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18/03/2017

"Identité" et catholiques : mais enfin, de quoi parle-t-on ?

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Répliques a illustré en grande partie la confusion mentale actuelle :


 

Ce samedi, l'émission d'Alain Finkielkraut s'intitulait : Le chrétien dans la cité. On s'attendait à ce que le sujet soit traité : par exemple sous l'angle du chrétien devant la présidentielle, ou devant le système économique, ou devant le coma civilisationnel consumériste...  L'un des deux invités (l'avocat-blogueur Erwan Le Morhedec) était là pour parler du sujet. Mais l'autre invité (Laurent Dandrieu, de Valeurs actuelles) était là pour parler d'autre chose. Finkielkraut n'a pas empêché ce déraillement.

Presque tout de suite, Dandrieu a imposé le sujet de l'invasion migratoire  - en lui ajoutant bien sûr la trahison du pape : pas seulement de François mais de tous les papes depuis saint Jean XXIII, premier à avoir trahi l'Occident comme chacun sait.

Le Morhedec s'est inscrit en faux contre ce détournement de sujet. Mieux vaudrait, a-t-il souligné, examiner le néant éthique et culturel de notre société riche... (Ce qui aurait permis de parler du rôle du disciple du Christ dans cette société : rôle civique et rôle apostolique).Finkielkraut a donné brièvement raison sur ce point à Le Morhedec.

Mais Finkielkraut sympathisait aussi avec l'idée fixe de Dandrieu ; au point de laisser ce dernier dévier le débat vers la question migratoire, sans lui faire remarquer que cette déviation sortait du sujet. L'émission n'a donc pas tenu (ou très partiellement et grâce au seul Le Morhedec) la promesse de son titre.

Tirons-en cinq leçons.

1. La "racialisation" de tous les débats a métastasé depuis vingt ans en France et en Europe. C'est la victoire psychologique de Daech. Car cette métastase est l'objectif stratégique de l'islamisme dans l'hémisphère Nord :  amener les citoyens de souche à considérer tous les immigrés comme "des migrants" donc des musulmans donc des djihadistes, et ne plus voir la cité que sous cet angle qui aboutit à la guerre ethnique.

2. La racialisation des débats serait l'échec à la fois de la pensée (en général) et du christianisme (en particulier). Echec de la pensée si elle cède la place à l'idée fixe ; échec du christianisme s'il se laisse annexer.

3. L'annexion du christianisme à l'idée fixe de clan et de lieu est ce qu'on appelle aujourd'hui "identitarisme" (maladie de l'identité, comme la pneumonie est une maladie du poumon). C'est le sujet du livre de Le Morhedec [*] ; ce qui fait de ce livre un acte chrétien au vrai sens du terme  - la foi en la personne du Christ -,  alors que l'identitarisme est un christianisme sans le Christ : variante d'une posture séculière incompatible avec l'Evangile et la doctrine sociale de l'Eglise [**].

4. Dandrieu n'a pas manqué d'énoncer le sophisme de tous les cathos tombés dans l'idée fixe d'ultra-droite : que critiquer cette déviance serait tomber dans un "spiritualisme désincarné"... Est-ce à dire que pour avoir une attitude "incarnée" (concrète, responsable etc), il faut être dans l'idée fixe ?

5. Sur les réflexions de Le Morhedec : l'intelligence de la foi est le non-conformisme d'aujourd'hui. Mutatis mutandis, ne l'a-t-elle pas toujours été ?

 

__________

[*]  Identitaire - Le mauvais génie du christianisme (Cerf).

[**]  On s'étonne de voir certains membres de l'Eglise snober ce livre, comme s'il les perturbait.

 

 

Commentaires

QUESTION

> une explication : L'islamophobie certaine de Dandrieu ne doit pas déplaire beaucoup à celle un peu plus refoulée de Finkielkraut...?
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Écrit par : Tangui / | 18/03/2017

DÉSINCARNATION

> Pour aller dans le sens de votre point 4 et dans celui d'Erwan Le Morhedec ce matin sur le "néant éthique et culturel de notre société" (ou de ce qui en tient lieu), l'idée fixe des identitaires ne serait-elle pas en fait une forme de désincarnation ? Une manière facile de ne pas se sentir obligé à l'égard de réfugiés en ne faisant rien pour avoir l'assurance (notamment par la conscience et l'illustration de notre identité et non par l'adoration nostalgique de celle-ci) qui permet l'accueil ?
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Écrit par : Sven Laval / | 18/03/2017

DANY ROBERT DUFOUR

> Il y a cette idée intéressante du philosophe Dany-Robert Dufour, qu'il expose dans un article du 'Comptoir' ( https://comptoir.org/2017/03/13/dany-robert-dufour-nous-nous-sommes-embarques-dans-une-escalade-de-lhorreur/ ) consacré à son dernier livre.
Il définit 3 délires: le délire occidental de vouloir toujours plus, le délire de retrouver une pureté originelle entre Dieu et les hommes (le fondamentalisme djihadiste) et un délire identitaire.
Selon lui, les 3 délires formeraient un système et il serait impossible de sortir de l'un sans tomber dans un autre.
Et l'espérance dans tout ça ? Entre tous les délires, il y a bien le christianisme...
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Écrit par : Pierrot / | 18/03/2017

"JE NE VAIS PAS ME PLAINDRE..."

> Je ne vais pas me plaindre d’Alain Finkielkraut, bien qu’il me fasse peur avec son athéisme et sa crainte quasi superstitieuse, me semble-t-il, des gens de foi ; avant tout, il aime la civilisation judéo-chrétienne et laïque dans laquelle nous avons grandi, lui comme moi, comme Eric Zemmour, et je comprends qu’il veuille garder cela.
Je ne vais pas me plaindre de Jean-Luc Mélenchon, bien qu’il me fasse chier avec son révérenciel communard ; avant tout, il aime la fraternité digne et partageuse des petits et des ouvriers en lutte pour leur pain et pour la reconnaissance qui leur est due, et je comprends qu’il veuille garder cela.
Je ne vais même pas me plaindre de Marine Le Pen, bien qu’elle hérite et se montre incapable de se débarrasser de l’identitarisme rétréci de son paternel facho ; avant tout, elle a le culte de la nation et de l’histoire, elle aime l’héroïsme et la douceur de vivre en ce pays marqué par ses rois, ses chefs et ses saints, et je comprends qu’elle veuille garder cela.
Je ne peux pas me plaindre de Finkielkraut, Mélenchon ou Le Pen… tout simplement parce qu’ils ne partagent pas ma foi en Jésus-Christ, Seigneur et Sauveur, le Fils unique de Dieu, par qui nous recevons la grâce d’aimer en vérité, cette grâce que nous savons (oui, je le crois) ne devoir attendre de nul autre que Lui.
Et donc, oui, je suis fondé en revanche à me plaindre des identitaires qui se réclament d’une politique incarnant le catholicisme – et qui plus est l’incarnant contre le pape – parce qu'une telle ambition est intenable à vues (trop) humaines et aboutit immanquablement à travestir la Parole d’amour du Christ pour tout homme et pour tout l’homme.
Et il n’en reste pas moins, cher PP, que je suis fondé à me plaindre de la France libérale-laïcarde-libertaire de 2017, à bien des égards lâche, aveugle et sourde, et que j’aspire moi aussi à une forme de transcendance politique… grâce dont notre pays a bénéficié épisodiquement et qui nous sera de nouveau offerte, j’en suis convaincu.
Je prie tous les jours à cette intention, si malmenée soit-elle dans les chaînes de l’info (oui « chaînes »). Avec cette consolation de savoir, comme le disait un prêtre ami, que « face au mal, Jésus choisit d’être victime plutôt que d’être ministre » ; et parce que, dans l’octave de l’évangile de la Transfiguration, où nous sommes céans, il est bon que je fasse cette expérience universelle de la création qui gémit dans l’attente de la Rédemption. Et en définitive (et tant pis si je suis pompeux) parce que, connaissant mon histoire sainte et celle de la France, je sais que Dieu dit « oui » à ceux qui, comme son Fils, acceptent la voie de la solidarité radicale avec les opprimés et les victimes de l’histoire.
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Écrit par : Denis / | 18/03/2017

LASSALLE

> Il y a bien longtemps que je n'écoute plus France Culture; on y entend tellement de conneries que cela devient lassant à la longue.
Si Finkielkraut avait voulu parler de l'identité française, il aurait invité Jean Lassalle. On lira avec profit un excellent article de 'L'Obs', que je recommande de lire jusqu’au bout, sur cet homme qui a fait l'effort, lui, de s’intéresser à ses concitoyens. Cet homme mérite le titre d'homme politique, même si je ne comprends pas son attachement au centre. La lecture de l'article montrera qu'il aurait été tout à sa place dans l'émission de France Culture. Elle apprendra aussi au lecteur pourquoi il ne risquait pas d'y être.
Pour le reste du personnel politique, il est bien dommage que la fessée soit désormais interdite. Les hommes et femmes politiques mériteraient, tous autant qu'ils sont, comme on dit dans la ma famille, "un coup de pied au cul" de chacun de leurs 65 millions de concitoyens, et quelques aller-retours. Cela leur ferait sans doute le plus grand bien en leur permettant d’atterrir dans la réalité. Qui aime bien châtie bien, comme le dit la Bible.
La réalité, Jean Lassalle, lui, il a le droit de dire qu'il la connaît.
C'est à lire là: http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/election-presidentielle-2017/20161023.OBS0196/les-confidences-du-depute-lassalle-candidat-des-sans-voix-en-2017.html
Mes origines me font goûter particulièrement, les propos qu'il rapporte de son père berger: "Mon père n’était qu’un berger, lui ai-je répondu, mais je me rappelle son conseil : 'Méfie-toi si quelqu’un te donne de l’argent sans que tu saches pourquoi il te le donne. Quand tu l’oublieras, lui te retrouvera, et pas forcément au moment où ça t’arrangera le plus.'"

ND


[ PP à ND - Ça s'applique aussi au don de costumes. ]

réponse au commentaire

Écrit par : ND / | 18/03/2017

à Pierrot:

> Ce n'est pas le christianisme (un isme de plus?) qui sauvera des délires mais le Christ. Seul un Dieu vivant peut nos sauver de ces délires qui sont simplement des tentatives pauvrement humaines de répondre à l'angoisse de l'homme sans Dieu.
La seule solution est la rencontre personnelle avec le Dieu vivant. Lui seul comble le vide angoissant de l'homme moderne, Lui seul peut nous empêche de tomber dans l'abîme par son amour inconditionnel.
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Écrit par : VF / | 18/03/2017

MONARCHIE ?

> Pour certains, l'avenir de notre pays ne pourra passer que par un changement politique sommital ... plus que radical qui, paradoxalement, adviendrait par l'action des petits et des humbles :
http://www.yannikbonnet.com/La-France-peut-elle-se-relever-de-son-cinquieme-naufrage-republicain-Pere-Y-Bonnet_a353.html
Extrait (en parlant de Jeanne d'Arc) :
"Ce sont le plus souvent les gens simples qui ont saisi d'emblée que sa mission était d'origine divine et que le roi d'Angleterre ne serait jamais celui de France. Et le reflux des troupes anglaises a commencé quand les soldats de la " base" ont compris qu'ils avaient brûlé une Sainte. Si on ne médite pas l'histoire singulière de cette Fille aînée de l'Eglise, (pensez au baptême de Clovis, au Testament de Saint Rémy, à la vie exemplaire de Saint Louis, au voeu de Louis XIII, aux martyrs de la Révolution Française), on a du mal à imaginer que la France va connaître un renouveau spirituel, moral et culturel, sans précédent. "
Je ne suis pas loin de penser comme lui. Même si je ne vois pas trop comment l'on pourrait passer directement de la Vème République à la Royauté. L'entre deux risque d'être une horreur sans nom...
Autre prêtre monarchiste : le P. Viot (dignitaire de la FM devenu pasteur avant de rejoindre l'Eglise catholique).
Je vais essayer de regarder ce qu'il raconte sur le sujet dans son dernier livre (et même si un de ses précédents ouvrages, 'La révolution chrétienne', m'avait profondément déçu) :
http://via-romana.fr/foi-chretienne/259-il-y-a-quelque-chose-de-pourri-au-royaume-de-france-michel-viot-9782372710688.html
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Écrit par : Feld / | 19/03/2017

FIXE

> "Finkielkraut sympathisait aussi avec l'idée fixe de Dandrieu" : personne ne s'en étonnera !
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Écrit par : Thomas Mousset / | 19/03/2017

"POSTURE BIEN PRATIQUE"

> La posture anti-migrant est bien pratique : elle permet de se poser en victime d'une déferlante d'envahisseurs. Et elle évite de poser la question : pourquoi tous ces migrants sont-ils arrivés ici, ou plutôt, pourquoi ont-ils fui leurs pays ?
Evidemment, la réponse à cette dernière question nous laisse la conscience moins tranquille : réponses en vrac :
- parce que nos gouvernements sont allés y semer la guerre pour des raisons plus ou moins inavouables
- parce que notre mode de vie consumériste a appauvri ces pays, et a réduit ces populations en esclavage
- parce que...
Finalement, c'est plus simple de fermer les yeux et d'accuser les papes !
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Écrit par : Pema / | 20/03/2017

'LES RACINES DU CIEL'

> Je viens de finir 'Les Racines du ciel' de Romain Gary (1956). Sublime, même si très 'dignité de l'homme sans Dieu' typique du XXe siècle après Auschwitz... Cependant, il m'a rappelé, à travers le personnage principal de Morel, un moment qualifié de "gaulliste attardé", le fort extrait de De Gaulle, cité dans le récit :

"Toute ma vie, je me suis fait une certaine idée de la France. Le sentiment me l'inspire aussi bien que la raison. Ce qu'il y a en moi d'affectif imagine naturellement la France, telle la princesse des contes ou la madone aux fresques des murs, comme vouée à une destinée éminente et exceptionnelle. J'ai d'instinct l'impression que la Providence l'a créée pour des succès achevés ou des malheurs exemplaires. S'il advient que la médiocrité marque, pourtant, ses faits et gestes, j'en éprouve la sensation d'une absurde anomalie, imputable aux fautes des Français, non au génie de la patrie. Mais aussi, le côté positif de mon esprit me convainc que la France n'est réellement elle-même qu'au premier rang : que seules de vastes entreprises sont susceptibles de compenser les ferments de dispersion que son peuple porte en lui-même ; que notre pays tel qu'il est, parmi les autres, tels qu'ils sont, doit, sous peine de danger mortel, viser haut et se tenir droit. Bref, à mon sens, la France ne peut être la France sans grandeur."
- Charles de Gaulle, 'Mémoires de guerre', tome 1, Plon, 1954

Cependant, hors Jésus connu, aimé et répandu, i.e. hors l'évangélisation par la base, que faire ?
Un personnage de Gary pense ainsi (Folio, p. 466) : "Pour l'essentiel, la condition humaine n'était pas susceptible de recevoir une solution politique, l'injustice était telle qu'il n'y avait pas de révolution humaine capable de la redresser".
Mais Gary ne pense jamais à une révolution "en Dieu" ; dans 'La Promesse de l'aube', son autobiographie (1960), il montre bien qu'il n'a jamais eu d'instruction religieuse, sinon quelques intuitions instinctives ici ou là.
L'écologie intégrale, qui balbutiait chez Gary, est peut-être enfin arrivée, notamment avec 'Laudato si' ; en tout cas, elle ne peut exister sans ancrage transcendant.
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Écrit par : Alex / | 20/03/2017

BALTHASAR

> bonjour à tous,
il y a très très longtemps que je ne me balade plus sur les blogs ou les réseaux sociaux; je regardais totalement par curiosité aujourd’hui le blog de Patrice de Plunkett, et j'ai la joie d'y découvrir une page d’évangile, celle de la Samaritaine, une très belle page bien connue de nous tous chrétiens.
je suis surtout très heureux de voir ce commentaire de cette évangile de Hans Urs Von Balthasar ! il est dommage que cette page ne soit pas ouverte au commentaire; en tous les cas, je passe ici simplement pour vous dire plusieurs choses : que le directeur de la Casa Balthasar (le directeur de la maison Balthasar, située à Rôme) est le Père Jacques Servais, jésuite, et membre éminent de cette maison spirituelle. Un séminaire. La casa Balthasar est ouverte à tous ceux qui souhaitent réfléchir à leur vocation ! nous y sommes allés en famille pendant l'année de la divine miséricorde, c'était notre première visite d'Italie, et notre pèlerinage pour l'année de la divine miséricorde. oui, en famille. à caractère exceptionnel. l’accueil a été admirable, chaleureux, inoubliable ! dans chaque pièce, trônent des murs de livres !!! ils traduisent tous les ouvrages en français, italien, allemand, grec, latin, hébreu, anglais, espagnol, .... le Père Servais maîtrise toutes ses langues et les parle couramment !!! c'est un immense théologien au service de ses frères prêtres. Le Père Servais rend visite à Benoit XVI puisqu'il est l'un de ses très anciens amis quand il était cardinal. Le dernier texte du Père Servais, je l'ai personnellement collecté (une grâce), à ma demande, pour obtenir de lui un long commentaire sur l'apparition de Fatima, pour une revue d'une communauté religieuse française : VIVRE MARIE de la Cotellerie en Mayenne (ça paraîtra en octobre 2017). Jacques Servais était le secrétaire particulier de Hans Urs Von Balthasar. Ce dernier est décédé deux jours avant son incardination par JP II. Je conseille à tous de lire et découvrir Hans Urs Von Balthasar, son oeuvre est immense et marquera la chrétienté à tout jamais, ainsi que sa comparse mystique Adrienne von Speyr. Je recommande surtout à tout ceux qui se sentent appelés, ce livre extraordinairement inspiré : "Et il appela à lui ceux qu'il voulait, cinq contributions à une théologie de la vocation" aux éditions Johannes verlag : franchement un bijou, une joie et une confirmation de tous les appels.
Un commentaire personnel de l'Evangile de la Samaritaine : les apôtres rapportent à manger à Jésus qui attendait au puits, et ils lui proposent de manger, et Jésus leurs répond : "j'ai une autre nourriture à manger; ma nourriture à moi est de faire la volonté de mon Père". Puissions nous nous nourrir pour toujours de la nourriture du Père ! amicalement et un grand salut aux lecteurs.
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Écrit par : jean christian / | 23/03/2017

CEUX QUI NE SONT PAS LIBÉRAUX

> Votre article concernant le libéralisme sur 'Aleteia' est remarquable de clarté et de synthèse.
Seulement je persiste à penser que vous vous trompez un peu de cible chez les catholiques. Le conservateur pieux n'est pas libéral, voici ce que disais Mgr Lefebvre (je ne suis pas traditionaliste) :
"Le virus qui détruit toutes les valeurs naturelles et surnaturelles atteint désormais, non seulement les sociétés civiles, mais l'Église elle-même. C'est en poursuivant les ramifications de ce cancer que nous restaurerons le Règne de Notre Seigneur Jésus-Christ et de sa sainte Mère ici-bas, et que nous travaillerons à l'extension de la seule arche du salut : l'Église Catholique et Romaine. » (extrait de la préface de Mgr Marcel Lefebvre pour l'édition de 1975).
Les catholiques libéraux sont légion parce qu'ils aiment la réussite et le succès alors qu'ils ont déjà les bonnes cartes en main. De mon humble avis, la meilleure façon de les contrer est de marteler que le libéralisme conduit aux péchés (égoïsme revendiqué des Smith, Hayek et Milton, mépris de l'autre, cynisme...). C'est un langage qu'ils comprennent et les rend vite agressifs car les désigne en faute, alors que mettre en avant la Doctrine Sociale de l'Eglise est vain (c'est pour eux du socialisme déguisé).

Catho1728


[ PP à C1728 :
- Il ne semble pas que cette citation de Mgr Lefebvre concerne le libéralisme économique.
- Les traditionalistes pur jus étaient "anti-libéraux", mais au sens de Don Sardà y Salvany ('Le libéralisme est un péché', 1887) : le libéralisme qu'ils condamnaient était philosophique, l'économie n'étant pas prise en considération. Alors que les deux aspects sont indissociables...
- Cette dissociation arbitraire permet aujourd'hui à une certaine droite ultra (les descendants des traditionalistes d'hier) de condamner le libéralisme philosophique tout en croyant pouvoir maintenir le libéralisme économique. C'est la version pieuse du "libéral-conservatisme" en vogue à 'Valeurs actuelles', chez Beigbeder, chez Marion Maréchal Le Pen et dans l'aile la plus à droite de LR... Et c'est une idéologie en carton, que l'économiste Detchessahar a détruite dans son intervention au récent congrès d'Ichtus. ]

réponse au commentaire

Écrit par : Catho1728 / | 25/03/2017

MESSAGE PRIVÉ

> Désolé, je n'avais pas vu votre message (je vais de moins en moins sur les blogs [*]. Pour tout vous dire, j'ai perdu le goût de la polémique interne).
Puisque vous avez une audience et donc une influence, combattez avec autant d'ardeur le libéralisme économique (historiquement de droite) et le libéralisme libertaire (culturellement de gauche) c'est tout ce que j'espère. Les deux sont aussi mortifères l'un que l'autre. Ce sont deux démons, mais des démons aussi dangereux.
Très cordialement.

[*] Je pense que je vais retourner tenter d'évangéliser sur les sites "populaires" comme youtube, seuls les athées s'y expriment et ce n'est pas normal. Et je peux vous dire que je tombe régulièrement sur des "pointures", type professeur de philo ou grand universitaire qui me donnent bien du fil à retordre (videos francophones ou anglophones). Et personne pour prêter main forte sauf quelques ados un peu égarés, le catholique savant reste souvent dans sa bulle.
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Écrit par : Catho1728 / | 28/03/2017

LIBÉRALISME ET MODERNISME

> Dernier point : vous ne semblez pas adhérer au fait que libéralisme* et modernisme surfent sur la même vague. Celle qui consiste à se défaire des carcans, les uns étatiques, les autres de l’autorité reconnue et héritée. Très vieille tentation puisqu’on revient au péché originel, l’homme s’élevant de sa seule force, seule volonté et seule intelligence. Ce en tentant de construire le prochain étage sur les ruines du précédent dans une entreprise absurde.
Nous avons chuté, la seule Sagesse vient de Dieu, et il faut nous sanctifier pour la recevoir tout en méditant les anciens. Les catholiques ne devraient avoir que ce souci à l’esprit, et non réussir dans les affaires de ce monde, y maximaliser leur jouissance ou réinventer pour parader comme des paons.
* économique comme libertaire

Catho1728


[ PP à C1728 - Je ne semble pas adhérer à l'idée que libéralisme et modernisme surfent sur la même vague ? Vous m'étonnez en ayant cette impression ! Cette idée est au contraire l'une de celles que je partage depuis longtemps... ]

réponse au commentaire

Écrit par : Catho1728 / | 28/03/2017

LIBÉRALISME

> à Patrice de Plunkett - Je vous rejoins sur l’essentiel de vos réponses. Quelques remarques supplémentaires toutefois.
Le libéralisme économique, le libéralisme libertaire et le modernisme sont les trois branches du même arbre libéralisme philosophique. Certes Mgr Lefebvre parlait de l’arbre porteur et plus que probablement était-il plus préoccupé par les branches libertarisme et modernisme, mais comme vous l’avez bien souligné le libéralisme économique participe du même concept peccamineux. Couper seule la branche libéralisme économique n’a pas grande incidence, elle repoussera aussi vrai que l’homme est tenter d’idolâtrer l’argent jusqu’à la folie. C’est bien au tronc qui conduit la sève qu’il faut frapper.
Je parlais des conservateurs pieux, pieux dans le sens qu’ils ont décidé de mettre Dieu à sa place véritable, c'est-à-dire au centre même s’ils n’y arrivent que partiellement comme l’immense majorité des humains. Ainsi je ne recommanderais pas ‘Valeurs Actuelles’ comme magazine pieux. L’enrichissement personnel et ses avantages semblent plus leurs préoccupations que les commentaires de saint Jérôme ou les visions de sainte Gertrude. Et de bien des réactions d’anonymes sur des blogs de courant conservateur je me suis convaincu que nombre d’entre eux considèrent le libéralisme économique pour ce qu’il est, à savoir le chemin facile, «la grande porte », à rebours des voies conduisant au salut. Les catholiques qui prônent ce dernier sont me semble-t-il souvent d’une foi superficielle pour ne pas dire culturelle (malheureusement les quelques heures de catéchisme par des laïcs ne peuvent guère faire mieux). Ou alors complètement contaminés par leur milieu. Comme leur bonne conscience - ils ont quand même reçu le baptême - les taraude quelque peu, ils font de l’équilibrisme intellectuel pour se justifier mais ils ne trompent qu’eux-mêmes, généralement en se réfugiant derrière l’argument qu’ils estiment imparable de la liberté d’entreprendre. Énorme plaisanterie que de confondre les deux, il suffit d’une simple réflexion objective pour le démystifier mais encore faut-il le vouloir.
Enfin vous mentionnez un personnage politique. Au-delà de cette personne restons lucides : un parti politique en recherche de pouvoir ne peut proposer comme modèle l’enseignement de NSJC. Il serait extrêmement minoritaire et surtout honni pour cela, NSJC nous a bien prévenu. Aussi arrêtons de fantasmer sur ce type de solution. Et surtout les deux premiers commandements, les plus importants, sont des commandements sur le comportement personnel – de même que le Décalogue, autre pilier. Ne cherchons pas à déléguer à autrui la sainteté qui nous incombe. « Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez du repos pour vos âmes. Car mon joug est aisé, et mon fardeau léger. »
Le politique ne concerne que l’organisation des sociétés sur terre, cela n’a rien à voir avec la religion catholique. S’il n’est pas masochiste mais aimant-Dieu, le catholique ne choisira pas un parti anticlérical d’une part, et un qui semble selon lui en conscience se préoccuper efficacement du bien commun (nation puis monde) plus que des intérêts de sa catégorie sociale d’autre part. Cela me semble les seules et succinctes directives à suivre et du bon sens élémentaire.

Catho1728


[ PP à C.1728 :
- Pas d'accord sur le fait que l'organisation des cités terrestres n'ait "rien à voir avec la religion catholique". Au contraire : la religion catholique implique l'engagement civique. Cela depuis toujours. Mais (bien entendu) sans confondre les deux domaines, irréductibles l'un à l'autre ; alors que cette confusion est commise à chaque génération, tantôt à gauche (le "progressisme" du siècle dernier) tantôt à droite (le mythe de la "chrétienté", fantasme dans une société massivement non-chrétienne - et fantasme ne pouvant déboucher que sur des postures abusives).
- "Un parti politique en recherche de pouvoir ne peut proposer la royauté sociale de NSJC" ? Evidemment, puisque :
1. NSJC n'a jamais demandé une chose pareille, bien au contraire ;
2. ce serait l'échec assuré pour ce parti s'il existait ;
3. la "royauté sociale de NSJC" n'est en aucun cas une question de "gauche ou droite" - à moins de confondre la royauté sociale de NSJC avec le fait de baisser les cotisations sociales des entreprises... Hélas un certain milieu fait cette confusion. (C'est le même milieu qui a écrit à Trump pour lui demander de l'aider à destituer le pape François parce qu'il serait "de gauche", cf. mon bloc-notes de CODEX n° 3).

réponse au commentaire

Écrit par : Catho1728 / | 29/03/2017

à Patrice de Plunkett

> De par l’histoire récente et la révolution industrielle en Occident nous sommes souvent trop influencés par le catholicisme social [*], qui s’il a des vertus incontestables n’en reste pas moins une facette moderne. Surtout il ne fait que découler naturellement du dogme central qui lui est l’élément essentiel. Vous évoquez vous-même cette causalité par votre terme « implique ». Parce que je suis catholique et que j’aime NSJC, je change mon cœur, et donc mon comportement [**], et donc si tout le monde fait de même le monde sera changé. Et non pas donc je cherche à changer le système politique et donc j’impose un changement des comportements [***]. C’est ainsi qu’il faut comprendre « Mon royaume n’est pas de ce monde ». NSJC est bien Christ-Roi, d’un royaume sans limite dans le visible et l’invisible, mais sur terre dans les cœurs et les âmes vivantes et non les instances de gouvernement ou socialement. « Rendez à César… ». Les conditions de travail des ouvriers dans les champs en Galilée ou en Judée du temps de NSJC devaient être exécrables, et l’esclavage existait sous l’empire romain. NSJC n’a jamais demandé de se soulever pour arrêter ces injustices, mais qui écoute sa parole naturellement traitera au mieux ses ouvriers et voudra affranchir l’esclave qui l’a si bien servi. C’est toute la différence, et l’esprit de la DSE.
La meilleure preuve que la politique n’a rien à voir est que tout homme juste [****] peut accomplir de bonnes œuvres, qu’est-ce qui distingue alors le catholique de ce dernier ? Le catholique fait de bonnes œuvres, mais surtout il a foi, aime son Seigneur et le prochain.

[*] Votre « depuis toujours » remonte à 1871 avec les « Cercles catholiques d’ouvriers ». Puis « Rerum Novarum », des choses nouvelles justement ! Puis la DSE. Je me demande d’ailleurs comment auraient fait les premiers chrétiens en Orient comme en Occident pour « s’engager civiquement » ?
[**] Vous semblez placer ici « et donc je m’engage civiquement ». Pas d’objection à faire son devoir de citoyen en conscience, même si nous sommes avant tout appelés à étendre notre influence par sereine diffusion et non force ou lois. C’est le sens de la parole « Vous êtes le sel de la terre ».
[***] Là encore pas d’illusion : si au Ciel Satan n’a réussi à entraîner dans sa chute qu’un tiers des anges – AP. 12:4 -, sur terre « les fils de la Lumière » ne sont pas en majorité. Il faut s’en attrister et prier pour les âmes. C’est le centenaire de Fatima, ravivons à notre mémoire la dévotion au Cœur immaculé de Marie.
http://www.fatima100.fr/
Prières et pénitences font plus que maintes bonnes actions :
"Par son exemple, Jésus nous a lui-même montré que la prière et le jeûne sont les armes principales et les plus efficaces contre les forces du mal ; et il a appris à ses disciples que certains démons ne peuvent être chassés que de cette manière.
Retrouvons donc l'humilité et le courage de prier et de jeûner, pour obtenir que la force qui vient du Très-Haut fasse tomber les murs de tromperies et de mensonges qui cachent aux yeux de tant de nos frères et sœurs la nature perverse de comportements et de lois hostiles à la vie, et qu'elle ouvre leurs cœurs à des résolutions et à des intentions inspirées par la civilisation de la vie et de l'amour." saint JEAN-PAUL II (Evangelium Vitae)
« [...] mais je cédai surtout à une jeune femme pure et timide que je voyais prier dans les églises et qui ne me disait rien du tout. Des trois avocats que Dieu avait pris contre moi, ce fut cette silencieuse en prière qui parla le mieux »... Louis VEUILLOT
"[...] C'est pourquoi la douce leçon de la pureté ne sera entendue que d'un petit nombre, jusqu'au jour prochain où l'homme se recueillera de nouveau pour souffrir, reviendra à sa souffrance, comme à la plus sûre amie, non pour y répandre et dissiper vraiment son âme, mais pour tâcher d'en pénétrer le sens, qui est le sens même de la vie. [...]" GEORGES BERNANOS (Le crépuscule des Vieux)
[****] Alors tout homme juste sera sauvé. L’âme garde de son passage infinitésimal dans le ciel avant de s’incarner un « souvenir » qui la pousse à rechercher des pensées et des actions de justes. D’où certaines analogies même chez des non chrétiens qui n'ont pas tué leur âme par le péché. Source mystique.

Catho 1728


[ PP à C1728 :

1. "Trop soiuvent influencés par le catholicisme social"? à l'heure où une majorité de catholiques s'apprêtent à voter en bloc pour le candidat le plus anrtisocial qu'on ait vu depuis quarante ans ? à l'heure où pour les sociologues "catholicisme" rime avec "bourgeoisie libérale" ? Pardon, cher Monsieur, mais nous ne sommes plus en 1970.

2. L'Eglise catholique aurait-elle tort de demander (comme elle le fait) un nouveau système économique pour le monde ? Aurait-elle tort d'appeler les peuples (comme elle le fait) à faire pression sur les gouvernants, pour qu'ils servent le bien commun et non la finance ?
Nous ne serons pas jugés sur notre connaissance de la théologie spéculative, mais sur ce que nous aurons fait pour vêtir ceux qui sont nus et nourrir les affamés : et cette responsabilité n'est pas seulement individuelle, du moins aux yeux de l'Eglise catholique. Elle s'étend au civisme : c'est-à-dire (puisque nous sommes à l'âge démocratique et non plus sous les ethnarques de l'Antiquité) aux décisions collectives, vulgairement appelées "politique". [1]
Le christianisme est une foi née de l'Incarnation et qui demande à s'incarner à travers nous : de toutes les façons possibles, sans exclusive et sans concession à l'individualisme postmoderne.

[1] Sans être dupes non plus des boutiques électorales ; mais c'est une autre problème. ]

réponse au commentaire

Écrit par : Catho1728 / | 30/03/2017

à Patrice de Plunkett

> Concernant votre premier point, quand je dis trop influencés, certains finissent par ne plus voir que cela. La DSE ne peut être l’arbre qui cache la forêt, sous prétexte que c’est un problème actuel. C’est même contre-productif, car en tenant des positions souvent exagérées, les promoteurs de la DSE arc-boutent finalement leurs interlocuteurs contre elle. Déjà qu’elle est mal écrite, avec un vocabulaire assez connoté. Quant au vote des catholiques, quel qu’il soit, je croyais avoir démontré pourquoi il n’y a et n’y aura jamais que de mauvais choix.
Pour votre seconde remarque, ‘Laudato si’ n’est pas ce que je connais le mieux, mais ces deux paragraphes me paraissent explicites :
205.
Cependant, tout n’est pas perdu, parce que les êtres humains, capables de se dégrader à l’extrême, peuvent aussi se surmonter, opter de nouveau pour le bien et se régénérer, au-delà de tous les conditionnements mentaux et sociaux qu’on leur impose. Ils sont capables de se regarder eux-mêmes avec honnêteté, de révéler au grand jour leur propre dégoût et d’initier de nouveaux chemins vers la vraie liberté. Il n’y a pas de systèmes qui annulent complètement l’ouverture au bien, à la vérité et à la beauté, ni la capacité de réaction que Dieu continue d’encourager du plus profond des cœurs humains. Je demande à chaque personne de ce monde de ne pas oublier sa dignité que nul n’a le droit de lui enlever.
206.
Un changement dans les styles de vie pourrait réussir à exercer une pression saine sur ceux qui détiennent le pouvoir politique, économique et social…

Dieu qui encourage les cœurs, un changement individuel de style de vie… Cela ne me parait pas très différent de mes arguments précédents.
Surtout ne me prêtez pas l’idée qu’il faille manquer à la charité. Pour ce qui est du jugement, je pensais que celui qui croyait en NSJC y échappait (Jn 3, 14-21). Ceci dit l’aimant-Dieu ne s’en contentera pas.
Et je trouverais étrange que vous assimiliez les vertus de la prière et du jeûne à de l’individualisme post-moderne – en contradiction avec ma citation de saint Jean-Paul II.
Enfin, si par théologie spéculative vous visez les mystiques, je vous rappelle que nombre de nos plus grand saints et docteurs l’étaient. Et j’écouterais plus attentivement un Padre Pio qu’un autre clerc par exemple pour conduire ma spiritualité.

Catho1728

[ PP à C1728 - Ne nous livrons pas à un dialogue de sourds. Je suis évidemment d'accord avec vous sur la dimension personnelle centrale de la foi. Je me borne à souligner que cette dimension personnelle "déborde" en actions solidaires, donc en politique ; soutenir le contraire serait tomber dans l'individualisme qui est un danger mortel pour la foi elle-même ("je n'ai qu'une âme et il faut la sauver", etc). On n'est pas chrétien tout seul... ]

réponse au commentaire

Écrit par : Catho1728 / | 30/03/2017

à Patrice de Plunkett

> Effectivement, ne nous enfermons pas dans un dialogue de sourds.
Aimer son prochain, c’est le vêtir et lui donner à manger. Agir en politique en tant que simple citoyen ou en élu évidemment peut aider dans ce sens, donc oui utilisons aussi ce moyen. Maintenant cela ne changera pas radicalement la face du monde, ni les cœurs. Il ne s’agit pas de sauver notre âme, mais celle des autres. Si nous aimons notre prochain, ne voulons-nous pas par-dessus tout qu’il soit sauvé ? Si nous aimons NSJC, lui qui souffre tant de notre indifférence et de ce que de si nombreux choisissent la « large porte », ne devons-nous pas prier pour la conversion des pécheurs ? Ne devrions-nous pas écouter la Mère de Dieu, la Mère de l’Église qui nous en a fait la demande (ne faisant d’ailleurs que rappeler un enseignement constant de l’Église) ?
Toutes les âmes sont différentes, et Dieu ne nous appelle pas tous de la même manière, selon Sa Volonté. Mais tous nous sommes amenés à enrichir notre relation avec Dieu, relation d’amour qui suit bien des étapes. Lisez ou relisez ‘Le Château intérieur’ de sainte Thérèse d’Avila, mystique et docteur.
http://questions.aleteia.org/articles/96/quelles-sont-les-etapes-de-la-vie-mystique-selon-therese-davila/
Pouvons-nous également regarder le tableau de la Miséricorde, le Cœur rayonnant vers nous de NSJC et ne pas être attiré par la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus ?

Les « 12 promesses de notre Seigneur Jésus Christ » à Sainte Marguerite-Marie Alacoque :

1. Je leur donnerai toutes les grâces nécessaires dans leur état.
2. Je mettrai la paix dans leur famille.
3. Je les consolerai dans toutes leurs peines.
4. Je serai leur refuge assuré pendant la vie et surtout à la mort.
5. Je répandrai d'abondantes bénédictions sur toutes leurs entreprises.
6. Les pécheurs trouveront dans mon Cœur la source et l'océan infini de la miséricorde.
7. Les âmes tièdes deviendront ferventes.
8. Les âmes ferventes s'élèveront à une grande perfection.
9. Je bénirai même les maisons où l'image de mon Cœur sera exposée et honorée.
10. Je donnerai aux Prêtres le talent de toucher les cœurs les plus endurcis.
11. Les personnes qui propageront cette dévotion auront leur nom écrit dans mon Cœur, et il n'en sera jamais effacé.
12. Je te promets, dans l'excès de la miséricorde de mon Cœur, que mon amour tout puissant accordera à tous ceux qui communieront les premiers vendredis, neuf fois de suite, la grâce de la pénitence finale, qu'ils ne mourront point dans ma disgrâce, ni sans recevoir les sacrements, et que mon Cœur se rendra leur asile assuré à cette heure dernière.
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Écrit par : Catho1728 | 31/03/2017

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