées (https://colibris-wiki.org/collectifCovid/?PagePrincipale). Sans compter que derrière ce qui peut s'apparenter à une "dictature sanitaire" se cachent de gros conflits d'intérêt avec des stratégies de profit bien loin de "l'amour du prochain". Il serait bien que la lumière soit faite là-dessus.
En accord avec les commentaires précédents sur plusieurs points : redonner des moyens à l'hôpital public et aux services de soin pour accueillir plus de malades et permettre aux soignants de travailler dans des conditions satisfaisantes (ça pèche gravement et on est loin du compte) et prendre des mesures fortes pour la transition écologique, garante d'une meilleure santé et dans ce domaine nos dirigeants font beaucoup moins de zèle !

Écrit par : Alain Airault / | 30/09/2020

PRÉCAUTION

> Pour ma part je me tiens aux consignes sans trop savoir si elles sont justifiées. Il y a tant de débats et contradictions, y compris entre médecins, et sans même parler du cafouillage officiel, qu'on doit rester dans une attitude de précaution même sans conviction.
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Écrit par : PF Huet / | 30/09/2020

PAS D'ACCORD

> Une épidémie largement meurtrière? A ce jour? Autour de nous le cancer tue tous les jours, et nous avons tous dans nos entourages proches des personnes atteintes et qui en meurent. Dans nos rues la misère tue tous les jours, et ceux qui la fréquentent le constatent impuissants. Ailleurs dans le monde, la famine tue tous les jours. Massivement.
On peut agir contre tout cela, les organisations internationales, l'OMS, nos politiques, regardent pourtant ces maladies du système comme le prix à payer.
Pour fréquenter depuis quelques années le monde hospitalier, dès avant la covid, je sais que la crise ce n'est pas ce micro-virus, mais bien le mega-virus d'un libéralisme criminel qui fait que les services d'urgence étaient en grève depuis des mois, avant l'arrivée opportune de ce virus franco-sino-américain, urgences exsangues depuis des années, l'hôpital saigné à blanc par pure idéologie anti-sociale.
Il ne faudrait pas que la peur de mourir, qui devrait nous être étrangère à nous chrétiens, nous rende myope. Ce qui se joue c'est la mise en application de la stratégie du choc décrite par Naomi Klein. Le masque de papier pour taire le manque de respirateurs. Or ce masque ronge vitesse grand V les fragiles liens sociaux déjà rompus pour beaucoup par le confinement. Si vous saviez dans quel état sont nos jeunes! Et les adultes qui tenaient vaille que vaille, travaillant ça et là de petits boulots souvent non déclarés, aux vies et foyers éclatés, que la vie sociale par le travail, les associations, le temps passé au café,(le seul salon quand on vit en foyer ou dans un studio), permettaient de rester à flot! Ne les entendons-nous pas sombrer en silence? Les voilà confinés au chômage, confinés derrière leurs masques, interdits de vie sociale et même de simples sourires dans la rue, enfermés dans ce climat lourd de culpabilité et sinistrose, le martèlement en boucle de tous les médias propagandistes:" tua culpa, tua culpa, tua maxima culpa!", tout cela pour un virus dont ils ne voient pas les morts autour d'eux!
Même si, oui il y a quelques mois, et peut-être de nouveau demain?, nous apprenions parfois le dernier départ de l'un ou l'autre qui n'était déjà presque plus de nos vies, isolé dans le sas d'un EHPAD, ces mouroirs qui ont pour unique but de rentabiliser à mort les dernières années de nos anciens, leurs ultimes instants bannis de nos coeurs par l'interdiction de leur tenir la main et serrer dans les bras une dernière fois, parce qu'alors, ce n'est plus la vieillesse, la maladie, le "glissement" qu'entraîne la maltraitance dans ces lieux concentrationnaires pour lesquels on se saigne financièrement, mais selon la doxa du pouvoir c'est nous, c'est toi, c'est moi qui, par égoïsme!, en l'embrassant, en refusant de se dissimuler le visage comme des voleurs derrière un masque, l'étouffons! La piqûre de rivotril ou de morphine à dose mortelle en dernier acte d'un génocide qui ne dit pas son nom.
Cher PP, je ne partage pas ici votre sens de l'évidence, mais plutôt celui des petites gens, qui ne croient plus les discours de l'élite, qui ne croient plus les scientifiques qui défilent aux côtés des politiques sur les médias officiels, qui en sont réduits à croire ce qu'ils voient. Et ce qu'ils voient, les drones au-dessus de leur tête, les blindés dans leurs rues ( encore 89 nouveaux commandés, à 700 000 euros l'unité, dans le même temps où on continue à supprimer des lits dans les hôpitaux!), c'est un peuple muselé qu'on veut tenir sage.

AJ


[ PP à AJ – Chère Anne, le million de morts du Covid dans le monde pour l'instant est le début d'une pandémie comparable à celle de 1918-1922 ; laquelle n'avait pas été inventée par Clemenceau pour manipuler les Français et faire mourir les "petits" (pour ça le front suffisait).
Je ne crois donc pas que les morts du covid, ou les rescapés qui n'arrivent pas à s'en remettre (p.ex. une jeune femme de ma belle-famille), puissent être être négligés au nom de maladies plus anciennes donc plus sombres au bilan, ou d'iniquités socio-économiques.
Le cancer existe. Les ravages de l'ultralibéralisme aussi. Mais le covid existe également. On ne peut pas le nier. Ni la responsabilité des comportements hédonistes individuels dans le redémarrage de l'épidémie dès cet été.
Nier une part du réel se traduit toujours, plus ou moins, par un oubli de drames humains qui ne sont pas plus méprisables que d'autres.
Je vous souhaite de ne pas avoir de malades dans votre entourage en ce moment, et de ne pas être obligé pour cette raison de fréquenter des hôpitaux et des laboratoires d'analyses et d'être ainsi témoin (c'est mon cas) d'une petite partie des impasses, retards et et injustices involontaires qu'entraîne l'épidémie relancée par les postures égocentriques du Français moyen... Bien entendu l'hôpital a été disloqué par la gestion ultralibérale des gouvernements successifs, je l'ai assez dit dans ce blog. Mais ce n'est pas une raison pour fermer les yeux sur une épidémie. Ni pour absoudre ceux qui se dérobent aux seuls moyens de la combattre. ]

réponse au commentaire

Écrit par : Anne Josnin / | 30/09/2020

à Patrice :

> Prières pour votre parente, en espérant son prompt rétablissement. Oui, ce virus est redoutable et aisément transmissible, contrairement au VIH par exemple. MM. Johnson et Trump, qui en avaient sous-estimé la dangerosité, en ont fait les frais ; ajoutons que l'absence de symptômes peut cacher des séquelles comme la perte de l'odorat, dont Mgr Aupetit s'est plaint dans un récent entretien donné à Radio Notre-Dame.
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Écrit par : Philippe de Visieux / | 03/10/2020

NOTRE ENTOURAGE

> Merci PP pour votre réponse à AJ au-dessus.
J'avoue que je ne supporte plus les attitudes de décérébrés qui nient la gravité de l'épidémie et refusent les gestes barrière au nom de leur "liberté" parce que personne n'est touché dans leur entourage.
Il circule beaucoup de désinformation sur les réseaux sociaux, hélas alimentée par quelques médecins ou scientifiques irresponsables (toujours les mêmes) à l'ego surdimensionné.
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Écrit par : Michel de Guibert / | 05/10/2020

LES PRÉDATEURS

> Le COVID n'est-il vraiment qu'un phénomène sanitaire ?
N'est-ce pas aussi le support d'une ACCELERATION redoutable des injustices sociales (mort sociale des intervenants du spectacle, faillite des petits commerces, fermeture des associations, accélération massive des addictions aux écrans et son pendant la désagrégation du tissu social, etc).
Ce n'est pas un hasard si le gouvernement profite allègrement du COVID pour mener des réformes violentes contre la population (IVG à 9 mois, téléphonie 5G ...).
Les prédateurs qui profitent des malheurs des populations savent très bien utiliser les périodes de drames pour faire passer les pires réformes aux profits des plus riches.
Le rappeler n'est pas nier la gravité de l'épidémie.
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Écrit par : Isabelle Meyer / | 06/10/2020

LES JEUNES

> Merci Anne Josnin pour votre phrase "SI VOUS SAVIEZ DANS QUEL ETAT SONT NOS JEUNES !"
J'ai le même retour de terrain :
- enfants ayant subi un fort traumatisme psychologique (médias hyper-anxiogènes, en particulier au début du confinement)
- qui n'arrivent plus à se concentrer en classe. Une amie me témoignait avoir dû, à son grand regret, poster ses tous-petits devant les écrans, tous les jours de confinement (!) pour pouvoir continuer son télétravail (12h par jour... d'ailleurs payées 8h de SMIC par une école de commerce)
- addiction aux écrans ayant empiré, avec les dégradations conséquentes au plan intellectuel, psychique et social des enfants.
- plusieurs témoignages d'institutrices et d'AVS, désemparées de la dégradation du comportement des élèves cette rentrée ("c'est la guerre")
- par ailleurs, un témoignage d'un médecin du CHU, spécialiste en maladies infectieuses, qui ne comprend pas qu'on laisse les établissements scolaires seuls et livrés à eux-mêmes, pour gérer les cas de COVID. Pourquoi ajouter ce stress aux directeurs d'écoles, qui n'ont pas les compétences médicales nécessaires ? Alors que par exemple pour un cas de tuberculose (et comme ça devrait être le cas avec le COVID), ce médecin spécialiste est systématiquement appelé par l'école et il organise une réunion tripartite avec le directeur de l'établissement et le médecin scolaire, pour expliquer et coordonner le protocole à appliquer.
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Écrit par : Isabelle Meyer / | 07/10/2020

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