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30/05/2013

Après Goldman-Sachs, Monsanto parraine le LGBT

Qui niera encore le lien entre capitalisme et sape de la famille ?

http://www.monsanto.com/newsviews/Pages/monsanto-recognized-as-a-best-place-to-work-for-lgbt-equality.aspx

monsanto,taubira,lgbt

 

Ecologie humaine, écologie environnementale,

MÊME  COMBAT  !

 

 


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Commentaires

MONSANTAUBIRA

> La loi Monsantaubira, on n'en veut pas ! (copyright PMalo 2013 :)
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Écrit par : Serge Lellouche / | 30/05/2013

Merci, Serge !

> Je n'ose pas, ici : on est sur un blog sérieux ;)
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Écrit par : PMalo / | 30/05/2013

> Parrain-marraine , dans le même Sachs !
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Écrit par : escargolibri / | 30/05/2013

OUI

> Oui ! même combat ! renvoyons dos à dos les pisse-vinaigre écolophobes et les schizophrènes anthrophobes ! pay way to the molly maguire !
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Écrit par : chimneysweep / | 30/05/2013

LE MOMENT

> Ca c'est vraiment bon. Juste au moment où on doit expliquer des deux côtés que c'est complémentaire et pas antagoniste.
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Écrit par : torbenn / | 30/05/2013

LE LIEN

> C'est le lien entre les deux écologies, l'humaine et la naturelle. Lutter contre Monsanto c'est défendre à la fois la nature et l'humain. Si en plus cela permet de dénoncer aussi l'utopie de l'unisexe obligatoire, c'est Noël.
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Écrit par : simon postel / | 30/05/2013

@ Simon Postel,

> "Lutter contre Monsanto c'est défendre à la fois la nature et l'humain."
Oui la défense de toute vie va de pair avec la dénonciation des multinationales et l'intransigeance à l'égard des enfumeurs, chargés du reverdissement de leur image.
Certains n'ont toujours pas compris qu'une multinationale ne sera JAMAIS guidée par la recherche du bien commun. Une multinationale gentille est une multinationale démantelée. Un dirigeant de multinational soucieux de la dignité de la personne est un dirigeant de multinationale en prison. Il n'en faut évidemment pas plus que ces affirmations pour être qualifié d'"intolérant". La bonne blague!
Mais quand on veut pas dénoncer les multinationales (ça fait peut-être un peu trop "de gauche"), tout en faisant la promotion de l'écologie humaine, on s'invente une parade, qui marche encore : peu importe les multinationales dit-on, ce qui compte ce sont les personnes qui travaillent en leur son sein, dont beaucoup (je vous le jure!) sont des gens bien et de bonne volonté. Et hop !
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Écrit par : Serge Lellouche / | 30/05/2013

AREVA AUSSI

> Chez Areva aussi on est gentil : déjà reine mondiale de l'enfumage greenwasher, cette mutinationale fait oublier ses projets de mort en se donnant des airs sympas avec les minorités sexuelles.
Elle fait partie de ces 14 entreprises qui ont signées la charte de l'association l'"Autre Cercle" au profit du ron-ron "non-discriminatoire" LGBT.
Pour ceux qui croiraient encore au mythe de "la responsabilité sociale de l'entreprise" voilà encore une petite illustration de ce en quoi consiste ce concept foireux :
http://www.novethic.fr/novethic/rse_responsabilite_sociale_des_entreprises,ressources_humaines,diversite,droits_lbgt_entreprises_francaises_commencent_s_engager,139736.jsp
(ça donnerait presque envie de fonder un mouvement d'écologie humaine avec les sous-marins d'Areva, tellement ils sont sympas!)
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Écrit par : Serge Lellouche / | 30/05/2013

BACHELOT LA PERFORMEUSE

< "Qui niera encore le lien entre capitalisme et sape de la famille ?"
En tout cas pas Roselyne Bachelot, auteur de ce chef d'oeuvre de la rhétorique libérale-libertaire : «il faut inscrire le combat LGBT dans une démarche de performance».
Le respect de la dignité de la personne conçu comme une stratégie performative génératrice de profits. Ceux qui réduisent ignoblement les droits des homosexuels à des instruments de performance économique sont les mêmes qui fustigent l'"homophobie rampante" des opposants à la loi Taubira.
Elle est gentille Rosie et puis elle a un rire communicatif. Il faut inscrire le rire dans une démarche de performance.
Le capitalisme vert s'en tient au même discours pervers que le capitalisme libertaire : "l'écologie est une formidable opportunité en termes d'innovations techniques et d'ouverture de nouveaux marchés".
Il faut inscrire la nature dans une démarche de performance.
Prochaine et dernière étape, le "capitalisme chrétien" : "la foi en Jésus-Christ ? Formidable ! Qu'est-ce que le Christ peut générer comme profits? Préparez moi une étude de marché en Pologne."
Il faut inscrire Dieu dans une démarche de performance.
Bonne nuit Rosie!
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Écrit par : Serge Lellouche / | 30/05/2013

@ Serge

Serge, tu files un mauvais coton. Tu devrais sans délai te plonger dans des lectures pieuses :
http://www.librairie-sciencespo.fr/essais-d-economie/essais-par-auteurs/livre/le-liberalisme-raconte---pour-que-nos-enfants-vivent-libres/jean-marc-paturle/9791091600026.html
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Écrit par : Feld / | 31/05/2013

@Serge

> "Prochaine et dernière étape, le "capitalisme chrétien" : "la foi en Jésus-Christ ? Formidable ! Qu'est-ce que le Christ peut générer comme profits? Préparez moi une étude de marché en Pologne."
Il permet même de faire des films de boule :
http://www.televictim.com/christianporn.html
"Our mission is to clean up that which is currently known as "pornographic" videos, movies, or films. All filmed sexual acts in the Christian Porn genre are genuine intentions to create life, performed by heterosexual married Christian couples. As acts of procreation they are not immoral, illicit, or dirty, but expressions of love between husband and wife, who are in love with each other exclusively. None of the acts are unnatural or adulterous. We feel the viewing of an expression of love shared by a married man and woman is one of the most beautiful and natural gifts bestowed to us by God. Praise God, brothers and sisters."
C'est pas beau, ça ?
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Écrit par : Feld / | 31/05/2013

Serge,

> vous écrivez : "Pour ceux qui croiraient encore au mythe de "la responsabilité sociale de l'entreprise"" - dans la majorité des cas, je suis d'accord avec vous, et dans tous les cas pour les multinationales et autres CAC40 apatrides. Et surtout, quand bien même il y aurait foison d'exemples, on ne peut pas compter sur les bons sentiments patronaux pour faire bouger les choses : les congés payés DOIVENT être imposés par l'Etat.
Mais il y a des exceptions. Je travaille dans une TPE dont j'ai vu le patron arrêter de se payer pendant un an en vivant aux crochets de sa femme pour ne pas licencier, où nous avons sans cesse redéfini la grille des salaires pour arriver progressivement à un salaire quasi-égal pour tous, du petit jeune qui débarque au patron, où pendant quatre ans j'ai hébergé gracieusement en colocataire un jeune diplômé que nous venions d'embaucher, fils d'ouvrier et sans un sou, parce que se loger est devenu impossible si on n'est pas membre de Terra Nova (il me paie désormais une partie du loyer),où nous votons à main levée pour les grandes orientations générales, etc. Il y a des entreprises sociales, on paie assez cher notre fierté de ne pas exploiter de stagiaire, ce serait injuste de ne pas nous offrir le bénéfice du doute. Et il y a d'autres initiatives qui font plaisir. A mille lieux des "pigeons" chouinant pour la défiscalisation des plus-values de cession, je suis tombé l'autre jour, tout à fait par hasard, sur ça :

http://www.paysdelaloire.fr/no_cache/region-actu/actu-detaillee/n/latalante-se-transforme-en-scop-pour-plus-de-securite/

Il existe encore des entreprises où l'employé n'est pas un chien. Mon patron est un patron social, je le clame. Certes, nous ne serons jamais en couverture de l'Usine nouvelle, mais bon, ce n'est pas comme si on en rêvait non plus...
J'invite d'ailleurs quiconque est en région parisienne à nous rendre visite un jour, on vous offrira un café et on vous montrera comment on fonctionne. Et vous verrez un patron pester contre le capitalisme actionnarial, accusant non la Sécu mais la finance pour la lourdeur des charges du travail. S'il y a un volontaire pour un café à peine digeste, je vous donnerai mon adresse email.
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Écrit par : Christian / | 31/05/2013

MISE EN LUMIÈRE

> Plus les forces des ténèbres se déchaînent, plus vite court au-devant de nous la Lumière qu'elles échouent à atteindre: fiat Lux! Nous vivons ce temps de mise en lumière de tout ce qui était caché, alléluia!
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Écrit par : Anne Josnin / | 31/05/2013

MONSANTO RECUPÈRE

> Comme dit plus haut, une multinationale n'est jamais guidée par la recherche du bien commun. Mais une multinationale est très soucieuse de son image, surtout, comme dans le cas de Monsanto, où l'image en question est plus que dégradée. Alors elle récupère. Elle récupère la défense de l'environnement, la lutte pour l'égalité, la défense des droits de l'homme... pour se refaire une virginité. Ça donne une image de marque. Mais ce n'est pas parce qu'une multinationale récupère un combat pour son intérêt propre que ce combat est lié intrinsèquement au capitalisme ou à cette multinationale.
Il est triste que vous ne soyez pas capable de faire la distinction entre le juste combat pour une situation sans discriminations pour les personnes homosexuelles, bisexuelles ou transsexuelles dans le cadre du travail et le capitalisme débridé.

M.


[ PP à M. - La revendication LGBT (qui ne représente qu'une petite minorité des personnes homosexuelles, soulignons-le) est l'une des expressions du processus de pulvérisation individualiste de la société : processus lié à l'ultralibéralisme économique. D'où la connivence des multinationales avec le LGBT. Elle n'est l'effet ni du hasard, ni d'un besoin de redorer le blason... Le parrainage du LGBT par Monsanto est imité par la plupart des majors américaines, Goldman-Sachs en tête, et ces firmes géantes n'ont aucun besoin d'améliorer leur image : combattues seulement par des minorités militantes, elles règnent sur les médias et les gouvernements occidentaux.
La réalité étant ainsi, il serait intenable de se vouloir à la fois pro-LGBT et antilibéral... ]

réponse au commentaire

Écrit par : Martin / | 31/05/2013

IDEOLOGIE ET PROGRAMME

> Vous ne définissez ni la revendication LGBT, ni ne donnez de chiffres vous permettant d'affirmer qu'elle ne représente qu'une petite minorité des personnes homosexuelles. Par ailleurs, vous oubliez le B et le T du sigle, qui désignent les bisexuels et les transsexuels, qui ne sont donc pas des personnes homosexuelles.
Bien des entreprises de l'économie sociale et solidaire sont aussi soucieuses d'établir dans leur structure la même chose que Monsanto : pas de discriminations, mêmes droits, lutte contre l'homophobie. Elles mettent en pratique ce que vous semblez appeler la revendication LGBT dans le cadre de l'entreprise. Faut-il en conclure, selon votre raisonnement imparable, que l'économie sociale et solidaire est le cheval de Troie de l'hyper-individualisme débridé et de l'ultra-libéralisme?

M.


[ PP à M. - Pardon, mais l'équité envers les personnes et la loi Taubira (par exemple), sont deux choses différentes. L'idéologie queer du LGBT (cf colloque de l'EHESS où tout fut dit et clairement programmé) est un paroxysme d'ultralibéralisme, et n'a rien à voir avec ce qui peut se vivre humainement dans une PME solidaire. ]

réponse au commentaire

Écrit par : Martin / | 31/05/2013

@ Serge,

> "Il faut inscrire Dieu dans une démarche de performance."
C'est aussi la logique des rengaines : "ah là là ! si l'Eglise mariait les prêtres, etc les églises se rempliraient."
Cette logique du profit appliquée à la foi est celle des évangéliques que j'ai vu en Amérique Centrale : si tu deviens évangélique, Dieu va te bénir et tu vas gagner plein d'argent" (je raconte ce que j'ai vu, je ne dis pas qu'ils soient tous ds cette perspective).
Le travail c'est se rendre utile selon les besoins légitimes et ses talents.
Sinon je fronce les sourcils : quel est je vous prie, ce barbare "générer" signe d'américanisation qui apparaît sous la cyberplume de votre clavier ?
Plusieurs idées de s'organiser ont été soulevées ces derniers temps sur le blog, je "plussoie" et c'est pour moi l'occasion de vous réinviter tous aux pélés pour la nouvelle évangélisation de notre pays.
Notre combat n'aboutira à rien s'il n'est pas ancré dans la prière.
Je rappelle que le pape François a demandé de passer une heure d'adoration dimanche prochain.
PP ce serait bien d'en faire l'annonce sur le blog ?
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Écrit par : E Levavasseur / | 31/05/2013

ENTREPRISES

> Je ne partage pas l'hostilité systématique de Serge à toute entreprise.
Des entrepreneurs, il y en a toujours eu sous diverses formes, la majorité des gens ne vivant pas de l’air du temps. Ce qui est nouveau et cause aggravée de toutes sortes de maux, ce sont la financiarisation et l’ouverture totale des frontières qui dénudent le pouvoir politique.
L’irresponsabilité, la bêtise, la méchanceté et les diverses combinaisons qu’on peut en faire existent aussi en dehors de l’entreprise et du capitalisme. Sans aller jusqu’aux exemples extrêmes des systèmes totalitaires, il existe des fonctionnaires capables de prendre des décisions funestes et aussi de pourrir la vie de leurs subordonnés, tout en bénéficiant d’une impunité totale de par leur statut.
La suppression du capitalisme n’entraînerait pas automatiquement celle du péché.
Il existe des dirigeants et des cadres d’entreprises, petites et grandes qui font de leur mieux, dans le contexte de concurrence exacerbée ou on les a placé, qu’ils sont bien obligés d’accepter.
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Écrit par : Pierre Huet / | 31/05/2013

@ Serge

> Roselyne, un modèle du genre en matière de performance ! Son inoubliable gestion du tragi-comique épisode de la grippe restera dans les annales. Les dépenses de Fouquet pour Vaux-le Vicomte étaient une plaisanterie au regard des sommes distraites par la pétulante Bachelot pour traiter se qui s'est avéré un simple rhume des foins...
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Écrit par : Réginald de Coucy / | 05/06/2013

> Trans-génique et trans-genre, même combat...
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Écrit par : Réginald de Coucy / | 05/06/2013

@ Pierre,

> « Je ne partage pas l'hostilité systématique de Serge à toute entreprise. ».
Ah ça moi non plus ! Je ne connais pas ce Serge, mais ce doit être vraiment un extrémiste aigri qui ne s'émerveille plus de rien.
Quel emmerdeur! Qu'il ouvre enfin les yeux! Partout autour de nous, dans l'économie sociale et solidaire, dans l'agroécologie, les mouvements d'autonomie énergétique et d'autonomie locale, le partage communautaire de biens matériels, les médecines alternatives, etc... se multiplient au quatre coins du monde les expériences d'alternatives radicales au capitalisme et au productivisme, pendant que certains font des colloques pour nous faire croire qu'ils sont des données aussi naturelles et aussi peu contestables que le mouvement des astres.
Les prophètes de la décroissance et de la sobriété fraternelle ne sont pas des enfants de cœur et n'ont pas éradiqué le péché sur terre, mais en tout cas ils ont grandement contribué à ébranler ces structures de péché que sont le capitalisme et le productivisme, et à ouvrir une brèche vers un mode de relation et d'organisation collective, un petit peu plus évangélique.
Le capitalisme évangélique c'est quoi ? Ses magnifiques chartes sur la responsabilité sociale et écologique des entreprises ? Gloups... http://www.areva.com/FR/groupe-1266/developpement-durable-des-energies-avec-moins-de-co2-nucleaire-et-renouvelables.html

@ Réginald
« Trans-génique et trans-genre, même combat... » : on ne peut pas mieux dire ! Même délire prométhéen, même déni des limites naturelles.
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Écrit par : Serge Lellouche / | 05/06/2013

@ Pierre et @ Serge

> En fait, quelles sont vos définitions de "entreprise" / "libre entreprise" / "capitalisme" ?
je suis un peu perdu sur la nature de vos idées sur la question
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Écrit par : E Levavasseur / | 05/06/2013

LE PAPE FRANCOIS ET LECOLOGIE

> François, à l'occasion de la journée mondiale pour l'environnement:
"Ecologie de l’environnement et écologie humaine vont ensemble. C’est en combattant la culture du rejet et du gaspillage qu’il est possible de devenir attentif à chacun, et de venir en aide aux besoins des plus pauvres."
http://ecologyandchurches.wordpress.com/2013/06/05/la-societe-de-consommation-deshumanise/
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Écrit par : Serge Lellouche / | 05/06/2013

> A ce stade-là, on peut même écrire transe-génique et transe-genre.
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Écrit par : PMalo / | 05/06/2013

LA PERSONNE

> A écolo, écolo et demi, le pape François a notamment déclaré, ce matin, dans sa catéchèse consacrée à la défense de l’environnement : « La personne est en danger et ceci justifie la priorité d’une écologie humaine ».
Un bon point pour Serge Lellouche, un autre pour Tugdual Derville… l’addition et la synthèse pour PP ?… la balle au centre ?
Reste une dimension essentielle du respect de la création, tant au plan environnemental qu’au plan éthique et anthropologique. C’est la proximité. La vie à échelle humaine. Avec le voisin. Dans la commune, voire « l’interco ». Par la pratique de l’écologie « plénière » ou « intégrale » au plus proche de chez soi, et de proche en proche. Et donc l’adaptation des institutions pour favoriser cette proximité. Vous me direz que c’est dans le cœur que ça se passe et que cette fraternité d’homme à homme, ça ne veut rien dire, puisque tel mafieux corse, avorteur et assassin, va se dire écolo avec ses potes (j’ai rien contre les Corses !). Il n’empêche : la massification/possession/exploitation que l’on observe depuis cinquante ans dans tous les domaines de la vie humaine est à l’évidence l’un des ressorts principaux des saccages infligés à l‘être humain dans son environnement naturel et dans sa personne même. Cette massification nous écrase. Peut-être l’Eglise devrait-elle adopter quelques slogans pour nous faire réfléchir sur les questions d’écologie. Du type : « La création, la vie, elles ne sont pas que pour toi, Adam… mais elles commencent par ta pomme ! » Ou : « C’est pas parce que la ville dont tu rêves, c’est la Jérusalem céleste, que tu dois dévaster le Jardin ! » Homme et femme, occupons-nous, humblement, petitement, de notre vie au jardin !
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Écrit par : Denis / | 05/06/2013

@ Eric et Denis (sur l'enjeu de la proximité),

> le maraîcher bio associé à notre amap parisienne est un entrepreneur, usant de sa liberté d'entreprendre, dans un but non-capitaliste, mais social, écologique et solidaire.
La finalité de son activité n'est pas d'accumuler du profit pour sa pomme mais pour la qualité de ses pommes. Il vise des comptes équilibrés de façon à subvenir correctement à ses besoins, afin de pouvoir servir un projet de bien commun, en partenariat étroit avec des «amapiens» qui le financent un an à l'avance, qui participent toutes les semaines à la distribution de sa production de fruits et légumes et qui viennent régulièrement lui donner un coup de main sur ses terres.
En contrepartie de quoi, il s'engage à leur fournir une alimentation diversifiée et totalement biologique par des méthodes agricoles respectueuses de l'environnement, méthodes sur lesquelles ces mêmes amapiens gardent toujours un droit de regard, en cas de dérapage (l'entrepreneur non-capitaliste demeurant pécheur comme nous le rappelle à juste titre Pierre Huet; problème : l'amapien aussi!).
Se rendant toutes les semaines au local parisien de distribution et recevant régulièrement sur ses terres les amapiens, le producteur connaît donc très bien le visage des consommateurs, et la distance entre sa ferme et nos assiettes est inférieure à 50 kilomètres.
Ce type d'entreprenariat me semble assez bien correspondre à celui que promeut la DSE, ici dans le compendium : «Les membres de l'entreprise doivent être conscients que la communauté dans laquelle ils œuvrent représente un bien pour tous et non pas une structure permettant de satisfaire exclusivement les intérêts personnels de quelqu'un. Seule cette conscience permet de parvenir à la construction d'une économie qui soit véritablement au service de l'homme et d'élaborer un projet de coopération réelle entre les parties sociales.
Un exemple très important et significatif dans cette direction est donné par l'activité en rapport avec les coopératives, les petites et moyennes entreprises, les entreprises artisanales et les exploitations agricoles à dimension familiale. La doctrine sociale a souligné la contribution qu'elles offrent à la mise en valeur du travail, à la croissance du sens de responsabilité personnelle et sociale, à la vie démocratique, aux valeurs humaines utiles au progrès du marché et de la société.»
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Écrit par : Serge Lellouche / | 05/06/2013

@ Serge Lellouche

> Des gens qui ont envie soit d'inventer quelque chose, soit d'organiser uns structure, de passer du temps à ces réalisation et, puisqu'ils y passent du temps, d'en vivre, il y en a toujours eu et il y en aura toujours. C'est cela que j'appelle des entrepreneurs.
A quel moment considère-t-on qu’ils deviennent des « capitalistes » ? Quand deux frères bisontins, au nom prédestiné de Lumière, photographes itinérants et ayant inventé le cinématographe et quelques types d’émulsions photographique sont-ils devenus de capitalistes ? Leurs descendants l’étaient-ils ? Franchement, je n’en sais rien.
La structure coopérative est-elle meilleure ? Parfois, mais ça dépend des ses relations avec ses partenaires. Tenez, la coopérative Mondragon (électoménager), fondée par le prêtre basque José María Arizmendiarrieta , citée en exemple par William Cavanaugh dans « Etre consommé ». Génial ? pas pour les filiales achetées dans le cadre de sa croissance externe comme le groupe Brandt. Leur personnel n’a pas le statut de coopérateur. Il est vrai que ces gens là ne sont pas des Basques….Et je suppose que, comme tout le monde, Mondragon achète ses micro-moteurs et programmateurs en Extrême-Orient : difficile d’en trouver ailleurs.
Ce qui compte, c’est le cadre social et politique dans lequel les entreprises, privées ou coopératives, sont guidées et canalisées.
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Écrit par : Pierre Huet / | 06/06/2013

@ Serge

> OK nous pensons la même chose.
"Un bon point pour Serge Lellouche, un autre pour Tugdual Derville"
Je pense que Sergio et Tugudu (et tant d'autres) sont personnellement plus sensibles à une question/ont reçu des lumières particulières (ça s'appelle la vocation, laquelle n'est pas forcément religieuse) sur un point précis, ce qui fait qu'ils en parlent plus volontiers.
L'écologie plénière a plusieurs portes d'entrée, plusieurs chemins.
Pour les uns, c'est la révolte devant l'économie folle, d'autres celle devant l'avortement, ou la prostitution, ou l'esclavage, ou la laideur de l'urbanisme, la malbouffe, les palais de marbre des conseils généraux.
En général c'est un ensemble, jamais un seul chemin.
Perso, ça été d'abord une imprégnation familiale avec des éléments déclencheurs comme :
le bétonnage de lieux que j'aimais, la capitulation de Maastricht, la prostitution des pays de l'Est nouvellement libérés du communisme à la pourriture morale de l'ouest, la dégeulasserie du blocus de l'Irak, l'ouverture aux fruits légumes d'Espagne en 86 alors que tout le monde en connaissait l'épandage chimique, le travail le dimanche, la réduction au racisme, par les bobos des beaux quartiers, du sentiment d'être déraciné chez soi et l'appellation "migration économique" donnée au vidage de l'Afrique, l'indignation de paroissiens neuilléens quand leur curé avait critiqué l'attitude de Renault à Vilevoorde, des arbres millénaires coupés à cause d'une autoroute, la surpèche, le triste spectacle de chalutiers en train de mourir et pas loin de là une boite de nuit flambant son plastique neuf où l'on se perce les oreilles de musique faite par ordinateurs, aux USA, sur de paroles aussi niaises que stéréotypées, les farines animales, la colonisation de régions entières par les résidences secondaires, le concours eurovision où l'on représente son pays en chantant en anglais, les concerts de rap, de rock ds les églises avec le public debout en train de pogoter ds la nef, une chanteuse américaine, Lana del Rey, obligée par ses producteurs de se faire grossir les lèvres, les rires enregistrées des émissions à la Canal +, le Pont du Gard au milieu d'un Disneyland gallo-romain, l'affligeante capote géante sur l'obélisque de la Concorde, le prix nobel de la paix à Gorbatchev (en octobre 90, envoi de chars en Lituanie : janvier 91), la phrase "les Européens doivent servir l'euro", l'Uruguay Round, les Mapuches foutus dehors par Luciano Benetton (c'est légal, il a acheté leurs terres !), etc
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Écrit par : E Levavasseur / | 06/06/2013

> E. Levavasseur (votre pseudo était plus rapide à écrire...) :
"L'écologie plénière a plusieurs portes d'entrée, plusieurs chemins.
Pour les uns, c'est la révolte devant l'économie folle, d'autres celle devant l'avortement, ou la prostitution, ou l'esclavage, ou la laideur de l'urbanisme, la malbouffe, les palais de marbre des conseils généraux.
En général c'est un ensemble, jamais un seul chemin."

Tout à fait d'accord.
Mais cela devient gênant et contre productif quand on fait de sa petite porte d'entrée l'alpha et l'omega du combat, en reniant les autres.
Que chacun s'engage là où il peut, suivant ses capacités, sa sensibilité, sa disponibilité, sa vocation, bien sûr, mais il faut que la prise de conscience soit globale, avec un discours cohérent qui n'oppose pas ce qui doit être articulé.
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Écrit par : PMalo / | 06/06/2013

@ Eric,

> Je suis en partie d'accord avec vous, mais en partie seulement. Oui, du fait de notre histoire personnelle, de l'imaginaire politique que l'on s'est forgé dans tel ou tel contexte familial et social, et plus profondément du fait de ce que l'on est au plus intime, nous avons tous une vocation qui nous est propre, et qui au niveau de nos engagements dans la cité, trouvera un terreau d'expression plus favorable pour certains dans des questions sociétales ou encore pour d'autres dans des questions écologiques, etc...
On est d'accord là-dessus. Je dis juste : ne nous en tenons pas à ça.
Comme toujours, le piège, c'est le clivage, caractéristique première et fondatrice du libéralisme : chacun de son côté, dans sa petite boîte avec sa petite vocation et son petit talent à faire fructifier pour sa petite chapelle. Chacun sa route, à lui le sociétal, à l'autre l'écologie.
Le diviseur rampe à nos basques, et il fait de nos singularités et de nos vocations personnelles un élément de divisions inter-personnelles et par extension sociales. Le libéralisme ne s'est pas constitué autrement quoiqu'en disent certains universitaires jargonneux.
Je ne dis évidemment pas que vous voyez les choses ainsi, je dis juste que c'est le risque si l'on s'en tient à la première étape.
Notre vocation personnelle, y compris dans l'engagement, a beau être particulière et privilégier tel ou tel domaine comme « porte d'entrée », elle n'en est pas moins orientée vers la communion universelle en Christ de toutes les vocations particulières, vers le catholicisme. Cf Lubac.
Dans cette visée intégrale et universelle, l'enjeu aujourd'hui, pour la question qui nous concerne ici, c'est la rencontre de l'écologie humaine et de l'écologie environnementale, des vocations plutôt orientées vers l'une et de celles plutôt orientées vers l'autre, et la mise en lumière de leur convergence fondamentale.
(Attention clivage ne veut pas dire dissensus, et communion ne veut pas dire consensus. J'ai même de plus en plus tendance à penser que la communion passe par l'épreuve du dissensus. Le consensus dans lequel on crève, c'est le refus, la peur de l'altérité, et au niveau social, c'est le refus et la peur de l'alternative. Le consensus, c'est la paix des lâches)
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Écrit par : Serge Lellouche / | 06/06/2013

@ Serge

> Rien à faire, on est encore d'accord**.
la porte d'entrée, comme son nom l'indique c'est pour entrer dans la maison qui est faite de plein de pièces, lesquels comme vous dites ne doivent pas être des tours d'ivoire
Il y a plusieurs pièces dans la maison du père, c'est leur ensemble qui fait la maison sinon on aurait des mobil homes côte à côte. C'est pareil pour le monde/l'Europe : ils sont fait de peuples, chacun avec leur personnalité (pas leur individualité) qui forment le caractère de l'ensemble, comme ds une famille.
" Le consensus, c'est la paix des lâches" : je me sens moins seul de voir que vous le pensez aussi; c'est notamment ce qui m'horripilait de Balladur.
je parle toujours du bien commun pas de l'intérêt général ou du "tout", de la personne et pas de l'individu.
Actuellement, il faut être prêt à changer et unir les maquis, être prêt à accepter celui qui saura mieux faire autant que de prendre des responsabilités.

**Et je vous ferai remarquer que je vous ai invité plusieurs fois au pélé (sans réponse ;-))
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Écrit par : E Levavasseur / | 06/06/2013

@ Eric,

> Merci pour l'invitation au pélé! Franchement pas possible en ce moment de m'engager pour une date, trop d'incertitudes sur un possible déménagement dans les temps qui viennent. A suivre...
En attendant, ça y est je connais votre visage, et j'ai dit tout de suite «bonne tête !» ;-)
https://sites.google.com/site/pelepourlafrance/contact-us

Idor Ballamou ? S'il n'y avait que lui, la France serait déjà aux portes de la vision béatifique.
Ici, aux confins du réel... http://www.ina.fr/video/CAB93070304
______

Écrit par : Serge Lellouche / | 07/06/2013

à Serge Lellouche

> si vous trouvez des formules courtes et précises, faciles à retenir sur
-la communion et non le consensus*
- le travail = contribution au bien commun
etc... je suis preneur.
Je sais, je sais rien n'empêche le travail de fond et je ne cherche pas à réduire le raisonnement à des slogans.
mais "aimez-vous les uns les autres", ça résume tout aussi et donne envie d'aller plus loin ; eh bien, c'est ça que je veux.
Ces derniers temps, le pape ne cesse de dire des choses qui montrent que notre action va ds le bon sens car ces déclarations en fait viennent résumer ce que nous disons sur le site :
-"La crise que nous vivons est la crise de la personne, qui ne compte plus, seul l'argent compte"
-"l'Eglise est une mère, pas une baby sitter" (B16 avait dit : "pas une ONG")
-"La politique est la forme la plus haute de la charité, car elle cherche le bien commun" (le caté le dit déjà)
Quant à cette page du site, vous avez vu qu'avec une telle devise, on peut difficilement dire que le pélé ne prêche pas pour la communion terre-ciel !
pour ma bouille, je ne suis pas si you-koun-koun que j'en ai l'air

* autres que "consensus : sus aux cons !"
c'est vrai, mais pas évangélique.
(ds la forme seulement car toute vérité est dans l'Evangile)
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Écrit par : E Levavasseur / | 07/06/2013

TOUT SE TIENT

> Et tous les jours on en apprend davantage - grâce à mon informateur secret (ma soeur, qui joue les Sherlock Holmes), voilà ce qu'on apprend sur la fameuse Human Rights Campaign, qui félicite Monsanto pour son bouleversant humanisme LGBT en passant discrètement sur son esclavagisme actif et les suicides de paysans indiens. La société est financée par BP, Google, Nike, Goldman Sachs, JP Morgan, Morgan Stanley, et bien d'autres encore.
http://www.hrc.org/the-hrc-story/corporate-partners/bronze
http://www.hrc.org/the-hrc-story/corporate-partners/silver
Pour ceux qui ont oublié, dix secondes d'interview du PDG de Nike dans le reportage The Big One de Michael Moore :
http://www.dailymotion.com/video/xkm6d8_phil-knight-is-okay-with-children-work_webcam#.UbbwCdibwvk
Je sais que, ces temps-ci, tous mes commentaires se finissent de la même façon, mais c'est fou comme tout se tient, non ?
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Écrit par : Christian / | 11/06/2013

BLACKWATER

Monsanto parrain? A tous les sens du mots, y compris figuré:

http://article-50.eu/monsanto-achete-blackwater-la-plus-grande-armee-mercenaire-du-monde/?fb_source=pubv1

PH


[ PP à PH - Non, c'est une fausse rumeur démentie : http://lesmoutonsenrages.fr/2013/04/30/monsanto-proprietaire-de-la-plus-grande-armee-privee-du-monde/)

réponse au commentaire

Écrit par : Pierre Huet / | 01/08/2013

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