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16/02/2020

M. Griveaux renversé par lui-même

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À entendre les débats télévisés, la chute de Benjamin Griveaux serait le signe d'un "puritanisme" qui éclipserait désormais les "compétences". Il est permis de voir d'autres raisons à cette chute, et de les trouver au chapitre 5 de saint Matthieu :


Ce matin, homélie du curé d’une paroisse de la banlieue ouest de Paris. À partir de Matthieu 5,17-37, il explique que la radicalité du Christ dans le Sermon sur la montagne (“tout homme qui se met en colère contre son frère devra passer en jugement”, etc) exprime un bon sens transcendant : en amont de ses actes et de leurs effets, l’homme est comptable de ne pas céder à tous ses réflexes et addictions. S’il y cède et ouvre ainsi les vannes de conflits, dit le Christ, que l’homme ne s’étonne pas d’effets éventuels qui peuvent ruiner sa vie : “Ton adversaire te livre au juge, le juge au garde, et on te jette en prison…” Nos actes et leurs effets relèvent du social, et sont en aval. Nos intentions (ou réflexes) et leur mise en œuvre sont en amont et relèvent de la morale…

D’où, ajoute le curé, l’étonnement d’entendre les débats télévisés voir dans le retrait du candidat Griveaux une “américanisation puritaine de la vie politique” qui consisterait à “mettre la morale avant la compétence”. Car, bien avant le tapage et l’abandon de candidature en aval, c’est à son usage compulsif de l’iPhone en mai 2018 (très en amont) que M. Griveaux aurait pu appliquer un discernement moral ! Il ne l’a pas fait parce que l’individu d’aujourd’hui télé-exhibe son “ressenti” sans filtre – et quel qu’il soit : par exemple la fureur, génératrice de contre-fureurs, dans le cas de la lycéenne Mila. C’est cette absence de filtre (ou de discernement) qui caractérise de plus en plus nos comportements, du plus grave au plus bénin… D’où l’urgence de réapprendre le recul, le pas de côté, la distance d’avec nos pulsions : possible fruit humain des conseils de Matthieu 5.

  

Je me permets d’ajouter, à titre personnel, deux commentaires.

–  L’homélie a d’autant plus raison que “la morale” au vrai sens du mot n’a pas joué le premier rôle dans la chute de M. Griveaux : il a été renversé par son propre iPhone.

–  Les débatteurs télévisés ont d’autant plus tort que peu de gens selon les sondages, et vu le programme de M. Griveaux, reconnaissaient “sa compétence” à Paris… Celle-ci n’a donc pas pu être éclipsée par “la morale”, même “puritaine”.

 

 

Censeur de M. Griveaux  (vu par les médias)

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19:40 Publié dans Idées, Politique | Lien permanent | Commentaires (28) | Tags : griveaux

Commentaires

DEUX POINTS

> Entièrement d’accord avec vous, Patrice, en y ajoutant, si vous le permettez, deux points :
- L’être humain, souillé du péché originel, est marqué par un état d’imperfection contre lequel il doit sans cesse lutter, en demandant l’aide de Dieu. Toutes pulsions, faiblesses et faces sombres de notre personnalité font de nous des pécheurs ; c’est par la confession de ceux-ci, grâce au sacrement de réconciliation et à l’Eucharistie, que nous pouvons, parfois de manière laborieuse, nous rapprocher de Dieu en « n’entrant pas en tentation », comme on le dit dans le ‘Notre Père’.
Cette conscience d’être pécheur aux yeux du Seigneur doit relever de la relation entre le Créateur et sa créature, d’où l’obligation pour le prêtre recevant la confession de garder en stricte confidentialité ce que le fidèle lui confie.
Lorsque le Christ a rencontré la Samaritaine ou la femme adultère, sa réponse fut de les amener à un chemin de conversion : « Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, désormais ne pèche plus. »
Le Christ ne s’est pas précipité chez Ponce Pilate pour dénoncer les agissements de ces deux femmes, comme il n’a pas organisé de campagne de dénigrement contre elles : bien au contraire, il s’est adressé à leur coeur et a empêché une lapidation par la formule que l’on connaît.
Nul ne sait si la femme adultère continua de pécher ou s’il lui fallut quelque temps pour se convertir : peut-être a-t-elle demandé, quotidiennement, l’aide du Seigneur dans cette démarche qui est souvent difficile.
C’est pour cette raison que, quel que soit le degré d’immoralité des actes commis par M. Griveaux, rien ne justifie que ces aspects de sa vie privée soient jetés en pâture, à l’image d’une lapidation numérique ; la démarche chrétienne, me semble-t-il, aurait été d’encourager l’ancien secrétaire d’État à convertir son coeur sans rendre publique une intimité qu’aucune personne n’a le droit de violer.
- L’absence de modération des contenus sur internet rend possible toute diffamation, sinon toute calomnie, dans le seul but de détruire un individu ou sa réputation : l’« artiste » russe qui s’est cru autorisé à agir en justicier s’est en réalité comporté en lapidateur. M. Griveaux a certainement péché par son comportement, mais cette conscience d’avoir agi contre les commandements de Dieu n’a pas à être connue d’autrui : elle relève du for interne.
La publicité donnée à des actes ayant porté atteinte à d’autres personnes ne peut avoir lieu qu’après jugement impartial, dans l’hypothèse où ces actions auraient constitué des infractions au code pénal ; ainsi, la soif de vengeance ou de scandale exprimée par les myriades de dénonciateurs anonymes sur internet, hors de tout cadre judiciaire ou prévu par la loi, sont autant de menaces contre l’état de droit et, en définitive, contre le principe d’inviolabilité de la vie privée.
La conversion du coeur ne peut se faire sous la pression médiatique, via un lynchage gratuit sans chercher à comprendre ; elle naît des larmes du croyant qui, dans le secret de son coeur, se reconnaît pécheur devant Dieu et Lui demande humblement de l’aider à se corriger en ne le laissant pas entrer en tentation et en dépouillant, avec toutes ses faiblesses, le « vieil homme » qui se terre en lui.

PV


[ PP à PV– L'acte de M. Pavlenski et de son étrange compagne ne relève pas du "puritanisme" (comme feignent de le croire les commentateurs), ou plus exactement d'un désir d'épurer les moeurs. C'est un acte de jungle, une attaque de prédateur, plus proche de la lutte darwinienne que d'autre chose. Aux antipodes de ce qu'un chrétien aurait fait....
Qu'aurait fait un chrétien, d'ailleurs ? Y aurait-il eu quelque chose à "faire" ? Je ne le crois pas. Griveaux s'était juste comporté comme des milliers de nos contemporains... ]

réponse au commentaire

Écrit par : Philippe de Visieux / | 17/02/2020

PAVLENSKI

> D'ailleurs, celui qui a mis la vidéo en ligne ne l'a pas fait par moralisme pour dénoncer la tartufferie de Griveaux et des marcheurs, qui se présentent comme des purs, purs affrontant une impure opposition.
______

Écrit par : Guadet / | 17/02/2020

TARTUFFES

> La réaction des Tartuffes est terrible : comme le personnage de la pièce, ils lancent des anathèmes contre ceux qui les dénoncent :
https://www.lemonde.fr/politique/article/2020/02/17/derriere-la-chute-de-benjamin-griveaux-un-trio-sans-foi-ni-loi_6029811_823448.html
______

Écrit par : Guadet / | 17/02/2020

GRIVEAUX

> Je note plusieurs choses, dans cette histoire.
Les partisans de M. Griveaux étaient persuadés que leur poulain devait être élu si cette histoire sordide n'était pas sortie. Donc j'en déduis que M. Griveaux donnait prise au chantage, ce qui n'est jamais sage pour un homme politique, et ce qui n'est jamais bon pour le peuple dirigé par un homme politique ayant ainsi les mains liées.
J'aurais aimé entendre un peu les mouvements féministes. Un homme en vue, s'il veut tromper sa femme, devrait au moins faire le maximum pour éviter que la chose ne se sache, pour éviter à son épouse une humiliation de dimension planétaire. Le minimum de précaution c'est bien sûr "aucune trace écrite". Alors les messages par internet…
On a entendu beaucoup de monde plaindre M. Griveaux dans son malheur (malheur qu'il s'est forgé lui-même). Qui songe à plaindre les enfants de M. Griveaux, entièrement innocents mais frappés bien plus durement que M. Griveaux lui-même ?
______

Écrit par : Bernadette / | 17/02/2020

LA BIBLE

> Bonjour Patrice,
merci à vous pour cette mise au point salutaire et nécessaire.
Qu'il s'agisse de "l'affaire Mila" ou de "l'affaire Griveaux", ce qui se vit actuellement est révélateur d’une crise de notre époque, à l’heure où il est normal, banal et « moderne » de s’exprimer « en live » et en public sur les réseaux @sociaux, sans soucis de protéger son identité numérique.
Effectivement, "l’individu d’aujourd’hui télé-exhibe en effet son “ressenti” sans discernement et sans filtre". Un peu comme si l’on ouvrait la porte de sa chambre à une foule d’inconnus. En effet, Internet, ce n’est pas « privé ».
A noter que cette crise est perçue par Marc-Alain Ouaknin, rabbin et docteur en philosophie, comme une « crise de l’intimité ». Comme il l’explique très bien dans son « Zeugma : mémoire biblique et déluges contemporains »(2008), nous vivons en effet « l’époque de l’oubli [ou de la négation ?] de l’intime, catégorie essentielle fondatrice de toute société ». Or, poursuit-il, « l’éthique n’est possible qu’à partir de l’existence de l’intime. L’intime de la maison n’est pas fuite du monde et de l’autre, mais la condition même de leur rencontre…. » (Zeugma, p 497). Selon Ouaknin, le texte biblique est de nature à nous ouvrir de nouvelles perspectives sur cette question de l’intime.
Voir : https://pepscafeleblogue.wordpress.com/2020/01/24/laffaire-mila-vies-privees/

En Christ,
Pep's

PS : concernant la question de "la compétence", ce qui est fiable est surtout vu, aujourd'hui, comme relevant de la "technique". Or, pour l’humain, ce qui est fiable, c’est surtout la parole de l’autre. Une parole qui n’est pas mise en défaut. Une parole tenue.
______

Écrit par : pepscafe / | 17/02/2020

LACAN

> J'ai consulté mon psylacaniste. C'était écrit selon lui : le dérapage adulescent du candidat “Grivois” comme le coup de “poker mater” joué par la Macronie avec sa remplaçante, choisie pour sa capacité à faire le "Buzz".
Rappel à tous les lacaniens experts en étymologie psychiatrique : le "buzz" est un bruit parasite mais aussi une technique de marketing ; idéal pour une campagne éclair visant à renvoyer les Parisiens sonnés dans les jupes de leur Maire/Mère !
______

Écrit par : Denis / | 17/02/2020

IRRESPONSABLES MACRONIENS

> Sérieusement, je m'interroge, cher PP, peut-on parler de morale et de responsabilité des actes, et tout simplement de conduite digne et raisonnable, aux tenants de cette Macronie libérale libertaire qui, comme, Mme Buzyn, ci-devant ministre de la Santé, vous expliquera que le rôle du père absent (par suite d'une GPA) peut parfaitement être tenu par la grand-mère (en l'occurrence la maman de la maman réelle ou putative) et que ça ne posera aucun problème à l'enfant !?
Pour ma part, je ne vois que le divan du psychanalyste pour ramener à la raison certains de nos gouvernants les plus en vue – hors, bien sûr, la rencontre avec Jésus vrai Dieu et vrai homme, Fils bien aimé du Père, dans l'Esprit…
______

Écrit par : Denis / | 17/02/2020

AVEUGLE

> M. Griveaux a, certes, été renversé par son propre iPhone, mais on peut y ajouter le sentiment d'impunité qu'a pu lui procurer sa position : dans les deux cas, l'illusion de toute-puissance peut rendre aveugle.
______

Écrit par : Sven Laval / | 17/02/2020

AMOUR ET LOI

> C'est un mec ministre qui porte à l'écran une exhibition pornographique, réglementée en principe, et pincé, fait gazouiller les petits oiseaux de Paris qui vite condamnent la moraline. D'aucuns argumentent sur la réalité qui les encombre bien et dont la démonstration bien délicate pour eux s'égare souvent dans des labyrinthes où le discernement n'est pas de ce monde. Au moins pourraient-ils accepter l'idée que l'homme est pécheur. Dieu dans sa miséricorde lui tend la main et le sauve. Mais non! La loi de l'amour c'est de trop. Eux préfèrent l'amour de la Loi.
______

Écrit par : Alain De Vos / | 17/02/2020

PAS LA CAPACITÉ

> Comme le blogueur Authueil l'écrit, il est heureux qu'il ait été sorti de la course. Un homme assez imprudent pour envoyer lui-même dans la nature, en 2018, une vidéo compromettante alors qu'il brigue la mairie de Paris n'a pas les capacités pour être maire de Paris.
En outre il est heureux qu'il n'ait pas été élu avec cette vidéo circulant : elle aurait pu être un moyen de pression pour n'importe quel lobby ou puissance étrangère qui aurait mis la main dessus.
Par ailleurs, comme le souligne encore Authueil, ce genre de mise à mort politique n'est pas nouveau, mais autrefois c'étaient le Canard ou Paris Match qui s'en chargeait : pensez aux costumes de Fillon ou, plus loin, à la feuille d'impôts de Chaban-Delmas !
______

Écrit par : Edel / | 17/02/2020

OLIVENNES

> https://www.lepoint.fr/debats/olivennes-griveaux-l-irresistible-ascension-des-nouveaux-puritains-15-02-2020-2362855_2.php

Ce commentaire de Denis Olivennes qui rejoint votre propos : "Je mentirais si je disais que je trouve du meilleur goût d'adresser des photos de son appareil génital à une correspondante. On est loin du badinage amoureux à la française. Cela fait d'ailleurs partie à mes yeux de la dégénérescence des mœurs induite elle aussi par la société numérique : le narcissisme exacerbé, dont témoigne la manie des selfies ; la chosification des rapports humains y compris sexuels qu'illustre le succès de YouPorn. La combinaison de ces deux, ce sont les photos de Benjamin Griveaux : après le sexto, voici le sexfie ! Mais enfin, cela le concerne, lui et ceux qui l'entourent. De même pour l'adultère. Qu'avons-nous à voir avec cela ? De quel droit jugeons-nous ce qui se passe entre adultes consentants ? Quel crime a-t-il commis ? Et quel rapport avec sa qualité d'homme politique ?"

PV


[ PP à PV – Il est inquiétant que des analystes socio-politiquies ne voient pas le problème : un homme assez irresponsable pour se livrer à des comportements à risque, ne peut ni ne doit occuper un poste de responsable politique...
Mais pour apercevoir ça, il faudrait avoir gardé le sens du politique et du collectif. Or nous savons depuis 1990 que politique et collectif sont les portiers du Goulag, et que la privatisation généralisée est l'horizon du genre humain... ]

réponse au commentaire

Écrit par : Philippe de Visieux / | 18/02/2020

CHEZ GRIVEAUX

> On nous rebat les oreilles (et les yeux) avec ce terme substantif (et abstrait) de "morale" parce qu'il a une connotation désormais négative ou péjorative ("le père-la-morale" ! - "on nous fait la morale"). Alors que ce qui est en cause dans cette "affaire", c'est seulement l'absence de vertu (de l'impétrant), ou bien sa vertu défaillante.

F.


[ PP à F. – Ce qui est en cause chez Griveaux est plutôt son absence de raison, de jugement, de prudence élémentaire et de sens de l'Etat dont il était l'un des représentants...]

réponse au commentaire

Écrit par : Fondudaviation / | 18/02/2020

LE VRAI PROBLÈME

> Les commentaires médiatiques sur "l'adultère, cela le regarde" ou "la vie privée est privée" sont à côté de la plaque. Si cette révélation fait mal à la macronie, c'est qu'elle renvoie l'image d'une République en marche composée d'immatures narcissiques, start-uppers incultes et sans délicatesse. Comparer le sexfie aux hommes à femmes que furent Chirac et Mitterrand est grotesque, même si l'adultère est immoral.
Le problème n'est pas que Griveaux soit immoral : il fait pitié, et cela correspond tellement bien à l'image qu'il avait de toute façon. Et soudain, on apprend les sexfies : c'était donc vrai qu'il était immature et narcissique...
Penser cela n'empêche pas, par ailleurs, de trouver normal que le Russe et la juriste soient poursuivis. Eux-mêmes n'ont pas agi de manière "morale".
______

Écrit par : Maud / | 18/02/2020

à Patrice :

> l est exact de voir dans le degré d'imprudence et d'impudence de M. Griveaux une incompatibilité avec des fonctions publiques. Mais que dire de Chirac ("cinq minutes douche comprise"), de Mitterrand (qui n'aurait peut-être pas été élu en 1981 si la France profonde avait connu l'existence d'Anne et Mazarine Pingeot), de Giscard (qui a avoué à demi-mots avoir partagé le lit de Lady Di), de Félix Faure ("il voulait être César, il est mort Pompée"), de Louis XV (qui se pourvoyait goulûment au Parc-aux-Cerfs), du Vert-Galant, etc. ? Ils n'ont pas été d'une moralité exemplaire, c'est le moins que l'on puisse dire, mais il n'y avait ni portables, ni réseaux dits 'sociaux' pour les faire chanter : le risque d'une divulgation était bien moindre qu'à l'heure de l'information instantanée et non modérée. Indiscutablement, ils avaient moins le sens de l'État qu'un de Gaulle reconnu par tous pour son intégrité et sa probité, dans sa vie privée comme dans sa vie publique.
Même Pompidou avec Markovic n'a pas connu la fulgurance de l'affaire Griveaux : l'information circulait bien plus lentement, ce qui laissa le temps à l'intéressé de démentir (ce qui ne l'empêcha pas d'accéder à l'Élysée, l'opération étant une machination).
Comment de temps Chirac aurait-il pu tenir s'il venait d'accéder à l'Élysée en 2020 ? Sans doute, dans l'intérêt de l'État et de la fonction présidentielle, aurait-il dû s'abstenir de tout comportement moralement condamnable. L'époque actuelle exige un niveau de vigilance particulièrement élevé, que l'on est effectivement en droit d'attendre de tout responsable public.
______

Écrit par : Philippe de Visieux / | 18/02/2020

> Erratum : j'ai oublié un mot important dans mon commentaire : "Celui qui a mis la vidéo en ligne ne l'a pas fait par moralisme MAIS pour dénoncer la tartufferie de Griveaux".
Comme dans l'affaire Mila, ce qui me terrifie, c'est la violence des réactions. C'était très gênant pour M. Griveaux, mais il n'y avait pas crime, sinon son infidélité, partagée avec nos présidents de la République depuis Mitterrand. C'est dans le retrait de candidature et les autres réactions outrées que se trouve le moralisme. Cela permet aux macronistes de surjouer les victimes (du complot russe).

Guadet


[ PP à Guadet – Mais le retrait de candidature n'a pas été imposé à Griveaux : c'est lui-même qui l'a décidé, parce qu'il y avait d'autres vidéos et qu'il ne voulait pas qu'elles sortent à leur tour. Attitude de collégien qui ne veut pas retourner en cours pour ne pas relancer ses harceleurs... Donc attitude disqualifiante de la part d'un responsable politique, censé avoir du jugement en amont. ]

réponse au commentaire

Écrit par : Guadet / | 18/02/2020

FILMÉS

> "«Leurs cinq ébats sexuels par jour ne me manqueront pas», ironise Griveaux."
https://www.parismatch.com/Actu/Politique/Le-pari-de-Benjamin-Griveaux-1617775
Il y a juste à espérer pour ce père de famille exemplaire (puisque candidat à la mairie de Paris) que sa femme était d'accord avec ces ébats extra-conjugaux filmés.
Enfin bon, en tous cas, celà ne nous regarde pas :
https://www.youtube.com/watch?v=AeT0KV0FPnY
______

Écrit par : Yvan / | 18/02/2020

LA DIFFÉRENCE

> Différence de nature entre Henri IV, Louis XV, Mitterrand d'une part et M. Griveaux d'autre part: c'est l'exhibitionnisme de celui-ci et sa conséquence: le ridicule, qui, heureusement, tue encore, au moins politiquement.
Un autre aspect de l'affaire: une fois de plus, la justice est à vitesse aussi variable que l'appréciation des médias. M. Pavlenski et sa compagne (l'ex de Griveaux si j'ai bien compris) étaient restés en liberté provisoire malgré divers délits tant qu'ils n'étaient que de "valeureux exilés anti-Poutine". mais ils touchent à la Macronie, ils sont bouclés illico !
______

Écrit par : PF. Huet / | 18/02/2020

FOI, RAISONS ET MOYENS

> Pour nous qui sommes chrétiens, ne devrions-nous pas voir dans le comportement de M. Griveaux une envie presque systématique de répondre à ses pulsions et, par là-même, de ne plus chercher à résister à la tentation lorsqu’elle se présente ? On le sait, la tentation est associée au Mal, au malin, au Diabolos, qui cherche par tous moyens à nous éloigner de Dieu par le plaisir.
Tout être humain est confronté au cours de son existence terrestre à la question de la tentation, y compris au plan sexuel : Augustin d’Hippone, Ignace de Loyola, Charles de Foucauld furent des hommes à femmes avant de se convertir pour finalement être élevés à la gloire des autels. Par leur conversion, particulièrement manifeste chez Charles de Foucauld qui décrira la première période de sa vie en termes crus (« j'étais moins un homme qu'un porc », finalement pas si différente de la « chaudière des amours infâmes » des ‘Confessions’ d’Augustin), ils rejetèrent le Diviseur pour consacrer le restant de leur vie à Dieu, sans rien oublier de ce qu’ils furent mais en étant animés d’une volonté ferme de faire le choix irrévocable de Dieu.
En ce début de XXIe siècle, pour nous qui vivons dans une société hypersexualisée, résister à la tentation demande un acte de conscience ferme : lorsque les collègues sont tous sur Tinder et discutent des prises de la veille au soir, se démarquer de l’air du temps est un choix certainement courageux mais incompris de ceux qui baignent dans la société liquide qui nous environne. Or, ce courage peut vite retomber s’il ne s’appuie pas sur une foi solide : le chrétien qui sait que le Christ est le Chemin, la Vérité et la Vie ne peut pas ignorer la petite voix qui lui dit, dans sa conscience, que le plaisir qu’il éprouve en cédant à la tentation n’est qu’éphémère et qu’il l’éloigne de la paix intérieure qu’on ne trouve qu’en Dieu seul.
Il m’est arrivé, en réunion, assis devant une collègue ukrainienne d’une beauté à couper le souffle, de prier l’archange saint Michel tout en négociant des clauses contractuelles : je ne demandais pas à l’archange de me détourner de cette femme, mais de m’aider à combattre le démon qui me faisait céder à une tentation contre laquelle je ne pouvais résister qu’avec l’aide du Prince des Milices Célestes.
Le P. Joseph-Marie Verlinde a évoqué dans une très belle réflexion sur la question de la chasteté [à 10:30] l’exemple d’un père de famille qui, pour résister à la tentation de regarder la devanture d’un cinéma pornographique, faisait volontairement un long détour matin et soir pour se rendre au travail : volonté ferme de rejeter Satan pour ne pas être pollué visuellement par des images qui l’auraient détourné de son épouse.
Oui, la foi est nécessaire pour rejeter l’esprit du monde : elle nous donne les raisons et les moyens de ce rejet, d’où l’importance d’une évangélisation d’un monde qui a occulté Dieu pour placer son ego au centre de tout.

https://www.youtube.com/watch?v=U8L6vQEtCqA&list=PLLh0_q8dCijBG0SFHDN3P88hJD3N38mUD&index=61
______

Écrit par : Philippe de Visieux / | 19/02/2020

SOUCIS

> Dans le souci de ne pas voir sortir les autres vidéos, il y avait peut-être enfin en partie le souci de préserver ses enfants ?
______

Écrit par : Bernadette / | 19/02/2020

NEWMAN

> Cette belle prière de saint John Henry Newman, que je récite souvent :

Conduis-moi, douce Lumière,
au milieu des ténèbres :
je t'en prie, conduis-moi.

La nuit est sombre, et je suis loin de la maison :
je t'en prie, conduis-moi.

Veille sur mon chemin.
Je ne demande pas à voir le but lointain :
un seul pas me suffit.

J'étais autre jadis,
et je ne priais pas
pour que tu me conduises.
J'aimais choisir et voir ma route.

Maintenant,
je t'en prie, conduis-moi.
J'aimais le jour brillant
et, malgré mes frayeurs,
l'orgueil me gouvernait.
Oublie les jours passés.

Ta puissance
pendant si longtemps m'a béni
que, j'en suis assuré,
elle me conduira
par landes et marais,
montagnes et torrents,
jusqu'au retour du jour.

Et demain souriront
les visages des anges
depuis longtemps aimés,
et que je ne vois plus.
______

Écrit par : Philippe de Visieux / | 19/02/2020

AU LYCÉE

> Les lycéens font cela depuis des années... Les proviseurs passent un certain temps à effacer des "dick pics" et des vidéos de "revenge porn" sur les smartphones, puis à faire des conseils de discipline...
______

Écrit par : Alex / | 19/02/2020

UN AVIS

> Il me semble normal qu'un tel événement suscite des réflexions, lesquelles sont de soi intéressantes même si elles nécessitent une certaine mise en ordre de la part de chacun, et donc de ma part.
Au départ, il est des choses que je ne sais pas. Par exemple, je ne sais pas si tout dérèglement psychologique et moral rend de soi incapable de remplir des fonctions politiques. Je prends l'exemple de personnes très instruites et formées dans l'exercice de leur profession et cependant retenues incapables de former (c.1095, 2°) ou de maintenir (c.1095, 3°) un vrai consentement matrimonial dans un jugement du tribunal ecclésiastique, ceci pour immaturité psycho-affective. De surcroît, une telle personne peut très bien s'être fait une juste idée du mariage et la propager avec justesse sans cependant pouvoir la mettre en œuvre dans sa propre vie. Pour autant, cette contradiction entre la pensée et l'agir est-elle à tout coup l'expression d'une "tartufferie" ? Je n'en suis pas sûr. Cette même contradiction constatée dans un autre domaine rejaillit-elle sur l'exercice de la profession de cette personne de telle sorte que cette personne en soit incapable ? Je n'en suis pas certain.
De surcroît, on ne demande pas à un homme politique un agir moral généralisé, mais un agir politique digne de ce nom, qui est un agir spécifique référé à un bien commun interpersonnel limité et non au bien intégral de la vie de chaque personne. C'est ici qu'à mon sens, le risque de dérive totalitaire ne résulte pas d'abord de l'impact d'un laisser-passer des images compromettantes, mais de la conception même qu'on a du politique et de son champ d'application. A son camarade de collège qui lui demandait un passe-droit en disant "Mais toi, tu peux tout", Jean Gabin (dans le film "Le président") répondait : "C'est justement pour ça que je ne peux pas tout me permettre". Et ce que l'homme de pouvoir ne peut se permettre, c'est d'intervenir dans l'ensemble de la vie de ses administrés. S'il le peut et le doit, c'est dans l'ensemble des matières civiles mettant enjeu des rapports de justice, et bien entendu, dans la répression des conduites délictueuses qui lèsent les rapports de justice.
Il s'ensuit que le champ du droit, objet de la justice, ne recouvre pas l'ensemble du champ de la morale. Là encore, une confusion entretenue entre ces deux domaines me semble nourrir des dérives totalitaires. Pour cette raison et à bon droit, les règles du droit positif (Code civil art.9 en France et Conv. EDH art.8 en Europe) garantissent un juste exercice du droit à la vie privée. La Conv. EDH de 1950 garantit même le droit à la vie privée et familiale, du domicile et de la correspondance, tout en maintenant des ingérences légitimes de l'État dans l'exercice de ce droit (voir la dialectique entre le §1 et le §2). De son côté, le c.220 du Code de droit canonique de 1983 dispose qu'il n'est permis à personne de léser de manière illégitime le droit des personnes à leur réputation et à la préservation de leur intimité. Ainsi, la légitimité de signaler un délit n'entraîne-t-elle pas qu'il soit légitime de publier un péché occulte qui n'est pas un délit, ce qui, de soi, viole la frontière entre le for interne et le for externe et constitue une injustice condamnable suivant les règles du droit.
Passant de la morale au politique, je n'ai pas manqué de remarquer l'évidente imprudence consistant à publier sa misère sexuelle fût-ce par voie de correspondance privée. Il en va d'une nécessaire liberté d'action politique qui peut effectivement se trouver entravée et compromise par la mise de données personnelles sur la place publique. Ne pas s'être méfié et ne pas avoir anticipé la circonstance de l'existence des réseaux sociaux (bons en soi, mais dont l'usage s'avère délétère dans tant de cas) constitue une faute morale dans le champ politique, un défaut de vertu de prudence appliquée au champ politique. Surtout lorsqu'on souhaite se faire élire, avec la circonstance que le succès final était peu vraisemblable.
Il fallait d'autant plus se méfier que les caisses de résonance électroniques interagissent avec les naufrages anthropologiques dont elles sont contemporaines. L'hybris (la démesure) du sexe est rejointe et rejoint l'hybris du voyeurisme et de l'exhibitionnisme.
C'est dire que les phénomènes compulsifs de comportements mais aussi de divulgation sont à ranger dans la même catégorie des comportements sexuels dont on s'aperçoit qu'ils rendent fou pour soi-même et dangereux pour les autres. Sur ce même principe pourra-t-on interroger l'habitude si fréquente de pratiquer la critique systématique "ad hominem" pour échapper à tout débat raisonnable sur le fond des choses. Dans tous ces domaines, la dictature du ressenti semble tirer les hommes par le bout de leur nez et les priver de l'usage de la raison qui est, dit-on, leur apanage. Mais, le monde étant ce qu'il est, il faut faire avec sans pour autant se laisser faire.

De l'ensemble de ces considérations, quelques conclusions me semblent pouvoir être retenues :
- La redécouverte de la vertu de prudence, comme "recta ratio agibilium", tenant compte des circonstances de lieu, de temps, de fonctions, dans la prévision nécessaire des actes humains
- La redécouverte de la vertu de chasteté pour, a minima, ne pas étaler ses fesses et pour que chacun se contente de s'occuper de ses fesses
- L'établissement de règles de droit pour réprimer sévèrement les violations illégitimes du droit à la vie privée, même si la qualification et l'imputation des faits sont techniquement difficiles et partiellement vouées à l'échec. Je pense à un accroissement drastique des sanctions financières relatives au "porn revenge", mais aussi à l'imputation des délits aux organes de diffusion en qualité d'auteurs et aux personnes physiques (ayant conduit de quelque manière que ce soit à la connaissance des faits déconsidérants) en qualité de complices. Tout ceci me semble renvoyer à l'étendue du concept juridique de délit de presse par voie électronique et du concept de droit à la liberté d'expression (Conv. EDH art.10), un droit fondamental proclamé MAIS dont l'exercice est soumis à des restrictions nécessaires dans une société démocratique (voir en entier Conv. EDH art.10§2. Voir avant tout la distinction entre droit et exercice du droit). Sans doute peut-on aussi invoquer la nécessaire prévention des suicides et des dommages en tous genres. Ce n'est pas parce que des personnes font montre d'inconséquence qu'une société politique civilisée est dispensée de les protéger du pire par l'établissement d'un ordre social juste et pour cette raison répressif en certains cas.

Dans ma réflexion, le Christ n'a pas manqué d'être présent. Je remercie vivement la personne qui a cité le texte de la femme adultère, lâchée aux cris de purs qui étaient des vicieux. Pour sa part, le Christ restait dans le silence, un silence permettant à chacun de constater l'écart général entre l'Ecriture et sa vie et lui enjoignant de ne pas se distraire avec les turpitudes des autres. Il s'agit d'entrer enfin dans un dialogue entre son âme et le Christ qui sauve chacun sans lapider personne et ouvre à tout pécheur une voie qui n'est ni repli suicidaire ni détestation vengeresse, mais espérance du salut. Dans son caractère social, le Carême qui s'approche ne semble pas loin de cette affaire.
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Écrit par : Père Christian / | 19/02/2020

à PF Huet :

> En effet, Giscard, Mitterrand et Chirac trompaient leur femme sans tomber dans l'exhibitionnisme : on imagine mal Mitterrand se filmer au lit avec Anne Pingeot.
Concernant Chirac, il est cependant permis de se demander si certaines de ses sorties à la Audiard, connues à l'époque du seul cercle des intimes ("celle-là, elle a un frelon dans la culotte", "à nos femmes, à nos chevaux et à ceux qui les montent", etc.), n'auraient pas déclenché l'ire des milieux féministes s'ils avaient été prononcés et relayés à l'époque des réseaux dits 'sociaux' : on est certes loin d'une vidéo de masturbation, mais de telles gauloiseries étaient-elles appropriées de la part du chef de l'État ?

PV


[ PP à PV – Entre les gauloiseries de grand-papa et l'exhibitionnisme 2.0, il y a une différence non de degré mais de nature. Seules les féministes les plus 'hard' (dont l'idéologie date d'avant la révolution numérique) diront que c'est la même chose... ]

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Écrit par : Philippe de Visieux / | 19/02/2020

@ PV

> Pour sourire: le "à nos femmes, à nos chevaux et à ceux qui les montent" je l'ai entendu quelques fois lors de rencontres familiales et amicales bon enfant, de la part de personnes parfaitement respectables, y compris un théologien assez connu en son temps.
PFH


[ PP à PFH – En fait c'est une vieille plaisanterie militaire. Juste lourdingue en milieu cavaliers, elle devenait carrément misogyne en dehors...]

réponse au commentaire

Écrit par : PF. Huet / | 19/02/2020

CHASTETÉ EN TOUS DOMAINES ?

> Je pense sincèrement qu'une véritable éducation à la chasteté devient de plus en plus urgente.
La chasteté entendue au sens large, à savoir l'art d'entretenir un juste rapport aux êtres et aux choses. L'aspect sexuel en constitue un volet important, mais il n'est pas le seul (d'ailleurs, la chasteté n'équivaut pas à la continence. Il y a des faux chastes comme il y a des faux calmes). La chasteté vis-à-vis de l'argent, du pouvoir, ... Tout est lié, comme dirait le pape François.
De fait, la chasteté prédispose au service du Bien commun. Il est rare qu'un homme à la vie personnelle irréprochable ait une attitude scandaleuse dans le service de la communauté...
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Écrit par : Feld / | 19/02/2020

Philippe de Visieux,

> j'ai l'impression que ces gauloiseries - à la Audiard comme vous dites - étaient un marqueur social. Elles sont révélatrices d'une souffrance cachée car on ne peut la révéler sans faillir à l'honneur, l'honneur tel qu'on le concevait dans ce milieu. L'être humain est esclave de ses pulsions, aucune rédemption possible (on a chassé Dieu), il faut vivre avec cela en affichant une certaine classe et en montrant qu'on n'est pas dupe. Les sorties de Chirac révèlent que : non, il n'y a pas que les hommes à être soumis au désir érotique, les femmes le sont également et que de même qu'on demande aux femmes de ce milieu d'accepter les frasques de leur époux, de même le mari cocu doit accepter son sort avec détachement (l'idée de porter un toast en l'honneur du séducteur).
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Écrit par : Bernadette / | 20/02/2020

à Feld :

> Vous rejoignez en cela le P. Giraud qui voit un lien évident entre exploitation effrénée des ressources naturelles et tourisme sexuel : péché capital de gloutonnerie dans les deux cas en effet, en se gavant de pétrole ou de sexe, c'est n'avoir aucune espèce de considération pour la Création ou pour le corps d'autrui, relégués au statut d'objets destinés à satisfaire un désir insatiable de domination.
On comprend bien qu'en plaçant Dieu dans l'équation, tout homme ayant la foi (ne se considérant plus au centre du monde) ne saurait agir ainsi.
La chasteté est un moyen, dans la foi au Christ, de renoncer à toute tentation narcissique pour retrouver l'esprit de don et de service, à l'image du lavement des pieds.
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Écrit par : Philippe de Visieux / | 20/02/2020

@ Père Christian

> Les réseaux sociaux ne sont pas bon en soi par "nature" dès lors qu'ils sont centralisés, c'est à dire entre les mains d'entreprises qui n'ont aucune éthique et qui agissent sans contrôle.
Ils sont néfaste "by design" (pour faire du globish). Par exemple l'affaire Cambridge Analytica est là pour nous le rappeler tous les jours et aucune vraie condamnation ne tombe.
Je pense qu'ici tout est dit :
https://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2017/12/12/32001-20171212ARTFIG00144-un-ancien-cadre-de-facebook-nous-avons-cree-des-outils-qui-dechirent-le-tissu-social.php

Le Carême pourrait être précisément le moment pour arrêter complètement ces drogues dures. Actuellement au chômage, on me demande de m'inscrire sur Linkdin, propriété de Microsoft. Je me demande si je ne vais être réduit en purée tant refuser un tel service devient une incongruité dans notre monde :-(
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Écrit par : PierreO / | 22/02/2020

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