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07/09/2020

Ecologie et catholiques : un grand pas en avant

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Ma chronique hebdo à Radio Espérance (Auvergne Rhône-Alpes), diffusée chaque lundi à 7 h 49  :


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<<  Je suis heureux de vous retrouver en cette rentrée des catholiques français, qui s’accompagne d’un grand pas en avant : l’engagement résolu dans la sauvegarde de la Création aux côtés du pape François. Le 3 septembre au Vatican, le Saint-Père a reçu une délégation de seize Français, les uns catholiques et les autres non, engagés à divers titres dans le combat écologique sur le terrain : venue en train et en bus avec le président des évêques de France, Mgr de Moulins-Beaufort, elle comprenait aussi bien le directeur du pôle culturel du diocèse de Paris Laurent Landete (ancien modérateur de l’Emmanuel) que le fondateur d’Anuncio et de Mission, Raphaël Cornu-Thénard, l’adjointe à la maire de Paris Audrey Pulvar ou l’actrice Juliette Binoche.

Laurent Landete résume ainsi la rencontre avec le pape, je le cite :  “Cette expérience montre combien il est important que nous, chrétiens, rencontrions des personnes de bonne volonté”. Il ajoute, en expliquant que le Saint-Père avait douloureusement acquiescé à sa remarque : “Ce qui me peine, c’est l’indifférence écologique de certains catholiques, la difficulté de faire des liens entre les «disciples missionnaires» et les disciples de Laudato Si’.”

Alors posons-nous la question. Comment peut-il y avoir un hiatus, une coupure, un décalage, entre les disciples de Laudato Si (encyclique historique du magistère pontifical) et ceux qui se veulent disciples missionnaires, nouveaux évangélisateurs pour le XXIe siècle ?  C’est forcément un malentendu.

– D’abord constatons que cette coupure n’existe qu’en France et aux Etats-Unis. C’est déjà un indice : un préjugé de partis politiques doit jouer un rôle dans cette situation. Donc ça ne touche pas à l’essentiel et nous pouvons y remédier dans la prière.

– Et d’autant plus qu’il y a un signe des temps dans ce que disent les membres de la délégation française du 3 septembre. L’agronome Paolo Servigne, incroyant : “Cette rencontre était un pont, ou plutôt une perche tendue. Je suis très touché de cette volonté d’avancer ensemble…” L’entrepreneur écologiste Maxime de Rostolan, chrétien : “Cette rencontre avec le pape et ce voyage en commun semblent avoir amorcé une réconciliation avec l’Eglise et la religion”. Quant à Audrey Pulvar, elle espère carrément que le pape viendra à Paris !

Voilà donc le remède au quiproquo que déplore Laurent Landete, entre des cathos français qui se veulent missionnaires et, d’un autre côté, tous ceux qui ont étudié et compris Laudato Si.  En réalité c’est la même chose : la conversion écologique, comme disait saint Jean-Paul II, est un chemin pour le témoignage évangélique entre gens de bonne volonté. Or l’évangélisation c’est ainsi, et pas autrement. Comme disait saint Paul VI, “l’homme est le chemin de l’Eglise” !   >>

 

 

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