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27/08/2017

Aujourd'hui, les clés de saint Pierre

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Dans les trois lectures de ce dimanche, H.U. von Balthasar trouve de quoi faire réfléchir nos 'cathophiles papophobes' sur Facebook :


 

Sur Matthieu 16:13-20 et Isaïe 22:19-23

« La parole divine est ce qui est parfaitement sûr, même quand elle devient homme, et comme tel Sauveur : "Ce rocher c'était le Christ" (1Corinthiens 10:4). Sans renoncer à ce caractère propre, Jésus en donne part à Simon Pierre : "Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise". l'Eglise aussi aura sa part à ce caractère sans condition : "La puissance de la Mort ne l'emportera pas sur elle". La transmission de ce caractère propre se réalise par la foi parfaite qui vient de la grâce du Père, nullement par une bonne inspiration humaine de Pierre. »

<< Le Christ donne part à l'homme Pierre, sur qui l'Eglise est bâtie, à ce pouvoir des clés qui pénètre dans l'Au-delà : ce qu'il lie ou délie sur la terre sera lié ou délié dans le ciel. Remarquons bien que dans l'Ancienne Alliance (Isaïe 22:19-23) comme chez le Christ et Pierre, c'est toujours une personne très déterminée qui reçoit ces clés. Il ne s'agit pas d'une fonction impersonnelle comme pour une présidence, où, à la place du titulaire, un autre peut être choisi. Il s'agit, précisément dans la fondation par le Christ, toujours d'une personne très déterminée qui détiendra les clés. Nul autre ne peut se procurer un passe-partout où une clé de rechange qui pourrait aussi ouvrir ou fermer. Cela s'applique aussi à tous ceux qui participent au ministère sacerdotal dérivé des apôtres : dans une communauté, seul le curé en place (et ses auxiliaires ordonnés) détient la clé qu'il ne peut céder à personne, partager avec personne. Il peut répartir des tâches et des "ministères", mais ce n'est pas lui qui est bâti sur le rocher de la communauté : c'est la communauté, membre de l'Eglise, qui est bâtie sur le rocher de Pierre, auquel tous les ministères sacerdotaux ont part. »

 

Sur Romains 11:33-36

« Combien sont riches et pourtant insondables les décisions de Dieu, également en ce qui concerne l'Eglise !  "Qui en fut jamais le conseiller ?", comment son Eglise aurait-elle pu être mieux érigée, d'une manière plus moderne, plus adaptée au monde actuel ? Toujours à nouveau et justement aujourd'hui, cette Eglise érigée sur le rocher de Pierre et son pouvoir des clés se manifeste comme la meilleure possible. »

 

 

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Commentaires

EN LATIN

> "cathophiles papophobes". En 2013 Mgr Daucourt disait "athées pieux". JM Le Pen pouvait chanter en latin 'In paradisum' à la fin des enterrements !
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Écrit par : Marchenoir / | 27/08/2017

EN GREC

> Dans l’évangile de Matthieu, cette parole de Pierre répondant à la question de Jésus, « Pour vous, qui suis-je ? », suscite toujours en moi une profonde émotion. La traduction de l’AELF, reprise dans nos paroisses, nous fait entendre : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! ». Je préfère personnellement, de beaucoup, « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant ! ».
Cette question paraîtra sans doute futile à beaucoup, mais le mot « Messie » dérivé de l’hébreu ne sonne-t-il pas plus juste dans la bouche de Pierre parlant à Jésus que « Christ », issu du grec ?
J’ajouterai même – heureux les pauvres en esprit ? – que lorsque j’entends, moi, petit Français catholique dûment baptisé et catéchisé durant son enfance, « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! », j’ai l’impression d’entendre énoncer une (presque) banalité. Alors qu’il se passe tout le contraire avec « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant ! » : cette parole de Pierre me retourne, je l’accueille comme une révolution mystique ! Je suis atteint aux moelles par le glaive à deux tranchants.
Qu’en pensez-vous, PP ? Suis-je définitivement mystico-dingo ? Faut-il que je réclame d’urgence le secours des docteurs du Saint Evangile ?

Denis


[ Pp à D. - Vous avez raison quant à l'effet produit. Il me semble qu'autrefois la version dominante disait "tu es le Christ"... Cela dit, 'Christ' n'est que la traduction de 'Messie' ('Machiah' en hébreu) : l'un et l'autre veulent dire "Oint". ]

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Écrit par : Denis / | 27/08/2017

JEAN-PAUL Ier

> Un souvenir marquant: en 1978, cet évangile du dimanche tombait le lendemain de l'élection de l'humble et bon Jean-Paul Ier.
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Écrit par : Pierre Huet / | 28/08/2017

ORTHODOXE

> Le texte latin et le français qui paraphrase le latin sont trompeurs.
Le texte grec dit : "Tu es une pierre et sur ce rocher j'édifierai mon assemblée (Eglise)".
Le jeu de mot a un analogue en hébreu et en araméen.
Il incite à chercher ce qui justifie qu'une simple pierre (la personne de Simon) soit utilisée comme un roc de fondation.
C'est évidemment la profession de foi qu'il vient de faire et que Jésus a dite inspirée par Dieu.
En conséquence, toute personne (toute pierre) qui professe cette foi est roc de fondation de l'Eglise.
Les Pères de l'Eglise hellénophones et l'Eglise orthodoxe de rite grec ont toujours compris cela.
La disparition du jeu de mots en latin a permis d'appuyer la revendication croissante d'un pouvoir personnel sur toute l'Eglise par l'évêque de Rome, mais en Occident seulement. D'où le grand schisme.
Bien évidemment, ledit texte n'enlève rien au fait que Pierre a présidé le collège des Apôtres, qui ne décidait rien sans lui, et que le collège des évêques a lui aussi besoin d'un président sans lequel il ne décide rien non plus. Idem dans les paroisses.
Mais rien de tout cela ne justifie la monarchie absolue à peine tempérée par des évêques-fonctionnaires (ou des conseils presbytéral et pastoral, ou un conseil paroissial) qui ne font que conseiller le monarque.

D. Barthès


[ PP à DB :
- Si vous croyez que le ministère pétrinien est une monarchie absolue, vous ne connaissez l'Eglise catholique que de très loin.
- Et l'état consternant des relations entre patriarcats orthodoxes plaiderait, à lui seul, pour la fonction régulatrice universelle exercée par l'évêque de Rome !
- La théorie est une chose, les réalités en sont une autre. ]

réponse au commentaire

Écrit par : D. Barthès / | 01/09/2017

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