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26/12/2019

"Magie de Noël" et invasion de l'esprit marchand

cadeaux de noël

La "sécularisation des moeurs" est "l'esprit de notre émancipation progressiste"... Mais appliquée à Noël, en voici un résultat : 


 

cadeaux de noël

 

► De Laurent Grzybowski (Facebook) :

<< Nous vivons une époque formidable ! Le 25 décembre à midi, plus de 500 000 annonces ont été déposées sur le site Rakuten, contre 300 000 l'an dernier à la même heure, pour revendre ses cadeaux de Noël. Et comme chaque année, près de 500 000 tonnes de nourriture ont fini à la poubelle, soit 40 % des aliments et l’équivalent de 50 € par foyer. Nous avons aussi jeté 20 000 tonnes de papier cadeau, soit l'équivalent de 380 000 arbres...  L'an prochain, nous l'avons décidé en famille, nous ne nous ferons plus de cadeaux matériels. Nous goûterons la joie d'être ensemble, nous partagerons un repas simple, nous prendrons le temps de partir en balade, d'aller faire du vélo, d'écouter de la musique, de partager nos passions, d'échanger des nouvelles, de cultiver le verbe être et d'oublier le verbe avoir, de nous aimer quoi   :) :) :)   Joyeux Noël !  >>

 

 

La magie de Noël, version 'croissance en marche'

cadeaux de noël

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Comme dirait le chef de l'Etat, on n'arrête pas le progrès individuel.

 

Commentaires

MARCHANDISATION

> Le moins que l'on puisse dire, en effet, est que l'on n'arrête pas le progrès individuel. Le monde marchand ne pouvait se contenter de faire de chacun un acheteur à Noël, il fallait encore que chacun devînt à cette occasion un vendeur (vendeur d'objets obtenus par un don - sincère ou hypocrite - d'autrui).
C'est sans doute cela que l'on nomme "magie de Noël" : célébration de l'argent, instrument magique par excellence (et la magie, comme le culte de l'argent, n'est pas une pratique des plus chrétiennes).
Observons que les bandeaux des chaînes d'information continue ont parfois leur cruelle pertinence : on peut lire, sous l'image d'une avenante journaliste causant de la revente des cadeaux de Noël : "Patricia Mersni, évacuée de la rue d'Aubagne à Marseille et qui loge depuis à l'hôtel : "On n'en peut plus"".
Cela dit, joyeux Noël !
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Écrit par : Sven Laval / | 26/12/2019

COMMERCE

> Ou comment le commerce se refait un peu d'argent sur un cadeau qui a déjà été payé. Du coup, est-ce plus rentable que d'en refabriquer un autre ? Et quand enfin il y aura autant de cadeaux à revendre qu'il y en a à acheter, les capitalistes auront-ils vendu la corde qui servira à les pendre (Lénine) ?
Maintenant l'histoire du petit cadeau qui change de foyer à chaque fête de Noël peut être écrite.
En attendant, l'année prochaine, le cadeau qui fera le plus plaisir sera, à coup sûr, celui qui sera le plus facilement revendable. Ou encore fait à celui qui ne peut en acheter.
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Écrit par : Yvan / | 28/12/2019

LA VOIE ÉTROITE DE LA CONVERSION PROFONDE

> Je relisais "Celle qui pleure" de Léon Bloy à propos du message de La Salette, et me dit que les chrétiens passent à côté d'un message urgent dont le monde entier aurait besoin.
On pense souvent que la Sainte Vierge à La Salette pleure pour des histoires de piété et de bigoterie. Alors les cathos croient s'en tirer à bon compte à respecter des pratiques dévotes.
En réalité, ce message est bien plus vaste et ce n'est pas pour rien qu'elle a demandé de le diffuser au monde entier. Pourtant, Bloy est bien isolé à avoir compris son sens profond.
Marie reproche notamment aux chrétiens de se ruer en Carême à la boucherie "comme des chiens". Et Bloy de rebondir: "On travailla le dimanche de plus en plus et, surtout, on fit travailler les pauvres. Le Blasphème devint une toge virile, même pour les femmes, un signe de force et d'indépendance, comme le tabac ou l'alcool. On ambitionna d'être chien, fils de chien et même neveu de pourceau, à toutes les époques de l'année, indistinctement, et cette ambition fut comblée."
Ô combien actuel! Et aujourd'hui, on peut dire que ce message est même piétiné: Black Friday, "magie" de Noël, soldes... La société de consommation nous a appris à nous ruer sur l'avoir "comme des chiens".
Que reste-t-il, par exemple, du Carême aujourd'hui? Des petits livrets pour manger un carré de chocolat par jour en moins. Pourquoi pas? Ça va dans le bon sens. Mais si les catholiques (moi inclus) se contentent de comprendre l'appel à la conversion de Marie comme un supplément de piétaille, ce n'est pas demain la veille que Notre-Dame va retenir le bras de son Fils.
Pourtant,il nous faut comprendre cet appel à la conversion comme un refus de l'esprit du monde. Et pas seulement dans les apparences extérieures. Mais plutôt dans cette zone de notre être où l'esprit du monde à fini par devenir normal. Nous sommes agressés toute la journée par des milliers de message publicitaires. Qui peut prétendre ne pas être sali par cette boue de l'esprit consumériste ?
Cependant, si Marie s’est permis d’apparaître à La Salette, c’est précisément pour que nous nous repentions de cet esprit vorace qui nous fait vivre « comme des chiens » sans que nous nous en apercevions vraiment.
Quoi de plus normal que de se ruer sur les soldes?
Quoi de plus normal que de passer ses week-end à Djerba en plein réchauffement?
Quoi de plus normal que de passer sa journée accroché à un smartphone?
Ça demande un véritable effort que de s’inscrire en rupture avec cet état d’esprit. Ne serait-ce que dans nos univers professionnels ou familiaux.
Mais ceux qui choisissent cette voie étroite de la conversion profonde, n’est-ce par eux que Notre-Dame de La Salette appelle les « Apôtres des derniers temps" ?
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Écrit par : Cyril B / | 28/12/2019

à Cyril B

"La voie étroite de la conversion profonde", c'est le seul sens chrétien de l'idée du "petit nombre salvateur". Et c'est autre chose que de confondre ce "petit nombre salvateur" avec le clan ultra des anti-François !
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Écrit par : Portapia / | 29/12/2019

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