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16/11/2022

Le problème de la planète n'est pas l'humanité en soi : c'est le système productiviste-consumériste

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Le livre de l'ingénieur et écologue Emmanuel Pont répond à la nouvelle offensive malthusienne... Ma chronique à Radio Présence (Toulouse Midi-Pyrénées) et Radio Fidélité Mayenne :


cochet-202x300.pngEn 2009, l’eurodéputé vert Yves Cochet menait campagne pour une dénatalité en demandant la diminution des aides à la famille, avec ce slogan : “Un enfant européen a un coût écologique comparable à 620 trajets aériens Paris-New York”. Ce à quoi le journal La Décroissance ripostait : “Ce n’est pas l’enfant qui est en trop, ce sont les 620 trajets aériens Paris-New York !”. C’était bien envoyé, dans le véritable esprit écologique qui accuse le système économique et non l’espèce humaine.

Treize ans plus tard, en novembre 2022, les annonciateurs de fin du monde recommencent leur campagne contre la natalité.  Ils s’emparent du rapport démographique qui estime à 8 milliards d’individus la population terrestre : selon eux, ce nombre d'humains serait le facteur principal du dérèglement climatique dû aux gaz à effet de serre ; donc il faudrait cesser de faire des enfants.

couv1-644x1024.jpgPas du tout, répond un livre intitulé Faut-il arrêter de faire des enfants pour sauver la planète ?  (Payot). Son auteur Emmanuel Pont est centralien, écologue et spécialiste de ce dossier. Sévère envers les néo-malthusiens, il explique que sur le plan du climat leur affirmation ne tient pas debout :  elle mélange les hypothèses et les types de sociétés dans le monde ; et de toute façon, “les émissions de gaz hypothétiques de nos arrière-petits-enfants hypothétiques ne contribuent pas au réchauffement aujourd’hui !”  Ce qui y contribue, par exemple, c'est l’échec des conférences sur le climat (on le voit encore en ce moment) : échec provoqué par l’attitude incohérente, équivoque et bonimenteuse des dirigeants politico-économiques des cinq continents. Emmanuel Pont les interpelle : “Pourquoi les pays ne respectent-ils pas leurs engagements ? Pourquoi aujourd’hui la pollution des riches provoque-t-elle des conséquences principalement chez les pauvres ? Pourquoi a-t-on une culture qui nous pousse à consommer toujours plus ?”  Ce sont les vraies questions. Constatons qu’elles ne sont pas le premier souci du parti qui se dit écologiste (mais préfère se consacrer aux modes “sociétales” et aux fumées woke importées des Etats-Unis). Ces questions que la classe politique ne se pose pas,  sont posées dans l’un des documents les plus importants de la deuxième  décennie du siècle : l’encyclique Laudato Si’ du pape François.  >>

 

 

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Commentaires

LES ANTINATALISTES ONT TORT

> Quand je pense à mes 4 enfants, il m'arrive de m'interroger sur la portée écologique d'une famille nombreuse, car je ne vois pas beaucoup d'alternative aux couches, au textile à racheter fréquemment et tout le bataclan, même si j'essaye de faire des efforts là où je peux.
Néanmoins, je persiste à penser que les alter-mondialistes qui pointent du doigt la natalité ont tort. La crise que traverse le monde n'est pas une crise de la ressource, mais plutôt une crise du partage. Et il est criant que les plus gros pollueurs sont ceux qui font le moins d'enfants, ne serait-ce qu'à l'échelle des pays. Parce qu'au-delà du régime productiviste, il y a une mentalité ultraconsumériste qui postule que l'homme ne s'accomplit pas dans la transmission de la vie mais dans l'accumulation des richesses (je ne prétend pas y échapper complètement, moi aussi je regarde les catalogues de Noël pour mes gosses). A ce compte, non seulement les ressources ne suffiront pas mais en plus, il y a un système d'insatisfaction permanente qui accélère la consommation de ressources. Dans un post précédent de ce blog, vous citez un député qui disait qu'il y a 20 ans, on consommait 2 fois moins de textile.
Alors, de mon humble point de vue, j'ose rassurer les catholiques qui auraient des scrupules à avoir des enfants. L'Eglise ne se trompe pas quand elle dit que la famille est la cellule de base de la société. C'est là qu'on apprend le partage, la fraternité et la gestion des conflit. Même s'il ne suffit pas que la famille tourne bien pour se dire écolo.
Enfin,il y a les alter-mondialistes qui, dans une bonne intention, se trompe en s'attaquant à la natalité. Mais il y a aussi un anti-natalisme très pervers qui s'en prend aux pays les plus pauvres. Dans Caritas in Veritate, Benoît XVI dénonce les actions de stérilisation forcée, notamment en Afrique. D'ailleurs, les rapatriés de l'Arche de Zoé (pour ceux qui s'en souviennent, ça remonte à 2007) ont été condamnés à des peines clémentes par le cour d'appel de Paris. Et la grâce présidentielle tchadienne interroge sur ses causes profondes. https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Arche_de_Zo%C3%A9
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Écrit par : Cyril B / | 16/11/2022

MONDE BINAIRE

> Arrêter de faire des enfants ?
Excellente idée !
Plus ils seront minoritaires, moins ils pourront râler contre cette masse de vieux qui ont détruit la planète sans rien faire malgré les colliers de "COP" !
A moins de préférer l'alternative sociétale, tout aussi bien pensante, qui serait d'euthanasier tous les vieux (la peine de mort à été supprimée mais l'euthanasie va permettre d'y remédier) !
Ouais, finalement, j'aime bien ce monde binaire !
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Écrit par : franz / | 21/11/2022

PAS LA SEULE MENACE

> Et puis, le climat n'est pas la seule menace. Il en est une autre plus grave, plus proche, plus certaine: la pollution aux origines diverses, matières plastiques, médicaments dans les eaux usées...
Mais lutter contre cela entraînerait des bouleversements du système économique mondial bien plus importants, plus fondamentaux que seulement réduire les émissions de CO2
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Écrit par : PF Huet / | 24/11/2022

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