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05/08/2019

Bégaudeau : "La bourgeoisie humaniste et cool devient agressive dès qu'elle se sent menacée"

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Auteur notamment d’une Histoire de ta bêtise (Fayard 2019) qui cloue au mur la bourgeoisie contemporaine, Bégaudeau répond sur deux pages aux questions du JDD 5/08). De quoi réveiller de leur somnambulisme les suiveurs de Marion Maréchal ou – dans un autre genre –  de Christine Pedotti ?  Extraits :


 

<<  …JDD – Aimez-vous Pascal pour sa radicalité ?

FB – Je me méfie de la demi-mesure, de la tiédeur ! À force de nuances, une pensée finit par ne plus rien vouloir dire. Dans Les provinciales, Pascal […] s’en prend aux demi-habiles. Les demi-habiles habitent un lieu pertinent pour vivre, mais certainement pas pour réfléchir. La pensée n’a rien à voir avec une dissertation de Sciences Po. […]  La radicalité du constat de Pascal sur la condition humaine me paraît juste : tout est absurde. Nous venons du néant et nous y retournerons. [...]  À condition radicalement absurde, il ne peut y avoir que solution radicale : la croyance en Dieu. Tout faux-fuyant par rapport à l’absurdité de la vie me paraît sans issue... >>

 

<< …JDD – ‘Histoire de ta bêtise’ cible la bourgeoisie macronienne. Pourquoi tant de polémiques autour du livre ?

FB – Les éditorialistes sont, dans leur immense majorité, du centre-droit. Le macronisme est leur emblème. […]  Ils m’ont donc tous posé des questions autour du sujet qui les passionne : vous ne votez pas, vous ne faites pas barrage à l’extrême droite… >>  *

 

<< …JDD – Pourquoi ‘Histoire de ta bêtise’ vous a-t-il valu d’être renvoyé de la revue ‘Transfuge’ ?

FB –  Le directeur de Transfuge a vécu mon essai comme une déclaration de guerre contre lui. Il s’est reconnu dans le livre. Histoire de ta bêtise montre que cette bourgeoisie humaniste et cool devient agressive dès qu’elle se sent menacée, notamment par une adversité de classe. Elle montre alors son fond invariant agressif. Elle sort ses armes habituelles, comme le licenciement. Le bourgeois cool devient un bourgeois pas cool…>>

 

<< …JDD – Qu’est-ce qui fait de vous un écrivain engagé, appartenant à la gauche radicale ?

FB –  << Tous les écrivains sont engagés... [Même] la littérature féminine de bas étage est engagée. Elle propose une découpe du réel qui absorbe la question sociale pour se recentrer sur la question sentimentale. C’est un engagement de considérer que notre existence sociale est secondaire dans notre aventure humaine. C’est une conviction libérale. Tout le monde est engagé : il faut simplement être conscient de sa propre situation… [Mais] la saisie morale de l’art me met hors de moi. Je protège l’art contre ceux qui veulent le mettre sous surveillance morale et politique. >>

 

__________

(*)  En 2019 à France Culture, il explique son abstention au second tour de la présidentielle :  « Le geste même de voter est un geste anti-politique. […] Avoir habitué des générations entières depuis deux cents ans, en France, à voter, a probablement beaucoup fait pour la dépolitisation, en tout cas la perte d'un certain nombre de réflexes de réelle citoyenneté ou de réelle activité politique. Le vote a donc une certaine toxicité insidieuse. »

 

 

 

En 2018, Bégaudeau publiait Une certaine inquiétude (Albin Michel). Commentaire de ce livre d’entretiens par l’Observatoire foi et culture de la Conférence des évêques de France :

<< Dans Une certaine inquiétude François Bégaudeau et Sean Rose échangent sous forme épistolaire à propos du christianisme. L’un est athée et déclare : « S’il s’agit de transmettre des valeurs, qu’avons-nous besoin du christianisme ? La morale humaniste y suffit, qui n’a jamais fait que séculariser, en les amendant à peine, les axiomes de la morale chrétienne. (…) Ce que je viens chercher dans le christianisme, ce que j’ai la sensation de pouvoir y trouver n’est sûrement pas une morale… » (F. Bégaudeau, p. 46 et 49). L’autre est un croyant qui exprime sa joie de croire malgré le doute : « Le christianisme est une religion de l’incarnation, c’est ce qui m’y plaît tant. Mourir à soi et renaître à la lumière. Les cloches de Pâques ont sonné, les orgues muettes durant toute la période du carême ont retenti, l’église Saint-Georges s’est illuminée de la joie d’accueillir les nouveaux chrétiens » (S. Rose p. 67).

Qui est François Bégaudeau ? Né à Luçon en Vendée, François Bégaudeau passe toute son enfance à Nantes. Il est le fils d’enseignants dans un environnement classé à gauche, son père étant «plutôt parti communiste français». Durant ses années d’études supérieures, il fonde le groupe punk rock Zabriskie, dont il est le chanteur et le parolier. Agrégé de lettres modernes, il poursuit d’abord une carrière d’enseignant. Il écrit des articles pour les Cahiers du cinéma dont il devient le rédacteur à part entière à partir de 2003. Auteur de nombreux essais et romans, il est aussi, entre autres, réalisateur de Entre les murs, un essai qu’il adapte pour la télévision et dans lequel il relate le quotidien d’un enseignant dans le nord de Paris. Incisif, ce film eut un assez grand retentissement (palme d’or à Cannes en 2008).

Qui est Sean Rose ? Sean Rose est né à Saïgon en novembre 1969. Il est de nationalité britannique. Après des études de Droit, de philosophie et de langues orientales, il a collaboré à Lire, aux Inrocks, à Libération etc. Il est actuellement chroniqueur à France 24. Sean Rose est un croyant pratiquant… tellement désorienté par les réalités humaines, trop humaines, qu’on pourrait dire qu’il doute beaucoup.

Qu’est-ce qu’avoir la foi ? Que signifie qu’on l’abandonne ou que l’on s’en passe ? L’échange épistolaire de ces deux écrivains quarantenaires nous montre combien ce sujet demeure vif, brûlant, inquiet. Pour eux, la question de Dieu n’est pas réglée, et les interrogations sur le Christ, le mal, l’amour et la haine sont nombreuses.

François Bégaudeau est un athée déclaré tellement questionné par le geste du Christ qu’on pourrait dire qu’il croit un peu. Ainsi, il propose cette définition de l’amour du prochain : « Non celui qui habite à côté, mais celui qui passe à côté. Qui passe par là. Le premier venu. N’importe qui. Le Christ aime n’importe qui. L’aime indépendamment de ses mérites et démérites. Inconditionnellement. N’importe qui inclut mes ennemis, que le Christ m’engage à aimer, mais aussi les gens que je déteste » (p. 90). Et il s’interroge : « Qu’entend le christianisme par aimer, s’il s’agit d’aimer celui que je n’aime pas ? » (p. 91).

Sean Rose, quant à lui, livre ses hésitations, exprime la fragilité de sa foi. Il s’interroge sur le mal et le malheur : « Pour tout avouer, en ces temps difficiles, je ne me sens guère habilité à parler foi, il faudrait plus de mains que je n’en ai pour protéger la flamme. Plus que jamais, je suis croyant sceptique. Si notre conversation sur la zone grise de la foi et du doute s’est longtemps dégagée de la clameur du monde, de sa fureur et de son effroi, si nous avons laissé l’actualité au seuil, la question du mal me hante et avec elle celle des vertus chrétiennes pour le combattre revient sur le tapis… » (p. 105-106). La question du mal est abordée par les deux auteurs avec beaucoup de gravité. Des événements récents comme l’assassinat du père Hamel ou l’attentat de Nice, font l’objet d’échanges très profonds. Sean Rose fait référence à la vision de l’enfer par le starets Zosime dans Les Frères Karamazov. François Bégaudeau lui répond en citant Journal d’un curé de campagne de Bernanos.

Les réflexions sur la pauvreté et la richesse ont une dimension évangélique. « Dès lors, que ferons-nous de notre confort ? Nous contenterons-nous de penser aux pauvres ? Pour ma part j’ai coutume de dire qu’il faut penser avec les pauvres, depuis les pauvres… » (François Bégaudeau, p. 162). « Mais si le pauvre est la figure emblématique, c’est d’une part, je vais me répéter, à cause du mouvement d’humilité, d’abaissement – la kénose – qui fut au départ de l’incarnation du Verbe divin en l’humanité de Jésus et d’autre part, et précisément pour cette raison, parce que Dieu, étant Dieu du vivant, aime et prend soin de tout ce qui est la vie jusque dans sa plus faible expression : le pauvre, le malade, le moribond, l’enfant à naître… » (Sean Rose, p. 165-166).

L’échange entre ces deux écrivains est une dispute théologique rythmée par une belle amitié. Leurs confidences sur des vies parfois chaotiques font place au paradoxe : l’athée se déclare soudain « écrivain chrétien » quand le croyant lutte pour ne pas perdre une foi précaire. Il y a une sorte d’impatience et de souffrance dans les pages de ce livre magnifique. Les deux auteurs cherchent la vérité et nous invitent à faire de même.

Hubert Herbreteau  >>

 

 

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01:01 Publié dans Idées | Lien permanent | Commentaires (17)

Commentaires

> Patrice, tu vas presque me réconcilier avec Bégaudeau.... ;-)
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Écrit par : VF / | 05/08/2019

SNOB ?

> Dans son interview par la revue 'Limite', cet auteur déçoit beaucoup. Sa position est assez ambiguë : nostalgique de l'Esprit Canal, cette attitude cynique et méprisante, il est encore proche des bobos de gauche par sa critique de Michéa. Sa critique de la bourgeoisie de gauche ne serait-elle pas alors que la posture snob d'un bourgeois de gauche ?
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Écrit par : Guadet / | 05/08/2019

à Guadet

> Je ne lis plus 'Limite' (je le trouve mièvre) mais j'ai lu 'Une certaine inquiétude' et je le trouve passionnant. Mgr Herbreteau a raison, dialogue "magnifique". C'est dans cette direction que les catholiques de ce pays peuvent renouer avec les incroyants qui sont la grande majorité et nous jugent nuls et pénibles pour l'instant.
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Écrit par : Amicie Terray / | 05/08/2019

LE VOTE

> PP a écrit; "(*) En 2019 à France Culture, il explique son abstention au second tour de la présidentielle : « Le geste même de voter est un geste anti-politique. […] Avoir habitué des générations entières depuis deux cents ans, en France, à voter, a probablement beaucoup fait pour la dépolitisation, en tout cas la perte d'un certain nombre de réflexes de réelle citoyenneté ou de réelle activité politique. Le vote a donc une certaine toxicité insidieuse. » ".
Oh que c'est bien dit ! Et que je m'irrite, à l'occasion d'une élection, des injonctions morales à voter données par des clercs, comme si le devoir civique incombant au chrétien devait abolir le libre-arbitre et interdire de s'abstenir en conscience, alors qu'une critique du système actuel permet d'argumenter pour l'abstention au moins à certains scrutins.

Pierrot


[ PP à Pierrot – En rabâchant depuis des générations le “c'est un péché que de ne pas voter", les clercs semblaient ne pas se rendre compte qu'ils tournaient le dos à un précepte autrement plus évangélique : le respect de la conscience personnelle.
Prétendre forcer quelqu'un à voter alors qu'aucune offre ne satisfait sa conscience, n'est pas une attitude chrétienne... Et aboutit à la carabistouille du "moindre mal", c'est-à-dire de la pensée zéro. Constamment finir dans les fourgons des puissants du jour...
Mais pour comprendre ce fourvoiement catéchétique né au début de la Troisième, il faut se souvenir de la panique du milieu catho devant la montée de l'anticléricalisme, avec un sommet d'affolement en 1905. Affolement mal à propos ! Panique dont certains ne sont toujours pas sortis cent ans plus tard, comme si le Christ était venu parmi les hommes pour produire un ordre social : ordre dont la disparition (acquise depuis pas mal de temps déjà aujourd'hui) devrait paraît-il être perçue comme une fin du monde... ]

réponse au commentaire

Écrit par : Pierrot / | 05/08/2019

LE VOTE (2)

> "Avoir habitué des générations entières depuis deux cents ans, en France, à voter, a probablement beaucoup fait pour la dépolitisation, en tout cas la perte d'un certain nombre de réflexes de réelle citoyenneté ou de réelle activité politique", dit François Bégaudeau. Il y a du vrai là-dedans : combien de fois n'ai-je pas entendu, à propos de toutes sortes de contestations ou de manifestations, que "le gouvernement et la majorité ont été démocratiquement élus" et qu'il n'y a donc "pas à discuter". Certains s'imaginent probablement, pour être tranquilles, qu'ils mandatent des dictatures à durée déterminée.
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Écrit par : Sven Laval / | 05/08/2019

LE PROCHAIN

> J'apprécie le passage sur le prochain. Il est vrai que pour certains, le prochain, c'est l'ami proche, quelquefois celui qui a beaucoup et qui écarte celui qui a peu.
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Écrit par : F. Roy / | 05/08/2019

@ Sven Laval

> Rassurez-vous, pour certains, le passage par les urnes est un "cursus d'un ancien temps"...
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Écrit par : Fernand Naudin / | 06/08/2019

PURES

> En lisant certains commentaires, je pense à la boutade de Péguy (à propos du kantisme, mais cela vaut ailleurs...) : "Il a les mains pures, mais il n'a pas de mains".

MG


[ PP à MG – Si par "avoir des mains" on entend voter (dans un scrutin "national") contre ses idées et sa conscience, qvec le seul résultat de mettre au pouvoir quelqu'un dont on déplorera les actes...
Et si on croit que c'est ça, participer à la vie de la cité...
...On ferait mieux de relire le vieux document Ratzinger où il est question des diverses formes du civisme. ]

réponse au commentaire

Écrit par : Michel de Guibert / | 06/08/2019

@ PP

> Il ne s'agit bien sûr en aucun cas de voter contre sa conscience (ce qui est différent de voter contre ses idées) ni de penser que le vote est le seul mode de participation à la vie de la cité, mais il me paraît erroné de rejeter le principe du moindre mal en le qualifiant un peu rapidement de "carabistouille" ou de "pensée zéro"...
« En vérité, s’il est parfois licite de tolérer un moindre mal moral afin d’éviter un mal plus grand ou de promouvoir un bien plus grand, il n’est pas permis, même pour de très graves raisons, de faire le mal afin qu’il en résulte un bien (Rm 3, 8), c’est-à-dire de prendre comme objet d’un acte positif de volonté ce qui est intrinsèquement un désordre et, par conséquent, une chose indigne de la personne humaine, même avec l’intention de sauvegarder ou de promouvoir des biens individuels, familiaux ou sociaux » (Paul VI, encyclique Humanae vitae nº14 et Jean-Paul II, encyclique Veritatis splendor nº80).

MG


[ PP à MG – S'en tenir aux généralités polysémiques serait noyer le poisson. On tombe vite sur quelqu'un qui (au nom des généralités polysémiques) rejette la théologie des "structures de péché" et vous explique que l'on peut très bien, "en conscience" – et au nom d'une définition de plus en plus élastique (au fil du temps) du "moindre mal" – voter pour de cyniques servants de la Machine à détruire les peuples et l'environnement.
Les mêmes élasticiens, d'ailleurs, n'ont pas lu et ne liront pas 'Laudato Si': document dont les analyses bien trop concrètes (pour eux) fournissent une application dérangeante des généralités.
Dans ces conditions, qui donc "n'a pas de mains" ? ]

réponse au commentaire

Écrit par : Michel de Guibert / | 07/08/2019

@ Fernand Naudin :

> N'ayez crainte ! Cependant, ceux-là mêmes qui considèrent le passage par les urnes comme "un cursus d'un autre temps" seront les premiers à s'en réclamer en cas de contestation.
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Écrit par : Sven Laval / | 07/08/2019

HYPOCRITES

> Un peu long, mais très intéressante critique de la décadence hypocrite des élites actuelles.
https://palladiummag.com/2019/08/05/the-real-problem-at-yale-is-not-free-speech/
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Écrit par : Luc / | 08/08/2019

à PP

> Au nom du "moindre mal" (???) on exigeait par exemple en 2017 que nous votions pour un bourgeois rapace caricatural comme Fillon dont le programme social était contraire à la doctrine sociale de l'Eglise. Et on nous le disait de façon si ostentatoire que tous les médias
y ont vu "le vote catholique" avec le grotesque rassemblement du Trocadéro. La honte. Aboutissement d'une théorie creuse. Si c'est ça "avoir des mains", il faudrait réviser les notions d'anatomie.
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Écrit par : Pascal Reisacher / | 09/08/2019

REFUS

> Raconter que les militants climatiques et pourquoi pas aussi les climatologues sont manipulés par les multinationales ne tient pas la route. Surtout quand on se refuse à critiquer le modèle économique et financier d'aujourd'hui.
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Écrit par : Amicie Terray / | 09/08/2019

"TRÈS BEAU LIVRE'

> 'Une certaine inquiétude' est un très beau livre. L’interview donnée par les auteurs sur Radio Notre Dame m’avait passionnée. Bégaudeau parle aussi de Bernanos avec beaucoup d’intelligence. Depuis, j’éprouve une certaine amitié pour lui, même si je ne le suis pas toujours jusqu’au bout de ses raisonnements.
______

Écrit par : Angela / | 19/08/2019

L'EXEMPLE DE BÉGAUDEAU

> A l'inverse de ce qu'a ressenti le commentateur du premier post (SNOB ?), j'ai été très favorablement impressionné par l'interview dans "Limite". Je crois que ce qu'il exprime (combinaison de foi et de rejet - malgré lui - de la pratique) est très répandu dans sa génération.
Par ailleurs, sur Michéa, il critique uniquement le culte du peuple pris isolément. Il a sur ce point, raison : il manque à Michéa (auteur remarquable jusqu'à ce point du raisonnement) la dernière étape : qu'est ce qui fonde la "common decency" ? Ce ne serait être l'appartenance pure et simple au peuple, dont beaucoup d'exemples historiques ou même puisés dans le quotidien démontrent précisément qu'il peut se conduire parfois plus ignominieusement que les élites.
Bégaudeau du reste sur ce point s'exprime, peut-être inconsciemment, en catholique : car le seul étage qui manque à Orwell (ce génie) et Michéa (qui le sait sûrement), c'est une transcendance. Qui a pu certes être constitué dans le passé de structures séculières telles le parti communiste ; aujourd'hui toutefois, il semble difficilement contestable qu'il ne peut s'agir que d'une transcendance autrement plus significative.
En tout cas, ce que montre le cas passionnant de Bégaudeau, c'est que des millions de gens sont dans la situation de rejoindre l'Eglise, parfois à partir de très loin (du moins c'est ce qu'ils croient), et ne franchissent pas l'étape ultime. Il est possible à cet égard que la question de la pastorale, identifiée à raison par Vatican II (mais avec des conclusions probablement erronées, vu le résultat pas très brillant) soit une question essentielle.
______

Écrit par : François / | 27/08/2019

@ PP

"le vieux document Ratzinger où il est question des diverses formes du civisme"

merci de me donner le nom de ce document

EL



[ PP à EL

> 'Note doctrinale concernant certaines questions sur
l’engagement et le comportement des catholiques dans la vie politique', 2002
http://www.vatican.va/roman_curia/congregations/cfaith/documents/rc_con_cfaith_doc_20021124_politica_fr.html

C'est la phrase mentionnant «...l’action multiforme, économique, sociale, législative, administrative, culturelle, qui a pour but de promouvoir, organiquement et par les institutions, le bien commun».
En fait, citation de Jean-Paul II ('Christifideles laici' 1988) citant lui-même Vatican II. ]
______

Écrit par : E Levavasseur / | 28/08/2019

@ François:

> je vous rejoins entièrement, oui des millions de gens ont faim du Christ! Et nous maintenons la lumière de la foi scandaleusement sous le boisseau, et le Ciel nous accusera de non assistance à personnes, à animaux, à plantes, à planète en danger de mort, ce pour quoi j'ai écrit au retour de vacances, après 9 mois de combats quasi ininterrompus, cet article pour tenter de réveiller le disciple missionnaire et frère de résistance chez le bon catholique de paroisse englué dans le système:
https://unpontlance.wixsite.com/cathos-ecolos/pour-un-catholicisme-de-combat
(N'hésitez pas à y mettre aussi vos commentaires sur le site.)
______

Écrit par : Anne Josnin / | 28/08/2019

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