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22/12/2016

Pourquoi les "identitaires" détestent le Magnificat

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Racines chrétiennes de la France : la question n'est pas ce qu'imagine la droite "identitaire" ! Noël est une occasion de comparer Luc 1 (l'évangile d'hier) à l'un des écrits les plus controversés du plus célèbre polémiste identitaire français :


 

 

LA VOIX DE L'ÉVANGILE

<<  Marie dit alors : " Mon âme exalte le Seigneur,
exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !
Il s’est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse.
Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom !
Sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent.
Déployant la force de son bras, il disperse les superbes.
Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles.
Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides.
Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour,
de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et sa descendance à jamais."  >>
 
(Luc 1, 46-56)
 

 

LA DÉFORMATION "IDENTITAIRE" DU CATHOLICISME

<< La chaîne d’idées que j’expose est très suffisamment païenne et chrétienne pour mériter le beau titre de catholique qui appartient à la religion dans laquelle nous sommes nés. Il n’est pas impossible que j’aie heurté, chemin faisant, quelques passages de la Bible, mais je sais à peine lesquels. D’intelligentes destinées ont fait que les peuples policés du sud de l’Europe n’ont guère connu ces turbulentes écritures orientales que tronquées, refondues, transposées par l’Église dans la merveille du Missel et de tout le Bréviaire ; ce fut un des honneurs philosophiques de l’Église, comme aussi d’avoir mis aux versets du Magnificat une musique qui en atténue le venin. Je me tiens à ce coutumier, n’ayant rien de plus cher, après les images d’Athènes, que les pompes rigoureuses du Moyen-Âge, la servitude de ses ordres religieux, ses chevaliers, ses belles confréries d’ouvriers et d’artistes si bien organisées contre les humeurs d’un chacun, pour le salut du monde et le règne de la beauté.  Ces deux biens sont en grand péril depuis trois ou quatre cents ans, et voici qu’on invoque au secours du désordre le bizarre Jésus romantique et saint-simonien de mil huit cent quarante. Je connais peu ce personnage et je ne l’aime pas. Je ne connais d’autre Jésus que celui de notre tradition catholique, "le souverain Jupiter qui fut sur terre pour nous crucifié". Je ne quitterai pas ce cortège savant des Pères, des Conciles, des Papes et de tous les grands hommes de l’élite moderne pour me fier aux évangiles de quatre juifs obscurs... >>

(Charles Maurras, préface du Chemin de Paradis, 1894)

 

 

► Qui lit encore Maurras ? Aucun de nos journalistes. Pourtant ils emploient l'adjectif "maurrassien" depuis deux ou trois ans, dans leurs articles sur les catholiques et la droite actuelle, à cause d'un ex-conseiller de M. Sarkozy... C'est le buzz de l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'ours : personne ne se demande si l'ours existe réellement.

Il existe. Mais pas comme l'imaginent les journalistes. Ils sont persuadés que plus on serait "catholique" ("pratiquant"), plus on regarderait du côté des idéologies "identitaires" : donc du côté de ce Maurras qu'on ne lit plus depuis longtemps, mais qui se cacherait sous le "réveil politique des catholiques".

Passons sur l'invraisemblance d'un "réveil catholique" qui consisterait à applaudir le château et les bonnes manières de M. Fillon - ou les affirmations hasardeuses de Mme Maréchal. 

Mais disons que les journalistes ont à la fois raison et tort. Ils auraient tort de croire que les idées fixes de la droite identitaire viennent de la foi chrétienne. Ils ont raison (quoique sans avoir lu évidemment une seule ligne de Maurras), d'imaginer que le national-catholicisme de certains Français lui doit quelque chose.

Fût-ce par hasard et en toute méconnaissance de cause, que lui doit-il ? Cette idée sous-jacente que ce qui compte n'est pas  l'Evangile mais un "catholicisme" de milieu, de coutumes (prises pour une Tradition), en référence à une "Eglise" autre que l'Eglise réelle.

C'est prendre l'Eglise pour "le temple des définitions du devoir" ou "l'Eglise de l'ordre", comme disait Maurras : une Eglise qu'il applaudissait d'avoir - croyait-il - "tronqué, refondu, transposé"  (adultéré) les "turbulentes écritures orientales".

Mais ces "évangiles de quatre juifs obscurs", ce sont les témoignages de référence au nom desquels l'Eglise réelle - avec les papes Jean-Paul II, Benoît XVI, François - appelle les chrétiens à vivre la miséricorde dans leur vie quotidienne.

Miséricorde dont Maurras, dans cette même préface, ne disait pas du bien : "Voyez les effets de l'absurde miséricorde que l'on a des autres et de soi. Sensibilité sans courage, échevelée à tout objet et décernant une valeur démesurée à la vie et à la personne de tous les hommes..."

Cette phrase fait partie de l'ultime édition du Chemin de Paradis, pourtant expurgée plusieurs fois depuis les années 1920. Pour ne pas effrayer les académiciens, Maurras coupa la phrase sur le "venin" du Magnificat ; mais il maintint tout le reste, y compris la phrase sur la miséricorde et celle-ci : "Les images, les croix, les scapulaires, les médailles, toutes divines amulettes dont elle [l'Eglise] sait endormir çà et là quelque nerf inquiet ou enchanter une personne endolorie..."  On ne peut pas être plus dédaigneux envers la foi populaire ! Et comme Maurras - deux lignes plus haut - exprime son aversion envers une foi intellectuelle, force est d'admettre qu'il rejette toutes les formes de foi - et cela peu avant sa mort en 1952, dans cette édition de textes choisis sous le titre d'Oeuvres capitales.

En quoi ces passages très datés - le reste aussi a mal vieilli - concernent-ils le courant "identitaire" de 2016 ? En ceci : l'identitaire traite le catholicisme comme une simple composante de la "culture nationale" ("la France des cathédrales et des centrales nucléaires", disait Bruno Mégret), une sorte de culte domestique, un emblème ethnique à brandir d'autant plus que l'on veut creuser un abîme entre les "Français de souche" et certains de leurs compatriotes, Français "de papier" puisque musulmans.

Que des anti-chrétiens inconscients - voire conscients - se fassent brandisseurs de croix et installateurs de crèches (car "le Dieu d'amour fait peur aux musulmans"), c'est un outrage non seulement à la foi chrétienne, mais aux "racines chrétiennes de la France"... dont pourtant on se réclame à cor et à cris.

Les racines chrétiennes ne sont rien d'autre que la foi en la Personne du Christ, exprimée par les "quatre juifs obscurs" méprisés par Maurras. C'est l'Evangile, vécu avec son "absurde miséricorde", qui a converti les barbares (lisez la vie de saint Benoît) : sans cette alchimie de la grâce à l'aube de la future nation, il n'y aurait pas eu "la France des Bourbons, de Mesdames Marie / Jeanne d'Arc et Thérèse et Monsieur Saint Michel".  Les identitaires ne comprennent rien à l'identité chrétienne. Ni à l'identité tout court, qui n'est pas une essence mais une vie quasi-organique aux surgeons imprévisibles.

La seule identité vitale pour un chrétien, c'est Jésus-Christ. Les autres identités sont dérivées de celle-là. "L'identité chrétienne de la France" fut un produit de la foi partagée - pour un temps - par presque tout le monde... Aujourd'hui cette foi est très minoritaire et l'heure est à l'évangélisation : c'est-à-dire au témoignage de notre foi personnelle dans le Seigneur, vivant et agissant par son Esprit à tout moment de l'histoire des hommes.

Politiquement (disent les évêques français [**]), nous devons "percevoir ce qui a construit et forgé notre pays",- mais nous devons "faire émerger les liens d'unité" au coeur de cette "diversité" qu'est devenue, qu'on le veuille ou non, la population de la France.

"Dans notre société, profondément redevable à l'égard de son histoire chrétienne pour des éléments fondamentaux de son héritage, la foi chrétienne coexiste avec une grande diversité de religions et d'attitudes spirituelles. Le danger serait d'oublier ce qui nous a construits, ou, à l'inverse, de rêver à un âge d'or imaginaire", soulignent les évêques.

Rêver à un âge d'or imaginaire est la posture des identitaires, qu'ils situent cet âge d'or (selon leurs chapelles respectives) sous Louis XIV, sous saint Louis, sous Vercingétorix, au Bronze ancien ou à Lascaux. Pour nous, aucun problème : nous savons comme catholiques que la Dramatique divine se déploie à travers les siècles en événements toujours inédits. Nous marchons donc avec notre Eglise, sans nostalgie ni restriction mentale : et nous allons fêter avec confiance l'événement de Bethléem tel qu'il nous est décrit par deux des "quatre juifs obscurs" - dont l'un, d'ailleurs, n'était peut-être pas juif. "Voici : je vous annonce une grande joie qui sera pour tout le peuple : il est né pour vous aujourd'hui un sauveur. C'est le messie d'Adonaï, dans la ville de David."

 

____________

[*]  La tranche de 15 h sur LCI vendredi ayant finalement été consacrée à la mort d'Anis Amri, notre débat sur les racines chrétiennes a été déplacé au 26/12 de 10 h à 12 h : mais l'arrivée de Thomas Coville a envahi la matinée ! Ce n'est que partie remise...

[**]  Dans un monde qui change, retrouver le sens du politique (Bayard Cerf Mame).

 

 

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Commentaires

JAMAIS PLEINEMENT

> Sans oublier que Maurras n'a jamais su (ou pu, peut-être) se débarrasser de son passé nationaliste dit "intégral", et que l'Eglise n'était qu'une demeure commode, à laquelle je doute, mais ne parlons pas à sa place, qu'il ait jamais adhéré pleinement, ou plus exactement jamais adhéré en plénitude, autrement dit totalement. Une forme de syncrétisme bidouillé entre son idéal politique et la réalité à laquelle il le confrontait.
Pour en revenir aux racine chrétiennes, vous ne manquerez pas, j'imagine, d'égrener la litanie (Irénée, Martin etc...) mais rien n'eût pu se produire qui fût à la fois France et chrétien sans une sainte et aussi reine, Clotilde. Ceci asséné sans les nécessaires développements élémentaires que cela suppose, pour tenir en format message de blogue (me comportant ainsi, suis-je assez contemporain ? ).
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Écrit par : Aventin / | 22/12/2016

LA LETTRE À DIOGNÈTE

> Je préfère l'auteur de la lettre à Diognète à l''Évangile selon Charles Maurras
''Les chrétiens ne se distinguent des autres hommes ni par le pays, ni par le langage, ni par les vêtements. Ils n'habitent pas de villes qui leur soient propres, ils ne se servent pas de quelque dialecte extraordinaire, leur genre de vie n'a rien de singulier. Ce n'est pas à l'imagination ou aux rêveries d'esprits agités que leur doctrine doit sa découverte; ils ne se font pas, comme tant d'autres, les champions d'une doctrine humaine. Ils se répartissent dans les cités grecques et barbares suivant le lot échu à chacun; ils se conforment aux usages locaux pour les vêtements, la nourriture et la manière de vivre, tout en manifestant les lois extraordinaires et vraiment paradoxales de leur république spirituelle.
Ils résident chacun dans sa propre patrie, mais comme des étrangers domiciliés. Ils s'acquittent de tous leurs devoirs de citoyens, et supportent toutes les charges comme des étrangers. Toute terre étrangère leur est une patrie, et toute patrie leur est une terre étrangère. Ils se marient comme tout le monde, ils ont des enfants, mais ils n'abandonnent pas leurs nouveau-nés. Ils partagent tous la même table, mais non la même couche.''
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Écrit par : lecteur et acolyte / | 22/12/2016

PROPENSION DÉLIRANTE

> "Je me tiens à ce coutumier, n’ayant rien de plus cher, après les images d’Athènes, que les pompes rigoureuses du Moyen-Âge, la servitude de ses ordres religieux, ses chevaliers, ses belles confréries d’ouvriers et d’artistes si bien organisées contre les humeurs d’un chacun, pour le salut du monde et le règne de la beauté."
Ces quelques lignes montrent une propension délirante à considérer la réalité du passé. Il y avait chez Maurras, comme il y a probablement chez beaucoup d'identitaires d'aujourd'hui, un fantasme idéologique qui est une idéalisation du passé, comme si l'on pouvait revenir aux légendes et autres contes de fées pour les appliquer à l'époque moderne, alors qu'ils ne furent jamais que fictions et nullement réalités, même aux temps anciens.

Bégand


[ PP à Bégand :

1. Vous avez raison : ces "conservateurs de la tradition" ont une vision fausse du passé. On est frappé de leur ignorance pure et simple de la démarche historienne (ils lui substituent une apologétique naïve). C'est ce que Raymond Aron - qui n'avait pas tort tout le temps - appelait
"la mythologie de droite" : "Refuser un certain nombre de réalités actuelles et exalter un passé transfiguré". ("Fantasmé" serait plus exact que "transfiguré").

2. La préface dont vient cet extrait est l'un des premiers textes du tome I des 'Oeuvres capitales' (Flammarion 1954), où Maurras avait regroupé ce qui exprimait sa pensée la plus constante.
Ce tome I contient plusieurs textes symptomatique :
- par exemple 'L'Etang de Marthe' (dans 'Les vergers sur la mer") : expression d'une phobie actuelle à partir... d'une vieille légende, ce qui frôle la paranoia.
- Ou, dans 'Anthinéa', ce passage de la visite au musée d'Athènes :
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" Je transcrirai mon impression finale ; elle fut la plus forte de la journée. Je l'éprouvai dans un recoin, à droite d'une porte, devant le buste d'un homme jeune encore, à la barbe longue terminée en boucles épaisses, au nez fin, aux joues creuses, les pommettes délicatement aiguisées, les orbites proéminentes et comme usées par le souci. Une ossature mince soutenait ce visage fiévreux, d'un caractère inquiet et souffrant. Joignez, autant qu'il me souvient, de grands cheveux roulant à flots sur les épaules, comme pour souligner, dramatiser, outrer un masque de douleur dont tous les traits finissaient en pointes subtiles. J'ouvris le catalogue de M. Cavvadias. Je ne fus pas surpris d'y lire :
'419. Buste de jeune homme barbu trouvé au théâtre de Bacchus à Athènes. L'expression et les traits du visage nous rappellent l'image de Jésus-Christ. Art très intéressant.'
Non, je n'eus aucune surprise. Je sentis pourtant le besoin de courir au grand air pour dissiper le trouble où me jetait ce brusque retour du nouveau monde et du Nazaréen par qui tout l'ancien s'écroula. C'était le dernier jour d'avril et l'un des premiers du véritable printemps. Jusqu'au soir, je courus les monceaux de ruines informes, répandus en des terrains vagues entre la rue d'Hermès et la pente septentrionale de l'Acropole. Dans l'enclos déserté de l'ancien gymnase de Diogène, où quelques moutons paissaient l'herbe, je me couchai au sol et regardai sans dire ni penser rien, la nuit qui approchait. Il me semblait qu'ainsi, sous la croix de ce dieu souffrant, la nuit s'était répandue sur l'âge moderne."
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Rappelons que ces textes figurent dans un recueil considéré par le Maurras final comme le fer de lance de son oeuvre, 'ne varietur' ! ]

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Écrit par : Bégand / | 23/12/2016

RIEN À VOIR AVEC CES IDÉES

> Merci de nous citer ce passage de Maurras, qui nous montre bien le rejet de Maurras envers la croix. Il m'a toujours paru étrange qu'un représentant aussi central de l'extrême droite en France, un défenseur de la monarchie, soit à ce point allergique à la figure du Christ.
Et si c'était justement parce que le Christ n'avait rien à voir avec ces idées, contrairement à ce qu'on a fait accroire pendant des siècles ?
Cette idée est somme toute rassurante. La religion du Christ est en train enfin de revenir en son sein, celui de l'Evangile révélé. Cela date grosso modo du concile Vatican II. Je ne sais pas si vous serez d'accord.

Bégand


[ P à Bégand :

Oh oui, je suis d'accord ! Et c'est le noeud du problème : tout un pan de la droite française
- persuadé par ailleurs d'être le pur et authentique "catholicisme" - rejette (ou voudrait pouvoir ignorer) le concile, le ressourcement évangélique et la nouvelle évangélisation. Cette déviance se considère comme comme étant la légitimité. Elle exige (et obtient souvent) le droit à la parole au même titre que l'Eglise réelle. Et elle fusionne avec l'ultra-droite politique...
Le livre d'Erwan Le Morhedec qui va paraître en janvier au Cerf ("Identitaire : le mauvais génie du christianisme") devrait poser un diagnostic net sur ce phénomène. ]

réponse au commentaire

Écrit par : Bégand / | 23/12/2016

L'HISTOIRE

> Merci beaucoup pour ces quelques lignes de discernement.
J'ai grandi en Vendée où pour certains, Philippe de V. représentait la figure de l'homme catholique avec un grand C..., le politique désintéressé au service de son pays et de la (vraie) mémoire...
Là aussi science historique et glorification des aïeux ne font pas bon ménage...
Quel "choc", des années plus tard de découvrir (dans une interview au 'Point' il me semble) que ce type ne croit pas en Dieu et n'a aucune fidélité à l'Eglise...
Et pourtant il est défendu par tant de gens qui voient en lui un défenseur de la France catholique.
Quelle mystification et sordide amalgame ! C'est tellement dégueulasse de caricaturer à ce point l'Evangile. Prendre deux où trois phrases de la Bible pour faire sa promotion de son dernier ouvrage...
Merci sincèrement Patrice de ce travail salutaire.
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Écrit par : Antoine R. / | 23/12/2016

'LA PASTORALA' :
"Le Sauveur est né, et son palais est étable"

> Un bel exemple de la poésie valdotaine (Val d'Aoste, la "Savoie italienne" comme disent certains) du XIXème siècle, composé par l'abbé Jean-Baptiste Cerlogne, "La pastorala". J'ignorais qu'encore au XIXe siècle, on se souvenais de l'humilité de Dieu dans l'Incarnation ! C'est tellement loin de ce qu'on connait généralement de cette époque...
Ici, le texte original avec ses traductions française et italienne :
http://tapazovaldoten.altervista.org/canzoni/la_pastorala_cerlogne.html
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Écrit par : Aurélien Million / | 25/12/2016

@ Antoine R.

> Ph. de Villiers agnostique ? Je savais que c'était un homme comme tout le monde, avec sa part d'ombre...mais de là à l'imaginer ne croyant pas du tout en Dieu... je suis un peu scié, quand même.
Je serais curieux de lire l'interview du 'Point' que vous citez.
J'avais lu, quand il était sorti, 'Le moment est venu de dire ce que j'ai vu'. J'avais trouvé les propos développés dans ce livre très justes, rejoignant, sur certains points, ceux du présent blog.
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Écrit par : Feld / | 27/12/2016

DÉJÀ

> Agnostique ou plutôt athée : « Je n'en peux plus de ces trucs de cathos ! »
C'est déjà une vieille histoire:
http://www.lepoint.fr/politique/la-tragedie-du-dernier-roi-de-vendee-23-12-2010-1280484_20.php
http://archive.francesoir.fr/actualite/politique/philippe-villiers-%E2%80%93-son-fils-veut-mort-sa-famille-62774.html
Pourquoi êtes-vous sidéré? Pas d'amalgame (à prendre au second degré).
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Écrit par : JClaude / | 27/12/2016

@ Antoine R. et JClaude

> Ces propos datent de 2010, moment à P. de Villiers a traversé de grandes épreuves. J'y vois plus le cri de désespoir d'un croyant qu'une véritable profession d'athéisme.
Que celui qui n'a jamais eu envie de cracher à la g... de Dieu (et de son Eglise) lui jette la première pierre...

Feld


[ PP à Feld - Job dans sa catastrophe s'en prend à Dieu, et le livre de Job fait partie de nos Ecritures canoniques. ]

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Écrit par : Feld / | 29/12/2016

@ Feld

> Puisque nous discutons, à mon tour d'être étonné de vous voir nier l'évidence. Avez-vous lu les articles? Il dit explicitement ne pas croire, et ce depuis son enfance. Ce serait intéressant de comprendre pourquoi vous voulez nier ce simple fait. M. de Villiers n'a pas le droit d'être athée? Cela fait désordre dans la Haute?
Non je n'ai jamais eu envie de faire ce que vous dites, et loin de moi l'idée de lui jeter la pierre. Sur le fond, je suis complétement indifférent à la croyance ou non de cette personne, c'est son choix le plus élémentaire.

@ PP
Je ne suis pas sûr que la comparaison soit opportune ni objective. Encore une fois il ne croit pas depuis toujours, voilà. Pourquoi faire compliqué ?
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Écrit par : JClaude / | 29/12/2016

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