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10/10/2019

"Les Kurdes ne nous ont pas aidés en Normandie"

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Devant les médias hier,  Ubu Prez' accuse les Kurdes (en gros) de n'avoir rien fait pour sauver le soldat Ryan. Encore un sommet du populisme, notion qu'il faudrait disséquer :


 

“Les Kurdes ne nous ont pas aidés en Normandie” : cette phrase d’Ubu a été prononcée hier par le président des Etats-Unis. Bêtise volontaire ? Si oui, c’est que M. Trump est en campagne électorale auprès de son noyau dur ; ce qui donne la mesure du QI de ce noyau dur, et montre où mène ce que nos agités à nous célèbrent sous le nom de populisme.

Le “peuple” du populisme n’est pas un peuple réel (en 2016 M. Trump était battu au nombre de suffrages) : le “peuple” du populisme est un artefact, produit par une machinerie de propagande. Au prisme des aberrations qu’on lui prête il n’existe que virtuellement, par les réseaux dits sociaux ; c’est un peuple fictif, nourri dans les fermes à clics. Si M. Trump est réélu en 2020 ce sera par défaut – les démocrates enfermés dans les psychoses sociétales ayant à nouveau dégoûté les électeurs réels, en ne parvenant pas à ré-exprimer une idée du bien commun. [1]

Que les populations (réelles) des Etats-Unis veuillent la fin de guerres absurdes d’où les boys reviennent abîmés, c’est naturel. Barack Obama l'avait compris. M. Trump aussi, qui conchie pourtant le bilan de M. Obama dans tous les domaines... Mais il fait la seule chose qu’il sache faire : des foucades et des incohérences assorties de phrases folles ; par exemple reprocher aux Kurdes, qui n’existaient (comme Etat) pas plus en 1944 qu’en 2019, leur absence dans la bataille de Normandie… Ce reproche sera acclamé par les red caps, qui ne savent pas où est la Normandie mais qui ont vu Saving private Ryan. Se faire acclamer par les red caps est le seul objectif de M. Trump, surtout ces jours-ci.

Un des rares intellos de l’ultradroite gauloise [2] célébrait le “moment populiste” en janvier 2019. Qu’en pense-t-il en octobre ?

 

__________ 

[1]   C’est ce que dit Mark Lilla dans La gauche identitaire (Stock 2018). Observons cependant ce que va faire Mme Warren.

[2]  N’ayons pas le cruauté, par ailleurs, de donner la liste des politicien(ne)s de l'ultradroite française qui firent la cour à M. Trump et aux siens... Idem à propos de nos cathos anti-François, notamment en août-septembre 2018.

 

 

 

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11:30 Publié dans Trump | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : trump, kurdes

Commentaires

À YORKTOWN NON PLUS

> C'est vrai, ça. Et les Kurdes n'étaient pas à Yorktown.
Les Français non plus, d'ailleurs, ces surrendering cheese-eaters monkeys.
Ce sont les Anglais qui étaient à Yorktown aux côtés des Américains, pour libérer l'Amérique des Mexicains et des Iraniens.
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Écrit par : Bruno Roullier / | 10/10/2019

LE NOYAU DUR

> "Ce qui donne la mesure du QI de ce noyau dur" : bien dit. Gaël Giraud, s.j., a affirmé quelque chose de semblable dans l'une de ses interventions (à l'ENS, il me semble) :
"C'est à l'Europe et au Japon, aux populations éduquées, qu'il appartient de conduire la transition écologique ; on ne peut pas dire que la population américaine soit éduquée" (je cite de mémoire).
Le problème, c'est que ce "noyau dur" pèse pour beaucoup dans l'élection du président américain, et ce faisant dans la conduite des affaires du monde, l'Amérique étant encore à ce jour le pays le plus puissant de la planète.
Churchill avait raison : la démocratie est loin d'être un système parfait !

PV


[ PP à PV – Nuance dans la phrase de Churchill, qui était : "La démocratie est le pire des régimes... à l'exception de tous les autres". ]

réponse au commentaire

Écrit par : Philippe de Visieux / | 10/10/2019

BOOMERANG

> Et un autre Ubu Prez, rue du Faubourg Saint-Honoré : Mme Goulard avait cessé d'être ministre ? Avait été grassement rémunérée par les Américains tout en siégeant à Strasbourg ? Avait usé de fonds européens pour financer un emploi fictif pendant huit ans ? Tout ceci n'était sans doute pas suffisamment lourd pour l'hôte de l'Élysée, qui reçoit aujourd'hui un beau boomerang en pleine figure : on comprend l'ire des députés européens !
Mme Goulard se consolera vite : elle reste sous-gouverneur de la Banque de France, merci Emmanuel.

N.B. La nomination à Bruxelles n'était-elle pas un retour d'ascenseur de Jupiter ? Mediapart a récemment révélé que le frère de Nicolas Berggruen - le patron de l'institut américain ayant rémunéré Mme Goulard - aurait financé la campagne de Macron en 2017. Affirmation, si elle devait être confirmée, doublement choquante :
- Un milliardaire étranger n'a pas à financer la campagne d'un candidat à une élection française car, une fois ce dernier élu, il devient l'obligé de son mécéne ;
- Le nouveau monde annoncé par M. Macron aurait de fortes ressemblances avec l'ancien, où les échanges de bons procédés étaient (sont ?) légion.
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Écrit par : Philippe de Visieux / | 10/10/2019

IL LES TIENT

> Le drame, c'est qu'Erdogan, très malin, dirige le jeu: la Maison Blanche ne peut pas le contrarier de crainte que la Turquie ne quitte l'OTAN !
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Écrit par : PF. Huet / | 10/10/2019

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