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07/12/2018

"Rendre leur dignité aux travailleurs"

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Lettre de Mgr Bernard Ginoux, évêque de Montauban, "aux catholiques et aux habitants du Tarn-et-Garonne qui souffrent de l'injustice sociale" :


 

 

<<  Montauban, le 7 décembre 2018

 A trois semaines de la Nativité, c’est-à-dire de Noël, de la venue de Dieu parmi les hommes, ce Dieu que je prie, que je sers, et qui m’aime me dit qu’il s’est fait proche de chaque personne humaine, qu’il aime chacun et veut le bien de tous. Aussi je veux porter ce message à vous qui vous sentez écrasés, méprisés, humiliés par un système économique et politique où l’être humain est rejeté au nom du profit et de l’argent. La première violence vient des situations qui, dans la vie économique et politique, attentent à la dignité de la personne, à la justice et à la solidarité.

L’Eglise catholique a développé depuis le XIXe siècle une pensée sociale que réactualisent sans cesse les prises de position des papes contemporains. Le pape François, reprenant Jean-Paul II, écrit : «Dieu a donné la terre à tout le genre humain pour qu’elle fasse vivre tous ses membres, sans exclure ni privilégier personne» (Laudato Si, § 3). Pour cela, le travail exercé permet à la personne d’avoir un espace de valorisation, de participation au bien commun, un moment où elle se trouve elle-même. Le chômage durable abîme la personne et nécessairement cause un sentiment d’injustice. De la même manière quand des activités contraignantes comme le travail de la terre ou à l’usine ne permettent plus d’en vivre il y a une atteinte à la dignité du travailleur.

Trop de personnes aujourd’hui en France, ne peuvent vivre dignement du fruit de leur travail : c’est injuste ! Le travail humain, écrivait Jean-Paul II, «ne concerne pas seulement l’économie mais implique aussi et avant tout des valeurs personnelles» (Laborem Exercens). Quand des retraités voient leurs enfants et leurs petits-enfants subir le chômage ou devoir accepter un travail mal rémunéré ou n’être pas traités selon leurs droits légitimes, comment ne pas s’émouvoir ? Comment ne pas demander justice ? Dans un passé récent, l’entraide familiale pouvait encore jouer mais les plus petits revenus sont les premiers touchés par les mesures économiques présentes. La situation de beaucoup de personnes âgées se dégrade régulièrement. Beaucoup ne peuvent envisager de payer 2000 euros par mois (en Tarn-et-Garonne) une pension en maison de retraite. Or ces personnes ont travaillé toute leur vie.

Qu’est-ce qui pousse aujourd’hui nos anonymes Gilets Jaunes à crier leur souffrance ? C’est de voir une société de plus en plus livrée au profit, à la rentabilité, à la performance. Le «petit» n’a plus sa place, le peuple est victime de ce que le pape François nomme la «culture du rebut». La pensée sociale chrétienne nous rappelle que la recherche du bien commun est aussi la recherche du bien des personnes. Par le travail, l’être humain assure la nourriture pour lui et sa famille, prend sa place dans la société et donc dans la relation aux autres, réalise ses capacités et contribue à transformer le monde.

L’être humain n’est pas une machine au service d’un système économique. La crise que nous vivons vient essentiellement du manque d’humanité de nos sociétés technocratiques.

Il est nécessaire de refonder la relation entre le travail et le capital, de rendre à nos concitoyens un moyen de participation aux décisions économiques et financières que le jeu politique ne permet pas. Il est urgent que l’autorité politique, aujourd’hui beaucoup trop soumise au pouvoir de la finance, engage sa responsabilité pour la promotion du droit au travail, en soutenant des entreprises, en stimulant les créations d’emploi, en répondant par des actes au cri de souffrance que nous entendons. La main tendue et le cœur à l’écoute sont nécessaires.

Vous tous qui souffrez et demandez justice, je vous exprime ma proximité même si je ne peux qu’inciter à la dignité, au respect de chacun et à la nécessité de ne pas aggraver la situation de beaucoup. Méfiez-vous de toute violence ! Nous allons fêter la Nativité de Jésus, que ce bébé innocent qui est Dieu parmi nous vous offre son sourire. Il n’a que ça, ce petit enfant né dans une étable, mais il est notre Sauveur ! Pensez à lui, il pense à vous. >>

 

Mgr Bernard Ginoux

évêque de Montauban

 

 

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22:08 Publié dans Social | Lien permanent | Commentaires (21) | Tags : gilets jaunes

Commentaires

> Magnifique. Très au-delà des autres. Un modèle.
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Écrit par : Amicie Terray / | 07/12/2018

GUILLUY

> https://youtu.be/gicIRQfSabA

Dans la perspective de ce texte, une intervention lumineuse de Ch. Guilluy sur les bouleversements actuels.
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Écrit par : Philippe de Visieux / | 08/12/2018

SAINT ÉVÊQUE

> Ce texte dit vraiment tout ce qu'il y a à dire. Les habitants du Lot et Garonne ont un saint évêque.
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Écrit par : Bernadette / | 08/12/2018

> Excellent, ce fut mon ancien curé à Orange !
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Écrit par : Robert Culat / | 08/12/2018

"SUBSIDIARITÉ" ?

> Merci pour ce très beau texte
Je pense que c’est bien de pointer la finance mais insuffisant
On oublie bien trop la question de la subsidiarité en politique : les décisions fondamentales pour le pays sont abandonnés à une structure totalement non démocratique : la commission européenne. Même le parlement européen, qui est lui plus démocratique, n’arrive pas à faire entendre sa voix auprès d’elle.
Or cette commission porte énormément de sujet au service des grandes entreprises transnationales en particulier, qui vont dans le sens contraire des gilets jaunes qui réclame une relocalisation du travail pour qu’ils retrouvent leur dignité
Quand entend on parler de tous ces débats ? Quasiment jamais
On parle comme si le président était souverain mais il ne l’est plus. En l’occurrence avec Macron il ne veut de toute façon pas l’être puisqu’il veut encore plus d’Europe.

Ludovic


[ PP à Ludovic :

L'engrenage européen ne tombe pas de la lune. Ni du complot d'une société secrète.
Il est la mise en oeuvre du programme de la finance globale.
Sinon comment expliquer que la Commission soit rivée au libre-échangisme mondial, auquel renoncent un à un tous les Etats des autres continents ? (sauf la Chine mais c'est actuellement une arme nationale pour elle contre les USA)...
Il faut renoncer à croire que le projet européiste, depuis ses origines, soit autre chose qu'un programme économique et financier libéral.
Mais ce programme, qui paraissait "occidental" voire mondial autrefois, isole maintenant l'UE sur la scène internationale... Et il est en voie d'isoler la France de Macron par rapport à d'autres pays européens plus réalistes...

ps - La subsidiarité est un concept majestueux, purement théorique et jamais appliqué nulle part. La politique et la géopolitique sont le domaine des rapports de force. Les principes ne remplacent pas les forces ; ils peuvent les guider, si les décideurs politiques admettent ces principes. Force est de constater qu'ils les admettent rarement.
C'est ainsi que les catholiques ont soutenu à tout crin depuis 1950 la "construction européenne" en répétant "subsidiarité, subsidiarité", et en fermant les yeux sur le fait que ce qui se "construisait" était de moins en moins "subsidiaire" : les gouvernements se défaussaient progressivement de leurs responsabilités au profit de la technocratie bruxelloise. Pourquoi ? Parce qu'il fallait "libérer les forces économiques" (et financières) : c'était l'objectif structurel de la construction européenne depuis l'époque de Jean Monnet, et c'est ce que la technocratie bruxelloise était censée opérer. Car la technocratie non plus ne tombe pas de la lune. Ses partenaires ne sont pas les peuples, ce sont les lobbies économiques... ]

réponse au commentaire

Écrit par : Ludovic / | 08/12/2018

à Ludovic et PP

> L'acharnement de Bruxelles à démanteler les services public vient du système économique libéral et de ses dogmes fabriqués par les intérêts.
Idem pour son obsession d'empêcher les Etats de soutenir leurs entreprises (ça nuit à la "concurrence pure et parfaite").
Idem pour la "mobilité de la main d'oeuvre", dogme libéral depuis Adam Smith !
Etc.
______

Écrit par : Matteo Jarzyk / | 08/12/2018

à Amicie Terray

> Oui, magnifique. En voilà un qui ne ronronne pas au souvenir des pseudo-caresses du discours des Bernardins.
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Écrit par : F. Robert / | 08/12/2018

"DIEU ET L'ARGENT"

> L'impasse actuelle va peut-être aider les catholiques (et surtout leurs élites) à revenir dans le réel. Car le système évoqué dans l'échange entre Ludovic et vous a été et demeure soutenu fanatiquement par tout le courant démocrate-chrétien puis ses héritiers.

PH


[ PP à PH - Ce qui revient, de leur part, à faire comme si le Christ n'avait pas dit : "On ne peut servir Dieu ET l'Argent"... ]

réponse au commentaire

Écrit par : Pierre Huet / | 08/12/2018

A Bernadette,

> ...évêque du diocèse de Montauban, Tarn-et-Garonne.
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Écrit par : Philippe / | 08/12/2018

@ PP

> Cela leur a donné l'impression (peut-être même sincère!) de servir Dieu en servant l'argent, avec les arguments "faire la Paix", réconcilier", "abolir les frontières entre les hommes" etc.
Quel aveuglement !
______

Écrit par : Pierre Huet / | 08/12/2018

SITE INTERNET DE LA CONFÉRENCE DES EVEQUES DE FRANCE

> Loin de moi l'envie de faire du "bishop-bashing" comme "Média-presse-info" ou Valeurs actuelles (hostilité envers les évêques butée et sans nuance et qui attend, en réalité, des évêques un discours anti-migrants (donc en fait une réaction d'idiots utiles obsédés par l'identité qui marchent dans le piège tendu pour dresser les victimes de la mondialisation les unes contre les autres)).
Mais le message posté par le site Internet de la Conférence de France me paraît plutôt décevant, en particulier cette phrase "Des changements profonds qui marquent notre société, des choix politiques mal compris accentuent le sentiment d’exclusion."
Ah bon ? Parce que les Français ne sont pas assez intelligents pour comprendre que le projet macronien de faire du pays une "nation start up", de faire des cadeaux très généreux aux "premiers de cordées" par la quasi-suppression de l'ISF et de fermer les petites gares SNCF, c'est dans l'intérêt de tous ?
Fort heureusement la suite renoue avec les constats que toute la population fait : "Cette crise montre à l’évidence un déficit d’écoute et de dialogue dans notre pays, des ruptures et des incompréhensions que vivent beaucoup de nos concitoyens, une méfiance croissante dans toute institution et la perte de confiance dans les corps intermédiaires."
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Écrit par : Aurélien Million / | 08/12/2018

RÉALITÉS

> Désolé Patrice mais j’applique (ou plutôt je fais tout pour) le principe de subsidiarité dans l’entreprise où je suis
C’est tout à fait faisable de s’en inspirer pour nombre de décisions et pour l’Europe cela consisterait à ce que celle ci agisse là où c’est intéressant (par exemple faire payer les impôts aux GAFAM ou taxer le kérosène)
Sinon toute cette superstructure ne sert à RIEN.

Ludoivic

[ PP à L. - Je ne parlais pas de ce qui peut se passer dans une entreprise à taille humaine.
Je parlais de la politique générale, qui se fiche totalement du principe de subsidiarité (cf ce que fait Paris aux territoires), et spécialement de la construction européenne qui exclut toute subsidiarité puisque ses "normes" ont force obligatoire et qu'elles concernent tout et n'importe quoi.
Regardons les réalités en face. Ça fait soixante ans que les catholiques psalmodient le mot "subsidiarité", et ça n'empêche pas Bruxelles de faire le contraire... Cette Europe n'est qu'un marché, et dans un marché il n'y a pas de "subsidiarité". ]

réponse au commentaire

Écrit par : Ludovic / | 08/12/2018

L'EUROPE N'EST PAS DÉMOCRATIQUE

> S'il y avait une quelconque subsidiarité en Europe, l'Europe ne ferait pas 80% des réglementations appliquées dans les Etats membres.
Que 80% des lois appliquées en France ne sont que la traduction de la réglementation europénne, ce n'est pas Marine Le Pen qui l'a dit mais un de mes profs de droit il y a bien longtemps (et il n'était pas lepeniste, bien au contraire).
S'il y avait de la subsidiarité on imagine qu'il y aurait une politique familiale digne de ce nom (et non pas des réformes qui visent à détruire la famille),
que la vie associative serait largement encouragée,
que les collectivités territoriales bénéficieraient d'une décentralisation que les libéraux ne seraient pas en train de critiquer sans cesse parce qu'elle coûte trop cher,
la République Française viendrait par après et l'Europe tout à la fin.
L'Europe ferait peut-être alors...20% de nos lois ou peut-être même 5 à 10% maximum?
L'Europe a une légitimité démocratique quasi nulle. Le Parlement Européen a peu de pouvoirs. On parlait naguère du déficit démocratique de l'Europe. Rien n'a été fait ou presque pour résoudre le problème. Sommes nous alors toujours en démocratie?
______

Écrit par : ND / | 09/12/2018

FAIRE LIRE CETTE LETTRE

> Cette belle lettre, actuelle, doit être destinée aux hommes et femmes de pouvoir (du président de la République française, aux présidents du Sénat et de l'Assemblée nationale, aux sénateurs et députés…. et bien sûr à tous les employeurs.
SVP à faire parvenir à Mgr Bernard Ginoux.

Paul
______

Écrit par : Paul Gaubert / | 09/12/2018

D'ACCORD

> Patrice,
Cela fait surtout 60 ans que la majorité du clergé et des catholiques « influents»  en appellent à la construction européenne
Pas étonnant dans ce cas que la subsidiarité ne perce pas.
En fait nous sommes d’accord : le marché ne fonctionne pas et il n’est pas subsidiaire par nature ! D’où le malentendu des catholiques libéraux qui confondent le marché et la libre entreprise.
______

Écrit par : Ludovic / | 09/12/2018

NAÏVETÉS

> Non ce n'est pas du bishop bashing que de dire que la déclaration de la CEF est décevante, c'est un constat.
et que dire de la naïveté de la déclaration du COMECE !
Les évêques du Tiers Monde ne partagent certainement pas ce point de vue !
Et non l'Europe n'est pas démocratique puisque fondée sur libéralisme.
Or LE LIBÉRALISME N'EST PAS DÉMOCRATIQUE MAIS INTRINSÈQUEMENT BORDÉLIQUE puisqu'il rejette toute règle y compris celle de la majorité.
D'autre part, le libéralisme est obligé pour survivre et s'imposer, de se montrer autoritaire puisque ses décisions sont idéologiques et n'appartiennent pas à la réalité.
Il rejoint en cela le marxisme-léninisme.
"Les faits sont têtus".
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Écrit par : E Levavasseur / | 10/12/2018

PRÊTRES

> Trois prêtres à l’Etoile. Ils bénissent les CRS, les GJ, les journalistes.
https://twitter.com/KoliaDelesalle/status/1071301255199367169
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Écrit par : E Levavasseur / | 10/12/2018

Mgr GINOUX

> Mgr Ginoux en gilet jaune !!!
https://twitter.com/PasquierA/status/1072153402736553984
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Écrit par : E Levavasseur / | 10/12/2018

DESPERATE PAMELA

> "I despise violence...but what is the violence of all these people and burned luxurious cars, compared to the structural violence of the French -and global - elites?"
Je méprise la violence ... mais qu'est-ce que la violence de tous ces gens et ces voitures de luxe brûlées par rapport à la violence structurelle des élites françaises et mondiales?
et c'est signé... Pamela Anderson !
______

Écrit par : E Levavasseur / | 10/12/2018

@ Ludovic et PP

> L'attitude de Bruxelles sur la subsidiarité est aussi vicieuse en ce domaine que dans les autres: la commission ne le contredit jamais, et semble même le promouvoir en poussant à la régionalisation. Simplement, la subsidiarité est vidée de son sens par le carcan règlementaire qui canalise les décisions.
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Écrit par : Pierre Huet / | 10/12/2018

CROISSANCE etc

> attention à ne pas accréditer l'idée que dans la France contemporaine tout n'est qu'injustice. La France est des pays les plus égalitaires au monde où on peut se soigner et aller à l'école gratuitement dans des conditions certes pas optimales mais décentes.
Il faut arrêter de confondre moralisation et castration économique. Certaines belles âmes veulent réduire les inégalités sans considérer qu'à force d'aller dans cette direction elles détruisent de la richesse. Il faut des riches et une économie prospère pour générer la croissance qui permettra de réduire la pauvreté. On ne peut pas à la fois promouvoir la croissance écologique ou la décroissance et s'étonner que le partage de richesse ne se fasse pas au profit des plus pauvres.

fred


( PP à Fred
– Si la France est un pays égalitaire, elle le doit aux combats sociaux du XXe siècle et aux rapports de force qu'ils avaient instauré, avec les lois sociales qui en ont résulté. Elle le doit notamment au programme de 1945 : celui-là même que les libéraux sont en train d'enterrer pour dégager entièrement la route au bulldozer ultralibéral (productivisme / financiarisation de l'économie).
Ils appliquent ainsi l'utopie des années 1990, dont on a vu le premier effet systémique en 2007-2008. Si alors la France a mieux tenu le coup que d'autres pays, c'est grâce à son filet de sécurité social hérité de 1945... que les libéraux sont maintenant en train de détruire.
Le système (productivisme / financiarisation de l'économie) mène droit dans le mur ; pour nier ça il faudrait tourner le dos à l'information économique et scientifique. Ce système repose sur une arnaque : substituer à la notion de "prospérité" celle de "croissance" (donc illimitée), qui est une utopie : rien d'illimité ne peut exister sur une planète, limitée par définition. Par ailleurs le système actuel opère un inqualifiable transfert fiscal au profit des plus riches, dont la richesse vient du casino de la finance globale... et ne s'investit guère dans l'économie réelle. Aux USA comme en France, la "croissance" profite très peu aux salariés de base, ses revenus étant de plus en plus captés par les plus riches. C'est l'un des facteurs qui condamnent le système – comme le montrent les convulsions françaises actuelles, qui ne sont qu'un début.
Tout le monde le sait, sauf les salons parisiens de la rive droite.
– L'heure est donc venue de changer ce système (à la fois injuste et suicidaire), en ressuscitant le politique pour le rendre à nouveau capable de faire contrepoids au délire financier et d'orienter l'activité économique afin de lui rendre du sens.
La raison d'être du politique est de faire prévaloir le bien commun, qui inclut la justice.
C'est ce que voudrait dire (mal) le mot "décroissance", terme inadéquat – mais il n'en existe pas d'autre pour l'instant – pour désigner un changement radical de paradigme économique et social.
Si le sujet vous intéresse, je vous suggère de lire deux textes du pape François reprenant et actualisant la pensée de Benoît XVI, Jean-Paul II et Paul VI sur le socio-économique : l'encyclique 'Laudato Si' et l'exhortation apostolique 'La joie de l'Evangile' aux paragraphes 53 et suivants. ]

réponse au commentaire

Écrit par : fred / | 12/12/2018

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