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04/05/2017

Second tour : mais pour qui prennent-ils les catholiques ?

Pour un troupeau d'oies ?

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Faux procès des médias aux évêques ! (d'autant que le débat d'hier soir ne va certainement pas faire monter le vote Le Pen) :


 

 

Tollé hier chez les éditorialistes ! Le Monde (4/05) titre : "La faute morale de l'Eglise de France". Argument : "l'Eglise catholique s'est refusée à voter pour Emmanuel Macron". Voilà en effet une très scandaleuse dérobade, digne de tous les soupçons... Le Monde incrimine même le pape : dans l'avion de son retour d'Egypte, François, interrogé par les journalistes sur la politique franco-française, a osé répondre qu'il ne savait pas d'où venait  l'un des deux candidats : or ce candidat était M. Macron, qu'il n'est pas permis d'ignorer. Nemo censetur Macronem ignorare ! La conférence épiscopale ès-qualité aurait dû voler au secours de la victoire de M. Macron en compagnie de MM. Pigasse, Niel et Bergé, divinités du capitalisme libéral ; elle ne le fait pas. Elle est coupable. De quoi ? De "se résigner à la banalisation de l'extrême droite", écrit l'éditorialiste anonyme.

L'Eglise pourrait répondre que si le parti d'extrême droite est anti-républicain, la République n'avait qu'à dissoudre le parti d'extrême droite... Mais tous les gouvernements (de gauche et de droite) ont préféré se servir de ce parti les uns contre les autres, à la petite semaine, ce qui lui a fourni ses grandes espérances.

Les sept millions d'électeurs de M. Mélenchon sont d'ailleurs accusés - par Le Monde - du même crime de lèse-Macron que commettent les évêques. D'où le dessin de Plantu, où l'on voit un évêque annoncer que dimanche il lira "l'évangile selon saint Jean-Luc".  Voyons-y le pressentiment de convergences qui se concrétiseront peut-être, un jour, quand l'Eglise en France aura mis le bouchon à ses ultras - et quand les Insoumis se seront débarrassés de leurs Clémentine Autain, devenues entre temps secrétaires d'Etat de M. Macron. Sa marque leur ira mieux que le phi.

Dernier point : si les porte-parole de la Conférence épiscopale n'étaient pas tenus par le devoir de réserve lié à leur fonction, ils pourraient répondre à l'éditorialiste qu'il a bonne mine d'exiger que l'Eglise fasse intrusion dans la présidentielle. Le Monde a la mémoire courte. Il y a quatre ans, ce journal (comme presque tous les médias)  s'indignait du soutien - discret - d'évêques à la Manif pour tous. Lors des auditions à l'Assemblée nationale sur le projet de loi Taubira, les gouvernementaux criblaient de mépris les catholiques. On criait que toute intervention de l'Eglise sur un sujet "politique" outrageait "la laïcité", et que le catholicisme devait être évincé de "l'espace public" ; exigence si violente, et si répétée, que des religieuses en voile se faisaient siffler dans la rue par des passants : "pas de cette tenue dans l'espace public !". Etc... Or la loi Taubira n'était un acte politique que secondairement : pour l'essentiel c'était une réforme engageant la société (jusqu'à la structure de la famille), ce qui justifiait la consultation de toutes les composantes de cette société, religions comprises. Mais la surinterprétation déformante de "la laïcité" était devenue sectaire au point de nier  à l'Eglise - et à elle seule - le droit de prendre part au débat..

Aujourd'hui il s'agit d'une élection présidentielle : ça, pour le coup, c'est un acte purement politique ; les évêques (et a fortiori le pape) n'ont donc pas à prendre parti. Leur rôle est simplement de rappeler (comme ils l'ont fait par leur livre d'octobre et leur communiqué du 24 avril) certaines balises de conscience. Mais là, surprise : ceux qui voulaient en 2013 refouler les catholiques jusqu'au fin fond de la "sphère privée", exigent en 2017 qu'ils viennent défiler pour M. Macron sur la scène publique - comme un troupeau d'oies ! Cette exigence est à la fois méprisante et illogique. Chaque électeur catholique votera, ou ne votera pas, selon sa conscience de citoyen.

 

ps /  Libération (4/05) découvre Mgr Stenger parce qu'il vient d'avoir des mots sévères au sujet de Mme Le Pen. Jusqu'ici ce journal n'avait rien dit de l'action - pourtant persévérante - de Mgr Stenger pour l'écologie intégrale : notamment son livre de 2006 Planète vie, planète mort - l'heure des choix (Cerf). Tout ce que Libé croit savoir de Mgr Stenger est que "les conservateurs" l'appelleraient "l'évêque rouge"... Aucun catholique à ma connaissance n'ayant entendu dire ça, on se demande quelles sont les sources de Libé. Ces confrères auraient un effort à faire pour découvrir l'Eglise du pape François.

 

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Commentaires

L'EGLISE DU PAPE FRANÇOIS

> Même le long texte personnel de Mgr Aillet (Bayonne) incrimine la société de marché :
il donne ainsi la bonne version (large) des "points non-négociables", version occultée depuis dix ans par les sites ultras !
Pas plus que la position économique anti-libérale de Mgr Rey, pourtant catalogué une fois pour toutes "conservateur" et même "marionniste" (fake-news médiatique à propos de l'été 2015), le texte de Mgr Aillet ne sera cité par les médias.
Ces derniers aiment mieux les sites libéraux d'extrême droite, plus conformes à l'idée que les rédactions (de gauche et de droite) se font du catholicisme.
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Écrit par : PP / | 04/05/2017

'LA VIE' ET MACRON

> Je me résigne sans peine, en tant que catholique, à subir le cas échéant la persécution des « imprécateurs officiels » (excellente expression, Patrice !). Je regrette toutefois que certains médias chrétiens, comme c'est le cas de l'hebdo « La Vie », trop logiquement dans le sillage de ses propriétaires ultra-macronisés (le trio Niel-Pigasse-Bergé), rejoignent aussi facilement la meute lorsqu’il s’agit, par exemple, de la position de Marine Le Pen sur la rafle du Vel’ d’Hiv (« Français, qu’avez-vous en commun ? », article du 25 avril).
Je m’interroge aussi sur le confort intellectuel affiché dans cet hebdo par l’excellent Jean-Claude Guillebaud – qui assimile commodément le catholicisme supposé du FN (d’une Marion Maréchal-Le Pen ?) au « courant maurrassien ». Commodités rencontrées également – et avouées – chez le non moins excellent directeur de la rédaction Jean-Pierre Denis qui se défausse ainsi sur les électeurs : « Faut-il réformer ou détruire ? Faut-il raffermir l’Union européenne ou la faire exploser ? On peut juger simpliste une telle alternative, et elle l’est pour une bonne part, mais c’est ainsi que les électeurs du premier tour l’ont formulée. On doit donc y répondre clairement. Il sera temps, le scrutin passé, de résister aux mauvais génies du macronisme, et notamment à ce libéralisme sociétal qui promet et promeut trop d’inquiétantes merveilles. Il sera temps d’exiger des comptes de la part de celui qui nous a demandé un chèque en blanc, ou, si on le souhaite, de corriger le tir aux législatives. Mais justement, nous n’en sommes pas là. »
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Écrit par : Denis / | 04/05/2017

VIRULENTE

> J'avoue avoir été hier déçu et consterné par la tribune virulente (sur RND) d'un prêtre fondateur d'une excellente oeuvre tournée vers le logement social qui s'est lancé dans une suite de phrases flétrissant un programme et louant l'autre, phrases ponctuées de
En Marche!
Exprimer son avis, oui, même s'il n'est pas très clairvoyant, mais les béatitudes selon saint Macron... excessif !

PH


[ PP à PH : climat 'hystérique", a dit avec justesse Mgr Pontier. Cela dit, ça rétablissait l'équilibre face aux post-fillonnistes et aux lepénisants... ]

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Écrit par : Pierre Huet / | 04/05/2017

MACRON CLÉRICAL ?

> Je suis ravi de voir toute la presse macroniste crier son attachement au cléricalisme : "Vive le pouvoir des prêtres !" s'écrie Libération; "Nos prêtres catholiques doivent nous ordonner comment voter !" confirment Plantu et Le Monde.
On espère que la nomination du comte-évêque Frayssinous au poste de ministre des Affaires Ecclésiastiques dans le futur ministère Macron-Delanoë permettra de remettre en l'ordre dans l'Eglise gallicane. Celle-ci doit rester soumise, conformément aux Quatre articles, au bon plaisir de Nos Majestés Hollande et Macron.
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Écrit par : Thibaud / | 04/05/2017

> Pour rassurer 'Le Monde' :
http://lyon.catholique.fr/?Election-presidentielle-Communique
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Écrit par : Benoît Girard / | 04/05/2017

CCBF

> Je voudrais aussi signaler le CCBF qui sur facebook nous fait presque une traque façon chasse aux sorcières des évêques n'appelant pas à voter Macron...
Etrange, ils vont jusqu'à mettre en cause le pape François !
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Écrit par : TZ / | 04/05/2017

> L'avis roboratif d'un autre JLM, Jean-Luc Marion, philosophe catholique, de l'Académie française :
http://www.la-croix.com/Debats/Forum-et-debats/Jean-Luc-Marion-Les-partis-peuvent-diviser-chretiens-visent-communion-2017-05-02-1200843951 :

"Vue depuis Chicago, où je me trouve, et où de semblables élections ont précédé les nôtres, la situation française paraît assez simple, peut-être en un sens positive pour les catholiques.
L’élimination de François Fillon, permettant la qualification de Marine Le Pen et d’Emmanuel Macron, prouve que les catholiques ne savent pas gagner une élection et donc qu’ils n’ont jamais menacé personne (on s’en doutait). Mais cela constitue aussi une bonne nouvelle pour eux. Ils se trouvent obligés de renoncer à un rêve ancien, jamais réalisé et sans doute irréalisable : celui d’espérer qu’un des candidats leur offrirait une option clairement privilégiée. Même s’ils n’ont pas toujours voté pour un unique candidat, les catholiques se sont du moins longtemps imaginé que normalement un des deux qualifiés méritait leur soutien enthousiaste, que tel socialiste ou tel conservateur pouvait évidemment les représenter dans la compétition finale. Ce faisant, ils continuaient la tradition, au moins aussi ancienne que la révolution de 1848 : dans leur majorité, les chrétiens, en particulier les catholiques, ne voyaient de salut politique qu’en passant alliance soit avec des conservateurs, voire des partisans d’une Restauration, soit avec les « forces de progrès », voire les potentiels révolutionnaires.
D’où des compromis historiques, même des collaborations désastreuses, conduisant à Vichy ou au Parti communiste.
Mais aujourd’hui, avec les deux candidats qui restent en lice, les faits interdisent de céder à cette tentation : il n’y a plus de bonne solution, car les objections de fond envers les deux pseudo-programmes crèvent les yeux : entre la globalisation déréglée et l’autarcie contrainte, en fait entre deux figures de la décadence et de l’impuissance, on ne peut choisir positivement.
Il faudra en convenir un jour, le programme de Fillon va nous manquer, à tous.
Pourtant nous allons, nous devons voter pour l’un des deux, ou blanc. Cela se fera plus par instinct que par raison, parce que cela se fera par comparaison de deux détestations, plutôt que par adhésion positive. Et de toute façon, l’élu sera mal élu. En France exactement comme aux USA. Tant mieux si cela nous rend manifeste la gravité de la situation de nos sociétés dites démocratiques.
Et voici – c’est la bonne nouvelle : puisqu’il n’y a pas de place dans l’auberge ni dans la salle commune pour les catholiques, qu’on les laisse prendre leurs aises dans les collines et une grotte, loin de la comédie politico-médiatique, et s’occuper eux-mêmes d’eux-mêmes et des autres, sans attendre l’impossible – que les politiques s’en occupent à notre place. Écoutons Tertullien : « Nec ulla resaliena quamres publica » (Apologeticum, XXXVIII, 3) : Rien ne nous est aussi étranger que de vouloir gouverner la chose publique.
Non pas que les chrétiens doivent et puissent se désintéresser du bien commun. Mais ils doivent le pratiquer (et ne le peuvent sans doute d’abord qu’ainsi) aussi en court-circuitant le jeu du pouvoir, la compétition pour y accéder et les compromissions des partis qui voudraient donner une impression d’efficacité.
Si la vie politique devient soit ridicule, soit impuissante, soit une comédie dissimulant un Etat esclave (au choix ou ensemble, de la Commission européenne, de Goldman Sachs, de Mme Merkel, de MM. Trump et Poutine, etc.), il devient du même coup raisonnable et parfaitement possible de s’investir dans la res publica sans s’investir pour autant dans la bataille politique. Les partis ne peuvent que diviser, et les chrétiens ne visent que la communion.
D’où suit une mise en garde aux deux candidats restants (et aussi les autres). Vous avez besoin du vote des catholiques, mais, dans ce cas, s’il vous plaît, ne les prenez plus pour des imbéciles. Nous savons très bien que vous nous faites, une fois tous les cinq ans, de vagues promesses que vous ne tenez jamais. Tout de même que nous savions très bien que la droite ne reviendrait jamais sur la loi Taubira, nous savons très bien que vous légaliserez un jour prochain, l’un et l’autre, la GPA ou du moins la PMA. Parce que vous cèderez, des deux côtés, sans résistance sérieuse (il faudrait des convictions que vous n’avez pas plus les uns que les autres) aux idéologies des « associations », comme aux intérêts de l’industrie pharmaceutique, qui convergent toujours (comme le libertarisme et la globalisation, qui exigent l’universelle dérégulation). Abstenez-vous de ces promesses qui n’engagent à rien et que nul ne croit, même pas les plus naïfs d’entre nous.
Nous savons très bien l’étroitesse de votre marge de manœuvre, et nous vous concédons votre impuissance. Mais alors laissez la société civile vivre, et affronter les problèmes qui vous échappent. Cessez de considérer ce que vous nommez un peu bizarrement « les Eglises » (il y en aurait tant que cela en France ?) comme des obstacles à la démocratie (invoquant votre « laïcité » vide, qui ne signifie plus guère que votre anti-islamisme honteux), alors qu’il faudrait s’appuyer sur elles pour régler (car il faut les régler) les problèmes de coexistence entre les religions. Ne vous surestimez pas, vous qui allez accéder aux plus hautes fonctions ! La sagesse du souverain commence par la crainte raisonnable de ne l’être pas – souverain."
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Écrit par : Alex / | 04/05/2017

TARDIVEL

> Et encore, pour la route, le billet d'É. Tardivel, philosophe, catholique, enseignante-chercheuse à la Catho de Paris :
http://www.la-croix.com/Debats/Forum-et-debats/Emilie-Tardivel-Il-sagit-devaluer-chaque-offre-politique-dans-globalite-2017-05-04-1200844499
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Écrit par : Alex / | 04/05/2017

CURIEUX MARION

> Ce M. Marion est fort curieux, qui condamne la globalisation déréglée chez M. Macron, mais a la nostalgie de celle de M. Fillon. La fascination qu'aura exercé, jusqu'au bout, sur un certain électorat catholique souvent âgé, toujours aisé, ce menteur adepte du népotisme et possiblement escroc, à genoux devant le veau d'or et violeur de toutes les règles de la doctrine économique de l'Eglise, déjà vassal d'une Allemagne imaginaire avant même d'être élu, restera pour moi jusqu'au bout un des mystères douloureux de cette élection.
Pour le reste, ce texte nous invite à militer autrement qu'en politique. Soit, mais après avoir essuyé une larme sublime sur l'occasion manquée du fillonisme triomphant, c'est moins crédible que dans la bouche du pape François (lequel est, du reste, un peu plus énergique et précis dans ses propos).
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Écrit par : Lucas / | 04/05/2017

@ Lucas :

> tout à fait d'accord. Mais j'aime bien l'histoire des collines et de la grotte, sur l'air de "lâchez-nous la grappe, qu'on puisse enfin oeuvrer tranquilles auprès des gens..."
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Écrit par : Alex / | 05/05/2017

"LA FORME DE GOUVERNANCE"

> L’affaire concerne la forme de gouvernance que souhaite se donner les Français.
Dans un cas, c’est la prépondérance du régalien national, dans l’autre c’est celle du marché, lequel marché par nature n’a pas de frontières. Dire que le national c’est la guerre, c’est dire que l’empire c’est donc la paix…l’histoire démontre, si besoin en était, que la paix et la guerre n’ont rien à voir avec le national ou non.
Enfin, l’Eglise catholique romaine en France, pour ne parler que d’elle, confond son intérêt avec celui de la France, son conflit catho/catho, dit autrement, avec les schismatiques, ne regarde qu’elle, les Français n’en ont rien à faire. C’est le sens de son parti pris, systématiquement, contre un parti chez lequel, il y a effectivement nombre de schismatiques. C’est ici le fond réel de son animosité plus ou moins contenue, habillée des paroles de l’évangile.
Tout le reste, c’est du cinéma, du remplissage.
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Écrit par : jean / | 05/05/2017

LES ÉVÊQUES ONT BIEN FAIT

> Les évêques ont bien fait de garder une prudente neutralité. Les médias confondent le catholicisme et le politiquement correct. Vous faites bien de rappeler qu'à l'occasion d'autres débats, on somme les évêques de se taire et de rester dans leurs sacristies. En somme la laïcité ce serait que l'Eglise n'a le droit de s'exprimer que dans le sens du vent.
Un qui aurait mieux fait de suivre l'exemple épiscopal, l'abbé Laguérie, selon lequel voter Macron c'est pécher.

Pr T.


[ PP à Pr T. - Parce que voter pour la copine du cathophobe Brighelli, ce ne serait pas "un péché" ? L'abbé Laguérie a l'esprit pollué. Autrefois les curés progressistes disaient "pas d'ennemis à gauche", et c'était une erreur. Aujourd'hui les curés rantanplan disent "pas d'ennemis à droite", et c'est une autre erreur. ]

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Écrit par : Professeur Tournesol / | 05/05/2017

"PAIX" ?

> Pour qui prennent-ils les catholiques ? Mais ils partent de l'hypothèse qu'être croyant, et tout particulièrement catholique, démontre que l'on est un crétin. Le reste coule de source.
Quant à laisser dire que l'Europe c'est la paix, il faut faire comme les trois petits singes : ne rien voir, ne rien entendre et ne rien dire. On a déjà oublié la Libye, et les conséquences désastreuses loin d'être finies, pour ne citer que cet exemple. Oh oui mais c'est vrai, la Libye, c'est loin, et ce ne sont pas des Européens, donc cela mérite tout au plus une petite larme, pour montrer combien nous sommes bons et généreux.
Dans un autre registre, ce qui est arrivé à la Grèce, je me demande dans quelle mesure on peut appeler cela "paix" : à moins que le terme "paix" signifie en langage moderne absence de bombardements et de tirs de kalachnikov
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Écrit par : Bernadette / | 06/05/2017

PANURGE

> L'illustration suggère qu'ils prennent les catholiques pour des oies. Erreur: ce sont des moutons de Panurge.
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Écrit par : Pierre Huet / | 08/05/2017

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