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25/04/2019

Erreurs et illusions sur le catholicisme en Europe

catholiques

Pourquoi les médias surévaluent-ils à ce point un courant irréaliste (et politiquement fourvoyé) au sein du catholicisme ?


 

Certains commentateurs ne perçoivent ni la spécificité du “religieux”, ni ses ressources, en particulier quand ils parlent du catholicisme. C’est visible dans le cas du politologue Olivier Roy. Son dernier livre [*] le laissait voir et son entretien au Monde (25/04)  le confirme, il aperçoit clairement : 1. certains aspects extérieurs de la situation du catholicisme dans l’Europe dite sécularisée (formatée par l’ultralibéralisme) ; 2. les illusions “restauratrices” d’une fraction des catholiques… Mais il ne voit pas ce qui est essentiel et prioritaire pour un chrétien croyant. Et il discerne mal la vraie nature du champ de bataille anthropologique.

Relisons son entretien au Monde. D’abord la vision juste… Marc-Olivier Bherer lui demande : “Vous estimez que le débat sur les ‘racines chrétiennes de l’Europe’ risque d’entraîner le catholicisme sur le terrain du populisme. Pourquoi ?”.  Réponse d’Olivier Roy :

<< L’Eglise, même en Pologne, reste prudente par rapport au populisme. Ce n’est donc pas le catholicisme en soi qui risque d’être happé par le populisme, mais plutôt un certain nombre de catholiques. […]  Les populistes utilisent des marqueurs culturels chrétiens comme le crucifix, la croix et les crèches de Noël pour montrer ce que, pour eux, l’Europe n’est pas, à savoir l’islam […] Pour les catholiques conservateurs, qui vivent mal la volonté de rejeter la foi dans le privé, la réhabilitation des signes culturels chrétiens dans l’espace public semble un premier pas vers la réhabilitation de la religion chrétienne. De leur point de vue, le vote populiste apparaît donc comme le moindre mal… Cette alliance […] entraîne néanmoins des effets pervers, y compris du point de vue catholique... [La politique des populistes] accentue la sécularisation des sociétés : soit parce que la limitation des pratiques religieuses musulmanes s’applique à toutes les religions (c’est le cas de l’interdiction des signes religieux dans les établissements scolaires en France), soit parce que la valorisation du signe chrétien (comme la croix dans les bâtiments publics italiens ou bavarois) le transforme en un particularisme local, et non un signe d’appartenance à une communauté universelle de foi… >>

Olivier Roy constate que les populistes “ne sont pas un vecteur du retour aux normes chrétiennes comme le souhaiteraient les catholiques conservateurs” : donc que “l’alliance entre catholiques conservateurs et populistes sécularisés ne profite qu’aux seconds”. Sur ce point-là il a raison. On aimerait que son constat réveille certains médias catholiques parisiens, hypnotisés pour l’instant par le mirage (pseudo-politique) d’une convergence de tous les “combats identitaires” !  Hypnose qui les mène hors du réel, c’est-à-dire loin du vrai et double terrain où les appelle l’Eglise : le témoignage évangélique, raison d’être du catholicisme ; la résistance au formatage ultralibéral qui menace les fondamentaux de la condition humaine, comme le souligne le pape François notamment dans La joie de l’Evangile et dans Laudato Si.

Insistons sur cette question du vrai terrain, qu’OIivier Roy ne prend pas en compte :

1. Si, comme il l’indique lui-même, les “cathos conservateurs” hypnotisés sont seulement “30 %” (minoritaires aussi chez les jeunes croyants, contrairement à ce que claironnent les sites ultras), c’est que la plupart des catholiques pratiquants [**] ne perdent pas de vue la mission du chrétien : aider son prochain à découvrir le Christ libérateur. Et non rêver de ramener la société à des “normes”, selon la formule d’Olivier Roy… Dans ces conditions, pourquoi tous ces articles surévaluant le courant conservateur – alors que les évêques viennent de se doter, au contraire, d’une équipe neuve, axée sur la vraie mission chrétienne et non sur des rêves d’ultras ?

2. Dans le domaine sociétal, Olivier Roy réduit le débat à un choix entre deux pôles incompatibles  :

> ou bien la “culture séculière” actuelle, identifiée au “projet moderne” formaté par l’idéologie dominante (le marketing des comportements : cf. le livre d’Eva Illouz Les marchandises émotionnelles , éd. Premier parallèle),

> ou bien “un retour à la loi de Dieu” qui supposerait une “centralité de la foi” : chose désormais impossible puisque la foi serait, selon Roy, “non partageable”.

Pensant avoir montré (par cette réduction binaire) l’inconsistance de ce qu’il appelle “philosophie chrétienne contemporaine”, le politologue laisse son lecteur sur l’impression que le fourvoiement identitaire – avec l’impasse pseudo-politique de l’ultradroite – est la seule option pour les catholiques français dans le domaine sociétal. Voire dans tous les domaines…

Il laisse voir qu’il n’a pas lu les analyses et les préconisations du pape François, ni sans doute de ses prédécesseurs. Ce spécialiste du religieux semble hermétique au religieux.

Mais il semble aussi négliger un pan de la réalité sociétale contemporaine dont François et ses prédécesseurs, quant à eux, ont beaucoup parlé, et qui constitue un troisième élément entre la “culture séculière” et la “loi de Dieu” (bizarre expression : Roy confond-il christianisme et islam ?). Ce troisième élément est la condition humaine, dont les fondamentaux sont menacés par une déshumanisation sous l’empire de l’Argent  : destruction des liens sociaux, technolatrie, règne de l’absurde et saccage de la planète ! C’est le sujet de Laudato Si, l’encyclique qu’ont lue des millions de gens (sauf les ultracathos qui fascinent Roy et ses confrères). L’Eglise catholique réelle est engagée sur ce terrain-là : ses raisons spirituelles de s’y engager deviennent ainsi “partageables”… On en a vu un bel exemple au journées Alternatiba de 2017, comme le raconte Bruno Lepetit dans mon livre Cathos, ne devenons pas une secte (Salvator).

 

Conclusion : oui, l’Europe a “divorcé du catholicisme” comme le titre la double page du Monde. Mais ça ne démoralise que les nostalgiques d’un passé d’images d’Epinal. Et ce dont rêvent ces nostalgiques les mène à de toxiques collusions loin de l’Evangile : ça, Olivier Roy l’a bien vu.

Ce qu’il ne voit pas, c’est que les catholiques croyants –  donc acceptant de suivre le Christ là où Il les veut –  ne s’étonnent pas de la situation et ne s’en estiment pas innocents. Si les peuples d’Europe sont devenus massivement étrangers au christianisme, c’est à la fois sous la pression de l’époque et devant le peu de témoignage évangélique des chrétiens, comme le disent le pape François dans ses textes (cf. Lettre au peuple de Dieu) et le pape émérite Benoît (dans son article incompris de Klerusblatt).  Le chemin est donc l’examen de conscience et la réforme catholique, pour la mission nouvelle.

__________ 

[*]  L’Europe est-elle chrétienne ? (Seuil).

[**] Autre analyste surévaluant les cathos ultras, Yann Raison du Cleuziou constate que nombre d’entre eux vont peu à la messe. Ce qui ne l’empêche pas de les déclarer “très pratiquants“… On se demande en quoi cela peut consister, sachant que la seule “pratique” vitale pour un croyant est de participer à l’eucharistie dominicale !  C’est même ce qui définit le chrétien depuis deux mille ans.

 

 

catholiques

 

12:27 Publié dans Idées | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : catholiques

Commentaires

NIVEAU MONDIAL

> Cela fait longtemps que l’Europe a “divorcé du catholicisme”. J'avais étudié le règne du pape Innocent III, qui est considéré comme à l'apogée de la puissance politique et spirituelle de l'Église catholique en Europe. J'en ai retenu que ce pape, malgré sa grande intelligence, avait échoué dans ses principales politiques visant à faire une Europe plus catholique, plus chrétienne. On ne doit pas s'étonner qu'il ait rêvé que l'Église s'écroulait et ne trouvait que l'humilité de François pour la soutenir.
Le divorce avec les Etats commence alors, et il deviendra effectif avec la majeure partie du continent au XVIe siècle, alors même que semble triompher la Rome baroque.
Entre Jean XXIII et François les papes ont eu une audience beaucoup plus importante, au niveau mondial, et leur activité diplomatique a eu plus de succès.
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Écrit par : Guadet / | 25/04/2019

CE QUI MANQUE

> Ah, ces marqueurs culturels chrétiens, comme ils réjouissent nos cœurs !
Ce matin, chez le coiffeur sans rendez-vous, entre Nicolas-divin-pressoir et Monoprix-est-pour-nous, la jeune coiffeuse, pantalon et tee-shirt noir – une nouvelle tête – me reçoit, m’installe, me propose un café.
Souriante, attentive, constamment aimable sous la pression – il faut dire qu’avec les congés scolaires, elles sont deux coiffeuses, deux seulement, pour ce long raid 9h-19h – elle attaque d’entrée… directe, au rasoir. Même les pattes… au-dessus des oreilles.
La pression est forte, je dodeline un peu du ciboulot. Elle sourit, bibi itou. M’explique : le samedi, jour le plus chaud, certains clients, plutôt des clientes, sont postés dès 8h45 ! Et aujourd’hui, jeudi, ça a démarré presqu’aussi fort.
Y’a un truc. Pourquoi m’inspire-t-elle autant confiance, malgré son dévolu jeté sur le rasoir, alors que je suis plutôt ciseaux – à 63 ans, on ne se refait pas !?
Est-ce sa parole précise, directe et juste, son ton avenant ? Ou le crucifix au bout d’une discrète chaîne en or qui brille sur son tee-shirt noir ? Quatorze minutes chrono, shampoing compris… Pas une fausse note !
J’imagine notre politologue, sa question sur le bout de la langue : « Etes-vous une populiste sécularisée ou une catholique conservatrice ? »… Non, trop risqué : le rasoir, si « secure » soit-il, pourrait déraper.
Bref… M’est avis que face aux caricaturistes qui (croient-ils) nous gouvernent, nous n’avons pas de justification à donner. C’est tout simple, M. le politologue qui pensez connaître la « loi de Dieu » mais faites bon marché de la « foi en Dieu ». Cette jeune femme est sympa, et elle fait confiance à Jésus. N’allez pas, n’allons pas chercher plus loin : être sympa, faire confiance à Jésus-Christ, c’est notre b-a-ba, notre « Abba, Père » comme dit saint Paul aux Galates (4,6). Qui devrait être celui de tous les baptisés, en privé comme en public.

Au fond, il me semble que M. le politologue Oliver Roy – comme M. l’éditorialiste/polémiste Eric Zemmour, comme M. le philosophe Alain Finkielkraut – est quelqu’un de vif et intelligent, et sans doute attaché lui aussi à notre civilisation ancrée dans le judéo-christianisme et les Lumières. Mais quelqu’un qui, cependant, fait fausse route lorsqu’il s’agit de caractériser les Français catholiques. A se demander s’il ne lui manque, à lui aussi, que… la foi pour être véritablement pertinent.
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Écrit par : Denis / | 25/04/2019

> Et les ultras ainsi surévalués pensèrent : "Vive le Roy !"
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Écrit par : Alex / | 25/04/2019

OU BIEN ?

> Cela confirme l'impression que j'avais : Le Monde serait-il horrifié de la communion nationale autour de Notre-Dame de Paris ? Ils ont peur, ou bien... ?
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Écrit par : Alex / | 25/04/2019

FASCINÉ PAR LES ULTRAS

> J'ai lu son livre et je partage votre analyse. Non seulement il regarde le catholicisme avec ses lunettes d'islamologue, il est de plus fasciné par les ultras (ce domaine doit lui être familier par la radicalisation dans les milieux islamiques).
Par contre, à sa décharge, cet homme ne connait pas tant l'Eglise qu'il ne le fait croire ; et il est difficile de rencontrer des chrétiens "modérés" (c'est très cliché mais bon), ceux-ci étant mis sous l'éteignoir par les factions extrêmes que sont les "ultras" et les "soixante-huitards" chassés vers le camp adverse et accusés de trahison par les deux extrêmes.
J'aime beaucoup l'anecdote de Denis sur la jeune coiffeuse. De plusieurs expériences à l'étranger, je retiens cette foi populaire, la piété des petites gens (que le clergé local défend et encourage) et je vois que ces signes existent encore en lame de fond dans notre société ou plutôt comme des braises sur lesquelles souffler : bien loin (ou en les entraînant aussi pourquoi pas?) des généraux cathos et John Lennon in the Church qui plaisent tant aux journaux ...
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Écrit par : Raphaël R. / | 25/04/2019

à Raphaël :

> Pour avoir vécu de longues années en Chine et aux États-Unis, je puis confirmer que cette foi des catholiques (minoritaires depuis les origines) peut être touchante.
À Boston, régulièrement invité par des gens de la paroisse, j'observais que l'on disait systématiquement le bénédicité avant chaque repas, parfois (à Thanksgiving) avec lecture de textes bibliques par le père de famille. Les interdits alimentaires durant le carême étaient strictement observés : chocolat et croissants bannis lors du café qui suivait la messe dominicale, et les uns et les autres de se réjouir à l'approche de la Saint-Patrick lors de laquelle, au niveau du diocèse, on pouvait par autorisation de l'évêque consommer sucreries et viennoiseries.
De même, à Taïwan, il n'y a pas de différence entre pratiquants et non pratiquants : tous les catholiques pratiquent, cela va de soi, vont se confesser avant de recevoir l'Eucharistie, etc. Des fidèles ayant assisté à une célébration œcuménique avec les protestants le dimanche matin retourneront à l'église le soir pour écouter la messe et communier.
Je crois que vous aviez dit la même chose dans une émission, Patrice : lors de la préparation de votre ouvrage sur les évangéliques, c'était culte chez eux le matin, mais messe le soir, ce qui vous faisait courir d'un lieu à l'autre.
Dans ma Lorraine natale d'il y a trente ans, les gens qu'il m'a été donné de connaître étaient croyants mais ne le montraient guère : pas de bénédicité à table, même en lycée catholique, messes dépourvues de solennité, interdits alimentaires de carême peu observés, sauf pour l'absence de viande le vendredi saint. La faute au courant laïcard peut-être ?
L'obligation de neutralité dans l'espace public a nécessairement un impact sur la vie familiale et personnelle ; elle a en quelque sorte conduit à une réserve dans l'expression de sa foi. Quand camarades ou collègues se goinfrent le mercredi des Cendres, demander un bénédicité fait tache. Avec un père et une sœur athées jusqu'à la moelle, j'avoue que je n'oserais même pas proposer un tel bénédicité avant chaque repas familial, ni des lectures de Bible avant la dinde de Noël. Je les entends déjà me dire d'arrêter avec mes bondieuseries, etc.
Les "deux France" sont difficilement réconciliables ; le plus triste, c'est qu'au nom de la neutralité religieuse, c'est souvent la laïque qui a le dessus... Merci les franc-macs !
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Écrit par : Philippe de Visieux / | 26/04/2019

TÉMOIGNAGE

> Je ne suis qu'un jeune prêtre du fin-fond de la France mais je me permets de donner quelques éléments.
Les soi-disant spécialistes du domaine religieux sont à mon humble avis "formés" ou "influencés" par une lecture finalement très sociologique de l'Eglise. J'ai entendu des doctorants en sciences humaines, qui sont "ouverts", placer les catholiques dans leur grille de lecture. Je n'ai pas rencontré (mais je n'ai peut-être pas assez fréquenté des facultés de Kto sur Paris ou Lyon ou ailleurs,) de spécialistes ayant une approche réellement disposée à comprendre et à recevoir ce que les gens vivent ou pensent. Ils ont leurs schémas de pensée avec leurs catégories et ils appliquent cela à tout phénomène religieux.
Je trouve personnellement qu'ils sont même très loin de leur idéal d'essayer de regarder simplement les faits ou les attitudes (travail universitaire de base).
De plus, ils souvent donneurs de leçon aux clercs que nous sommes. Cela m'amuse, car ce qu'ils ne supportent pas pour eux (recevoir des recommandations ou des "conseils"), ils nous le donnent sans rechigner (ils font bien plus la morale que nous...).
Je peux citer Mr Olivier Bobineau qui est souvent appelé à donner son avis sur tout ce qui concerne le religieux dans le journal 'Le Monde' ou ailleurs. Quand je l'entends et s'il appartient au même réseau, je ne vois comment il pourrait changer de paradigme pour comprendre la crise que nous vivons.
Je cite également Mme Danielle Hervieu-Léger qui est appelée dans tous les médias "main-stream". Grâce à son aura et à ses clés d'interprétation, elle est présentée comme une véritable référence. En l'écoutant, elle demande finalement à ce que l'Eglise catholique devienne protestante.
Je crois que sur le fait religieux, il manque de vrais analystes ayant un peu plus d'humilité, notamment concernant les moyens de réforme de l'Eglise (le Magistère et nos papes nous montrent la voie par leurd interventions).
Je suis clairement fatigué que ces pseudo-spécialistes nous demandent d'épouser l'esprit du monde ; repris en cœur par des journaux tels que 'La Croix' (sur une bonne partie de ses articles).
Mais en fait, comment comprendre ce que Nicodème, maître en Israël, n'a pas compris lors de son échange avec le Christ ? "Renaître d'en-haut", c'est assez difficile de mettre cela dans des cases.
Dans nos campagnes, nous sommes loin des questions identitaires de la foi. Aujourd'hui, la pratique est à 1% chez nous (ce qui doit réjouir nos chers spécialistes qui l'avaient prévu).
Nous recommençons une Nouvelle Évangélisation car les derniers croyants, nous les enterrons. Nous repartons avec ceux qui ont soif de la vraie Vie, à partir d'un appel à rencontrer le Christ personnellement et de vivre comme chrétien en s'engageant à aider nos frères les hommes et à vivre sobrement. Nous souhaitons avec notre curé faire grandir nos toutes petites communautés dans la charité, et devenir des lieux où les gens puissent goûter à la présence du Christ ressuscité pour tout homme.
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Écrit par : elgringos777 / | 26/04/2019

@ elgringos 777 :

> "Dans nos campagnes" à 1%, écrivez-vous, cher père... Je consonne totalement avec votre dernier paragraphe. Chez nous aussi on enterre les paroissiens d'autrefois, et on reconstruit humblement avec les pauvres et les petits, qui viennent à Jésus, eux.
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Écrit par : Alex / | 26/04/2019

à Elgringos et Alex:

> chez-nous, dans notre Bourbonnais, notre évêque précédent avait fait faire une enquête sérieuse et on arrivait à 2% de pratiquants et bien sûr, ruralité oblige, très vieillissants.
Notre évêque actuel, missionnaire, à lancé un synode sur l'évangélisation par la proximité. J'y participe et ce n'est pas encore fini mais de nombreuses pistes se dégagent.
Et j'en viens à mon propos principal:
et si tout bonnement on arrêtait de se prendre la tête avec les "experts" et que, sur le terrain, dans la vraie vie, on essayait avec nos faibles forces de faire se rencontrer les autres, nos frères à la fois si loin et si proche et le Christ notre Seigneur? Je me demande si les apôtres consultaient des experts? Ah oui, un seul: l'Esprit Saint...
le reste, basta cosi!
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Écrit par : VF / | 26/04/2019

@ VF :

> dans notre Loiret, le synode est en cours... Il s'achèvera à la Pentecôte. Je suis cela de très loin. Je rejoins ce que vous dites : les chrétiens prient, agissent, rencontrent les gens, et on avance bon an mal an...
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Écrit par : Alex / | 28/04/2019

LES DIVERS SENS DU MOT

> Faisons remarquer une autre approximation de ce genre d'enquête sociologique sur les cathos, et de propos d'analyse.
Comme ces auteurs mélangent les enjeux séculiers et les enjeux spirituels très hâtivement, on peut gagner très facilement l'étiquette de "catholique conservateur" simplement en professant une doctrine catholique, celle de l'Église et du pape François.
Donc je ne sais pour ma part si je me réjouis que les conservateurs ne seraient "que" 30%. Car pour le monde, tout ce qui n'est pas identique au monde sécularisé est conservateur.
Après, la vraie question qui vaille est : croyez-vous en Jésus comme votre Sauveur ? À nous de collaborer à l'oeuvre de l'Esprit pour qu'un nombre croissant de baptisés et de français réponde : OUI ! :-)

pierre m.

[ PP à Pierre M. – Votre raisonnement est exact si l'on donne au mot "conservateur" le sens que vous lui donnez.
Mais depuis un ou deux ans, les médias l'appliquent aux ennemis du pape François : par exemple les sophistes néo-lefebvristes qui traitent le pape d'«hérétique» cette semaine... ]

réponse au ciommentaire

réponse ayu commentaire

Écrit par : pierre m. / | 01/05/2019

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