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31/07/2019

Le “progressisme” est l'outil idéologique du capital

progressisme

Le "progressisme" sert à esquiver ce qu'il faudrait faire : changer le système économique et financier !   Cette diversion en France se nomme macronie, approuvée en cela par l'électorat de droite :


 

<< A la question de la compatibilité entre l’économie capitaliste et la préservation de la nature, ou autrement dit, entre le culte de la croissance et l’écologie, la réponse devrait apparaître évidente à toute personne sensée : une croissance infinie est incompatible avec une planète finie. Cependant, cette évidence que des gamines de 14 ans nous rappellent judicieusement semble inconcevable aux responsables politiques et économiques. Elle fait l’objet d’un déni de leur part à tous, y compris, voire surtout, des ministres de l’environnement, qui se gargarisent de l’affirmation de la compatibilité de l’économie et de l’écologie. […]  La modernité a mis en œuvre un projet prométhéen d’artificialisation du monde dont nous commençons enfin à percevoir le danger pour notre espèce, alors qu’aucune autre planète habitable n’a jamais été découverte. Ce phantasme de recréation propre à la modernité occidentale est le résultat d’une double rupture à la fois pratique et conceptuelle : l’artificialisation du monde liée à l’émergence de l’imaginaire technoscientifique d’une part, et la marchandisation du monde liée à l’émergence de l’imaginaire économique d’autre part. La menace, chaque jour plus prégnante, d’un effondrement de la civilisation, sinon d’une disparition de l’espèce, suffira-t-elle à nous faire faire demi-tour et à nous reconvertir de prédateurs en jardiniers ? >>

Dans cette page Idées du Monde (25/07), Serge Latouche et Pierre Jouventin synthétisent le drame actuel : un système économique se voulant illimité – par là destructeur et suicidaire – esquinte la planète et l’humanité. “Illimitation de la production, et donc de la prédation des ressources naturelles […] ; illimitation de la consommation, et donc de la création de nouveaux besoins toujours plus artificiels ; et, surtout, illimitation de la production des déchets, et donc de la pollution de l’air, de l’eau et de la terre. Ces trois pollutions ont des effets de plus en plus manifestes : dérèglement climatique avec les émissions de gaz à effet de serre ; pandémies de cancer, d’asthme, d’obésité, de maladies pulmonaires, de troubles cardio-vasculaires ou de la reproduction avec la saturation de l’air en particules fines et en perturbateurs endocriniens ; mort des sources, des rivières et des océans ; désertification et désagrégation des sols, empoisonnés aux pesticides et engrais chimiques ; etc.”

Cela au bénéfice (exponentiel) d’un très petit nombre : les prétendus “premiers de cordée” de M. Macron.

Beaucoup de gens en ont désormais conscience, notamment parmi ceux des catholiques français qui ont bien voulu étudier l’encyclique Laudato Si’ (2015).

Qu’est-ce qui empêche la prise de décisions pour changer le système économique ? Le formatage mental des classes dominantes. Nous sommes régentés par un groupe rivé au schibboleth [*] du “progressisme”, forcément “issu des Lumières”. Or les Lumières – écrivent Latouche et Jouventin – ont prétendu libérer l’homme en développant “une conception mécanique du monde (la machine-univers, l’animal-machine et même l’homme-machine), débouchant sur l’illimitation de notre pseudo-puissance. Dans cette vision anthropocentrique, l’homme s’institue ‘maître et possesseur de la nature’, selon la célèbre formule de Descartes. L’idéologie du progrès qui en résulte nous assure que tout est possible, ce que reprend le transhumanisme d’aujourd’hui…”

Et le progressisme est la superstructure idéologique d’un système économique et financier. La machine économique l’utilise “pour s’affranchir de tous les freins que la sagesse millénaire avait mis à son épanouissement, donnant naissance à la société capitaliste de marché mondialisée. Au lieu de déboucher sur une véritable démocratie autonome d’hommes libres, cette société moderne se soumet à la dictature des marchés financiers et aux oukases d’une technoscience sans principe.

Le verbiage des ministres et des députés (LREM, LR, lepénistes) enrobe de divers emballages-prétextes cette soumission aux marchés et à la technoscience, c’est-à-dire au système économique et financier. Et c’est la même chose dans les autres postdémocraties occidentales. Là où la fonction de vassal du système est assurée par l’ultradroite bourrin (Trump, Bolsonaro, Orban), elle affiche carrément ce que les autres tentent de cacher :  l’allergie au social et à l’écologie.

D’où l’inertie de ce qui tient lieu de sphère politique, à l’heure où au contraire le politique devrait ressusciter partout pour imposer le changement de paradigme économique.

Complice de ça : une bourgeoisie catho française qui juge les analyses économiques du pape, et des catholiques unis au pape, regrettablement dépourvues de “sens des nuances”. Appeler “sens des nuances” la soumission à Mammon relève du plus fier culot.

                                                                                                                     PP.

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[*]  Un schibboleth, en hébreu שִׁבֹּלֶת prononcé [ ʃibɔlɛt] en français, est une phrase ou un mot propre aux  membres d'un groupe, social ou autre (Juges 12:4-6) . Il exprime l'appartenance d'une personne à ce groupe.

 

 

progressisme

 

Commentaires

ET LA GAUCHE

> Pourquoi ne citer que "Le verbiage des ministres et des députés (LREM, LR, lepénistes)" et en exclure l'essentiel des organisations classées à gauche, largement aussi, si ce n'est plus, hérauts idéologiques du "progressisme" et pas seulement sociétal mais également socio-économique depuis un demi-siècle au moins.

grzyb


[ PP à grzyb – Parce que ce n'était pas une note de rétrospective, et que la gauche actuelle est un zombi.]

réponse au commentaire

Écrit par : grzyb / | 31/07/2019

LIVRE

> Merci pour cet article percutant et lucide, comme beaucoup sur ce blog très stimulant que je consulte souvent.
Avez vous eu vent de : "Tout est accompli" de Y Haenel, F Meyronnis, V Retz ?
Les grands médias n'en pipent mot, comme le signale un article de C. Guilbert dans "La Croix" du 19/06, repris ici :
https://www.pileface.com/sollers/spip.php?article2112#section3a.
En cherchant bien, j'ai trouvé ces fort bons liens au sujet de ce livre :

https://www.pileface.com/sollers/spip.php?article2112&var_mode=calcul#section1 (tout l'article est intéressant)

https://lintervalle.blog/2019/07/08/le-ravage-le-royaume-par-yannick-haenel-francois-meyronnis-et-valentin-retz-1/ (avec lien vers une suite)

https://diacritik.com/2019/05/22/yannick-haenel-francois-meyronnis-valentin-retz-comme-nietzsche-nous-pesons-nos-mots-du-premier-au-dernier-sur-les-balances-les-plus-fines/

https://www.atlantico.fr/decryptage/3576167/comment-la-silicon-valley-compte-repousser-par-le-transhumanisme-les-limites-de-la-mort-yannick-haenel-francois-meyronnis-valentin-retz (avec lien vers 1ere partie)

J'espère que vous acceptez les commentaires avec liens ; en tout cas je souhaite faire connaître cette oeuvre percutante aux lecteurs de ce blog, et apprécierais grandement que vous nous partagiez avec votre belle lucidité inspirée votre avis sur ce livre.
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Écrit par : Laureline / | 31/07/2019

LES CHOSES BOUGENT

> Cela peut paraître anecdotique, mais le récent renvoi en France par les autorités indonésiennes d'un porte
-conteneurs rempli de déchets censés être traités en Asie du sud-est pour y être ensuite stockés tend à montrer que les choses bougent. Des gens qui, à l'autre bout du monde et parce que pauvres, acceptaient de recycler à vil prix la merde des pays riches n'admettent plus cette profonde iniquité : ils constatent que le plastique a inondé leur environnement, rendant les terres stériles, tuant les animaux marins, provoquant cancers en nombre.
Il y a quelques mois, la Chine refusa l'entrée d'un tel porte-conteneurs rempli de déchets en provenance des États-Unis : consternation à Washington où il n'y a quasiment pas de centre de traitement des ordures. Or la solution de facilité consistant à sous-traiter le déblaiement des déchets par d'autres revient non seulement à jouer à l'autruche, mais est une monstrueuse aberration écologique : le plastique ainsi transporté d'Amérique en Chine avait probablement été fabriqué dans quelque usine asiatique, traversant la moitié du globe dans un sens... puis dans l'autre ! À ce niveau de pollution, on peut parler de péché contre la Création.
Après la Chine, les Philippines puis maintenant l'Indonésie ne veulent plus être la décharge à plastique de l'Occident : on ne saurait que s'en réjouir, en espérant que les déchets ainsi privés de croisière alertent la conscience de leurs éphémères utilisateurs, devenant soutiens de 'Laudato Si' sans le savoir pour la plupart.

[N.B. Sans rapport avec le sujet, je suis assez attristé de constater l'usage de l'anglicisme "sur" en lieu et place de "à propos de". Le 'Figaro' titrait ainsi aujourd'hui : "Philippe sur Castaner : «Le ministre de l’Intérieur n’est pas fragilisé»", comme on aurait écrit en anglais "Philippe on Castaner". En français, ce barbarisme peut amener à sourire si, entendu littéralement, il décrit les deux dans une prise de judo... ou dans un tout autre contexte, bien plus intime ! Il serait bon que les journaux parisiens les plus prestigieux ne participent pas à la grande braderie actuelle de la langue française.]
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Écrit par : Philippe de Visieux / | 31/07/2019

DOMINANTS

> Pour ne pas voir la réalité, la classe dominante actuelle cumule totalitarisme idéologique et immémorial égoïsme des riches, sophismes absurdes et auto-justification par la force. La répression musclée des gilets jaunes et l'étouffement de leurs revendications, tant sociales, politiques qu'écologiques, sont pour elle les meilleures raisons de soutenir Macron.
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Écrit par : Guadet / | 31/07/2019

PLUS ANCIEN ?

> Le progressisme est plus ancien que les Lumières même si celles ci l’ont radicalisé
C’est une hérésie chrétienne , issue des catastrophes de la fin du moyen âge (épidémies guerres )
Avant cela l’homme se considérait comme créé
A la fin du moyen âge un tournant philosophique favorisé par un pouvoir qui souhaite s’émanciper de l’Eglise en vient à mettre l’homme au centre de manière excessive. Le christianisme lui a montré qu’il était libre, mais il va oublier que sa liberté est celle donnée par le Dieu créateur
L’homme va donc devenir le vrai créateur. Dieu est toujours là mais moins présent.
Émancipé de cette tutelle bienfaitrice , il comble le vide qu’il a créé en créant lui même. Mais sans Dieu. Sans limite . De manière désordonnée.
Ne voyant plus la création de Dieu , orgueilleux , il compense. Et invente ce discours du progrès , nouvelle idole assise sur une critique de l’Eglise soit disant obscurantiste mais c’est bien injuste car c’est l’Eglise qui lui a donné la raison.
S Latouche a raison. Mais sans retour à Dieu premier le combat est perdu d’avance. Le christianisme a « libéré «  l’homme. On ne reviendra pas à la modération par la simple volonté.
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Écrit par : Ludovic / | 31/07/2019

"ADAPTER LES MASSES AU CAPITALISME"

> Barbara Stiegler voit en Walter Lippmann le grand penseur de l'adaptation des masses au "progrès", impératif catégorique pour les leaders.
Le progrès est la fin, l'adaptation des masses, une nécessité. Une conception évolutionniste de la démocratie qui ne s’embarrasse pas de la leçon du réel : l'espèce humaine est en retard culturel sur son propre environnement. Il faut à tout prix qu'elle s'adapte au capitalisme. Mais comment fabriquer le consentement des foules apathiques ? Les représentants doivent s'entourer "d'experts" afin de rééduquer les masses aux nouveaux impératifs.
http://phrenosphere.com/il-faut-sadapter/
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Écrit par : isabelle / | 31/07/2019

Au Sri Lanka aussi, un porte-conteneur rempli d'ordures retourné à son expéditeur britannique.
Par contre au Brésil, c'est l'hécatombe amazonienne: https://www.vaticannews.va/fr/eglise/news/2019-07/bresil-eveques-violences-indiens.html
Pour en revenir à S. Latouche, quelqu'un a-t-il lu son dernier livre: 'Comment réenchanter le monde. La décroissance et le sacré' (Rivages, 2019) dans lequel il s'exprime beaucoup sur l'actuel Pontife romain ?
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Écrit par : Raphaël R. / | 31/07/2019

À LA RENAISSANCE

> Je suis d'accord avec Ludovic. L'idée de progressisme nait à la Renaissance, quand des intellectuels mettent l'Homme au centre et commencent à rompre avec Dieu, ces fameux "Humanistes" tellement adulés mais qui sont responsable de la remise à la mode de l'esclavage et qui commencent la démolition de la création ainsi que de la femme et de sa position dans la société. Les "Lumières" sont l'étape qui voit ces idées se dégager complètement de la foi et pour le coup deviennent vraiment prométhéennes.
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Écrit par : VF / | 31/07/2019

> Une composante du progressisme est la perte de la piété, au sens de Jean Clair, que votre note m'a fait découvrir, la perte de l'enracinement, trop souvent considéré comme païen par certains chrétiens. Perte due à quoi? pas à la cupidité, qui a toujours existé mais à l'obsession du rationnel, du mesurable. L'attachement à "la terre natale" ne se mesure pas, n'entre pas dans les statistiques, contrairement à un compte d'exploitation.

A propos des déchets: on voit que les décisions souveraines sont souvent plus efficaces que le bla-bla- multilatéral qui met des années à accoucher de médiocres conventions.

PH


[PP à PH – L'enracinement en soi n'a été considéré comme païen par certains chrétiens que par contamination de l'idéologie officielle : phénomène assez récent.
Et pour céder à cette contamination il faut rejeter comme païens (!) Simone Weil ou Charles Péguy : ce qu'un chrétien hésitera forcément à faire...
Cela dit, l'enracinement – mais au même titre que n'importe quoi d'autre (le Progrès, par exemple) – peut devenir une idole. C'est le cas chez les idéologues du relativisme ethniciste : "l'âme c'est la conscience de nos racines", etc.]

réponse au commentaire

Écrit par : Pierre Huet / | 31/07/2019

À LIRE

> A lire (je mets un point d'interrogation car, si j'ai acheté cet ouvrage de Laurent Fourquet, je n'en ai lu pour l'instant que quelques pages ... assez denses) ?

https://fr.aleteia.org/2018/09/25/pourquoi-le-christianisme-nest-pas-un-humanisme/
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Écrit par : Feld / | 01/08/2019

MONTEBOURG

> https://www.youtube.com/watch?v=W7OY8TeglnM

Remarquable prestation d'Arnaud Montebourg, dans laquelle lui aussi milite pour une mise à plat du système économique et financier et pour une France forte dans une Europe débarrassée de sa double idéologie néolibérale et atlantiste. Un homme politique comme on aimerait qu'il en ait bien davantage !
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Écrit par : Philippe de Visieux / | 02/08/2019

LES ÂNERIES DE LUC FERRY

> Aujourd'hui dans le 'Figaro', sous la plume de Luc Ferry, à propos de l'écologie et de la nécessaire remise en question du modèle libéral :
« Ces gamineries pseudo-révolutionnaires nous invitent à abandonner les bienfaits incomparables des sociétés démocratiques au profit d’un modèle politique dont la calamiteuse ZAD de Nantes donne un avant-goût ».
L'ancien ministre n'a à l'évidence rien compris : il place l'écologie humaine intégrale, pour suivre le magistère, en opposition aux penseurs des années 1960 et 1970 (Aron, Simon Leys) qui ont lutté -selon Ferry- contre "les idéologies les plus délirantes et les plus nuisibles".
Leys a superbement écrit contre la Révolution culturelle : quel est le rapport avec l'état actuel calamiteux de la planète causé en grande partie par une mondialisation des échanges source de pollution sans précédent ?
Ferry semble voir la situation actuelle à travers le prisme des années 1970 : les "imbéciles estampillés" ne sont pas forcément ceux qu'on croit. Quant aux "bienfaits incomparables des sociétés démocratiques", sont-ils les mêmes que ceux des systèmes libéraux à l'origine de crises financières, de fusions-acquisitions tueuses d'emplois et d'une exploitation effrénée des ressources ? Si Simon Leys était encore vivant, je ne doute pas un instant qu'il aurait soutenu la ZAD de Notre-Dame-des-Landes.

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/luc-ferry-l-effondrisme-apres-le-communisme-20190731
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Écrit par : Philippe de Visieux / | 02/08/2019

LATOUCHE, MICHÉA etc

> La critique du système économique portée par Serge Latouche (et par d'autres, comme Jean-Claude Michéa, qui se rejoignent dans le courant de la décroissance), me paraît bien éclairer les principes philosophiques du fonctionnement du système. Fonctionnement volontairement opacifié par la partisanerie politique.
Le monde en devient plus compréhensible, mais pas plus supportable pour autant.
Je n'oublie pas la critique radicale développée dans Laudato Si.
Michéa fait remonter le progressisme aux guerres dites de religion et à leurs horreurs mimétiques, entre la rupture luthérienne et les traités de Westphalie; le progressisme comme une sorte de "plus jamais ça" qui serait plutôt une peur du passé qu'un "désir d'avenir" (comme disait quelqu'un il y a douze ans).
Je retiens et j'approuve l'affirmation de Ludovic ci-dessus: "Mais sans retour à Dieu premier le combat est perdu d’avance. Le christianisme a « libéré « l’homme. On ne reviendra pas à la modération par la simple volonté."
Notre seule volonté ne suffira pas à nous sauver.
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Écrit par : Pierrot / | 02/08/2019

OEUF

> Attention, c'est comme l'œuf et la poule : Les guerres de religion ont peut-être favorisé l'individualisme libéral, mais elles n'auraient pas été possible sans la naissance plus précoce de celui-ci et sans le recul de l'autorité religieuse.
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Écrit par : Guadet / | 04/08/2019

VERSAILLES ET MACRON

> Quelqu'un m'a rapporté une conversation avec des prêtres du diocèse de Versailles : celui-ci est relativement en train de se déchristianiser au moment où Macron et LRM y font leur plus gros scores.
On vote Mammon et on ne va plus à la messe. Tout est en ordre.
Lorsqu'on lit le CEC on apprend au n° 2544 que "le précepte du détachement des biens est obligatoire pour entrer dans le Royaume des Cieux". Quand Macron présente aux jeunes comme un idéal le fait de vouloir devenir millionnaire, on ne peut s'attendre à grand grand-chose de très intéressant ni de très humain.
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Écrit par : ND / | 04/08/2019

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