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19/09/2022

Pourquoi des journalistes français ont quelque mal à comprendre ces funérailles royales

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Ma chronique à Radio Espérance (Auvergne Rhône-Alpes) :


<<. Les funérailles de la reine d’Angleterre impressionnent les journalistes français. Mais certains d’entre eux butent sur la foi chrétienne d’Elizabeth II, comme si la religion d’une reine était potentiellement cause de division : quelque chose qui contredirait le symbole d’unité que devrait être la royauté britannique…Plutôt que de réagir en fonction de leur propre état d’esprit, nos médias feraient mieux de regarder les réalités. D’écouter les gens. Par exemple les passants interviewés dans les rues de Londres le 14 septembre par les télévisions, y compris les télévisions françaises !  Ces Britanniques sont de toutes origines ethniques et religieuses ; or aucun n’a mentionné la religion d’Elizabeth II comme un élément négatif. Oui, aucun : notamment pas les musulmanes voilées de noir qui venaient, téléphone en main, photographier la grande procession de Buckingham à Westminster.

Apparemment cette sérénité british étonne un certain nombre de commentateurs parisiens. Nos chaînes de télé en continu carburent aux clashes et aux ruptures : il paraît que sans ça l’actu serait ennuyeuse ; on se demande donc si l’Angleterre "sera bientôt en République", si le Commonwealth va forcément "disparaître", et si les références religieuses de la Couronne britannique constituent "un problème"…  Inexistant aux yeux des Britanniques, ce "problème" existe aux yeux de Français exerçant des métiers de presse. Ils semblent souffrir d'un blocage mental – très franco-français – devant l’idée que, dans sa vision de la vie, un (une) chef d’Etat ne tienne pas seulement compte de l’air du temps et du suffrage universel, mais aussi d’une transcendance.

Encore plus incongru aujourd’hui aux yeux de certains : dans le système anglais,  la transcendance religieuse peut non seulement concerner la personne intime du souverain (sa vision personnelle de la vie), mais figurer dans la cérémonie du couronnement, pilier de l’institution royale elle-même ! Cela ne veut pas dire, comme l'imaginent presque tous nos commentateurs, que les sujets de SM britannique seraient priés de croire “à une origine divine de la Couronne”. Non : cela veut dire que la poursuite du bien commun – dont cette Couronne est censée être le symbole – s’appuie non seulement sur l’horizontal (les opinions du moment) mais sur le vertical : la mission est forcément transcendante, puisqu’elle est censée traverser les siècles. Le sacre demande à Dieu de tenir le souverain à la hauteur de cette mission. Voilà ce qui paraît échapper à nos commentateurs. >>

Commentaires

AVEUGLES MÉDIAS

> Dans un débat récent sur l'Ukraine, un écrivain russe, ancien diplomate de l'ambassade soviétique en France, décrivait les médias occidentaux - et singulièrement français- comme "approximatifs et prenant leurs désirs pour la réalité". C'est bien vrai non seulement pour leurs commentaires de la guerre en Ukraine, mais aussi pour ceux du deuil anglais à la suite du décès de la reine Elizabeth II... C'est dur pour les dits médias de découvrir que leur petit milieu bobo-libertaire n'est pas le nombril éclairé du vaste monde.
Triste cocktail d'arrogance, de mensonge et de sottise, leur mal est incurable !
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Écrit par : B.H. / | 19/09/2022

LA GRÂCE

> "Le sacre demande à Dieu de tenir le souverain à la hauteur de cette mission." C'est en effet une des significations du titre "roi (ou reine) par la grâce de Dieu". L'autre serait de rappeler à tout souverain qu'il ne doit pas son titre à ses extraordinaires mérites.
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Écrit par : Sven Laval / | 19/09/2022

LA NORMALITÉ ACTUELLE

> La normalité médiatique en France, c'est Line Renaud, aujourd'hui grand-croix de la Légion d'honneur, apôtre de l'euthanasie. C'est la négation même de toute transcendance : la volonté individuelle poussée à son paroxysme, en supposés "maîtres de notre corps" que nous serions. Nos journalistes pourraient interroger notre relation au corps, poser la question d'un Créateur qui nous aurait laissé la vie non pour que nous en disposions à notre guise pour rendre gloire à Dieu ; non, ils préfèrent rapporter la promesse faite par Brigitte Macron à la nouvelle légionnaire : « vous avez vu, on va le faire ! ». Triste France que celle qui a oublié son baptême et l'Espérance qu'il porte.

Écrit par : Philippe de Visieux / | 20/09/2022

GOD

> j'apprécie le point de vue de P de Visieux
Simplement rappeler ce que veut dire ; GOD SAVE THE QUEEN !!!!!
Le mot anglais " GOD " est -il inconnu en France !
Il va falloir changer les paroles pour initier "GOD SAVE THE KING "
Trop dur pour ceux qui bossent dans les boites médiatiques ?????
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Écrit par : marniquet yves / | 20/09/2022

à Yves Marniquet :

> Cela étant, la Grande-Bretagne a elle aussi ses zones d'ombre. Si son cadre institutionnel millénaire est indissociable de la foi chrétienne, son droit positif s'en écarte dangereusement : l'avortement est autorisé depuis 1967 pendant les vingt-quatre premières semaines de grossesse, lorsque le fœtus pèse de l'ordre de six cents grammes, que la tête est formée et humainement reconnaissable et que le corps mesure de l'ordre de trente centimètres - une boucherie. L'Église d'Angleterre ordonne des femmes à la prêtrise, à l'épiscopat et, sans les bénir, tolère les unions homosexuelles. Beaucoup de couleuvres que la feue souveraine eut sans doute à avaler sans rien pouvoir dire : 'never explain, never complain'. En Belgique, le courageux Baudouin préféra renoncer au trône pendant une journée pour ne pas avoir à promulguer la loi sur l'avortement ; c'était il y a trente ans. Peu probable qu'un tel geste, s'il devait avoir lieu aujourd'hui, ne conduise les médias à le qualifier autrement que de réactionnaire ou de nature à remettre en cause le régime monarchique en tant que tel. Nous sommes entrés en Occident dans un nouveau paradigme.
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Écrit par : Philippe de Visieux / | 21/09/2022

BOBOS

> Cher Yves, le problème avec nos concitoyens du boboland bien éloignés de la transcendance, lorsqu'ils entendent, c'est qu'ils pensent tout de suite à des objets incongrus...
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Écrit par : Régis / | 26/09/2022

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