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24/12/2016

La sainte nuit des "trois universalités"

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Le triple signe de l'annonce aux bergers :


 

 

 

"Voici le signe qui vous est donné",  leur dit l'ange du Seigneur..

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LE  SIGNE  DU  PAUVRE  PARMI  LES  PAUVRES

<<  Luc 2: 1-14. L'enfant doit naître dans la pauvreté du monde.. Et si, sur cette extrême pauvreté (d'une étable et d'une auge à bestiaux) toute la splendeur du ciel se manifeste, c'est pour renvoyer à un signe plus pauvre encore : "un nouveau-né emmaillotté et couché dans une mangeoire". C'est comme une universalité verticale : entre la gloire la plus merveilleuse en haut  et l'extrême pauvreté en bas  règnent une correspondance parfaite et une parfaite unité. >>

 

 

LE  SIGNE  DE  LA  PAIX  ET  DE  LA  JUSTICE

<<  La prophétie accomplie (Isaïe 9) du Messie "sur le trône de David" nous dit que la paix inimaginable et la justice achevée de l'Alliance ont définitivement commencé, "maintenant et pour toujours". Jésus dira ces deux choses : il est venu pour apporter la paix et le glaive, mais un glaive dont le pouvoir et la tâche est de détruire la guerre et d'apporter "une paix sans fin". C'est une nouvelle universalité qui dépasse toutes les forces et toutes les capacités de l'homme : la guerre comme engagement pour l'Enfant sera la voie menant à son royaume de paix... >>

 

 

LE  SIGNE  DE  L'UNIVERSEL

<< La dernière universalité, horizontale, est proclamée dans la lettre à Tite (2:11-14) qui étend la messianité de l'Enfant, au-delà d'Israël, à toute l'humanité. Et "la propriété particulière de Dieu" ne sera plus un peuple isolé parmi d'autres, mais tous ceux qui se décident - dans le monde entier - à passer de l'impiété à la fidélité au Christ. Noël comme descente de Dieu dans la pauvreté, n'est que le prélude pour ce qui s'achèvera sur la croix et à Pâques : le salut de toute l'humanité. >>

 

( Hans Urs von Balthasar )

 

 

 

  Le signe du Pauvre parmi les pauvres faisait rêver les médiévaux. C'était avant les idolâtries dont sont issus les paganismes actuels : ceux de l'argent et du pouvoir.

 

  Le "glaive" de Jésus n'a rien à voir avec la paranoïa guerrière d'aujourd'hui. C'est le "glaive" de la lettre aux Hébreux : en chacun et pour tous, "la Parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu'une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu'au partage de l'âme et de l'esprit, des jointures et des moelles ; elle juge les intentions et les pensées du coeur".  (He 4:12)

 

"Propriété particulière de Dieu", les chrétiens croyants sont ceux qui "se décident" pour le Christ. S'engager en Lui est leur seule identité vitale. Tout le reste est paganisme, s'il ne se vit pas comme simple surcroît de cette identité-là. Nous ne sommes pas "Français avant d'être humains" : nous sommes sauvés en Jésus-Christ, non au titre d'une culture mais en tant que créatures humaines. Ce salut nous indique une façon "chrétienne" de vivre nos identités secondes.

 

 

 

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11:07 Publié dans Nouvelle évangélisation | Lien permanent | Tags : noël