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05/07/2007

Motu proprio : le 7 juillet, la messe "de saint Pie V" retrouve droit de cité dans les diocèses

Nouvelles précisions :


 

La lettre apostolique Summorum pontificum de Benoît XVI, sur l’usage de la messe et des livres liturgiques selon le rite préconciliaire de 1962, sera publiée le 7 juillet. Ce document  étend à l’Eglise entière la possibilité de célébrer la messe selon les livres liturgiques de 1962 (pontificat de Jean XXIII) : ce rite sera déclaré “une forme extraordinaire de l’unique rite romain“, dont la forme ordinaire est le rite dit de Paul VI.  Outre le rituel de la messe, le document devrait concerner le baptême, le mariage,  la confirmation, l’onction des malades et les obsèques.  


Selon les agences, le nouveau document autorisera les paroisses diocésaines à célébrer une messe tridentine par dimanche et jour de fête, sauf à Pâques.  Il encourage aussi la création de paroisses vouées au seul rite tridentin.

« Le pape devrait par ailleurs préciser qu’il ne s’agit pas d’un retour en arrière mais d’un geste en vue de mettre à la disposition de l’ensemble des fidèles les immenses trésors spirituels, culturels et esthétiques liés à l’ancienne liturgie », soulignent les sources romaines.  Contrairement à ce que disent les journaux français, le but du pape n’est aucunement de faire une « concession » à qui que ce soit, et notamment pas au groupe lefebvriste qui rejette le concile Vatican II : il s’agit au contraire de faire naître un vaste mouvement pour recentrer et enrichir  la liturgie catholique dans le monde entier, dans l'esprit du texte conciliaire sur cette liturgie.

 




 

 

Commentaires

LE RITUEL AUSSI

> A ma connaissance, le régime instauré par Jean-Paul II "Ecclesia Dei" donnait droit au missel de 1962, dit de Saint Pie V, mais pas au rituel; les six autres sacrements devaient être célébrés avec les nouveaux rituels issus de la réforme liturgique de Vatican II. Donc, avec Benoît XVI, on va autoriser aussi l'usage des anciens rituels des sacrements.

Écrit par : B.H. | 05/07/2007

LE RITE ORDINAIRE, TOUJOURS ABSENT ?

> Les fidèles attachés au rite romain "extraordinaire" auront ce qu'ils ont toujours demandé. Mais que feront les évêques de France pour les fidèles attachés au rite romain "ordinaire" célébré sans ajouts ni modifications ni suppression (cf. Vatican II), qui est toujours absent de la quasi totalité des paroisses?

Écrit par : Denis CROUAN | 05/07/2007

DES DOCUMENTS QUE L'ON N'APPLIQUE PAS

> Je suis bien d'accord avec le Dr Crouan. Ce sont toujours les mêmes qui sont laissés pour compte !
Ainsi les fidèles qui préfèrent les anciennes normes les ont (ou les auront) mais ceux qui veulent les normes actuelles (Missel de 2002 dit de "Jean-Paul II") peuvent aller se faire voir. (Les évêques ne le disent pas comme ça mais c'est le même message).
Sur mon ancienne paroisse, j'ai fait remarquer à mon curé que seul le chant grégorien n'avait pas le droit de cité ! Est-ce vraiment une attitude conciliaire ?
Quid de l'application de "Redemptoris Sacramentum" ? de "Sacramentum Caritatis" ? de "Sacrosanctum Concilium" ? de "Musicam Sacram" ? de "Ecclesia de Eucharistia" ? du discours de S.E. le Cardinal Arinze pour les 50 ans de l'ISL ? ou tout simplement de la PGMR et du Cérémoniale des Evêques ?
Voilà le bilan : d'un coté un seul Motu Proprio qui sera appliqué, de l'autre quantité de documents qui ne le sont toujours pas (et certains depuis plus de 40 ans).

Écrit par : Boris | 06/07/2007

MARTHE ROBIN ET LA MESSE DE St PIE V

> Il n'est pas inutile de rappeler deux réflexions de Marthe Robin qui s'adressent autant aux partisans qu'aux opposants à la liturgie dite de St Pie V.
Le précédent Père Abbé de l'abbaye bénédictine de Fontgombault, Dom Jean Roy, suite à l'interdiction de la liturgie traditionnelle dans les années 70, avait
confié sa douleur à Marthe Robin, déplorant la disparition d'un trésor plus que millénaire, qu'il estimait puissamment contemplatif et si expressif du Mystère de la Rédemption. Avec son étonnante sagesse, Marthe lui avait assuré que cette
liturgie retrouverait une place dans l'Eglise : non pas toute la place, mais une place irremplaçable. Elle voyait que cette diversité liturgique était une
richesse pour l'Eglise, dont l'unité n'est pas uniformité.
Elle disait aussi que l'amour de cette liturgie ne devait pas être confondu avec un rejet de Vatican II. Cependant Marthe savait que certains parmi les
traditionalistes avaient peur de la nouveauté du concile. Elle voyait bien que c'était une impasse, autant que le modernisme qui voulait interpréter le concile en rupture complète avec tout l'héritage traditionnel. Face à cela Marthe répondait : "la clef pour interpréter Vatican II, c'est Ste Thérèse de Lisieux !!!"
Gustave Thibon disait : "être catholique, c'est être ni un fossile, ni un invertébré, ni un arbre sans fruit nouveaux, ni un arbre sans racines..."
Sainte Thérèse nous donne le véritable équilibre entre enracinement et nouveauté.
Marthe fut prophétique puisqu'après sa mort l'Esprit Saint nous a donné la plus grande sainte des temps modernes comme Docteur de l'Eglise pour notre temps !

Écrit par : Marc | 06/07/2007

> Et oui. Si déjà la messe dite de Paul VI était célébrée correctement, ce serait un progrès énorme !

Écrit par : VF | 06/07/2007

Observation sur le commentaire précédent :

> Le missel de 1962 dont j'ai l'usage quotidien comporte l'ensemble des rituels des sacrements selon le rit dit de St Pie V. Il me semble que les communautés Ecclesia Dei (en tout cas celles que je connais) usent de l'ensemble de ces rituels, sans d'ailleurs que cela n'ait soulevé de problème dans les diocèses où elles sont accueillies. Il demeure vrai que dans les lieux où la simple messe du dimanche selon "l'ancien rit" est tolérée, la charité ne va généralement pas jusqu'à l'acceptation des autres rituels. Préciser les choses semble donc nécessaire.

Écrit par : GdC | 06/07/2007

GENERALISATION UN PEU NEGATIVE

> "rite romain "ordinaire" célébré sans ajouts ni modifications ni suppression (cf. Vatican II), qui est toujours absent de la quasi totalité des paroisses?"
Cette généralisation n'est-elle pas un peu négative ?...
Je dois avoir une chance énorme. Toutes les paroisses que j'ai été amenée (et au présent aussi) à fréquenter proposent une liturgie conforme au missel de Paul VI, sans rien qui vienne la dénaturer, avec des prêtres très clairs sur la question. Il faut dire qu'étant de la génération 80, je n'ai pas connu les années 70, il paraît que c'était un drôle de cirque à cette époque...
C'est en lisant "Redemptoris Sacramentum" que j'ai pris conscience de ce qui pouvait exister... jamais en vivant les excès présentés par le document.
Il me semble que les prêtres de la génération 80-90 n'ont pas de gros problèmes à ce niveau.

Écrit par : Pimousse | 06/07/2007

IL Y A PARFOIS DES ABUS, MAIS...

> Je partage pleinement l'avis de Pimousse. La quasi-totalité des paroisses ne respecteraient pas le rite romain ordinaire ? J'ai pas mal de déménagements à mon actif et je me garderai bien de ce jugement radical qui est très loin de ce que j'ai connu même si j'ai constaté des abus parfois. Je me demande d'ailleurs ce que peut penser un prêtre de paroisse en lisant cela. Enfin, j'ai eu plusieurs fois l'occasion d'assister à des messes non pas "dites de Saint Pie V" mais "selon le missel de 1962", j'ai un âge qui fait que j'ai le souvenir des messes dites "pré-conciliaires" et je me souviens très bien que ces messes laissaient une place tout à fait notabe aux chants en langue "vernaculaire". Dans les messes selon le missel de 1962 en latin, j'ai constaté qu'il pouvait y avoir un chant à l'entrée en français, un chant à la sortie en français et tout le reste en latin, ce qui n'était nullement le cas des messes d'avant 1968. La solution de ce problème passe sûrement par l'application par tous du texte sur la liturgie de Vatican, ce qui suppose d'abord de le lire sans y chercher seulement ce qui va dans son sens.

Écrit par : olivier le Pivain | 07/07/2007

PAROISSES FRANCAISES ET MESSE DE PAUL VI

> Ceux qui disent que la liturgie actuelle est respectée dans les diocèses de France sont probablement des gens... qui ne connaissent pas bien la liturgie, ce qui peut se comprendre tellement nous nous sommes habitués à prendre ce qui se fait dans les paroisses pour la liturgie conciliaire. Permettez-moi d'argumenter:
1. Je suis moi-même organiste et comme tel appelé à rendre service dans telle ou telle paroisse. Je puis vous assurer que dans toutes les paroisses que je connais (Huat-Rhin, Bas-Rhin, Territoire de Belfort, Côtes d'Armor, Jura...) il n'y en a pas une seule où le missel est respecté: partout la liturgie est célébrée avec des variantes plus ou moins marquées.
2. L'ancien Secrétaire de la Conférence des Evêques reconnaissait lui-même, dans un courrier qu'il m'avait adressé, qu'il n'y avait que "quelques paroisses" où la liturgie était célébrée selon les livres officiels; dans un autre courrier, Mgr Felici, alors Nonce apostolique, me faisait la même remarque.
3. Quand on regarde les messes dominicales retransmises le dimanche matin par la 2ème chaîne, on constate que pas une seule fois la liturgie n'est célébrée comme elle devrait être célébrée. Mais les fidèles ne font pas attention car a) ils ne savent pas et b) ils sont désormais habitués à ce type de messes "arrangées".
4. Le Cardinal Ratzinger, dans les couriers qu'il m'a envoyés, m'écrivait que de nombreuses plaintes parvenaient à Rome, signées par des fidèles qui se désolent de ne pas trouver des messes célébrées conformément au missel actuel.
5. Comment la liturgie, en France, pourrait-elle être célébrée conformément au missel romain actuel puisque cet ouvrage n'est toujours pas diffusé dans nos paroisses?
6. Même à Paris, on ne trouve pas deux messes semblables... alors que tous les célébrants se réclament du même missel.
7. Un évêque m'écrivait un jour: "Je fais ce que je peux pour que la liturgie soit respectée dans mon diocèse, mais je ne suis pas obéi".
Voilà quelques témoignages qui prouvent bien que la fidélité au missel romain sous sa forme actuelle est loin d'être une réalité dans nos diocéses qui, sur leurs sites internet, donnent d'ailleurs beaucoup d'exemples de ce qui ne devraient pas se faire en liturgie.

Écrit par : Denis CROUAN | 07/07/2007

UNE BENEDICTION

> « Je vous laisse l’esprit de liberté »
C’est par ces mots que saint François de Sales délivra Jeanne de Chantal de l’horrible oppression spirituelle qu’exerçait sur elle son directeur de conscience.
« Je vous laisse l’esprit de liberté » ! C’est ainsi que notre pape Benoît XVI nous libère aujourd’hui de quarante ans d’oppression cléricale gallicane. Je dis cela d’autant plus facilement que je n’ai participé qu’une seule fois à la messe célébrée dans l’ancien rite. Le Motu Proprio "Summorum Pontificum", en s’attaquant à la crise liturgique, s’attaque à la racine du mal qui ronge le clergé français : l’étouffement spirituel et doctrinal. Il y répond en ouvrant grandes les portes des sacristies de ceux qui se croient modernes. Certes, des courants d’air et même des bourrasques pourront en résulter. Mais mieux vaut être décoiffé que mourir étouffé.
Cet étouffement spirituel se traduit par une étroitesse d’esprit et une sécheresse de cœur qui rendent irrespirable l’atmosphère du petit milieu clérical français. Celui qui a vécu ou qui vit dans ce milieu sait que cet atmosphère délétère a pour origine un manque de dialogue et de discussion (dans le sens de l’ancienne pratique de la Disputatio) qui stérilise l’intelligence et finalement le cœur.
Ce texte est donc une bénédiction. Fasse Dieu que le clergé français ne l’enterre pas dès demain.

Écrit par : B. LEROY | 07/07/2007

@ Denis Crouan

> Je n'ai pas eu la chance de recevoir des courriers du cardinal Ratzinger ni même de discussions sur la liturgie avec des évêques. Je dirai même sans gêne que je n'ai pas de compétences en matière liturgique. J'ai seulement l'expérience des différentes messes auxquelles j'ai assisté, et j'ai (pour connaître le concile Vatican II en particulier sur la liturgie au-delà de ce que l'on veut lui faire dire) lu, entre autres, la constitution sur la liturgie.
Allant depuis des années à la messe paroissiale, je confesse en avoir tiré grand profit. Je ne dissèque pas ce qui s'y passe et je suis confiant envers mon curé sur la messe qu'il célèbre.
Je dis que s'il y a des abus, ils sont de tous ceux qui sont extrêmes. N'est-ce pas un abus que de rester figé sur ses positions sans vouloir admettre le concile, que de faire, pour certains, des guerres stupides sur le Notre Père "que le prêtre doit dire seul", que de vouloir des habits d'enfants de choeur à la mode du 19e siècle, que de remplir au maximum la messe de latin, que de refuser le "baiser de paix" que l'Eglise a pratiqué pendant des siècles etc....
Je dis seulement, au risque d'en étonner certains, que l'on peut "faire son salut " dans de très nombreuses paroisses, et que le renouveau liturgique est souhaitable en ayant pour base, évidemment, la constitution de Vatican II sur la liturgie.
La Tradition est vivante, elle n'est pas figée.

Écrit par : olivier le Pivain | 07/07/2007

LES CHOSES BOUGENT

> Moi aussi j'ai beaucoup déménagé et j'en ai vu de toutes les couleurs. Le plus "beau" restant une concécration de l'eucharistie dite par un enfant de choeur auquel le prêtre avait cédé la place (je passe sur les épisodes pipos et tambourins ou séances de diapos sur le Bangladesh). Ce texte permettra, j'espère, autant une vraie réconciliation qu'une revivification de la liturgie dans le bon sens. Les deux "courants" pouvant s'enrichir mutuellement vers plus de beauté et d'élévation de l'âme. Mais, est-ce qu'on ne pourrait présenter la liturgie aux jeunes, pendant le catéchisme par exemple? Cela leur permettrai d'en découvrir le sens et d'éviter les inventions censées plaire au peuple ou attirer ces mêmes jeunes. Ils ont besoin autant de sens que de beauté, de symboles et de rituels. Mais il est sûr que l'acceptation du concile de Vatican II reste difficile pour certains, au-delà du problème du latin ou du missel. Je me rappelle de discussion sur "Nostra aetate" particulièrement ardue et animées avec certains opposants au concile (je n'aime pas le terme traditionaliste et encore moins celui d'intégristes!). En tout cas, les choses bougent.

Écrit par : Vf | 07/07/2007

VIVE LA LIBERTE

> Je suis d'accord avec MM. Crouan et Leroy. Vive la liberté ! Merci au Saint Père de nous délivrer de cet esprit de polémique janséniste. Cette aigreur française traverse tous les milieux de l'intégrisme au progressisme et les siècles depuis le XVIIème siècle.
Apprenons pour terrasser cet esprit, à nous respecter et nous aimer mutuellement.
Repoussons l'esprit que Molière stigmatise dans son Dom Juan : "Je damnerai les gens de mon autorité. C’est ainsi que l'on peut, dans le siècle où nous sommes, profiter sagement des faiblesses des hommes..."
Partisans de la messe selon le rite de Paul VI ou partisans de la messe selon le rite du Bx Jean XXIII, apprenons à nous aimer et à nous respecter.
Ubi caritas et amor Deus ibi est. ("Là ou est la charité et l'amour, là est Dieu")

Écrit par : Denis Merlin | 07/07/2007

INDISSOCIABLES

> Que les journalistes en quête de sensationnel cessent de nous parler de "retour à la messe en latin ", le missel de Paul VI n'a jamais interdit la messe en latin , il a fait quelques réformes en continuité avec ses prédécesseurs , autorisé les langues vernaculaires , rappelé la place privilégiée du chant grégorien sans exclure d'autres chants ; nous ne demandons que l'application et le respect des textes et des rappels et non la révolution liturgique d'un coté ou de l'autre. Quand on supprime les bancs pour empêcher de se mettre à genoux, quand on supprime les ornements , les rites d' offertoire, les rites d' ablutions , les croix de procession , les encensoirs, les ostensoirs, les servants d'autel.... et l'autel même, ce n'est pas une question de latin, la langue liturgique n'est qu'un aspect parmi d'autres comme l'hébreu pour les juifs ou l'arabe classique pour les musulmans... nous ne demandons que le retour à la messe de Paul Vi qui peut être célébrée en latin ou en n'importe quelle langue et les respect des règles et de l'esprit de la liturgie , qui nous fait participer au mystère de l' alliance divine , mystère qui s'accomplit dans l'Eucharistie et où tous les gestes, rites, issues des traditions religieuses , juive, grecque , romaine... sont une aide pour nous élever vers ce mystère, dans un équilibre entre la table de l' Eucharistie tournée vers l'assemblée et l'autel du sacrifice eucharistique tourné vers Dieu , les deux aspects étant reconnus et indissociables comme la manière de célébrer face au peuple ou dos au peuple.

Écrit par : PL GODIN | 07/07/2007

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