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17/05/2018

Éthique, théologie et techniques financières

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Document du Saint-Siège publié aujourd'hui : Analyse et préconisations sur le système économique et financier actuels.  Par la Congrégation pour la doctrine de la foi (Mgr Ladaria) et le dicastère pour le service du développement intégral (cardinal Turkson). Copieux, précis, fouillé, sévère ; à étudier in extenso sur le site du Vatican. Quelques citations :


 

<<  Aucun profit n’est légitime lorsque manque la vision de la promotion intégrale de la personne humaine, de la destination universelle des biens et de l’option préférentielle pour les pauvres  >>

<< Face au pouvoir croissant et omniprésent d’agents importants et des grands réseaux (networks) économiques et financiers, ceux qui sont chargés de l’exercice du pouvoir politique, souvent désorientés et rendus impuissants par la supranationalité de ces agents et le caractère volatil des capitaux gérés par eux, peinent à répondre à leur vocation originaire de serviteurs du bien commun; ils deviennent parfois des sujets soumis à des intérêts étrangers à ce bien... >>

<< L'industrie financière, en raison de son omniprésence et de sa capacité inévitable à influencer et, dans une certaine mesure, à dominer l’économie réelle, est un lieu où les égoïsmes et les abus ont une puissance sans égale de nuisance pour la communauté... >>

<<  Dans cette inversion d’ordre entre les moyens et les fins, qui fait passer le travail de l’état de bien à celui d’«outil», et l’argent, de celui de moyen à celui de «fin», se trouve précisément le terrain fertile d’une culture «de déchets» ; celle-ci, sans scrupules et de manière amorale, a marginalisé de nombreuses populations, les privant d’un travail décent et les rendant ainsi «sans perspectives, sans voies de sortie» : «Il ne s’agit plus simplement du phénomène de l’exploitation et de l’oppression, mais de quelque chose de nouveau: avec l’exclusion reste touchée, dans sa racine même, l’appartenance à la société dans laquelle on vit, du moment qu’en elle on ne se situe plus dans les bas-fonds, dans la périphérie, ou sans pouvoir, mais on est dehors. Les exclus ne sont pas des 'exploités', mais des 'déchets', des 'restes' »  (Evangelii gaudium)... >>

<< La spéculation, en particulier dans la sphère économique et financière, risque aujourd’hui de supplanter toutes les autres finalités majeures qui sous-tendent la liberté humaine. Cela porte atteinte à l’immense patrimoine de valeurs qui fonde la société civile, lieu de coexistence pacifique, de rencontre, de solidarité, de réciprocité revigorante et de responsabilité en vue du bien commun.  Dans cette ligne, des termes tels que «efficacité», «concurrence», «leadership», «mérite», tendent à occuper tout l’espace de notre culture civique; ils assument une signification qui finit par appauvrir la qualité des échanges, réduite à un pur coefficient numérique... >>

<<  On comprend donc l’exigence, aujourd’hui toujours plus ressentie, d’introduire une homologation par les autorités publiques de tous les produits issus de l’innovation financière... >>

<< Là où le simple profit est placé au sommet de la culture d’une entreprise financière, ignorant les exigences liées au bien commun – c’est le cas aujourd’hui, même dans beaucoup de prestigieuses écoles de commerce (business schools) – toute instance éthique est de fait perçue comme extrinsèque et juxtaposée à l’activité entrepreneuriale. Cela est d’autant plus accentué par le fait que, dans leurs logiques organisationnelles, ceux qui ne correspondent pas aux objectifs de l’entreprise de ce type sont pénalisés à la fois au niveau de la rémunération qu’à celui de la reconnaissance professionnelle. Dans ces cas, le but du pur lucre crée facilement une logique perverse et sélective qui favorise souvent l’avancement au sommet de l’entreprise de sujets capables mais avides et peu scrupuleux dont l’action sociale est mue principalement par un gain personnel égoïste... >>

<<  De telles logiques ont souvent poussé les structures dirigeantes (management) à mettre en œuvre des politiques économiques qui ne servent pas à stimuler la santé économique des entreprises, mais uniquement les profits des actionnaires (shareholders). Ceci porte ainsi préjudice aux intérêts légitimes de tous ceux qui, par leur travail et service, œuvrent au bénéfice de la même entreprise, sans oublier les consommateurs et les diverses communautés locales (stakeholders)... >>

<< La création de véritables cartels de connivence entre les sujets qui étaient normalement responsables de l’évaluation (fixing) correcte du niveau de ces taux, constitue un cas d’association de malfaiteurs, nuisible surtout pour le bien commun... >>

 <<  Le contournement fiscal de la part des principaux acteurs du marché, notamment des grands intermédiaires financiers, représente une ponction injuste de ressources à l’économie réelle, et demeure un préjudice pour l’ensemble de la société civile. Vu la non-transparence de ces systèmes, il est difficile de déterminer avec précision la quantité de capitaux qui y transite; toutefois, il a été calculé qu’un impôt minimum sur les transactions offshore suffirait pour résoudre une grande partie du problème de la faim dans le monde : pourquoi ne prendrait-on pas avec audace la voie d’une telle initiative ? >>

 << À l’origine de la dette publique se trouvent souvent des dettes privées et reportées sur le système public. Entre autres, on sait que d’importants acteurs économiques ont tendance à mener de façon constante, souvent avec la complicité des hommes politiques, une pratique de socialisation des pertes... >>

 

 ►  Lire le document intégral :   https://fr.zenit.org/articles/economie-et-finance-le-nouv...

 

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Commentaires

LA CONFÉRENCE DE PRESSE

" Intervention du card. Peter Kodwo Appiah Turkson :

1) Projet en tant qu’initiative logique inter-dicastère :
Le Dicastère pour le Service du Développement humain intégral vise à promouvoir le bien commun et le bien-être / épanouissement de l’humanité. À cette fin, il doit travailler en collaboration avec différents organismes de la Curie romaine, avec les Églises locales et avec d’autres institutions catholiques et même non-catholiques. En effet, comme l’a déclaré le pape François dans son Motu Propio par lequel il a créé le Dicastère (17/8/2016), toute l’Église est appelée à promouvoir le développement intégral de la personne humaine à la lumière de l’Évangile. Ce n’est donc pas une coïncidence si nous lançons aujourd’hui un document conjoint avec la prestigieuse Congrégation pour la Doctrine de la Foi.

2) Dignité humaine, bien commun et économie :
La vision actuelle du progrès / développement dans la doctrine sociale catholique est la personne humaine entière – pas une dimension particulière de la personne (par exemple la dimension matérielle), et pour tous les peuples (i.e. pas juste pour certains). Selon les mots du pape Paul VI, « le développement dont nous parlons ici ne se réduit pas à la seule croissance économique. Pour être authentique, il doit être intégral, c’est-à-dire promouvoir tout homme et tout l’homme » (Populorum Progressio, 14).
Par conséquent, afin de promouvoir le développement humain intégral, l’Église veut s’assurer que les systèmes politiques, économiques ou financiers respectent la dignité de chaque personne. Pourtant, le cadre de la dignité de la personne humaine, créée à l’image et à la ressemblance d’un Dieu trinitaire, doit coexister avec les autres pour rechercher le bien commun. Et nous le faisons à travers un réseau de relations; les relations avec Dieu, avec nos voisins, et avec toute la création (cf. Laudato si’, 66). La façon dont nous construisons et vivons ces relations aide ou entrave l’épanouissement humain.
Comme le sait toute famille, un aspect essentiel du vivre ensemble est d’administrer au mieux les ressources du ménage. Étant donné que nous vivons dans une maison commune, comme une famille mondiale qui aspire à bien co-exister, nous devons gérer ou administrer les biens d’une telle maison, la planète, de la meilleure façon possible. C’est ce que le mot « économie » signifie en réalité: oiko-nomics, la façon dont nous organisons, gérons ou dirigeons notre maison. Quand nous le faisons en tenant compte de notre origine commune, de notre appartenance commune et de notre destin commun, alors nous pouvons développer de nouvelles convictions, attitudes et formes de vie (cf. Laudato si’, 202), et de nouveaux systèmes économiques qui promeuvent un véritable, c’est-à-dire intégral, développement humain.
C’est ce que notre document conjoint veut souligner. Dans une famille où l’individualisme règne, les membres ne peuvent s’épanouir intégralement. Analogiquement, dans un monde où l’individualisme est le chef, le développement humain intégral devient impensable. C’est pourquoi un système économique sain est essentiel pour forger des relations humaines florissantes. Pour aider à générer un système aussi sain, ce document conjoint nous rappelle que les ressources du monde sont destinées à servir la dignité de la personne humaine, et doivent être communément disponibles pour le bien commun. Ceci est connu dans la doctrine sociale catholique comme la destination universelle des biens, qui est la « règle d’or de la conduite sociale » (Laudato si’, 93) et « le premier principe de tout l’ordre éthique et social » (Laboren Exercens, 19).
Afin de bien gérer les ressources, les directives ou « regolazioni » sont toujours les bienvenues. Certaines lignes directrices sont plus techniques ou mathématiques, tandis que d’autres sont plus éthiques. L’économie, en fait, a ces deux dimensions. S’il est vrai qu’aujourd’hui, dans la pratique, de nombreux agents économiques semblent avoir oublié ce fait, il est également vrai qu’au sein de l’économie, il y a une grande résistance à la « mathématisation » de la discipline. Ce document commun offre quelques lignes directrices ou « regolazioni » du côté éthique du spectre, dans l’espoir qu’elles peuvent aider à discerner comment gérer les ressources mondiales avec liberté, responsabilité, justice, solidarité et amour. Nous croyons qu’elles peuvent aussi nous aider à contrer une économie qui, parce qu’elle a marginalisé sa propre base éthique, tend à « gouverner plutôt qu’à servir » l’humanité (Evangelii Gaudium, 57-58). De même, ces « regolazioni » peuvent nous aider à contrer un système financier qui est plus axé sur les spéculations que sur l’économie réelle (cf. Laudato si’, 109).

3) Mission et vie en plénitude :
Certaines personnes pensent encore que l’économie ou la finance est quelque chose de lointain de la mission de l’Église. Cependant, comme le souligne le document que nous présentons, l’Église se préoccupe de toutes les activités humaines susceptibles d’entraver ou d’aider l’épanouissement humain, les activités économiques ne faisant pas exception. En fait, la Constitution de l’Église dans le monde, Gaudium et spes (n.1), en 1965, a expliqué que les « joies et les espoirs, les peines et les angoisses » des peuples du monde sont les préoccupations du peuple de Dieu, de l’Église.
Par conséquent, l’Église s’efforce de travailler pour un monde meilleur (GS 21), en collaboration avec d’autres (GS 21, 88). Elle le fait en contribuant, à travers sa vision mondiale et ses valeurs évangéliques (GS 44-45), à promouvoir une culture globale capable de réduire toutes les formes d’injustices, y compris économiques (GS 66, 89), et en favorisant le développement humain intégral (GS 56), la paix et le bien commun (GS 67-71). Comme l’a dit le pape émérite Benoît XVI, l’Église « ne peut et ne doit pas rester à l’écart dans la lutte pour la justice » (Deus caritas est, 28 ; Evangelii gaudium, 183).
Aussi, l’expérience nous dit que lorsque les activités humaines sont inspirées et guidées par l’amour, elles anticipent le Royaume de Dieu sur terre (cf. Caritas in veritate, 7). L’amour, comme le rappelle le document citant Laudato si’ (n ° 231), est aussi civique et politique et s’exprime dans les relations entre individus et aussi dans les « macro-relations », c’est-à-dire sociales, économiques et politiques. Et de même qu’il y a des règles éthiques qui nous aident à aimer nos parents et amis, il y a aussi d’autres lignes directrices éthiques qui nous aident à aimer notre société et la terre, notre maison commune. Ce document conjoint avec la CDF est un outil qui peut nous aider à développer cet amour social, tout en cherchant la vie, et la vie au maximum.

4) Apprendre des erreurs et des changements financiers :
Nous ne sommes pas naïfs, et nous sommes conscients que la promotion du développement humain intégral nécessite un changement de paradigme financier. Nous voulons encourager le monde financier à tirer les leçons de la dernière crise financière et à reconnaître, une fois pour toutes, que les marchés ne peuvent à eux seuls garantir de véritables progrès, à savoir le développement humain intégral et l’inclusion sociale (cf. Laudato si’, 109). En effet, comme le Compendium de la Doctrine sociale de l’Église (n ° 470) l’a déclaré il y a quinze ans, les forces du marché ne peuvent pas protéger adéquatement les biens communs tels que les emplois décents et l’environnement. La crise financière de 2007-2008, en ce sens, a fourni l’occasion de développer une nouvelle économie, plus attentive aux principes éthiques, et de nouvelles façons de réguler les pratiques financières spéculatives et la richesse virtuelle. Voilà en quoi consiste ce document commun.
Mais la réponse à la crise nécessite des critères différents de celui qui régit le monde financier actuel (cf. Laudato Si ‘, 189). Cela nécessite un changement dans la façon de faire des affaires, ce qui signifie un changement dans la façon de faire de la politique, pour lequel un changement dans nos modes de vie est nécessaire. Selon les mots du pape François, « beaucoup de choses doivent changer de cap, mais c’est avant tout nous, les êtres humains, qui avons besoin de changer » (Laudato si’, 202). Pourtant, le changement radical est toujours coûteux et difficile, car il rencontre une forte résistance, qu’elle soit externe ou interne, qu’elle soit consciente ou inconsciente. Car certaines « regolazioni » comme celles présentées dans ce document conjoint peuvent aider. Cela peut aider à reconnaître nos angles morts et à rendre la finance plus éthique.
Le mot finance dérive en réalité d’un terme latin classique pour « but »… « finis », qui est habituellement traduit par « fin » ou par « achèvement » Shiller (2012, 7). Nous savons au fond que la finance n’incarne pas un but en soi. La finance ne consiste pas à gagner de l’argent en soi. Inversement, « la finance est une science ‘fonctionnelle’ dans la mesure où elle existe pour soutenir d’autres objectifs – ceux de la société … Plus les institutions financières d’une société sont alignées avec ses objectifs et ses idéaux, plus elle sera forte et réussie » (Shiller 2012 , 7). Selon le pape Benoît XVI, « la finance… doit redevenir un instrument orienté vers la création de richesses et le développement » (Caritas in veritate, 65), mais aussi pour l’environnement (cf. Benoît XVI, 2010, 2). Les idées liées à l’économie circulaire, à l’économie régénératrice, à l’économie réparatrice, etc. peuvent aider à réorienter la finance comme un moyen efficace vers le bien pour tous, mais surtout pour le bien des plus défavorisés.

5) Attentes en matière de richesse :
Nous pensons que l’économie en général et la finance en particulier, associées à la science et à la pratique de la création de richesse et de la gestion de patrimoine, peuvent générer et gérer de bonnes richesses, ce qui inclut l’usage de « ressources pour créer et pour partager la richesse et la prospérité de manière durable » (Vocation for Business Leaders, 40). Nous aspirons, avec le pape François, à un système économique à partir duquel nous pouvons répondre au cri actuel des pauvres et de la terre (Laudato si’ 49)."

© Traduction de Zenit, Hélène Ginabat
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Écrit par : PP / | 17/05/2018

@ PP

> merci pour ce document.
Finalement en disant que les écoles de commerce étaient des chaires du vice, je n'étais pas si loin de la vérité. Voilà qui fait bien plaisir.

ND


[ PP à ND - "Roma locuta est", comme on disait autrefois. ]

réponse au commentaire

Écrit par : ND / | 17/05/2018

QUE L'ESSEC MONTRE L'EXEMPLE

> Excellente initiative du Saint-Siège, dont on peut espérer qu'elle sera suivie d'effets. Le père Duffé explique fort justement qu'un premier pas serait pour les écoles de commerce dépendant d'établissements catholiques de cesser de faire du "profit pur" l'alpha et l'oméga de leur enseignement. L'Essec pourrait ainsi montrer l'exemple !
https://www.vaticannews.va/fr/vatican/news/2018-05/pere-duffe-le-vatican-pour-une-finance-regulee-et-vertueuse.html
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Écrit par : Philippe de Visieux / | 18/05/2018

Allez c'est parti

> Patrick Artus, directeur de la recherche économique chez Natixis :
« Je suis étonné, et même choqué, par la proposition de taxer les transactions offshore.
De quelles transactions parle- t-on? Cela reprend l'idée, répandue par certaines ONG, selon laquelle les banques détourneraient les flux financiers dans des paradis fiscaux pour échapper à l'impôt. Ce qui est faux. Si des banquiers ont pu se livrer à des opérations illégales, les responsables ont été sanctionnés. La grande majorité des banques présentes dans des centres offshore y poursuivent des activités normales, légales, liées à l'économie réelle. L'idéologie ne fait pas avancer les choses et détourne des vrais sujets. Aujourd'hui, ce sont les grands acteurs du numérique - les Gafa – qui échappent massivement à l'impôt. D'où la proposition de la Commission et du Parlement européen d'imposer une taxe de 3 % sur leur chiffre d'affaires. Ça c'est du sérieux !"

Pierre de Lauzun, Président de ['association des économistes catholiques et délégué général de l'Association française des marchés financiers:
« Dans l'ensemble, ce document est bon [ouf ! on a eu peur !] et plutôt équilibré, même s'il met surtout l'accent sur ce qui ne va pas ou sur la nécessité de réglementer. Il aurait pu aussi rappeler, par exemple, le besoin de liberté et d'autonomie des acteurs économiques. Le texte reconnaît à juste titre que l'activité financière est utile, mais qu'elle doit être orientée de manière éthique et que le marché a besoin de règles pour fonctionner correctement. Le plus difficile aujourd'hui est d'établir ces réglementations au bon niveau: le marché ouvert est en bonne partie mondial, alors que les règles relèvent de chaque pays. »

A partir du moment où Jean-Yves Naudet est présenté comme "proche des idées de saint Jean-Paul II"... J-Y Naudet qui n'a jamais travaillé en entreprise mais qui a passé toute sa vie à leur expliquer comment elles devaient travailler, qui a passé toute sa vie à dire "l'Etat voilà l'ennemi" tout en étant... fonctionnaire !

EL


[ PP à EL - Certes, mais l'arrière-pensée est d'opposer un "Jean-Paul II libéral" au méchant François bêtement rouge. Cette idée d'un "JP II libéral" étant une grosse c...ie, lancée par la droite en 1991 et qui traîne encore aujourd'hui. Alors qu'il suffit de lire 'Centesimus annus' pour vérifier que JP II n'était nullement "rallié au libéralisme", comme voulaient le croire mon défunt patron Louis Pauwels et son ami Alain Madelin. ]

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Écrit par : eric levavasseur / | 18/05/2018

ENFUMAGE

> "Opposer un "Jean-Paul II libéral" au méchant François bêtement rouge" : oui c'est ça.
Mais je n'ai pas compris le pourquoi de votre commentaire "certes mais"; sur quoi porte le "certes" ?
ici je voulais montrer que l'enfumage commence ("Allez c'est parti") notamment avec l'indéboulonnable Lauzun qui ne s'oppose jamais frontalement et est bcp plus adroit que Naudet bien lourdaud.

EL


[ PP à EL - En fait, le "certes" ne porte sur rien de particulier.
En ce qui concerne Lauzun, que je connais, je suis sidéré par sa nouvelle façon de s'ériger en juge-arbitre de ce que dit le Saint-Siège. La banque confère-t-elle une si haute autorité morale ? ]

réponse au commentaire

Écrit par : eric levavasseur / | 18/05/2018

à PP

> Le fait que saint Jean-Paul II ait été viscéralement anticommuniste a pu ouvrir la voie à quelques raccourcis. Être opposé au communisme ne signifie en effet aucunement être ouvert au libéralisme...

PV


[ PP à PV - D'autant que le communisme était fils du libéralisme, filiation ouvertement revendiquée par Marx... ]

réponse au commentaire

Écrit par : Philippe de Visieux / | 18/05/2018

UE

> Hélas, Artus a raison: les traités européens ont légalisé les transactions off-shore. C'est bien ça le drame.
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Écrit par : Pierre Huet / | 21/05/2018

LES TAXER

> Pierre, ce n'est pas parce qu'une transaction est légale (et il suffit d'une nouvelle loi pour qu'elle cesse de l'être) qu'on n'a pas le droit de la taxer. L'indignation de M. Artus tombe à côté de la plaque, d'autant que sa vision de l'économie réelle est une gigantesque blague et que son argument massue ("ne soyons pas idéologiques") est toujours celui des plus noirs idéologues.
Je suis d'accord qu'il faut massivement interdire des techniques financières actuellement légales. Mais en attendant, rien n'interdit de les taxer.
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Écrit par : Lucas / | 21/05/2018

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