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15/08/2018

15 août - Ce qui est vital, c'est uniquement la foi au Christ (loin des "valeurs" et du folklore)

christianisme

"L'Eglise catholique veut faire entendre sa foi", titre Le Monde (15/08) à la une et sur les six colonnes de la page 4.  C'est une enquête opportune de Cécile Chambraud :


 

 "Entendre" peut vouloir dire  "percevoir" ou "comprendre"... Or l'Eglise en France a un problème dans ces deux domaines, comme le montre l'enquête de Cécile Chambraud.

► Ce que la population française en 2018 peut percevoir du catholicisme par les médias et les réseaux sociaux n'a rien à voir avec la foi chrétienne. De nombreux Français ont maintenant de cette foi "une conception distordue, très éloignée  de celle des croyants eux-mêmes", écrit la journaliste ; conception alimentée – ajouterons-nous – par l'histoire-bidon télévisée et le n'importe-quoi sur Twitter et Facebook [*].  "Le traitement des questions spirituelles et religieuses par le système médiatique tend à installer dans l'opinion l'idée qu'une religion, c'est d'abord un ensemble de pratiques alimentaires, vestimentaires...", explique au Monde le P. Stalla-Bourdillon, que l'archevêque de Paris vient de nommer à la tête du nouveau service pastoral pour l'information.

► D'autre part, 80 % des Français ne connaissent pas le contenu réel de la foi chrétienne : ignorance radicale puisque zappant l'essentiel. D'où vient ce fait ?  Certains esprits étriqués en accusent Vatican II : grief idiot, puisque la fameuse "panne de transmission" en France (et dans plusieurs pays d'Europe) touche non seulement le catholicisme mais presque tous les savoirs... "Le problème actuel du catholicisme tient moins à la transmission elle-même (d'ailleurs toutes les transmissions sont aujourd'hui en panne) qu'à la confusion qui empêche les chrétiens de voir que la seule chose qu'ils ont à transmettre est à proprement parler intransmissible : la foi", souligne le philosophe dominicain Dominique Collin [**]. La foi est une adhésion intime de la personne humaine à la personne divino-humaine du Christ :  cette adhésion ne pouvant être suscitée par une autre personne humaine, la tâche de l'évangélisateur est simplement d'aider à la rencontre intime – libre et décisive –  d'autrui avec le Christ...

Une telle aide implique deux conditions : que des chrétiens catholiques affichés ne fassent pas obstacle (par leurs attitudes) à la rencontre de non-chrétiens avec le Christ ;  et s'il y a de tels obstacles, notamment sur internet, que les organismes d'Eglise parviennent à les contourner pour rétablir le contact entre la foi évangélique et la population française.Démarche qui passe par la lucidité et l'humilité ! Si la plupart de nos contemporains français ignorent la foi chrétienne, nous autres chrétiens y sommes bien pour quelque chose : quelle image en donnions-nous, nous aussi, pour aboutir à un tel résultat ?

Notre premier devoir ne serait-il pas de cesser de tout mettre sur le dos de la "sécularisation" et du "laïcisme" ?

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[*] "N'importe-quoi" auquel participe (avouons-le) un micro-milieu ultra qui appelle "catholicisme" ses propres préjugés séculiers, et qui édifie ce mur sur internet. J'évoque le problème dans l'un des chapitres de Cathos, ne devenons pas une secte (Salvator 2018). Notons aussi que ce milieu évite soigneusement d'affronter le drame de la pédophilie de prêtres catholiques, alors que c'est aujourd'hui l'obstacle principal à la connaissance de la foi chrétienne. Cet évitement "de droite" est logique : n'invoquant le divin que pour donner (mensongèrement d'ailleurs) valeur absolue à leurs opinions politiques, ces gens écartent tout ce qui "relativise" – le mot est faible – l'image de l'Eglise dans le reste de la population mondiale.

[**]  Le christianisme n'existe pas encore (Salvator 2018). Un livre qui sort de la "zone de confort" !

 

 

christianisme

 

Commentaires

DEUX TYPES

> D'accord avec vous. La disparition de la piété populaire assimilée à un manque de maturité accentue aussi l'éloignement du peuple envers l'Eglise catholique.
En ce qui concerne les fidèles et en accentuant les caricatures, celui qui entreprendrait un chemin vers le Christ et son Eglise risque de se retrouver soit face à des puritains coincés, intolérants sentant la naphtaline ou des espèces d'illuminés mélange de Sœur Sourire et d'adepte de yoga ayurvédique... (Je parle surtout de l'Occident voire la francophonie catholique). Ces 2 types de fidèles mettraient mal à l'aise n'importe quel nouveau venu, quelles que soient ses bonnes intentions.
Notez que je dois certainement avoir eu un peu quelque part cet aspect reboutant (de ces 2 aspects même), mais je me soigne, n'étant jamais qu'un catholique essayant (apprenant?) d'être (de devenir) chrétien...
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Écrit par : Raphaël R. / | 15/08/2018

MARIE

> Ce qui est vital, c’est la foi au Christ et la probité de ses ministres – regardez ce qui nous tombe sur la tête, de Pennsylvanie…
Quant au 15 août, cher Patrice, il est très loin du folklore, et d’ailleurs, comment pourrions-nous aimer en vérité sans Marie, Mère de l’Eglise ! (pour ma part, je n’imagine pas qu'un prêtre profondément et authentiquement marial puisse s’adonner aux perversions et crimes pédophiles qui sont en passe de disloquer l’Eglise catholique).
Aussi, permettez-moi d'ajouter, à propos de l'Immaculée, la Vierge Marie, notre Mère et notre Reine. Nous sommes voués à la miséricorde et à l’amour. Nous sommes tous appelés par le baptême à transformer cet élan qui nous a fait reconnaître l’amour pur et inconditionnel de Dieu en un vécu et un témoignage fraternel qui fasse bouger le monde avec Lui et en Lui… Vaste programme ! Et donc, si ce programme suscite en nous quelque crainte, prenons Marie chez nous et cherchons en toute confiance Jésus avec elle, ainsi qu'il nous l'a demandé sur la Croix (« Voici ta Mère »). Je recommande pour ma part à ceux qui voudraient que Marie, la mère de l’amour, les instruise dans l’amour, l’adhésion à l’archiconfrérie de Notre-Dame des Victoires…
- https://www.notredamedesvictoires.com/larchiconfrerie/
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Écrit par : Denis / | 15/08/2018

à Denis :

> Parfaitement d'accord avec vous. Je faisais ce matin le survol des chaînes asiatiques qui, pro-américanisme oblige, accordent une grande diffusion aux informations états-uniennes. Le rapport de Pennsylvanie sur la pédophilie dans l'Église y est partout présenté ; certains amis (non catholiques) m'ont envoyé des messages d'incompréhension devant ces drames à répétition. Je ne sais que leur dire, sinon que je suis moi-même sans voix. Comment l'institution ecclésiale peut-elle se réinventer après de tels agissements ? On croyait le chapitre refermé après l'épisode Law à Boston mais il faudra sans doute beaucoup plus de temps pour faire changer les mentalités, avant toute chose au sein même de l'Église.
Quand je lis dans le rapport américain qu'un prêtre avait obtenu d'un enfant une fellation après lui avoir dit que la Vierge avait lavé le Christ et qu'il devait suivre cet exemple, comment ne pas éprouver rejet, dégoût, compassion pour ces victimes innocentes ?
Comment des cardinaux ont-ils pu revêtir la pourpre en connaissance de leurs agissements passés ?
Imagine-t-on le scandale si McCarrick avait été élu pape en 2005 ?
Quasiment tous les pays occidentaux sont touchés par le scandale pédophile dans l'Église. Un ami chinois me demandait pourquoi ces scandales ne viennent que du catholicisme : il n'y a pas eu, à ma connaissance, de vague pédophile de cette ampleur parmi les pasteurs protestants. Le problème révèle-t-il l'abus d'autorité de la part de ces prêtres ou des pulsions sexuelles mal maîtrisées ?
La crédibilité de l'institution ne peut continuer d'être ainsi malmenée ; il en va de sa survie ! Prions pour les victimes et pour une nouvelle ère dans l'Église.
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Écrit par : Philippe de Visieux / | 16/08/2018

DISCUSSION

> Racontez ce que vous voulez, vous essayez quand même de minimiser l'ignominie des prétres pédophiles. Alors qu'elle vient de leurs dogmes.
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Écrit par : Hervé / | 16/08/2018

à Hervé

> Nous ne minimisons pas. Au contraire : nous disons que la pédophilie de prêtres, vue par un catholique adhérant vraiment au Christ, est quelque chose d'encore bien plus plus atroce que ne le pensent les non catholiques. Le sacerdoce prolonge l'oeuvre du Christ : donc, souiller le sacerdoce en blessant des enfants est un crime sans égal. Et là où de hauts responsables ont protégé (protègent encore ?) des prêtres criminels au nom d'une conception hétérodoxe de la miséricorde, il y a mystère d'iniquité. Espérons le glaive de l'archange.
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Écrit par : PP / | 16/08/2018

FAUX ARGUMENT

> Certains prétendent que les affaires de pédophilie sont "la faute au progressisme" et que "les tradis" en sont indemnes. Argument faux. Il y a eu des affaires de ce genre chez les traditionalistes aussi. Ne cherchons pas de faux-fuyants.
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Écrit par : H. La Saulais / | 16/08/2018

PENNSYLVANIE

> Je regarde cette affaire de la Pennsylvanie avec beaucoup de circonspection.
En effet, la Pennsylvanie c'est, si l'on en croit wikipedia, c'est 12 millions d'habitants avec seulement 24% de catholiques (aux USA il y a 22% de catholiques). 3OO prêtres, cela me parait juste considérables !
Mes questions tellement le chiffre me parait élevé:
- sur quelle période
- les faits sont ils systématiquement identiques ?
- chaque prêtre concerné = une histoire individuelle particulière.
- le jury populaire ? Comment était il composé ?
Il ne s'agit surtout pas de se voiler la face et bien entendu je condamne. Là n'est pas le problème.
Toujours dans l'article sur cet Etat dans wikipédia, je lis :
"L'État fondé par les quakers, caractérisé dès l'origine par une grande tolérance spirituelle, a accueilli des groupes religieux très divers. On compte notamment encore aujourd'hui les communautés d'Amishs (branche des Mennonites) parmi les plus importantes du pays."
J'ai un peu le sentiment que face au pape François qui gêne, (le gaz de schiste semble lourdement exploité en Pennsylvanie, toujours si l'on en croit Wikipedia - 71000 forages actifs en 2011), sans tomber dans la théorie du complot, je me demande quand même si cette affaire n'est pas une entreprise de démolition en règle :-(.
Bref, cette affaire, me laisse vraiment perplexe.

Pierre O.


[ PP à Pierre O. - La période est indiquée : 70 ans. Les faits sont prescrits et nombre de leurs auteurs sont morts. Mais il serait vain de se cacher la réalité : la pédophilie a existé, et existe probablement encore, parmi le clergé catholique. On en conna^pit trop de cas avérés... (l'évêque d'Orléans vient d'en signaler un, et le coupable porte un nom honorablement connu...). La pire des choses - de la part de catholiques - serait de paraître esquiver le problème, ou le relativiser (comme si le sacerdoce était comparable à quelque milieu professionnel que ce soit), ou encore : crier au complot cathophobe... ]

réponse au commentaire

Écrit par : Pierre O. / | 16/08/2018

à Patrice :

> Sur la question de la hiérarchie qui a protégé et protège peut-être encore, rappelons-nous du cas du cardinal autrichien Groër, dont le successeur à Vienne, Christoph (von) Schönborn, a reconnu l'ampleur des crimes sexuels. Schönborn a d'ailleurs expliqué que Ratzinger avait à l'époque exigé une enquête, mais que celle-ci fut bloquée par l'actuel doyen du collège cardinalice, Angelo Sodano. Je n'ai pu m'empêcher de songer à cette triste affaire lorsque j'ai vu ce même Sodano présider les obsèques du cardinal Tauran il y a un mois...
https://www.reuters.com/article/us-pope-abuse/cardinal-accuses-vatican-official-of-abuse-cover-up-idUSTRE6481D420100509
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Écrit par : Philippe de Visieux / | 16/08/2018

à Pierre O. :

> Libé donne quelques exemples des agissements, qui ne sont pas tous identiques.
Les bras m'en tombent : comment un prêtre, oint du Seigneur, peut-il violer dans sa chambre d'hôpital une fillette de SEPT ans que l'on venait d'opérer ? Ou nettoyer à l'eau bénite (!!!) la bouche du garçon de NEUF ans qui lui avait administré une fellation ? Comment ne pas être épouvanté par tant de souillures ?
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http://www.liberation.fr/planete/2018/08/15/pretres-pedophiles-en-pennsylvanie-un-long-silence-et-des-vies-brises_1672789

Écrit par : Philippe de Visieux / | 16/08/2018

LUC FERRY

> "Le traitement des questions spirituelles et religieuses par le système médiatique tend à installer dans l'opinion l'idée qu'une religion, c'est d'abord un ensemble de pratiques alimentaires, vestimentaires..." écrivez-vous en citant Le Monde, PP.
Je réagis ci-dessous à un début d’article du Figaro qui illustre bien, à mon sens la nécessité de ce service que lance l’Eglise et qui vise, à simplement informer sur la foi catholique, qui est effectivement quasiment inconnue de nos contemporains, y compris dans le monde médiatique ; cette initiative de Mgr Aupetit, qui a été aumônier des parlementaires me paraît plus que bienvenue. Le Figaro nous livre aujourd’hui, un article de Luc Ferry, dont je n’ai lu que le seul début, puisque je ne suis pas abonné au Figaro. On peut le lire ici : http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2018/08/15/31003-20180815ARTFIG00108-luc-ferry-souffrance-et-quete-du-bonheur.php
Luc Ferry y écrit que le « catholicisme est soucieux de faire prévaloir les vertus rédemptrices de la souffrance, doctrine singulière que le catéchisme de l’Eglise catholique maintient encore aujourd’hui avec la plus grande fermeté. » Je le précise, je n’ai pas lu cet article, puisqu’il est réservé aux abonnés. On le sait, il a pu y avoir dans l’Eglise des propos tristounets à certaines époques, sur la souffrance, qui auront détourné nombre de gens de l’Eglise. Il y a aussi beaucoup de gens qui commettent pour diverses raisons des contresens sur ce qu’enseigne l’Eglise à ce sujet. Cependant, le Catéchisme de l’Eglise catholique, dont je doute fort par expérience qu’il se contredise, dit au n°571 que : « Le dessein sauveur de Dieu s’est accompli " une fois pour toutes " (He 9, 26) par la mort rédemptrice de son Fils Jésus-Christ. » On y apprend un peu plus loin que « Dieu a l’initiative de l’amour rédempteur universel 604 En livrant son Fils pour nos péchés, Dieu manifeste que son dessein sur nous est un dessein d’amour bienveillant qui précède tout mérite de notre part : " En ceci consiste l’amour : ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, mais c’est lui qui nous a aimés et qui a envoyé son Fils en victime de propitiation pour nos péchés " (1 Jn 4, 10 ; cf. 4, 19). " La preuve que Dieu nous aime, c’est que le Christ, alors que nous étions encore pécheurs, est mort pour nous " (Rm 5, 8). 605 Cet amour est sans exclusion Jésus l’a rappelé en conclusion de la parabole de la brebis perdue : " Ainsi on ne veut pas, chez votre Père qui est aux cieux, qu’un seul de ses petits ne se perde " (Mt 18, 14). Il affirme " donner sa vie en rançon pour la multitude " (Mt 20, 28) ; ce dernier terme n’est pas restrictif : il oppose l’ensemble de l’humanité à l’unique personne du Rédempteur qui se livre pour la sauver (cf. Rm 5, 18-19). L’Église, à la suite des apôtres (cf. 2 Co 5, 15 ; 1 Jn 2, 2), enseigne que le Christ est mort pour tous les hommes sans exception : " Il n’y a, il n’y a eu et il n’y aura aucun homme pour qui le Christ n’ait pas souffert " (Cc. Quiercy en 853 : DS 624). » (voir : http://www.vatican.va/archive/FRA0013/__P1L.HTM; PREMIERE PARTIE LA PROFESSION DE LA FOIDEUXIÈME SECTION LA PROFESSION DE LA FOI CHRETIENNE • • Article 4 " JESÚS-CHRIST A SOUFFERT SOUS PONCE PILATE, IL A ETE CRUCIFIE, IL EST MORT, IL A ETE ENSEVELI " Paragraphe 2. JESUS EST MORT CRUCIFIE ) On a bien lu que « Dieu a l’initiative de l’amour rédempteur universel », et il n’est pas écrit qu’il aurait l’initiative d’une hypothétique « souffrance rédemptrice ». C’est l’amour qui sauve et rien d’autre. On bien lu, on parle bien d’amour rédempteur universel et non pas de souffrance rédemptrice universelle, où qui aurait des vertus soi-disant rédemptrices. Dans la mort rédemptrice de Jésus, la seule chose qu’il faille voir, c’est l’amour avec lequel il donne sa vie, qui seul sauve. Pour le faire comprendre, j’ai eu l’occasion de regarder il y a quelques temps un DVD sur Sainte Elisabeth de la Trinité, intitulé « Ne sois pas une âme banale- Sainte Elisabeth de la Trinité », aux Editions du Carmel. Lorsqu’on le visionne, on y raconte la vie de Sainte Elisabeth de la Trinité, on y explique sa spiritualité, on y voit des prêtres, des carmélites, divers témoignages et explications, etc. De mémoire, un prêtre le dit avec une grande clarté : l’amour seul sauve, la souffrance n’a jamais sauvé personne. Et une carmélite donne l’exemple suivant : vous êtes parent, vous avez chez vous un adolescent grognon, qui fait la tête toute la journée, qui est désagréable avec tout le monde, etc. Un beau jour il tombe amoureux. Le lendemain, il fait une remarque sympa à sa sœur sur le joli collier qu’elle porte autour du cou. L’amour l’a transformé. On pourrait dire que seul l’amour sauve, seul il donne des ailes, donne envie de vivre, etc… Ce qu’enseigne l’Eglise sur la souffrance, c’est tout d’abord qu’elle est inévitable, et ensuite qu’elle n’a pas de remède hormis peut-être un peu avec la médecine ; mais ultimement elle est un mystère, elle échappe à l’intelligence humaine, et elle est finalement inévitable : tous les hommes meurent en définitive. Il suffit d’ouvrir un journal pour s’en rendre compte. Il y a là un réalisme cru, mais à mon sens mieux vaut cela que la cécité volontaire. Mais ensuite, seul l’amour sauve. La souffrance (voir le DVD précité), n’est que le fonds sombre et obscur sur lequel se détache l’amour lumineux. Ce n’est comme que par comparaison que l’on voit d’autant mieux les actes d’amour au milieu de la noirceur de la souffrance. Donc non la souffrance n’a aucune vertu rédemptrice, comme le dit le Catéchisme de l’Eglise catholique précité. L’amour, oui. En revanche dans la souffrance, on voit nettement se détacher le caractère lumineux de l’amour. C’est la seule chose qu’il faut voir lorsque l’on regarde un crucifix. Dans la vie de tous les jours, on peut offrir à quelqu’un un cadeau, un mari à sa femme des fleurs, etc. Cela manifeste la bonté du cœur. Des parents peuvent aussi se priver de vacances pour offrir de bonnes études à leurs enfants, etc. Il y a déjà là un renoncement, quelque chose de douloureux. Mais au-delà, de la souffrance inévitable, lorsque l’on aime Dieu, et uniquement dans ce cas, on peut Lui dire que si c’était à refaire pour Lui, revivre ce que l’on a vécu par exemple de douloureux pour Lui, on le referait. Attention la seule et unique motivation, doit être d’aimer Dieu. Dans cette affaire seul l’amour compte. Il faut pour cela être bouleversé par l’Amour de Dieu, sinon c’est à proscrire ; il y a de quoi devenir dépressif, au strict minimum, si ce n’est suicidaire. L’Eglise croit en revanche que Dieu peut, et Lui seul a le pouvoir et le droit, transformer toute mal en un bien, de faire concourir le mal au bien (la Bible, Saint Augustin) : ainsi l’Eglise chante-t-elle le soir de la Vigile Pascale à propos du péché d’Adam : « bienheureuse faute qui nous valut un tel Rédempteur » (« felix culpa ») Si le premier homme n’avait pas péché, le Christ, le bonheur de l’humanité, ne serait pas venu sur terre. La croix, symbole de mise à mort devient symbolLuc Ferry, e de la vie, de la résurrection. Sainte Thérèse de Lisieux passait son temps à faire ce qu’elle appelait de petits sacrifices (jusqu’à 1300 par jours) : elle passait ses journées à offrir à Dieu un petit renoncement, de petits riens quasiment insignifiants, comme d’avoir ramassé une épingle tombée par terre, acte dont elle assurait que s’il est fait avec amour, il pouvait sauver des âmes. Elle est aujourd’hui Docteur de l’Eglise. La Bible si l’on sait la lire ne parle que de l’amour de Dieu. Voici comment Dieu parle de l’humanité : (à propos du peuple hébreux) « Je le guidais avec humanité, par des liens d’amour ; je le traitais comme un nourrisson qu’on soulève tout contre sa joue ; je me penchais vers lui pour le faire manger » (Os 11,4) (à propos de Jérusalem) « Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues les prophètes et qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants comme la poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous n’avez pas voulu ! » On pourra relire aussi le Cantiques des Cantiques, le dialogue entre Dieu et l’âme humaine, etc. C’est ainsi, et seulement ainsi que Dieu regarde ses créatures. C’est en pensant à cela qu’il faut aller à la messe, sinon elle est insipide. Non, la souffrance n’a jamais sauvé personne ; l’amour en revanche sauve véritablement.

ND


[ PP à ND - Génie des Alpages au Figaro, Luc Ferry raconte souvent n'importe quoi : particulièrement en matière religieuse.
N'oublions jamais son discours d'Ubu à l'Assemblée nationale, sous Chirac, quand il a prétendu (à propos du voile islamique de lycéennes) qu'il y avait aussi la provocation des lycéens chrétiens qui venaient en cours avec "de grandes croix" !
Cet homme est un pitre. ]

réponse au commentaire

Écrit par : ND / | 16/08/2018

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