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30/04/2020

Confinement etc : la parole évangélique du pape

Le mardi 28 avril, au début de sa messe matinale à Sainte-Marthe :
« En cette période où il commence à y avoir des dispositions pour sortir du confinement, prions le Seigneur de donner à son peuple, à nous tous, la grâce de la prudence et de l’obéissance à ces mesures, pour que la pandémie ne revienne pas. » Et à l’audience générale du 29/04, ce rappel désavouant implicitement les groupes politiques (Italie, France, USA) qui cherchent à persuader les catholiques de ces pays qu’ils sont méprisés donc persécutés : « Le mépris des hommes n’est pas toujours synonyme de persécution. Il y a un mépris [envers nous] qui est de notre faute, quand nous perdons la saveur du Christ et de l’Évangile ».

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Commentaires

MERCI FRANÇOIS

> Merci François. Une fois de plus le pape joue son rôle de régulateur du catholicisme international. Encore faudrait-il que tous les catholiques français l'écoutent, au lieu de se poser en victimes persécutées (pauvres chéris) parce que le gouvernement ne les salue plus comme des grands notables ayant droit à une place à part !!
Plutôt que de geindre sur leur perte de considération sociale, ils devraient envoyer chacun à sa paroisse ce qu'ils n'ont pas donné à la quête durant tous ces dimanches ! et même plus parce que le danger financier devient pressant dans les diocèses.
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Écrit par : Maryam / | 30/04/2020

à Maryam

> bonne idée à faire circuler, merci.
Et sur nos bons cathos tout ahuris d'être frustrés par le bon M. Macron pour qui ils votent :
s'ils deviennent aussi peu généreux pour financer leurs paroisses (quêtes en chute libre depuis six mois un peu partout semble-t-il) qu'ils étaient peu disposés à laisser leur fils entrer au séminaire (plus de vocations depuis des années), houla.
Quand on refuse même inconsciemment d'assurer l'avenir du sacerdoce, on perd le droit d'exiger la messe.
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Écrit par : Renaud Masuy / | 30/04/2020

LA CHARITÉ EST LA SEULE RÉPONSE VALABLE

> Oui, comme d'autres lecteurs et lectrices de ce blog, moi aussi je dis: "Merci, François !" Chrétiens, catholiques, nous ne devons nous comporter ni comme un lobby ni comme une "communauté" ni comme une "identité". Notre seule réponse valable à la pandémie, c'est la charité au sens plein du terme.
Les vraies questions à poser:
faisons-nous le maximum, spirituellement et matériellement, pour les mourants, les malades, les anciens, les pauvres ?
avons-nous le désir, face aux problèmes de cette période, de devenir plus profondément chrétiens ?
le moment venu, saurons-nous revenir à l'Eucharistie, non comme à un dû ou à une routine, mais comme à un don inouï ?
Et, dans l'immédiat, ne risquons surtout pas de poser des actes qui aggraveraient la crise sanitaire.
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Écrit par : Jean-Marie Salamito / | 30/04/2020

DOODLE

> Un doodle limitant la participation aux personnes ayant pignon sur sacristie, ce n'est pas le meilleur moyen de rassembler une communauté !
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Écrit par : Michel de Guibert / | 30/04/2020

> Ce qui veut dire, Michel de Guibert ?
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Écrit par : Jean-Claude / | 30/04/2020

à Jean-Claude.

> ... ce qui veut dire que je ne vois pas bien le sens de demander, voire d'exiger, des messes ouvertes aux fidèles en mettant des barrières entre eux ou en limitant le nombre à quelques privilégiés inscrits sur un Doodle (donc déjà au courant de ce Doodle et ayant internet pour s'inscrire).
Une communauté chrétienne, c'est autre chose que réclamer un dû de "mon petit Jésus à moi" !
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Écrit par : Michel de Guibert / | 30/04/2020

MAINTENIR

> Vous trouverez dans cet article des informations très intéressantes sur l'accès des fidèles aux sacrements : https://www.famillechretienne.fr/eglise/vie-de-l-eglise/synode-sur-l-amazonie-bientot-des-hommes-maries-pretres-262469/mgr-laurent-camiade-ce-n-est-pas-le-moment-d-ordonner-pretres-des-hommes-maries-262477. C'est tout de même le point de vue d'un évêque...
Ce qui est valable pour maintenir une discipline ecclésiastique doit bien l'être de surcroît pour maintenir une discipline sanitaire (en externe face à un risque épidémique et en interne face à un risque addictif selon les images employées par l'évêque = la dose quotidienne). Une célébration eucharistique une fois par an est peut-être bien une solution économique et rationnelle pour une église en difficulté financière ? En tout cas c'est la règle pour ne pas avoir à désacraliser une église communale...
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Écrit par : J-Luc / | 30/04/2020

DOODLE (2)

> Ce que veut dire Michel de Guibert, c'est que, pour l'assistance à la messe, certains proposent, comme mesure sanitaire, le doodle (ce qui déjà réduirait l'assistance à ceux qui maîtrisent les nouvelles techniques). On s'inscrit pour la messe, quand on arrive au nombre fixé (100 il me semble) on ne peut plus s'inscrire.
A ce stade, autant distribuer des billets de participation aux 100 premiers arrivés. Avec risque de pénalisation pour les familles : "désolé, vous êtes cinq et il ne reste que quatre places. Essayez d'arriver plus tôt une autre fois".
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Écrit par : Bernadette / | 01/05/2020

LE FOND DU PROBLÈME

> Regardons les choses en face : le problème de l'attitude d'une partie des catholiques français (et d'une partie des responsables du clergé) a aussi des motifs psychologiques pour les uns, matériels pour les autres.

– Le mobile n° 1, psychologique et illégitime, existe chez des fidèles laïcs. Il se relie au délire de persécution inauguré en 2013 par les Manifs pour tous. Son schéma mental confond pêle-mêle nouvelles moeurs, profanations d'églises, existence des mosquées, confinement sanitaire etc), pour en déduire que tout ça est pour nous déclasser dans le pays : "pour nous discriminer, nous les cathos qui sommes pourtant la vraie identité de la France", etc... Dans ce cadre, tout et n'importe quoi sera ressenti comme "agression" (même les actes du Saint-Siège !), et relié à l'une des théories du complot ; ou à plusieurs de ces théories à la fois, si l'on parle des pouvoirs publics – que l'on croit tyranniques à l'encontre des seuls catholiques... (Variante : "à l'encontre des seuls catholiques mâles blancs", triple persécution). D'où une agitation parasitaire, véritable infection des esprits dont les épidémies se succèdent depuis huit ans.

– Le mobile n° 2, matériel et légitime, concerne une partie du clergé. C'est la menace de faillite financière guettant maintenant diocèses et paroisses en l'absence de public dominical et de dons. On voit de malheureux évêques adresser des appels au secours à toutes leurs relations y compris hors de leur propre diocèse... (J'en ai reçu un hier). On comprend que face à la prolongation peut-être indéfinie du confinement – par exemple en Ile-de-France –, leur réflexe soit de protester d'abord. Mais les uns s'inclinent, parce qu'ils sont réalistes et non-partisans. Les autres (heureusement très rares) poussent des cris presque ou totalement séditieux, cachant mal leur habitude prise depuis 2013 de trop écouter l'aile très-à-droite de LR, qu'ils persistent à prendre pour la maison politique naturelle du catho français... Droitisme qui s'aligne inconsciemment sur le mobile n° 1 et le vocabulaire des sites ultras parasitant le catholicisme : véritable anti-témoignage de la part de ces quelques évêques.

– Inutile de dire que le mobile matériel n'est pas le seul dans l'esprit des évêques qui regimbent : ils invoquent la vie sacramentelle, et cet argument-là est suréminemment légitime. Mais il appelle un débat sur la diversité des formes de la vie spirituelle dans le catholicisme : débat que plusieurs contributeurs de notre blog ont très bien abordé. Et que traite un numéro spécial de 'Croire' (Bayard).

– Inutile également de rappeler le style aberrant du pouvoir macronien (décisions arbitraires improvisées en zigzag à la dernière minute, sans tenir compte des propositions raisonnables venant des interlocuteurs) ! La CEF avait fait des propositions, qui semblent n'avoir même pas été examinées par l'Elysée-Matignon. Mais en cela le pouvoir n'est pas plus désinvolte envers la CEF qu'il ne l'est depuis trois ans envers les syndicats de salariés ou les élus locaux... La "surdité en fin de compte" est sa marque de fabrique. Donc les catholiques ne seraient pas fondés à croire que le pouvoir les discrimine spécialement. Il traite les messes comme les cinémas ou les théâtres.

– Ajoutons qu'après avoir regimbé, même les plus droitistes des évêques ne vont pas engager leur diocèse sur la voie folle de la clandestinité et de la rébellion ; il y aura dans leur entourage quelqu'un pour leur ouvrir les yeux sur la certitude d'un terrible retour de bâton (de la part de l'opinion française) si un diocèse catholique déclenchait un cluster genre Mulhouse, deux mois après ce dernier, alors que l'on commence à connaître l'extrême vélocité et nocivité de l'épidémie ! Ce fourvoiement serait une grave menace pour ce qui reste d'image positive (donc de capacité évangélisatrice) à l'Eglise en ce pays...

– La question de la survie financière des paroisses et diocèses se pose néanmoins avec acuité. Les fidèles doivent se secouer et s'organiser pour envoyer des dons d'urgence. C'est ce que nous pouvons faire de plus utile face aux dégâts collatéraux du confinement, au lieu de nous répandre en fantasmes et récriminations.
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Écrit par : PP / | 01/05/2020

"RAISON GARDER"

> Je suis comme beaucoup déçu de la décision gouvernementale, mais il faut savoir raison garder, comme vous Patrice de Plunkett.
Ça nous change de tous ces gens plus cathos que le pape et qui crient à la persécution, un peu depuis le 15 mars, beaucoup ces derniers jours. Après la regrettable intervention policière dans une église, certains se croient revenu sous la Terreur, comme si les curés réfractaires ou les carmélites de Compiègne n'avaient risqué que 135 € d'amende, ou comme si Macron allait les déporter à Cayenne ou les noyer dans la Loire.
Certains vont peut-être jouer les martyrs en organisant des messes clandestines et se prendront pour sainte Blandine quand un policier leur demandera leurs papiers.

Pr T.


[ PP à Pr T. – Oui : on peut compter sur ces "certains" pour, une fois de plus, paraître sacrifier l'intérêt général à leur intérêt particulier, et susciter ainsi dans les populations une indignation antireligieuse fondée... Voulant absolument devenir bunker assiégé, ils font en sorte de s'isoler et de s'attirer des assiégeants. Ça s'appelle la paranoïa survivaliste, et ça vient directement des pires USA. ]

commentaire

Écrit par : Pr Tournesol / | 01/05/2020

NOS ÉGLISES : "CLUB POUR RICHES ?"

> A lire ce billet de Natalia Trouiller qui s’interroge “Nos paroisses sont-elles prêtes à l’afflux de la misère qui va déferler ?“
Elle médite sur la faim eucharistique :
« Cette faim eucharistique est essentielle : nous allons pouvoir communier à nouveau. Communier au-delà de nos espérances. L’Eucharistie, on l’oublie parfois, c’est quatre récits dans les évangiles. Chez Marc, Matthieu et Luc, on raconte le repas. Chez Jean, ellipse totale : on ne raconte que le lavement des pieds. Mystère où réside l’intégralité de l’incarnation. La table eucharistique s’approche en tablier de service. Les deux sont inséparables. »
Puis elle pousse ce cri d’alarme :
« À l’approche de la Pentecôte, c’est une véritable conversion qui nous est demandée. Nous ne serons pas épargnés par la crise dans nos rangs, loin de là. Nous allons devoir devenir des pauvres qui aideront des plus pauvres encore. Préparons-nous.
Et soyons conscients de ceci : si les hordes de la misère ne viennent pas déferler dans nos églises, c’est que, dans le cœur du pauvre, l’église paroissiale n’est plus un lieu pour lui depuis longtemps, mais l’annexe d’un club pour riches. Que Dieu nous préserve de cette effroyable tranquillité. »
Il faut lire l’article entier !
http://www.lavie.fr//actualite/billets/nos-paroisses-sont-elles-pretes-a-l-afflux-de-la-misere-qui-va-deferler-25-04-2020-105832_288.php
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Écrit par : Michel de Guibert / | 02/05/2020

À L'EGLISE QUI EST EN FRANCE

> Chers évêques qui êtes outrés que le gouvernement ignore vos propositions de déconfinement du culte, où était votre indignation publique lorsque le pouvoir faisait évacuer les camps de migrants dans la violence, quand les Gilets Jaunes, verts, rouges, se faisaient gazer, matraquer, tirer comme des lapins, violemment arrêter, tandis que sur les recommandations de nos préfets vous fermiez docilement nos églises le long des parcours devenus champs de combat pour que nul ne puisse y trouver refuge ?
Alors que le pouvoir interdit qu'on visite ni hospitalise les personnes en EHPAD, non plus les personnes en situation de handicap confinées dans leurs structures, mais recommande qu'on leur administre, seul traitement autorisé, du rivotril dont on ne peut ignorer en cas de détresse respiratoire le caractère euthanasiant, où sont vos protestations publiques ?
Et où sont les Tarcisius faisant entrer Jésus hostie dans ces nouveaux camps de la mort? Le pape François n'a-t-il pas invité les prêtres à donner les sacrements aux mourants? Je n'ai pas ouï dire que vous ayez imploré alors auprès de l'administration autorisation pour aller aux malades tout en respectant les gestes barrières, quitte à rester confinés chez vous ensuite ?
Alors oui, après ces silences coupables, votre indignation a quelque chose d'indécent qui blesse toutes les victimes d'un pouvoir caressant avec les puissants, cruel avec les petits: quoi, vous étiez plus habitués à la caresse, et cette marque de désamour d'un pouvoir que vous avez pourtant flatté en son temps blesse votre amour-propre? Et à votre tour vous vous inquiétez pour votre train de vie?
Que ne vous mobilisez-vous pour les communautés Emmaüs que le confinement est en train de mettre en faillite, c'est-à-dire de renvoyer à la rue tous leurs membres, et les bénéficiaires de leurs paniers repas à leurs frigos vides, et les clients aux revenus modestes à l'impossibilité de s'habiller, de s'acheter des livres et de l' électro-ménager ? Ce sera peut-être vous demain: et ce vous sera bénédiction, parce que vous rejoindrez alors le Christ aussi sûrement qu'Il est présent dans l'Eucharistie, mais peut-être de façon moins commode, moins confortable qu'au chaud d'une église, entre gens "bien".
Et qu'on ne me la joue pas "faim des sacrements" : je vois trop de mauvaise foi dans ces lamentations publiques, qui ont plus à voir avec des cris de pharisiens déchirant leurs riches vêtements sur la voie publique qu'avec la soif cachée de la Samaritaine.
Puisque le pouvoir, en la personne du préfet de police de Paris, a officialisé la partition du pays en deux "camps", que ne prenez-vous officiellement celui des pauvres, des méprisés, des persécutés pour la justice?
Eglise de France, oui, entre en désobéissance civile, mais pour protéger les vulnérables, servir les pauvres, non pour être servie par un pouvoir abject et protéger ton rang !
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Écrit par : Anne Josnin / | 03/05/2020

à Anne Josnin

> Je partage votre solidarité avec les luttes sociales et en gros votre avis sur le pouvoir actuel.
Mais je ne partage pas votre façon de condamner en bloc tous les évêques. Mgr Leborgne dit et fait des choses excellentes à Amiens. Mgr Dubost à Lyon aussi. Et d'autres. Ils n'hésitent pas à dire qu'il y a des solidarités auxquelles les catholiques peuvent et doivent sacrifier provisoirement la messe du dimanche par force majeure.
Attention à ne pas tout réduire à un seul angle de vision. Sinon on passe à côté de ce qu'on doit à tous.
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Écrit par : Alain Moser / | 04/05/2020

à Alain Moser

> Merci de me permettre de préciser ici mes propos: non, je ne condamne pas en bloc tous les évêques, mais bien les quelques qui se montrent "outrés" dans les médias, c'est-à-dire qui sont dans une posture publique victimaire, parce qu'ils se sont habitués à être traités en prélats de cour, ce qui n'est pas l'attitude d'un Mgr Leborgne, je vous rejoins!, évêque de ma région, dont j'apprécie beaucoup la proximité justement avec les petits et les oubliés.
Tant mieux si Mgr Dubost que je n'ai pas suivi, et bien d'autres sûrement, réagissent de même (je pense en particuliers à Mgr Lafont aux propos en droite ligne spirituelle avec le pape François).
Des représentants d'autres confessions ont fait part de leur irritation à voir les premiers parler publiquement comme s'ils étaient les porte-paroles de toutes les religions, quand ils ne représentent qu'eux et leurs clans, et ce alors que les autres religions font preuve d'un civisme discret qui les honore, tout en étant sur le terrain de la charité au moins autant que nous.
Ces ergoteries de petits coqs risquent aussi de fragiliser nos relations oecuméniques et inter-religieuses, à l'heure où le monde en souffrance a besoin d'une solidarité à toute épreuve pour venir en aide à la vie partout où elle implore et témoigner d'une Espérance par-delà les vicissitudes du temps présent.
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Écrit par : Anne Josnin / | 04/05/2020

@ Anne Josnin

> Merci. Vous nous rappelez mieux que les autres ce que doit être l'Église et que nous aurions trop facilement tendance à oublier.
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Écrit par : Guadet / | 04/05/2020

"J'AI MAL À MON EGLISE"

> Quand je vois des soignants révoltés par la prétention de certains catholiques demandant, voire exigeant, l'ouverture des églises aux célébrations religieuses ouvertes aux fidèles (pétitionnaires, auteurs de lettres ouvertes, et hélas aussi déclarations publiques de certains évêques, de trop d'évêques), quand je lis que les autres cultes déclarent vouloir respecter les mesures de confinement sans rien revendiquer, j'ai mal à mon Eglise.
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Écrit par : Michel de Guibert / | 04/05/2020

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