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24/09/2019

Le LGBTQ, un phénomène de classe sociale ?

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Le courant LGBTQ présente son action comme un avatar des luttes pour la justice sociale. Tous ne sont pas de cet avis… On le constate dans la nouvelle bible d’une gauche partiellement anti-libérale : Manuel indocile de sciences sociales (La Découverte - fondation Copernic). Et ce matin dans Libération, une anecdote éclairante, relatée par le jeune acteur Anthony Bajon :


 

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Anthony Bajon, 25 ans, est – avec Di Caprio – le plus jeune acteur à avoir reçu l’Ours d’or à la Berlinale, en 2018. Il joue un rôle d’ado rural dans le drame Au nom de la terre, en salles le 25 septembre ; Libération ce matin lui consacre son portrait de dernière page. On y apprend que le vrai père du jeune Bajon est métallier serrurier dans le Val-de-Marne :

<< Chic, [Anthony Bajon] n’a pas la prétention de l’être, quand bien même sa carrière naissante au cinéma l’a récemment catapulté dans des enceintes mondaines. Au contact de l’éthos parisien, il a pris conscience que beaucoup lui collent l’étiquette ‘prolo’ : “On m’a fait comprendre que je n’ai pas les codes, parfois avec mépris. Il y a une semaine, un journaliste m’a demandé si, en tant que banlieusard, ça ne me dérangeait pas qu’il y ait autant d’homosexuels dans le milieu du cinéma ! Quel rapport ?”  >>

Le rapport existe pourtant : il tient à l’idéologie LGBTQ et à sa “nature de classe”  – eût-on dit naguère, quand la doxa ne réduisait pas la société à des communautés d’orientations sexuelles.

Gardons-nous de confondre : il y a l’homosexualité, immémoriale et transversale aux classes sociales ; et il y a aujourd’hui l’idéologie LGBTQ, qui fait partie d’une pression générale pour abolir toute norme en tout domaine [1]. Cette idéologie, d’apparition récente, est liée à la déferlante ultralibérale et indissociable de l’industrie biotech, à l’œuvre derrière l’extension de la PMA que suivra la GPA (en vertu du principe irrésistible de non-discrimination).

Le lobby LGBTQ se pose en expression de tous les homosexuels. C’est inexact intellectuellement, géographiquement et socialement. Ceux qui professent l’idéologie LGBTQ ne sont qu’un courant parmi les homosexuels, et appartiennent aux classes aisées urbaines : ce qui explique la phrase du journaliste chic à Anthony Bajon.

On en trouve l’écho dans un ouvrage loin d’être hostile au lobby, le Manuel indocile de sciences sociales : 1033 pages grand format, en librairies depuis le début septembre… Section Autres genres, chapitre Où être gay aujourd’hui ?, paragraphe L’apport (relatif) des statistiques, pp. 786-787, on lit ceci :

<< Les très diplômés, les classes moyennes et supérieures, acceptent volontiers, et plus que d’autres, de participer à des enquêtes, en s’identifiant et se déclarant ouvertement homosexuels […] Plusieurs travaux analysent cette forte présence en ville [des gays officiels] comme le produit conjoint de mobilités spatiales et sociales plus fortes chez les gays et les lesbiennes que dans la population générale, ce qui les oriente géographiquement davantage vers les espaces à capital culturel élevé. Plus fort et plus net pour les gays que pour les lesbiennes, ce résultat […] montre que l’attrait spécifiquement homosexuel pour l’urbain  est surtout valable pour certains groupes homosexuels, caractérisés par des appartenances de genre, de classe, des parcours scolaires et des manières de s’identifier singulières. On est plus souvent gay ou lesbienne en ville  qu’ailleurs, à condition de posséder d’autres propriétés sociales : du capital culturel et économique, lié à l’héritage ou à une mobilité sociale ascendante […] La visibilité urbaine ne concerne ni tous les homosexuels, ni toutes les manières de l’être. >>

C’est à méditer, en écoutant déferler l’omniprésent “débat” en marge de la réforme de la loi de bioéthique.

 

PS – Ce qui précède fait comprendre pourquoi critiquer l’idéologie LGBTQ n’est en rien de l’homophobie, selon la terminologie adoptée par les médias et la classe politique. Beaucoup d’homosexuels rejettent l’idéologie en question et ne s’y reconnaissent pas.

 

__________

[1] cf. dans notre blog, le compte-rendu probant d’un colloque de l'IRIS (CNRS) à l'EHESS, en avril 2013. Pour  le consulter,  taper  colloque LGBT  dans la fenêtre RECHERCHER, ici colonne de droite.

 

 

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11:25 Publié dans Idées | Lien permanent | Commentaires (17) | Tags : bioéthique, lgbt

Commentaires

UTOPIE DESPOTIQUE

> Intéressant!
Il est de plus en plus clair que le lobby LGBT se considère comme l'avant -garde de l'humanité nouvelle.
Symptomatique: ce festival, d'où il ressort que les hétéros cis-genre sont des aliénés, aux sens marxiste et psychiatrique du terme.
https://www.lesinrocks.com/2019/09/20/actualite/societe/a-paris-un-festival-feministe-propose-de-sortir-de-lheterosexualite/
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Écrit par : Pierre Huet / | 24/09/2019

"NOUS SEULS"

> à propos de cliché, en plus de l'étiquette "prolo" il y a aussi l'étiquette "péquenot".
Guillaume Canet dans le film, éprouve le besoin de porter une moustache pour bien faire comprendre qu'il est un paysan (comme dans les vieilles pubs "Respiral"
https://www.ina.fr/video/PUB3249929015)

On peut être sûr qu'il y porte un chemise à carreaux et qu'il essuie son couteau sur son pantalon (de velours côtelé... "mais si je te jure les paysans y font comme ça !")
Enfin, le film semble être bienveillant.

Pour les LGBTQ ils vous diront qu'ils sont aussi nombreux dans les campagnes mais qu'ils s'y cachent. Facile. Après quoi, ils n'aborderont plus le sujet, la campagne ne les intéressant guère.
Notez que quand vous écrivez "Le lobby LGBTQ se pose en expression de tous les homosexuels", ils vous diront que cela signifie que pour vous LGBTQ = "homosexuels", et que c'est donc réducteur et que vous oubliez les trans, les queer, les asexués, les non genrés, les intersexes et les bisexuels et que donc vous ne connaissez pas le sujet.
De toute façon, ils partent du principe qu'il n'y a qu'eux qui ont le droit d'aborder le sujet.

EL


[ PP à EL – "Ils partent du principe qu'il n'y a qu'eux qui ont le droit d'aborder le sujet" : c'est la caractéristique de toutes les formes de communautarisme aujourd'hui. NOUS SEULS avons le droit de parler de NOUS, puisque "wir sind uns" ! Subjectivisme de groupe totalitaire par essence, porteur de guerre sociale, servi et encouragé par des pouvoirs publics gâteux présidant à l'émiettement de la société...]

réponse au commentaire

Écrit par : E Levavasseur / | 24/09/2019

MURAY

> J'en reste à méditer et partager le riche propos de Philippe Muray (Exorcismes spirituels III, p. 292), tel quel, sans inutile ou maladroit addenda:
"La guerre que mène le monde moderne contre de multiples différenciations (celles qui opposent les sexes, les âges, les espèces, etc.) est une guerre contre le passé du monde en tant qu'ensemble de conflits nés précisément de toutes ces différenciations et sources de douleurs. En éradiquant ces différences au nom de l'avenir radieux, on crée un type d'individu nouveau totalement désarmé, réinfantilisé, dépendant, flexible comme on dit aujourd'hui, prêt à croire n'importe quelle imbécillité, par exemple qu'Internet c'est le paradis sur la terre ou que se déplacer sur des roulettes est une manière d'atteindre un stade de félicité quasi totale, en somme en état de sidération devant le nouveau monde. C'est à cela que vise l'éloge permanent, et sur tous les plans, de l'indifférenciation. J'ajoute que même si cette indifférenciation a des "chefs d'orchestre" mondiaux, elle n'est pas pour autant imposée aux populations, bien au contraire. Celles-ci en demandent et en redemandent. La métaphore complète de cette situation, c'est ce que j'appelle la nouvelle civilisation hyperfestive, laquelle procède de l'abolition de l'ancienne distinction entre temps festif et temps non festif, et cette abolition me semble programmative de toutes les autres abolitions de différences, de toutes les autres transgressions de frontières, mélanges de genres et renversements de tabous (évidemment hérités, selon la vulgate gâteuse de l'époque, de la morale judéo-chrétienne)."
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Écrit par : Aventin / | 24/09/2019

L'UNITÉ DE L'HOMME

> un livre passionnant sur l'attirance du même sexe chez les hommes:
https://www.editions-beatitudes.com/catalogue/croissance-humaine/masculin-en-crise/
Laurent Perru, psychologue chrétien travaille à partir de l'oeuvre notamment de Leane Payne qui a écrit des livres fameux sur la question douloureuse de l'identité. Un chemin est possible malgré nos incompréhensions et nos souffrances. La restauration en Christ est la voie de l'unité de l'Homme.
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Écrit par : elgringos777 / | 24/09/2019

COMMUNAUTARISME

> Le complexe de supériorité affiché des lobbys LGBTQ est une chose qui fait fuir beaucoup de personnes homosexuelles dont l'énorme majorité veut vivre avec tout le monde.
Cette arrogance affichée, voire revendiquée est un leurre qui cache bien mal un mal-être, comme le triste spectacle des gay pride : ils en font trop parce qu'ils veulent qu'on les regarde.
Le désir de choquer des gay pride c'est comme le stade scatologique chez un petit de 3/4 ans.
Le communautarisme est un système d'enfermement, c'est étouffant.
Un enfermement psychologique à plusieurs par lequel on pense s'entraider mais en fait, on "s'entre-coule".
On prétend se retrouver entre soi pour être mieux mais on se retrouve contre les autres.
(j'ai souvent remarqué le même communautarisme agressif chez les athées militants).
Voir l'homosexualité etc comme quelque chose de politique est présenté comme nouveau mais ça se disait déjà en 68, ça date d'un demi siècle au moins.
Je constate que les lobbys LGBTQ ne sont jamais plus furieux que quand ils constatent que tout le monde s'en fout de l'homosexualité etc.
Alors ils inventent des persécutions dont ils seraient victimes (en France en 2019 !)
Les pires ennemis des homosexuels, des transsexuels, des personnes qui ne savent plus où elles en sont sexuellement, sont les lobbys LGBTQ qui leur font peur en leur montrant "les autres" comme des gens qui les haïssent et qu'ils faut éviter, ce qui les pousse à se résumer à leur tendance en gommant tout le reste de leur personne.
c'est ce gommage, cette peur, cette réduction qui mène au suicide.
Le communautarisme est un système d'enfermement, c'est étouffant.
Le communautarisme : c'est donc valable aussi pour les familles transformées en monastères par des parents à la foi exaltée, où l'on nage, ou plutôt où l'on se noie dans la bondieuserie.
Les enfants y développent la peur de Dieu-juge, l'anxiété de ne pas en faire assez, la peur du jugement, la méfiance envers l'Eglise quand ils ne balancent pas tout.
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Écrit par : E Levavasseur / | 24/09/2019

@ Pierre Huet

> Cet article des Inrocks est terrible, sa lecture est un calvaire : tout y est conceptualisé à l'envers.
On y lit des choses comme :

"Le capitalisme est une culture du gratuit qui repose sur le fait de ne pas payer un certain nombre de populations comme les femmes ou les personnes racisées. Pour les femmes, on peut permettre le travail gratuit ou son report sur des personnes minorisées parce qu’à chaque fois ça fonctionne en binôme, c’est pour ça qu’on peut ne pas salarier le travail de reproduction, de care, d’éducation, etc. On sait aussi qu’il y a aujourd’hui toute cette négociation économique : chaque année en France le taux de précarisation à la retraite des femmes seules augmente. Donc repenser comment s’en sortir c’est repenser vraiment les structures qui permettent aux femmes de ne pas être en dépendance dans leur couple, et ça demande de négocier les salaires de reproduction pour toutes."
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Écrit par : PMalo / | 24/09/2019

LGBT ET MULTINATIONALES

> http://www.allocine.fr/article/fichearticle_gen_carticle=18680226.html

Un exemple du lien existant entre le LGBT et les multinationales : Netflix inclut dans l'une de ses séries (françaises) un personnage "non genré" ; le "genre" a remplacé le sexe, biologiquement déterminé.
Certes, il y a toujours eu des gens dont le sexe était plus ou moins ambigu : un fleuriste, dans la ville où j'ai grandi, était ainsi 'à voile et à vapeur', comme on disait naguère : si elle s'était choisie un prénom mixte (Claude), il n'en demeure pas moins que génétiquement parlant, son sexe était nécessairement dépourvu d'ambiguïté : XX ou XY, selon le cas.
Le concept de genre va bien au-delà puisqu'il s'agit de choisir en pleine conscience, indépendamment de son sexe, sa masculinité, sa féminité ou son entre-deux.
On est presque dans la profanation si l'on considère, comme nous chrétiens le croyons, qu'ayant été créé par Dieu, notre corps ne nous appartient pas : "le corps est pour le Seigneur, et le Seigneur pour le corps" (1 Corinthiens 6). Jouer ainsi avec le don de Dieu, c'est agir en Prométhée modernes, c'est tourner le dos au Créateur, c'est se noyer dans l'anthropocentrisme.
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Écrit par : Philippe de Visieux / | 25/09/2019

GREEN

> En parlant d’homosexualité et de restauration christique, il y a la sortie ce mois-ci du journal intégral de l’écrivain Julien Green qui a l’air d’avoir bien trompé le milieu catholique en menant une double vie, modèle de chasteté en tant homosexuel d’un côté, débauche et pédophilie de l’autre. S’en prenant entre autre à Mauriac et Maritain sur leur homophilie, selon l’analyse de l’auteur de 'Sodoma' sur France culture.fr

Théophile


[ PP à Th. – Ne confondons pas : il y a l'avéré (la duplicité de Julien Green), et il y a par ailleurs l'esbroufe commerciale (les "enquêtes" de Frédéric Martel, comme naguère celles de Roger Peyrefitte). ]

réponse au commentaire

Écrit par : Théophile / | 25/09/2019

@ elgringos777

> Excellent ouvrage. Je suis étonné que "le lobby" n'ait pas intenté de procès à son auteur, pour blasphème. En effet, il affirme que l'on peut se sortir de l'homosexualité ! Et que c'est même (horreur !) souhaitable.
Ah, le blasphème contre l'homosexualité. Grave entre tous. Péché mortel sans rémission possible. Je connais le cas d'un animateur en pastorale, dans un établissement catholique, licencié pour avoir osé proférer à des élèves que l'homosexualité était un péché...
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Écrit par : Feld / | 26/09/2019

"VENEZ COMME VOUS ÊTES"

> https://lyon.citycrunch.fr/on-a-teste-slip-no-more-le-premier-bar-semi-naturiste-de-lyon/2019/04/01/

En réponse à votre dernière chronique, voici un exemple d'expérience typiquement bobo : prendre un cocktail dans un bar "semi-naturiste" où l'on trouve enrichissant de pouvoir boire un verre en compagnie d'amis qui se baladent en caleçon.
Absurdité d'une époque qui se divertit de superficialité et qui n'a plus soif de profondeur, qu'elle soit religieuse ou philosophique, comme recherche du sens à donner à sa propre existence : sans Dieu (ou sans Kant), l'homme tombe vite bien bas !
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Écrit par : Philippe de Visieux / | 26/09/2019

CE QUE PENSE L'EGLISE

> Feld, qu'est-ce que vous entendez par "se sortir de l'homosexualité" ? Sans même parler de la question sur un plan psycho-médical, de sa simple faisabilité si vous voulez, le Christ nous demande-t-il de devenir hétérosexuels ou de devenir des saints ? On n'est pas dans la Bible Belt, avec ses cours de rééducation sexuelle... d'où le Nouveau Testament est totalement absent.
Par ailleurs, votre animateur raconte n'importe quoi. Un certain nombre d'actes sexuels (dont homosexuels) sont considérés comme des péchés par l'Église, pas l'homosexualité en elle-même, ce qui n'a bien sûr aucun sens.
Il existe une pastorale de l'Église, détaillée et précise, concernant les personnes homosexuelles. Si vous ne la connaissez pas, puis-je vous suggérer fraternellement de ne pas parler de ce sujet ?
C'est très difficile de recoller les morceaux quand un homosexuel, surtout jeune, se fait accueillir avec ce genre de propos dans une paroisse vers laquelle, pourtant, son cœur commence à le porter. Et je parle en connaissance de cause. Que de temps perdu à cause de pères (et de mères) de famille très bien intentionnés, mais qui confondent la normalité sociale avec l'enseignement de l'Église. Que de temps perdu à "essayer de se sortir de l'homosexualité" au lieu d'essayer de suivre le Christ !
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Écrit par : Jean-Luc Derrien / | 26/09/2019

LE CHRIST

> Vous avez raison l'attirance pour les personnes de même sexe comme celle envers une personne qui n'est pas son mari/sa femme, comme toute tentation, n'est pas un péché.
C'est l'acte qui l'est, avec toutes sortes de circonstances, atténuantes ou pas, que Dieu connaît.
Pour le reste la pastorale de l'Eglise est très claire en effet, il faut suivre le Christ lequel est là pour libérer l'Homme, ce qui entraîne la nécessité de changer et non de se conforter et cela, nous avons tous à le faire.
Et pour cela, il faut suivre le Christ et le reste suit.
'"cherchez d'abord le royaume de Dieu et le reste vous sera donné de surcroît"
Ne pas se focaliser sur ce qui ne va pas, c'est Jésus qu'on contemple.
Et c'est valable pour tout : drogue, obsessions, colère, pornographie (l'addiction d'aujourd'hui), ambition délirante, mépris des autres, goût de l'argent, esprit de domination mais aussi sur un plan psychologique, toutes ces choses dont le Christ-médecin veut aussi nous libérer (dans les évangiles, Jésus ne fait pas que pardonner les péchés, il guérit)
Tendre à donner toute la place au Christ ce qui diminue la place pour le reste.
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Écrit par : E Levavasseur / | 26/09/2019

@ Philippe de Visieux :

> Vous auriez dû lire l'article jusqu'au bout, y compris les commentaires, vous auriez alors senti la forte odeur de poisson printanier ! Mais en terme d'expérience bobo similaire mais en mieux (pire), on se rappelle les très réelles visites guidées du Palais de Tokyo dans le plus simple appareil.

@ PP :

Je ne suis pas surpris du traitement d'Anthony Bajon par certains journaleux. Amusez-vous (!) à écouter les critiques de "La Dispute" tous les soirs de semaine sur France Culture, et vous pourrez enfiler les perles de bien-pensance suffisante à l'envi.
Que Libé sorte un tant soit peu de cette grille par un article étonnamment bienveillant envers ce jeune acteur talentueux – et Ciel ! catholique – est surprenant et bienvenu.
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Écrit par : Valérien K. / | 27/09/2019

@ Théophile

> Le journal expurgé de Julien Green était déjà illisible à force de misanthropie.
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Écrit par : Pierre Huet / | 27/09/2019

@ Philippe de Visieux et Valérien K.

> Dans le même ordre d'idée que les visites guidées du palais de Tokyo :

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2019/01/07/01016-20190107ARTFIG00177-o-naturel-c-est-fini-le-premier-restaurant-naturiste-de-paris-va-fermer.php

https://www.telerama.fr/sortir/le-nu-nest-pas-le-cul...-a-paris,-le-clubbing-naturiste-libere-les-corps-et-les-esprits,n6441249.php#xtor=EPR-164

Tout cela laisse un peu rêveur, quand même... d'ailleurs, peut-on vraiment qualifier ces pratiques de "naturistes" ?
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Écrit par : Feld / | 28/09/2019

@ Jean-Luc Derrien

> Bien sûr, je parlais uniquement de l'homosexualité "active". L'Eglise condamne la pratique, pas le penchant. Sur le reste, je me retrouve dans ce que développe E. Levavasseur. Je dois avouer que je ne suis pas un fin connaisseur des tenants et aboutissants de l'homosexualité (de l'"attirance envers le même sexe", pour reprendre l'expression de Laurent Perru). Mais je ne supporte plus ce matraquage incessant, au terme duquel nous sommes sommés de considérer la personne LGBT etc.. comme l'Archétype de l'Homme Nouveau. D'où le ton peut-être un peu abrupt de mon message. Pour tout vous dire, je crains un retour de bâton terrible, conduit par des gens pour qui, "sortir de l'homosexualité", c'est être balancé du 10ème étage d'un immeuble, attaché sur une chaise...
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Écrit par : Feld / | 28/09/2019

à Valérien :

> Au temps pour moi ! J'ignorais que le Palais de Tokyo avait organisé ce type de visite : on est en plein dans l'expérience bobo, nombriliste et vide de sens.
Du reste, cette tendance à l'autocélébration peut parfois s'introduire dans la liturgie chrétienne, ce qui n'est jamais acceptable. Je viens d'en avoir un exemple ce matin même : après la communion, l'animatrice prend la parole et propose de fêter l'anniversaire d'un jeune fidèle, fils d'une habituée, après un discours-fleuve et au son d'un tonitruant 'joyeux anniversaire' suivi de sa version anglaise (!), avant de clore par une dizaine de photos projetées au mur et par un tonnerre d'applaudissements. Et le prêtre, encore hilare, de nous envoyer dans la paix du Christ... Qu'un anniversaire soit fêté après la messe dans une salle annexe, oui, sans problème, mais pas sitôt après avoir reçu le Corps du Christ : sachons dire non à une 'boboïsation' de la liturgie !
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Écrit par : Philippe de Visieux / | 29/09/2019

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