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13/03/2021

Pourquoi l'Eglise catholique est dans l'épreuve, et comment en prendre chacun sa part

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Au centre du Carême, le dimanche de Laetare est le moment de méditer ce que traverse actuellement notre Eglise :


Une fois n'est pas coutume, j'emprunte au P. Maurice Chatelain ces extraits de sa méditation d'aujourd'hui dans le mensuel 'Parole et Prière'. Puisse-t-elle rouvrir la voie à ceux des catholiques pour lesquels l'épreuve présente de l'Eglise n'est qu'un labyrinthe :

« Quand Dieu veut soigner une plaie, il commence par affaiblir la personne à soigner, comme dans une anesthésie générale... Dans un sens c'est ce qui s'est passé avec la mort de Jésus. Avec lui, on voit porté à son paroxysme le péché du monde : quand on rejette Dieu on n'hésite pas à tuer l'innocent, ce ne sont pas les prétextes qui manquent... Seulement, de même que Dieu avait permis la reconstruction du Temple, il a ressuscité Jésus Christ, refondant une religion qui lui rende le culte qui lui plaît : celui de l'amour de Dieu et du prochain, du don de soi, de la générosité et du partage. 

Quand on voit l'état de l'Eglise aujourd'hui, on peut se demander si l'on n'est pas dans une de ces époques de purification, du genre qui arrive quand on s'est éloignés de Dieu. Si l'Eglise n'avait pas été affaiblie par une désertion massive depuis des décennies, aurait-on pu couper dans ses plaies, et ma faire entrer dans une époque de purification et de retour à Dieu ?  Aurait-il été question d'assainir ses finances, jusqu'à faire un audit de sa banque personnelle ? De se défaire des prêtres abusant de leur situation d'autorité pour s'en prendre aux plus faibles et aux plus petits ? De remettre en cause l'organisation de la Curie et le carriérisme qui la caractérisait jusqu'alors ? D'aller jusqu'à punir des évêques et des cardinaux qui auraient confondu le service de leur charge avec un pouvoir sans limites ?  [...]

L'Eglise est sur la table d'opération. Il ne s'agit pas de faire émerger une autre Eglise, avec des règles inventées au hasard pour faire plaisir à quelques personnes. Elle ne doit pas sortir de l'hôpital avec une jambe en moins ou un troisième oeil greffé sur le front. Ce dont il s'agit, c'est de revenir à la santé pleine et entière, de retrouver l'enthousiasme de la première communauté chrétienne, pleine de foi, d'humilité et de générosité. Alors nous n'aurons pas souffert en vain.»

 

Et à propos de la deuxième lecture de ce dimanche (Ephésiens 2,4-10), Hans Urs von Balthasar précise :

« “Les oeuvres bonnes que Dieu a préparées d'avance pour que nous les pratiquions” : la lecture nous montre encore une fois le “grand amour” de Dieu pour nous, ^pécheur,s puisqu'il nous a ressuscités avec le Christ et nous a donné une place dans le ciel; Nous n'avons pas conquis nous-mêmes cette place, elle nous a été donnée par l'amour et la grâce de Dieu. Pourtant nous ne devenons pas automatiquement participants de la vie éternelle, mais nous devons nous approprier par nos “oeuvres bonnes” le don que Dieu nous fait. Or celles-ci non plus, nous n'avons pas d'abord à les découvrir péniblement : il est dit que Dieu “les a préparées d'avance pour que nous les pratiquions”. Dieu nous montre par notre conscience, par sa révélation, par l'Eglise, par notre prochain, ce que nous devons faire dans son sens. Il peut arriver que l'exécution de ces oeuvres préparées d'avance nous coûte quelque chose, mais nous devrions sentir que la victoire exigée de nous est encore une fois une grâce offerte par l'amour de Dieu, et que cette tâche peut donc être accomplie dans la paix et l'action de grâce... »

 

 

 

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Commentaires

PAS DE "DOUCHE FROIDE"

> https://www.courrierinternational.com/article/religion-douche-froide-le-vatican-refuse-de-benir-les-mariages-homosexuels
"Douche froide" ? Vraiment ? La presse grand public semble incapable de comprendre que l'Église opère systématiquement une juste différence entre l'acte contre nature, gravement peccamineux, et la personne homosexuelle qui, même si elle s'est livrée à un tel acte, reste et demeure aimée de Dieu. CNN souhaiterait que "l’Église modernise son approche de l’homosexualité” ; mais ont-ils lu saint Paul ? Comment l'Église pourrait-elle désavouer l'apôtre des Gentils ? Comment le Magistère pourrait-il interpréter la Parole de Dieu au point de la contredire ?
La même note de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi rappelle que la sexualité hors mariage, y compris hétérosexuelle, est un péché mortel (ce qui représente pas mal de pécheurs !) : pourquoi la presse se focalise-t-elle sur la seule question du mariage homosexuel, comme s'il s'agissait d'un gage suprême de progressisme ?
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Écrit par : Philippe de Visieux / | 16/03/2021

PAS AFFAIBLIE PARTOUT

> "Si l'Eglise n'avait pas été affaiblie par une désertion massive depuis des décennies"
N'est-ce pas une situation purement occidentale?
Il semble que les effondrements se fassent à mesure de l'entrée successive dans la "modernité" corrosive de pays qui en étaient en marge:jadis le Québec, de nos jours des pays de l'Est comme la Pologne, et aussi l'Irlande.
Par contre, l'Eglise ne se porte pas si mal en Afrique.
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Écrit par : PF Huet / | 17/03/2021

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