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06/06/2016

Belgique : "Le néo-libéralisme est un fascisme"

...selon la présidente de l'Association syndicale des magistrats :  http://www.lesoir.be/1137303/article/debats/cartes-blanch...


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Commentaires

MARXISME

> Plutôt que de comparer avec le fascisme historique dont les références idéologiques étaient plutôt confuses, elle ferait mieux de comparer avec le marxisme qui cousine profondément avec le libéralisme. Conseillons à Mme la juge de lire 'L'idéologie allemande' : Marx ne cachait pas ce qu'il devait à Adam Smith. Il présentait la "révolution prolétarienne" non comme le contraire du système "bourgeois" (de déstabilisation de tout par l'argent) mais comme son dépassement.
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Écrit par : Edgar André / | 06/06/2016

@ Edgar André

> Oui et non: fascisme est un mot fourre-tout.
Si elle pense au National-Socialisme, oui, son propos est aussi vrai que pour le régime soviétique dont les méthodes ont inspiré Hitler.
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Écrit par : Pierre Huet / | 06/06/2016

> A envoyer d'urgence à M. Manuel Valls !
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Écrit par : Pierronne la Bretonne / | 06/06/2016

PARENTÉS

> Certes, le mot "fascisme" a le défaut d'être ou trop précis ou trop vague. Peut-être faudrait-il, pour aller dans le sens de la démonstration faite ou esquissée dans cet article, utiliser le mot "totalitarisme", ce qui est le cas dans le texte.
Cependant, il existe bien une parenté entre libéralisme ("néo" ou non) et socialisme : elle réside à mon avis dans la croyance en l'édification d'un monde parfait où tout irait bien comme par magie.
J'y songeais en discutant hier avec un ami à qui je vantais l'idée directrice plus qu'intéressante du "XIXe siècle à travers les âges", de Muray (la proximité entre socialisme et occultisme), tout en lui en suggérant la limite : Muray n'a pas fait l'exercice en ce qui concerne le libéralisme, et il y a pourtant matière à s'y livrer. Quelles qu'en soient les raisons (bonnes ou mauvaises), c'est regrettable.
Bien entendu, renoncer à édifier le paradis sur terre ne signifie pas se résigner à voir le monde devenir un enfer.
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Écrit par : Sven Laval / | 06/06/2016

TODD

> Dans le prolongement de vos débats sur Radio Notre-Dame, un texte intéressant de Todd. Si le "bloc MAZ" paraissait farfelu concernant les manifs post-attentats, je ne le trouve pas si incongru en l'espèce (sauf que j'ajouterais aux "ex-catholiques" les catholiques désespérément libéraux).
http://www.atlantico.fr/decryptage/emmanuel-todd-fais-somme-que-socialistes-ont-fait-bon-concept-est-violent-et-doux-fois-agit-fascisme-rose-2718343.html

@ Edgar André

> Il y a un moment où il faut cesser de dire n'importe quoi sur Marx...
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Écrit par : Maud / | 07/06/2016

LA MAGISTRALE CRITIQUE VATICANE

> La caricature belge reste un tantinet plus intelligente que la supposée française ... Le syndicat français se serait contenter de punaiser un portrait de Friedman et Hayek sur leur mur des cons.
Néanmoins, la caricature en reste une. Le terme fasciste a été utilisé et réutilisé le plus souvent à mauvais escient. Il est dommage de proroger une pratique qui avait l'air de s'être terminée ces dernières années.
On préfère les analyses vaticanes : Magistrales critiques de la paupérisation mondiale engendrée par l'accumulation par certains de presque tout ...
Je crois que seul le fascisme était fasciste. Le néolibéralisme a de tout autres manières de fonctionner. Il convient de s'y opposer non comme on peut s'opposer à un fascisme.
La grande force du système néolibéral est de ne s'offusquer de rien, de tout absorber pour le détruire ... Il détruit cultures des peuples, agricultures, il intègre et dénature le commerce équitable etc.
La seule chance de s'opposer à tout cela, c'est de valoriser la gratuité. C'est à dire tout ce qui n'a pas de valeur marchande ... Le beau, le vrai, le bon. Dieu en somme. C'est donc par l'éducation que la résistance peut s'organiser. C'est en ayant des personnes cultivées qu'on pourra sans doute reconstruire un monde juste. La machine à décerveler est diffuse et cachée. Réimplantons la culture dans les cerveaux.
Mort aux cons ! Vaste programme ! Mort à la connerie ! Programme encore plus vaste ! Oui mais avec l'aide du Saint Esprit, par l'intercession de la Sainte Vierge ... Ah oui, tout est possible !
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Écrit par : Benoit / | 07/06/2016

à Maud

> Si vous avez lu 'L'Idéologie allemande', vous savez que Marx ne cache pas ce qu'il doit
à Adam Smith et à l'économie politique anglaise :
la société civile (définie par les intérêts particuliers) contre l'Etat,
les conditions matérielles contre le concept,
les rapports de force de l'argent et du marché.
Par ailleurs, c'est à Guizot que Marx emprunte la lutte des classes - en y apportant sa vision personnelle : le dépassement de la "victoire bourgeoise" de 1830 par la montée du prolétariat.
Marx voit dans la philosophie française des Lumières, qualifiée par lui de genèse du libéralisme bourgeois, l'étape utilitariste de la conception de la société. De l'idée que le rapport social fondamental n'est que ce que chaque individu en perçoit et en retire d'utile pour lui-même, est née selon Marx l'économie politique.
Certes la parenté de la pensée marxienne et du libéralisme ne se systématise qu'à partir du tournant de 'L'Idéologie allemande', 1846. Elle était moins patente dans les écrits du jeune Marx. Mais elle est fondamentale.
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Écrit par : Edgar André / | 07/06/2016

FAMILLE CHRÉTIENNE

> Promis, j'arrête de dire du mal de FC :
http://www.famillechretienne.fr/politique-societe/travail/alienation-du-travailleur-195556
Totalement opposé à un édito du même site journal par ailleurs.
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Écrit par : Maud / | 08/06/2016

@ Maud :

> Oui, j'ai félicité FC, en commentaire, d'avoir publié ce texte des Cahiers libres... Il y a indéniablement une tension (souvent intenable) à l'intérieur de leur ligne éditoriale... Mais leur lectorat n'a pas encore atteint la masse critique antilibérale, surtout depuis que tu t'es désabonnée... ;-)
Et sur le débat entre MMes Le Pen et de Jessey dans l'avant-dernier numéro, je leur ai envoyé ça :

"Choqué en voyant la couverture (en quoi ces deux femmes politiques seraient-elles réellement 'frondeuses', appartenant à des partis qui entretiennent la crise perpétuelle du capitalisme, qui broie les peuples du monde ?), c'est sans illusion que j'ai lu leur débat… qui manque, de fait, l'essentiel. Dans ces 8 pages, on voit deux jeunes grandes bourgeoises (dont la sincérité de l'engagement politique ne fait aucun doute) commencer par pinailler sur des sujets secondaires pour se différencier : l'une est naïve, l'autre est dure ; la nuance de la pensée, la profondeur de la vision restent à chercher.
Ainsi, aucune remise en cause du système économique libéral, archi-structure de péché, racine de presque tous les maux (après le péché originel, bien entendu), sauf un peu chez M. de Jessey (p. 16, sur nos "comportements économiques et écologiques iniques", et sur la nécessité que "nous changions nos manières de consommer et de commercer"), mais on sent qu'elle ne parvient pas à aller, dans sa pensée politique, au fond de "la radicalité de l'Évangile" qu'elle mentionne (p. 15).
Elles débattent identité, culture, école (le public c'est pourri, vive le privé), assimilation, réfugiés… et l'entretien finit sur les petits calculs politiciens tristement habituels.
Ce qui est grave, c'est que jamais elles ne disent clairement que nous devons, d'abord, lutter contre l'idole Argent, contre nos modes de vie destructeurs, avoir moins et retrouver le spirituel (avec les musulmans !) pour unir notre nation.
FC publie, et c'est génial, H. Hude, parfois G. Bès… et flatte néanmoins une part de son lectorat avec un débat entre deux jeunes femmes aux idées vieilles de 200 ans… Surtout, ne sortons pas de nos ornières mentales et sociologiques ! Pourquoi ne pas donner, bien plutôt, la parole aux jeunes de la revue 'Limite', à Patrice de Plunkett, et vous faire l'écho du mensuel 'La Décroissance' ('le journal de la joie de vivre') ?
Le pape François nous l'a montré, notamment dans Laudato si' et le Discours de Santa Cruz : ce n'est plus dans les partis politiques, machines à broyer libérales, rouages de la puissance financière, que se construit l'avenir, mais à la base, dans les mouvements populaires (encore faut-il faire partie de la base… ou décider d'en être, comme le couple Châteauvieux, par exemple). Bref, y aura-t-il un jour un choix éditorial net, radical, engagé, chez FC ? Vous l'avez montré, notamment dans de très beaux Hors Série : apprenons collectivement le détachement, la sobriété et même "l'austérité joyeuse" (saint Jean-Paul II, Mémoire et identité), l'option préférentielle pour les pauvres ; ne cherchons plus seulement, dans un monde en feu, à "préserver le bien-être de nos concitoyens". L'heure est à une pensée et à une action politiques autrement plus larges."
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Écrit par : Alex / | 11/06/2016

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