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05/12/2018

Les gilets jaunes et "l’exigence de justice”

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Le retour des luttes de classe est dû à la caste néolibérale :


 

Extraits du blog de Bertrand Renouvin :

 

<<  Théorisée par les ultralibéraux, concrétisée par les gouvernements de droite et de gauche depuis plusieurs décennies, la violence économique engendre la violence sociale, dans une nation de plus en plus divisée entre riches et pauvres. Cette violence sociale a été longtemps, trop longtemps contenue. […] Elle a été orientée vers les immigrés ou supposés tels et le Front national a été pendant 34 ans le grand organisateur de cette opération de diversion, indispensable à la caste dirigeante quand il s’agissait de faire peur les jours d’élection. Avec la révolte des Gilets jaunes, le scandale de l’injustice sociale redevient la question politique essentielle.

[…] Le pouvoir politique a pour fonction essentielle de poser les conditions de la justice sociale, sinon il perd sa légitimité. C’est parce qu’ils ignoraient cette fonction que les présidents et les partis dominants ont été tour à tour éliminés. Emmanuel Macron a profité de ce dégagisme et pris le pouvoir "par effraction" comme il s’en est vanté. Puis il a concentré le pouvoir sur sa personne pour mettre plus que jamais le gouvernement au service des riches. Cette hyper-concentration du pouvoir fait qu’il est aujourd’hui directement accusé. La guerre de classe dont il s’est fait l’agent se retourne en guerre ouverte contre sa classe, à juste titre désignée comme bloc oligarchique ou "bloc bourgeois".

[…]  Les Français qui manifestent depuis trois semaines exigent la justice sociale. Les revendications qui sont publiées sont précises et cohérentes : augmentation du Smic, salaire maximum, impôt sur la fortune et forte progressivité de l’impôt, Sécurité sociale pour tous, protection de l’activité économique nationale… C’est très exactement le contraire des "réformes" ultralibérales voulues par Bruxelles et Berlin, sur lesquelles le président des riches ne veut pas céder. >>

 

http://www.bertrand-renouvin.fr/gilets-jaunes-lexigence-d...

et Royaliste (bimensuel) du 4/12 

 

 

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18:10 Publié dans Idées, Macron | Lien permanent | Commentaires (25) | Tags : gilets jaunes

Commentaires

INCOHÉRENCES

> Si Macron s'effondre politiquement, et peut-être psychologiquement, il se passera quoi ensuite ? Mélenchon ? Lui qui affirmait il y a quelques semaines que sa personne était "sacrée" et qu'il était "la République" (je croyais que la République s'appelait Marianne, mais non, maintenant elle s'appelle Jean-Luc !...)?
Les revendications des gilets jaunes c'est "plus d'Etat" et "moins d'impôt"; il est vrai que les impôts continuent à augmenter alors que les services publics disparaissent en beaucoup d'endroits... Où va l'argent ? Mais il y a beaucoup d'incohérence car les gilets jaunes et les autres (dont nous sommes) ont été formatés par l'individualisme forcené du libéralisme qui, en rendant complètement étranger à notre psychologie le "bien commun",est une matrice de violence. On n'est pas sorti de l'auberge !
Macron me fait penser à Gorbatchev qui, en voulant réformer le système communiste, a accéléré son effondrement et l'explosion de l'URSS.

BH


[ PP à BH :
- La comparaison Macron-Gorbatchev est très pertinente.
- C'est l'arrogance obtuse des macroniens quii a déchaîné la fureur en France, force est de le constater... ]

réponse au commentaire

Écrit par : B.H. / | 05/12/2018

à BH

> Mélenchon sûrement pas, même ses militants voudraient le voir à la retraite.
Et on est en France, où les Modérés finissent toujours par biaiser la situation.
Mai 68 a accouché de Pompidou.
Novembre 2018 pourrait accoucher de Xavier Bertrand et François Bayrou.
Waouh !
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Écrit par : Muskar IV / | 05/12/2018

PATRONAT

> Je ne comprends pas ce que dit ce monsieur sur le rôle du FN.
Le sujet n’est il pas surtout que l’immigration est nécessaire pour le patronat ultra-libéral ?
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Écrit par : Ludovic / | 05/12/2018

Macron / Gorbatchev... ? je ne sais.

> Un enseignement à tirer de l'effondrement du communisme:
Certains pays ont pu ensuite échapper au chaos ou en ressortir grâce au patriotisme que le système communiste avait su sauvegarder malgré sa théorie internationaliste, en même temps que, surtout dans l'un d'entre eux, il n'avait pas éteint ce mélange de Foi et de culture chrétienne qui les avait fondés. Je pense aux deux grands ennemis (hélas) que sont la Russie et la Pologne.
Le peuple chrétien de Pologne était guidé par d'héroïques évêques, qui avaient pour nom Adam Stefan Sapieha, Stefan Wyszyński, Karol Józef Wojtyła...
Aurons-nous et méritons-nous de tels pasteurs?
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Écrit par : Pierre Huet / | 05/12/2018

DE GAUCHE

> Très beau texte (Bertrand Renouvin est souvent bien inspiré).
Dire que beaucoup considèrent le fait d'être monarchiste comme une position à la droite de l'extrême-droite ! Bon, il est vrai que la Nouvelle Action Royaliste ne représente qu'un courant, celui des ... royalistes de gauche (comme l'on disait autrefois "cathos de gauche").
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Écrit par : Feld / | 05/12/2018

Mgr AUPETIT

> Je ne peux m'empêcher d'être déçu par le contenu par l'intervention de Mgr Aupetit :,https://fr.aleteia.org/2018/12/05/mgr-aupetit-sur-les-gilets-jaunes-la-violence-engendre-la-vengeance-et-la-haine/
Ce qu'il dit est fort juste... mais, je trouve, un peu "à côté de la plaque". Pas un mot pour les souffrances qui ont amené ces personnes à se révolter (les "paisibles retraités" et autres "petits patrons inquiets pour l'avenir de leur entreprise" que vous évoquiez, Patrice, sur les ondes de Radio Présence). Vu de gilet jaune, j'ai peur que ces paroles soient perçues comme des propos de dame patronnesse (parisienne des arrondissements centraux).
D'ailleurs, je ne suis pas le seul à le penser :
https://www.liberation.fr/france/2018/12/05/gilets-jaunes-l-archeveque-de-paris-livre-une-pietre-analyse_1696156
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Écrit par : Feld / | 06/12/2018

Muskar IV

> Xavier Bertrand, un modéré ? Venez chez nous en parler avec tous ceux qui sont à la peine dans le social et l'écologie, à ceux des salariés de la Région qu'il n'a pas renvoyés, puis allez causer avec les association de chasseurs qui se frottent la panse ! Il peut jouer les modérateurs à Paris, après avoir étendu chez nous, sous les faisceaux des médias parisiens, les rets de sa seigneurie provinciale.
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Écrit par : Anne Josnin / | 06/12/2018

CHASSEURS

> On savait que les chasseurs étaient des beaufs fumant des gauloises et roulant au diesel, on sait maintenant qu'ils "se frottent la panse". Le joujou débile offert par Bertrand à une fédération qui ne représente qu'elle, n'a pas à faire juger des milliers de gens pas riches pour qui la chasse est un mode de vie autant qu'un moyen de subsistance.
Il faudrait d'abord les connaître.
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Écrit par : E Levavasseur / | 06/12/2018

Message de Mgr Malle
https://www.diocesedegap.fr/gilets-jaunes/

« Chers chrétiens des Hautes-Alpes,
dans notre département rural, des habitants, dont certains parmi vous, manifestent et participent au mouvement des gilets jaunes. D’autres me demandent que dit l’Église Catholique sur le sujet.
Je vous partage mon questionnement : comment dire quelque chose d’intelligent sur un mouvement dont les causes sont multiples et comment dire quelque chose d’inspiré, c’est à dire quelle est la volonté de Dieu ? Qu’est-ce que Dieu nous dit ?
Alors je mûris ma réflexion depuis quelques jours et je balbutie maintenant quelques pistes, sans prétendre avoir la parole juste ni les solutions.
D’ailleurs, ma mission est plus de proposer des critères de discernement que de proposer des solutions ; ce qui appartient aux autorités politiques.
Voici quelques modestes critères de discernement, aussi bien pour les autorités que pour les “gilets jaunes”. Ce n’est pas une parole définitive, mais une invitation à la réflexion :

1) Écouter ce que dit le peuple.

D’abord une posture d’écoute. Le peuple a quelque chose à dire. Le pape François dit même que le peuple est un “lieu théologique”, c’est à dire qu’il nous dit quelque chose de la part de Dieu. Dieu se révèle par les pauvres et en eux : en tant que victimes des injustices, leurs souffrances révèlent le péché de la société ; par eux, qu’Il aime d’un amour préférentiel, Dieu nous appelle à bâtir une communauté de frères. La Fraternité.

2) Écouter le peuple de la ruralité.

Il y a quelques jours au Laus, nous vivions un jubilé des paysans dans le cadre de l’Année Benoîte, la bergère du Laus. Le monde paysan souffre. Le mouvement des gilets jaunes a mis en lumière que le monde rural souffre, non seulement de l’augmentation du prix du carburant, mais aussi de la désertification des services publics, de la fermeture des écoles suite à l’exode rural, etc… Les Hautes-Alpes sont un département essentiellement rural. La France qui gagne semble être la France des métropoles. La France qui perd semble être celle de la ruralité et des petites villes. Où est la solidarité nationale ? Bien sûr il y a aussi une France qui perd dans les métropoles.

3) Écouter le peuple de la “classe moyenne”.

Ce peuple gagne trop pour bénéficier des aides sociales et pas assez pour vivre correctement.

La justice sociale doit être la matrice de l’économie. Et non le salaire indécent du chef d’entreprise d’une entreprise automobile française qui défraie la chronique actuellement.

Un ami a écrit il y a quelques années un livre au titre prémonitoire : “L’éthique ou le chaos”.

4) Renoncer à la violence et appeler au dialogue sincère.

Nous sommes dans le temps de l’Avent. Pour “apprêter” nos âmes et nos cœurs à Noël, la venue de Jésus, le Prince de la Paix, renonçons à la tentation de la violence.

Dieu s’est fait dialogue avec l’humanité. Dialoguer est dans les gênes des chrétiens. Mais dialoguer n’est pas la confrontation de deux paroles, deux monologues. Dialoguer nécessite d’ouvrir son cœur et d’entrer dans la pensée de l’autre.

Un ami a trouvé cette pépite du bienheureux Frédéric Ozanam (1836) :

“Car si la question qui agite aujourd’hui le monde autour de nous n’est ni une question de personnes ni une question de formes politiques, mais une question sociale ; si c’est la lutte de ceux qui n’ont rien et de ceux qui ont trop, si c’est le choc violent de l’opulence et de la pauvreté qui fait trembler le sol sous nos pas, notre devoir, à nous chrétiens, est de nous interposer entre ces ennemis irréconciliables.” Nous interposer en invitant au dialogue.

5) Entendre la nécessité de changer notre mode de vie.

Il en va du bien de notre maison commune, la Terre, mais il y a aussi la nécessité d’une fiscalité écologique juste. A Gap, je ne peux descendre de chez moi et prendre le métro… Nous ruraux avons besoins de nos voitures. Mais quels efforts saurons-nous faire pour mettre aussi nos moyens en commun ?

6) Accompagner.

Quel accompagnement l’Église peut avoir envers les personnes dont le mouvement des gilets jaunes révèle la souffrance ? Accompagnement en paroisse et par nos associations caritatives, comme le Secours Catholique, la société St Vincent de Paul, etc… Le mouvement actuel nous fortifie et nous encourage dans cette mission d’accompagnement.

7) Ne pas pénaliser l’économie locale.

Nous allons bientôt entrer dans les vacances scolaires. La vie de beaucoup des hauts-alpins dépend de la saison d’hiver. Chacun doit être responsable de son frère nous rappelle la bible.

8) Prier pour la France et ses dirigeants.

A l’Ile-Bouchard, dont je fus recteur, Marie a demandé aux voyantes de prier pour la France. Je reprends volontiers cet appel marial et avec le Sanctuaire Notre-Dame du Laus, nous vous proposons une neuvaine de prière, à faire chez vous, ou au Sanctuaire, à partir de ce samedi 8 décembre, fête de l’Immaculée Conception.

J’élargis cette demande. Prions aussi pour nos dirigeants. Que l’Esprit Saint leur inspire les bonnes décisions, et aussi les bonnes postures. L’écoute et non le mépris, comme nous l’avons déjà vécu lors de notre combat pour la famille et comme beaucoup ressentent en ces jours. Prions également pour les « gilets jaunes » ; que la volonté de dialogue surpasse le ressentiment. Prions enfin pour la conversion de tous ceux qui veulent « en découdre », qu’ils renoncent à toute violence et choisissent la Fraternité.

Voici donc quelques verbes pour nous aider : écouter, renoncer, entendre, accompagner, ne pas pénaliser, et le plus important pour nous chrétiens : prier. Union de prière auprès de Marie.

Regarde l’étoile, invoque Marie,
Si tu la suis, tu ne craindras rien !
Regarde l’étoile, invoque Marie,
Elle te conduit sur le chemin ! 1

Mgr Xavier Malle, évêque de Gap (+Embrun), le 6 décembre 2018.

1 Regarde l’étoile, Chant de la Communauté de l’Emmanuel, C. Blanchard / I Seguin, IEV 19-17, sur une prière de saint Bernard.

Neuvaine à la Vierge du Laus pour notre pays

Du samedi 8 décembre (Solennité de l’Immaculée Conception)
au dimanche 16 décembre (Dimanche de la joie),
Mgr Xavier Malle et le sanctuaire Notre-Dame du Laus vous invitent à vous associer
à une neuvaine à la Vierge du Laus
pour apaiser les tensions dans notre pays et pour éclairer nos dirigeants.


Au nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit. Amen.
Du livre du prophète Jérémie (Jr 29,11.12.14)
« Mes pensées, dit le Seigneur Dieu,
sont des pensées de paix et non pas de malheur.
Appelez-moi, je vous écouterai
Et de partout, je vous rassemblerai ».

On peut alors prier chaque jour l’angelus ou un chapelet des mystères lumineux pour que le Christ, Lumière du monde, vienne éclairer les dirigeants et tous les habitants de France. On termine par la prière suivante :

Dieu notre Père,
Toi qui veux faire de nous des artisans de paix,
nous te prions par l’intercession de la Vierge du Laus
d’apaiser les troubles dans notre pays
et d’éclairer nos dirigeants par ton Esprit d’unité,
afin de garantir à ceux dont ils ont la charge
la liberté et la paix
que ton Fils Jésus, l’enfant de Bethléem, Prince de la paix,
vient nous apporter,
Lui qui règne pour les siècles des siècles. Amen.

Notre-Dame du Laus, refuge des pécheurs. Priez pour nous.
Vénérable Benoîte Rencurel. Priez pour nous.»
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Écrit par : E Levavasseur / | 06/12/2018

CHAQUE JOUR

> Impressionnant. Le symbole de la continuité de la France (cette cérémonie a lieu tous les jours, sans aucune interruption depuis le 11 novembre 1923 ! )
https://www.lopinion.fr/blog/secret-defense/samedi-ravivage-flamme-a-bien-eu-lieu-l-arc-triomphe-170942
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Écrit par : Feld / | 06/12/2018

à Feld

> Vous écrivez à propos de l'intervention de Mgr Aupetit : "Pas un mot pour les souffrances qui ont amené ces personnes à se révolter" (sic).
Nous n'avons pas dû lire le même texte !
L'intervention de Mgr Aupetit commence ainsi : "Les évènements récents montrent une souffrance importante d’une grande partie de nos concitoyens, qui génère la colère quand elle ne semble pas entendue et une frustration devant ce qui peut être pris pour de l’arrogance." (sic)
Il apparaît que vous êtes dans le procès d'intention, comme du reste la journaliste de "Libération" à l'article de laquelle vous faites référence et qui règle malhonnêtement des comptes avec Mgr Aupetit à cause de ses positions sur la PMA alors même que Mgr Aupetit ne parle nullement de cette question dans son intervention à propos des gilets jaunes.
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Écrit par : Michel de Guibert / | 06/12/2018

AMÉRICAIN

> Cette violence économique est effectivement inacceptable, intolérable, profondément choquante. Il y a quelques années, alors salarié (chargé de questions juridiques) d'une entreprise pharmaceutique, j'ai fait l'expérience de cette explosion nucléaire que constitue le licenciement sans cause réelle et sérieuse. C'est un avocat américain fraîchement nommé responsable du service (au nom de "l'internationalisation" de celui-ci) qui ne put supporter ma présence dès son premier jour dans l'entreprise : je lui faisais de l'ombre - mon parcours universitaire était plus brillant que le sien et il avait une sainte détestation des Européens.
Un calvaire de quatre années débuta, avec humiliations quotidiennes, mise à l'écart systématique, pressions pour que je démissionne de mes fonctions. Ma foi dans le Seigneur, "mon roc, ma forteresse", m'a permis de résister jour après jour, souvent difficilement, jusqu'à ce que l'Américain craque, la veille de Noël l'an passé, en m'ordonnant de quitter mon poste de travail sur-le-champ, coupant l'accès à ma messagerie professionnelle.
J'ai ainsi été mis à la rue en moins de dix minutes pour avoir commis l'unique faute de n'avoir pas plu à mon supérieur, en dépit d'une très bonne insertion dans l'entreprise et d'un travail irréprochable.
Ayant perdu sans raison travail, salaire, statut social, j'ai pris conscience de l'inhumanité d'un système qui n'accorde aucune espèce d'intérêt à la personne et à son droit au travail et au respect. Car si le droit peut accorder quelques mois d'indemnités, il ne peut réparer le choc psychologique considérable causé par une telle violence, parfaitement illégitime et injustifiée : tout licenciement est un meurtre symbolique puisqu'on prive la personne d'une existence dans la société.
Heureusement, je sais que le Christ a déjà triomphé.
Inutile de préciser que l'Américain en question est un athée convaincu, pourfendeur du catholicisme, consumériste à outrance, voyageant dans le monde entier tous les deux mois, n'ayant que mépris pour son bilan carbone et ne souhaitant pas avoir d'enfants "pour mieux profiter de son mode de vie". Un ultralibéral, donc. CQFD...
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Écrit par : Philippe de Visieux / | 07/12/2018

Pierre,

> puis-je vous suggérer de lire l'article sur la politique antisociale de Poutine dans 'Le Monde Diplomatique' du mois dernier ? Augmentation très élevée et très rapide de l'âge de départ à la retraite, qui a d'ailleurs créé des troubles politiques dans le pays dont personne n'a parlé pendant la Coupe du monde, absence d'infrastructures pour les enfants et les vieillards, soumission des institutions médicales à des objectifs de rentabilité et d'efficacité, augmentation dégressive des cotisations qui favorise les plus hauts salaires, cadeaux fiscaux qui réduisent de presque 50% le budget fédéral, défiscalisation des entreprises les plus riches (notamment dans les hydrocarbures) avec au passage des petits soins pour les milliardaires amis, et la liste continue.
Un programme économique et social ultralibéral, strictement tourné vers les nantis et les conseils d'administration, indifférentiable de celui de n'importe quel pays occidental...
Et la chute de popularité du président, désormais contraint de prêcher à la télévision, montre que camoufler l'injure permanente faite au peuple avec des marches militaires et des sanglots sur la Sainte Russie dans de curieuses cérémonies du 1er mai où les prêtres orthodoxes bénissent des étoiles rouges, ça ne marche qu'un temps.
Quant au maintien de la foi en Pologne, j'ai les plus grands doutes. La sortie du communisme est chez eux comme la sortie du franquisme en Espagne. Fin de la dictature, Enfin ! Mais début du capitalisme. La foi espagnole n'y a pas survécu.
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Écrit par : Lucas / | 07/12/2018

communiqué de Mgr Aillet

> Le mouvement dit des « gilets jaunes » exprime, depuis quelques semaines, la souffrance de nombre de nos concitoyens laissés pour compte d’une société où se creuse le fossé entre les plus riches et les plus pauvres. Dans un premier temps, ce mouvement social, qui a gagné l’ensemble du territoire national, s’est montré pacifique et ne demandait qu’à être entendu dans ses justes aspirations à vivre dans des conditions de vie dignes, quand les hausses de taxation annoncées risquaient de mettre en péril cette exigence et d’augmenter encore le nombre de ceux qui vivent en dessous du seuil de pauvreté.
Ces derniers mois et ces dernières années, les pouvoirs publics ont donné le sentiment d’écouter et de privilégier les revendications communautaristes ou catégorielles et parfois tapageuses d’un certain nombre de minorités, au détriment des préoccupations et des priorités réelles de nos concitoyens, en particulier des plus défavorisés d’entre eux, qui n’aspirent qu’à vivre le plus dignement possible ou à sortir de la précarité sociale ; ce faisant, ils n’ont fait qu’exaspérer une large partie de l’opinion et rendre quasiment inéluctable le divorce actuel entre « pays légal » et « pays réel ».
Il y a des revendications qui sont justes et des colères qui sont légitimes, mais à condition de rechercher le Bien commun, de préserver l’intégrité physique et morale des personnes, de respecter les Institutions de l’Etat et de ne pas mettre en péril la cohésion nationale. La spontanéité du mouvement des « Gilets jaunes » et son manque d’organisation manifestent la défiance des Français par rapport aux syndicats et aux partis politiques non moins que l’effacement regrettable des corps intermédiaires dont la mission est de promouvoir la justice sociale, sans faire de la « lutte des classes » leur étendard, tant l’expérience prouve qu’elle ne peut aboutir qu’à la fracture sociale, voire à la dictature.
S’il ne m’appartient pas de porter le moindre jugement sur la gestion de crise adoptée ces dernières semaines par le Gouvernement, je constate à présent, avec beaucoup d’inquiétude, le durcissement d’un mouvement où tentent désormais de s’imposer ceux qui veulent « en découdre », en s’adonnant à la violence et au pillage. Or, le chaos qui en résulterait ne ferait que peser plus lourdement sur les citoyens les plus vulnérables, au risque de nous entrainer dans de funestes aventures.
N’est-ce pas le résultat d’une société qui ne trouve pas la voie de la fraternité, faute de reconnaître une paternité commune, s’interroge Mgr Aupetit ? Comme l’écrivait le Pape Benoît XVI : « En ce moment de notre histoire, le vrai problème est que Dieu disparaît de l’horizon des hommes et que tandis que s’éteint la lumière provenant de Dieu, l’humanité manque d’orientation, et les effets destructeurs s’en manifestent toujours plus en son sein » (Lettre aux évêques catholiques du 10 mars 2009).
A la suite de Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris, j’appelle donc les fidèles du diocèse à prier pour la France le samedi 8 décembre, en la solennité de l’Immaculée Conception. A l’Ile-Bouchard, la Vierge Marie est précisément apparue du 8 au 14 décembre 1947 pour demander aux petits voyants de prier pour la France qui se trouvait alors en grand danger. L’histoire nous enseigne que notre pays fut alors sauvé d’un coup d’Etat dont les conséquences auraient sans doute été dramatiques.
Je vous invite donc à porter cette intention en ces jours, en y associant, dans la mesure du possible, une démarche de jeûne.
Puisse la Vierge Marie, patronne de notre pays qui lui a été consacré, protéger la France et nous aider à retrouver la paix sociale, la concorde et l’unité."
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Écrit par : E Levavasseur / | 07/12/2018

DANS LE BERRY

> A propos de chasseurs ! sujet sensible on dirait au regard des réactions épidermiques de certains, néanmoins oui il y a chez les chasseurs un certain nombre, voir un nombre certain... de "beaufs" qui font que dans certaines campagnes, le Berry en ce qui me concerne, il est déconseillé de partir en balade champêtre le dimanche et ce même avec un gilet jaune !
Est ce normal ? NON !!!
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Écrit par : Tangui / | 07/12/2018

Mgr ULRICH

> L'analyse de l'évêque de mon diocèse (Mgr Ulrich, Lille) :

« Est-ce que nous pouvons réfléchir sur cette violence qui court dans notre société, non pas depuis quelques semaines, mais depuis des années ? sur les insatisfactions qui de fois en fois, de mandat politique en mandat politique, reprennent le dessus, après de brefs moments d’espoir timide… Car, après avoir attendu beaucoup des élections qui jalonnent notre vie politique depuis une petite vingtaine d’années, notre peuple n’arrive pas à trouver son unité, et à nourrir un certain goût pour l’avenir.
Certes il y a plusieurs profils types de « gilets jaunes ». En dehors de professionnels des manifestations qui poussent à la violence, une grande majorité d’entre eux expriment surtout la difficulté de vivre dans les conditions actuelles : selon les analyses, cela concerne des personnes de milieux populaires et intermédiaires, venant souvent des zones rurales et des petites villes. Et des personnes qui côtoient, impuissantes, cette misère au quotidien.
Il existe une situation d’abandon que beaucoup ressentent : les campagnes, et les périphéries urbaines, en raison de choix anciens déjà d’aménagement du territoire se sentent reléguées.
La France du TGV par exemple dessine un paysage discontinu qui nous fait sauter d’une grande métropole à une autre, en gommant presque le territoire qui les sépare, ou en le réduisant en quelque sorte à un paysage. Même si la création d’universités dans les régions avait tenté d’enrayer cette dérive vers la « métropolisation ».
Mais il existe aussi la fracture numérique qui isole les personnes qui n’ont pas l’accès facile et quotidien à Internet ou l’usage habile et régulier des Smartphones et des réseaux sociaux.
Et pour tous, il existe aussi une expérience très frustrante de n’avoir plus d’autre interlocuteur, pour les multiples nécessités de la vie quotidienne, que l’écran pour se renseigner… On ne sait plus à qui parler pour être conseillé, guidé, pour réagir, pour s’opposer, pour se plaindre !
En réalité, ces facteurs et quelques autres constituent la trame de fond de ce malaise, de cette violence latente depuis plusieurs années, et qui explose maintenant.
lEt puis l’attente de solutions de plus en plus urgentes fait monter la pression, et rend malheureusement la politique incapable de les apporter. La création, au début du mandat présidentiel, du ministère de la cohésion des territoires montre que le monde politique est conscient de ces fractures et de cette désespérance qui monte.
Si l’on a une certaine vision à long terme – et c’est ce que devrait produire la politique – on doit pourtant proposer des solutions à court terme, en raison d’une part des échéances électorales régulières et d’autre part des besoins criants d’une part grandissante de la population qui n’aperçoit pas d’amélioration dans ses conditions de vie.
À travers des questions qui touchent la vie pratique et quotidienne, ce sont de véritables interrogations sur le sens de la vie en société qui sont aujourd’hui posées, et qui attendent des réponses pour le court et pour le long terme.
Aujourd’hui, l’apaisement est la première urgence. Le conflit s’est envenimé autour de la pression des taxes sur le prix des carburants, et donc sur l’étranglement de certaines catégories de personnes qui ne peuvent pas se passer de se déplacer, à trop grands frais, pour pouvoir travailler.
Mais très vite d’autres motifs se sont ajoutés qui coalisent des attentes contradictoires ou tout simplement juxtaposées. Parmi celles-ci, certaines que j’ai énoncées plus haut se trouvent plus ou moins mises en lumière.
Passer à l’action politique, c’est-à-dire à la responsabilité, au dialogue, aux propositions à discuter, à la représentation, voilà l’étape d’aujourd’hui. On sent bien que le cœur n’est pas encore prêt à ce passage … mais c’est une étape nécessaire ; il n’y a pas de société qui tienne sans cela.
Personne ne peut vraiment nier qu’il existe une urgence écologique, un réel besoin de diminuer l’empreinte de notre activité humaine sur la bonne santé de notre planète. Et l’accroissement de nos demandes énergétiques réagit, on le voit clairement, sur ceux qui ont le moins de capacité financière, les plus pauvres ; elle est bien vraie l’analyse du Pape François : « Tout est lié ! » (9 fois dans l’encyclique Laudato si’) : il nous faut « écouter tant la clameur de la terre que la clameur des pauvres. » Laudato si’, n°49.
On aura beau dire qu’on ne peut pas être un jour pour la modération de la consommation énergétique et le lendemain pour continuer à épuiser nos ressources. Mais voilà : on ne peut pas continuer à réduire à l’indigence ceux qui ont déjà du mal à vivre tout simplement. Les changements trop brusques de cap ne peuvent que cabrer…
Je prie Dieu notre Père chaque jour en lui confiant notre pays pour qu’il nous conduise sur les chemins du bien commun, de la justice et de la fraternité.
J’invite tous ceux qui le veulent à rejoindre les célébrations dans les églises ou à s’unir par la pensée ou en petits groupes aux prières qui montent vers le Seigneur pour notre peuple.
Si nous le voulons, nous pouvons prier ainsi :
Seigneur, donne à notre pays de chercher les chemins de la justice et de la fraternité. À ceux qui exercent les plus hautes responsabilités le courage et le discernement. À ceux qui souffrent de grandes difficultés pour vivre de combattre sans violence. À tous de chercher les voies du bien commun, par le dialogue et le respect mutuel. Et à tout notre peuple de vivre dans la confiance et le goût de l’avenir.

† Laurent ULRICH
Archevêque de Lille »
______

Écrit par : Christian Vandevelde | 07/12/2018

> Tout cela est vrai et bien vu, mais tout ce qui concourt à établir un climat de guerre civile est détestable.
______

Écrit par : Michel de Guibert / | 07/12/2018

L'ILE-BOUCHARD

> J'ai le plus grand respect pour les mariophanies, mais tous les historiens confirment que (Staline y ayant mis son veto) la France n'a pas couru le moindre risque de coup d'Etat en 1947 ! Pas plus que le Brésil dans les années 1960 !
Il est inadmissible d'enrôler la Theotokos au service d'un camp politique, surtout quand cela repose sur des mensonges made in USA.
Je prie le rosaire par piété mariale christocentrée, non par "anticommunisme".
Et faire de l'anticommunisme en 2018 (donc en l'absence de communisme) serait privé de sens.
______

Écrit par : Edson / | 07/12/2018

@ Lucas

> Je sais que tout n'est pas rose en Russie, je voulais simplement noter, puisqu'il fut question de Gorbatchev dans la discussion, que les pays de l'Est ayant un fort sentiment patriotique sont sortis du communisme en meilleur état que les autres genre Belarus, Ukraine, républiques d'Asie Centrale...
Quant à la Pologne, oui, il y a un certain déclin, mais si vous aviez vu les jeunes files d'attente aux confessionnaux, vous diriez que l'évolution est différente de celle de l'Espagne.
Il est vrai que c'est le seul pays dont le héros national le plus populaire est un pape. Alors attendons la suite.
______

Écrit par : Pierre Huet / | 07/12/2018

@ Edson

> c'est plus compliqué que ça
D'après le récit, la vierge a dit "la France court un grand danger".
point.
Et le fait est qu'il y avait effectivement à l'époque de grandes manifestations dangereuses menées par le PCF.
D'où le rapprochement.
Que les soviétiques n'aient pas été derrière est une chose, que des dangers publics du PCF aient mis la France "en grand danger" en est une autre.
Quant au coup d'état il peut aussi désigner une réaction contre le PCF en passant sur un gouvernement jugé trop mou.
"grand danger" : de gauche ou de droite, c'est un grand danger dont la vierge aurait voulu nous préserver
Point.
"inadmissible d'enrôler la Theotokos au service d'un camp politique" : 100% exact
Mais la condamnation d'idéologies comme le communisme et le libéralisme est sans ambiguïté.
Chrétien donc anticommuniste, antinazi antifasciste anti libéral mais comme conséquence.
Nous sommes "chrétiens pour".
Fascisme, Nazisme, Communisme ne sont plus des dangers pour aujourd'hui mais le Libéralisme oui.
Le danger communiste n'existe que dans les pages délirantes des brûlots libéraux dont l'un écrit par un prêtre américain.
Le danger fasciste ou nazi dans les délires de M Castaner et des fils à papa de l'UNEF ID.

@ PP

> vous voyez ce que je vous disais ?
le premier qui parlera de L'Ile Bouchard pour appeler à la prière pour la France face à "un grand danger" devra choisir ses termes pour éviter les anachronismes o les accusations d'anachronismes.

EL


[ PP à EL - Certes. C'est parce qu'il y a eu trop de manipulations du divin en faveur de la droite politique durant le XIXe et le XXe siècle..., Le pli est pris, chez les anticléricaux. ]

réponse au commentaire

Écrit par : E Levavasseur / | 07/12/2018

Mgr GINOUX

> le message que j'attendais

Aux catholiques et aux habitants de Tarn-et-Garonne qui souffrent de l'injustice sociale

Rendre leur dignité aux travailleurs
Montauban, le 7 Décembre 2018

Aux Catholiques et aux habitants du Tarn-et-Garonne qui souffrent
de l’injustice sociale.
« Rendre leur dignité aux travailleurs »

A trois semaines de la Nativité, c’est-à-dire de Noël, de la venue de Dieu parmi les hommes, ce Dieu que je prie, que je sers, et qui m’aime me dit qu’il s’est fait proche de chaque personne humaine, qu’il aime chacun et veut le bien de tous. Aussi je veux porter ce message à vous qui vous sentez écrasés, méprisés, humiliés par un système économique et politique où l’être humain est rejeté au nom du profit et de l’argent.
La première violence vient des situations qui, dans la vie économique et politique, attentent à la dignité de la personne, à la justice et à la solidarité.

L’Eglise Catholique a développé depuis le XIXème siècle une pensée sociale que réactualisent sans cesse les prises de position des papes contemporains. Le pape François, reprenant Jean-Paul II, écrit : « Dieu a donné la terre à tout le genre humain pour qu’elle fasse vivre tous ses membres, sans exclure ni privilégier personne » (Laudato Si, n°93).
Pour cela, le travail exercé permet à la personne d’avoir un espace de valorisation, de participation au bien commun, un moment où elle se trouve elle-même.
Le chômage durable abîme la personne et nécessairement cause un sentiment d’injustice. De la même manière quand des activités contraignantes comme le travail de la terre ou à l’usine ne permettent plus d’en vivre il y a une atteinte à la dignité du travailleur.
Trop de personnes aujourd’hui en France, ne peuvent vivre dignement du fruit de leur travail : c’est injuste ! Le travail humain, écrivait Jean-Paul II, « ne concerne pas seulement l’économie mais implique aussi et avant tout des valeurs personnelles » (Laborem Exercens).

Quand des retraités voient leurs enfants et leurs petits-enfants subir le chômage ou devoir accepter un travail mal rémunéré ou n’être pas traités selon leurs droits légitimes, comment ne pas s’émouvoir ? Comment ne pas demander justice ? Dans un passé récent, l’entraide familiale pouvait encore jouer mais les plus petits revenus sont les premiers touchés par les mesures économiques présentes. La situation de beaucoup de personnes âgées se dégrade régulièrement. Beaucoup ne peuvent envisager de payer 2 000 euros par mois (en Tarn-et-Garonne) une pension en maison de retraite. Or ces personnes ont travaillé toute leur vie.

Qu’est-ce qui pousse aujourd’hui nos anonymes Gilets Jaunes à crier leur souffrance ?
C’est de voir une société de plus en plus livrée au profit, à la rentabilité, à la performance. Le « petit » n’a plus sa place, le peuple est victime de ce que le pape François nomme la « culture du rebut ».
La pensée sociale chrétienne nous rappelle que la recherche du bien commun est aussi la recherche du bien des personnes. Par le travail, l’être humain assure la nourriture pour lui et sa famille, prend sa place dans la société et donc dans la relation aux autres, réalise ses capacités et contribue à transformer le monde.
L’être humain n’est pas une machine au service d’un système économique. La crise que nous vivons vient essentiellement du manque d’humanité de nos sociétés technocratiques.
Il est nécessaire de refonder la relation entre le travail et le capital, de rendre à nos concitoyens un moyen de participation aux décisions économiques et financières que le jeu politique ne permet pas. Il est urgent que l’autorité politique, aujourd’hui beaucoup trop soumise au pouvoir de la finance, engage sa responsabilité pour la promotion du droit au travail, en soutenant des entreprises, en stimulant les créations d’emploi, en répondant par des actes au cri de souffrance que nous entendons. La main tendue et le cœur à l’écoute sont nécessaires.
Vous tous qui souffrez et demandez justice, je vous exprime ma proximité même si je ne peux qu’inciter à la dignité, au respect de chacun et à la nécessité de ne pas aggraver la situation de beaucoup. Méfiez-vous de toute violence ! Nous allons fêter la Nativité de Jésus, que ce bébé innocent qui est Dieu parmi nous vous offre son sourire. Il n’a que ça, ce petit enfant né dans une étable, mais il est notre Sauveur ! Pensez à lui, il pense à vous.

Monseigneur Bernard Ginoux
Evêque de Montauban

https://catholique-montauban.cef.fr/rubriques/haut/actualites/rendre-leur-dignite-aux-travailleurs
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Écrit par : E Levavasseur / | 07/12/2018

DANGER

> je précise au cas où

Que la France soit "en grand danger" est largement suffisant pour prier
pas besoin de communistes en 47 ou d'une "peste brune" imaginaire en 2018
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Écrit par : E Levavasseur / | 07/12/2018

E Levavasseur

> Je suis d'une famille de chasseurs. Pas genre beauf. Et je connais des chasseurs d'ici. Leurs femmes, leurs mères. Gens de conditions modestes. Flatter certains instincts mâles en faisant des chasseurs des acolytes des services d'ordre au moment où l'on réprime à outrance, en multipliant les cadeaux à leur égard alors qu'on alourdit les taxes pour le reste de la population, c'est du très bad western, pas du roman de chevalerie.
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Écrit par : Anne Josnin / | 07/12/2018

à Field

> Vouloir opposer le texte de Mgr Aupetit à d'autres évêques, c'est tomber dans la caricature de 'Libé'. D'un côté on a un texte concis, donc nécessairement la part d'empathie est plus réduite, pas dans les autres cités.
Libé ne donne pas le texte et dit que Mgr Aupetit n'a quasiment rien dit en faveur des gilets jaunes, dans l'absolu ce n'est pas faux, relativement à l'ensemble du texte c'est faux. Laissons 'Libé' à son niveau.
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Écrit par : franz / | 07/12/2018

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