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08/11/2018

Macron : gaffeur par milieu professionnel

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Verdun : projet (abandonné) de statue équestre à Pétain

La bourde Pétain après "c'est pas bibi"... Sans le vouloir, M. Macron montre l'abîme mental qui sépare son microcosme (la haute finance) et les inquiétudes concrètes des populations :


 

Une balourdise verbale du président de la République et nos médias s'enfièvrent : "ah, ah, a-t-il voulu réhabiliter Pétain ?"  Intention qu'il n'avait évidemment pas : d'autant qu'il joue la future campagne des européennes sur la lutte contre "l'extrême droite" (qu'il appelle aussi "populisme", croyant les deux notions synonymes)... Ce qui s'est passé à Maubeuge montre – une fois de plus – que M. Macron et son cercle fonctionnent en circuit fermé et n'ont de contact qu'avec la seule réalité consistante à leurs yeux : le monde financier, avec son écrasant mépris envers les gens.

S'ils avaient le moindre sens politique, Macron et les siens éviteraient le calamiteux "en-même-temps" qui devient la malédiction du quinquennat. Ainsi, M. Macron aime les symboles et les poses nobles : il ira donc sur les hauts lieux de 14-18 ;  mais "en-même-temps", il y rencontrera les élus et les citoyens pour parler budgets et fins de mois. L'Elysée espère sans doute que la grande ombre de 14-18 tempèrera la colère des gens...  Résultat inévitable : le reportage de cette colère envahit les chaînes d'info, évinçant la Vision d'Histoire. Raté ! Il ne fallait pas mélanger les deux sujets. On ne va pas sur la Voie Sacrée déclarer : "les carburants c'est pas bibi".

Et de mal en pis. L'Histoire revient à l'avant-scène, mais pour désarçonner M. Macron. Par sa propre faute...  C'est le piège Pétain, où le président de la République se prend pour un historien (comme beaucoup de gens aujourd'hui) alors qu'il ne l'est pas (eux non plus). À l'étape de Maubeuge, au lieu de se souvenir qu'il est chef de l'Etat et qu'il doit tenir compte de toute l'histoire contemporaine s'il ne veut pas blesser les uns ou les autres, il se met à dire inopportunément ce que tout le monde sait : que le Pétain de 1917 n'est pas celui de 1940 ! Il semble ainsi vouloir rendre hommage à Pétain en même temps qu'à Foch, Lyautey, Fayolle, Maunoury et Franchet d'Espérey.  Résultat, là aussi inévitable : l'indignation de ceux qui rappellent que le verdict de 1945 destituait Pétain de son rang de maréchal et le vouait à l'opprobre imprescriptible.

M. Macron aurait pu éviter cette bourde majeure en prenant conseil de personnes ayant un peu de substance. Elles lui auraient suggéré de mettre sur pied un hommage global au "peuple de 14-18", en érigeant pour les honorer un choix de combattants et de civils exemplaires... Cette cérémonie aurait été inédite, émouvante sans anachronisme, et politique au sens fort du terme... 

Mais l'idée concrète de peuple est étrangère aux gens comme M. Macron et son cercle, qui ne connaissent que l'individu postmoderne – et n'avaient qu'un souci : rendre la commémoration aussi abstraite que possible afin de ne pas irriter les Allemands. C'est ainsi notamment qu'il fut décidé de démilitariser le centenaire, en assignant à l'armée une réunion quasiment à huis-clos, entre généraux : le fameux hommage des Invalides, occasion de la bourde macronienne. Car les généraux, pensant peut-être que ça ne fâcherait pas les Allemands, avaient inscrit Pétain sur la liste des Invalides dans sa première formule... D'où la question posée à M. Macron, et sa réponse rendue désastreuse par sa manie d'expliquer (sur un ton de prof agacé) ce qu'il ne connaît en réalité pas très bien.

M. Macron finit par collectionner les faux pas, certains étant gravement spectaculaires. Dès qu'il sort de son palais pour rencontrer des Français, quelque chose de plus fort que lui le pousse à leur dire des incongruités. C'est une question de milieu professionnel : cet homme a un regard de technocrate financier sur des populations dont il ne devrait pas avoir à se soucier (semble-t-il penser) si la société était bien faite ; il lui faut donc la refaire et il s'y emploie  –  ou croit s'y employer. On peut penser que ça ne durera pas.

 

 

 

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16:38 Publié dans Histoire, Idées, Macron | Lien permanent | Commentaires (26) | Tags : macron, pétain

Commentaires

DE GAULLE

> Il me semble que de Gaulle était plus sage, loin des polémiques ou des atermoiements.
"Si, par malheur, en d’autres temps, en l’extrême hiver de sa vie, au milieu d’évènements excessifs, l’usure de l’âge mena le maréchal Pétain à des défaillances condamnables, la gloire qu’il acquit à Verdun, qu’il avait acquise à Verdun vingt cinq ans auparavant et qu’il garda en conduisant ensuite l’armée française à la victoire ne saurait être contestée ni méconnue par la patrie."

Source : https://fresques.ina.fr/de-gaulle/fiche-media/Gaulle00255/ceremonie-a-l-ossuaire-de-douaumont.html
Discours du général de Gaulle prononcé à l’ossuaire de Douaumont le 29 mai 1966, à l’occasion du cinquantième anniversaire de la bataille de Verdun.

MG


[ PP à MG - Bien sûr. Mais c'était de Gaulle : on aurait été grotesque si l'on avait fait semblant de lui prêter une quelconque complaisance envers le Pétain de 40-44... ]

réponse au commentaire

Écrit par : Michel de Guibert / | 08/11/2018

L'ARRÊT

> Conseil de lecture pour l'itinérant Président : l'arrêt de la Haute-Cour de Justice du 15 août 1945, condamnant Philippe Pétain à la peine de mort (commuée) et à l’indignité nationale : https://www.les-crises.fr/1945-la-condamnation-du-marechal-petain/
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Écrit par : Denis / | 08/11/2018

INÉGALITÉS

> Strictement aucun rapport, mais un excellent article sur les algorithmes: https://www.lemonde.fr/pixels/article/2018/11/07/cathy-o-neil-les-algorithmes-exacerbent-les-inegalites_5380202_4408996.html
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Écrit par : ND / | 08/11/2018

> "sa manie d'expliquer (sur un ton de prof agacé) ce qu'il ne connaît en réalité pas très bien."
"Pensée complexe" (c'est-à-dire entourloupe libérale avec écrans de fumée) et demi-savoirs : un trader (ou peu s'en faut) ne peut longtemps se faire passer pour le Général ; un homme déraciné de la mondialisation galopante ne peut prétendre se hisser au niveau réel du temps long de notre histoire.
Et il a vraiment cette tendance masochiste à lâcher des bêtises qui cassent sa dignité. Il faut relire "Fable ou histoire" de Hugo : http://entendre-victor-hugo.com/iii-fable-ou-histoire-chatiments/
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Écrit par : Alex / | 08/11/2018

> En effet, on ne mélange pas commémoration d'une victoire contre son voisin avec une campagne pour les élections européennes.
Sur Pétain: la mémoire du vainqueur de Verdun fut honorée par plusieurs présidents, gaullistes ou non. Du reste, il faudrait aussi flétrir bien d'autres personnalité de la IIIe moribonde pour être juste, car une défaite comme celle de 1940 a des causes profondes.Ou est le problème? Il est ailleurs.
En ceci: quand on regarde les actualités TV, on voit un pays qui s'effondre
-les taudis de Marseille
-collèges fermés pour cause de non mixité sociale (!)
blocs opératoires inutilisés faute de médecins (satanés numerus clausus!)
- usines en faillites
-fermetures de services publics
etc...
Alors ...
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Écrit par : Pierre Huet / | 08/11/2018

CEUX DE 14

> Macron aurait dû s'en tenir à la panthéonisation de Maurice Genevoix et de 'Ceux de quatorze' qui m'avait semblé être une bonne initiative. Genevoix, qui a connu dans sa chair l'horreur des combats meusiens, est un personnage consensuel : il symbolise le poilu à qui on a demandé "plus qu'on ne pouvait demander" et qui a accompli son devoir par amour pour sa patrie, souvent jusqu'à la mutilation, parfois jusqu'au sacrifice. La victoire de 1918 fut la leur avant d'être celle des officiers généraux dont certains, comme Joffre, étaient loin d'être économes en chair à canon (parfois dans l'inutilité la plus totale : le "massacreur de 14").
En ce qui concerne l'intention française de ne pas irriter les Allemands, rappelons que le véritable Diktat, ce furent les clauses léonines du traité de Versailles bien davantage que l'armistice en tant que telle. Certains militaires allemands ont d'ailleurs reconnu au cours de la guerre l'héroïsme du soldat français : ainsi au fort de Vaux le 7 juin 1916, Raynal et ses hommes qui se rendent après huit jours d'une résistance surhumaine reçoivent de leurs assaillants les honneurs militaires.
Les horreurs de la guerre au Biafra, en Bosnie, au Kosovo, au Viêt Nam, ou encore actuellement au Yémen (dans l'indifférence médiatique générale) montrent qu'hélas, 14-18 ne fut pas la "der des der". Prions pour la paix dimanche ; je salue à ce titre l'initiative de l'archidiocèse de Paris d'avoir pavoisé Notre-Dame de tous les drapeaux du monde, comme il y a cent ans pour le Te Deum de la victoire, comme si tous les peuples de la Terre s'unissaient à notre supplique pour demander au Père le don de la paix.
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Écrit par : Philippe de Visieux / | 09/11/2018

PRÉMONITOIRE

> Et non, ce n'est pas Jupiter, c'est Bibi... Fricotin !
Ses aventures ont fait l'objet d'une abondante "littérature" avec des titres tous plus révélateurs les uns que les autres. Ainsi, 'Bibi Fricotin, roi des camelots' (1956) 'Bibi Fricotin, roi de l'illusion' (1988). Prémonitoire...
https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Bibi_Fricotin
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Écrit par : Réginald de Coucy / | 09/11/2018

JOUISSANCE ?

> Je vous propose une analyse supplémentaire. Non seulement M. Macron vit en autarcie dans son cercle d'initiés à la finance mais il ne peut s'empêcher de jouir de quelques provocations verbales. Il y a, me semble-t-il, un peu de perversité dans ses manières.
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Écrit par : Mattei / | 09/11/2018

L'INCOHÉRENCE

> L'incohérence de notre président est de mentionner le militaire Pétain, ce qui est juste, alors qu'il annonçait une commémoration civile, ce qui mélange les périodes de la vie dudit Ph. Pétain, et là, forcément, ça coince!
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Écrit par : Pierre Huet / | 09/11/2018

@ Philippe de Visieux

> "les clauses léonines du traité de Versailles"
Sans elles, on pouvait dire que c'était la France qui avait perdu la guerre, tant elle avait été ravagée et saignée, tandis que l'Allemagne était indemne. Il ne s'agissait que de réparer les destructions effectuées par l'Allemagne pour abattre la puissance de la France. D'ailleurs, comme l'Allemagne ne les a pas respectées, nous avons été une proie facile pour Hitler.
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Écrit par : Guadet / | 09/11/2018

PANPAN

> A force de se voir traiter comme des enfants de 5 ans, les Français vont faire "panpan cucul" à Bibi le bobo.
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Écrit par : E Levavasseur / | 09/11/2018

"CAUSE TOUJOURS"

> Les pauvres poilus; aujourd'hui on les considère plus comme des victimes que comme des héros. Après tout le régime de sécurité sociale dans l'Empire allemand était bien plus en avance que dans la République Française, c'est pour cela que l'Alsace-Lorraine a exigé de le conserver à l'intérieur de son "droit local"...(pas folle la guêpe !). Pourquoi se sont-ils battus jusqu'à mourir ?
Les fraternisations de Noël 1914 sur le front près de Lille (cf le film "Joyeux Noël" en 2005) et les mutineries de 1917 nous touchent plus que les récits épiques pour conquérir tel ou tel monticule dans la région de Verdun ou dans la vallée de la Somme.
On pourrait aussi parler plus de l'exhortation apostolique du pape Benoit XV aux peuples belligérants et à leurs chefs du 28 Juillet 1915 "les plus belles régions de l'Europe, de ce jardin du monde, sont jonchées de cadavres et de ruines: là où, peu auparavant, régnait l'industrieuse activité des usines et le fécond travail des champs, on entend maintenant tonner la voix formidable du canon..."
Les républicains franc-maçons au pouvoir à Paris, les militaires allemands et Guillaume II à Berlin, en Russie Nicolas II et sa clique irresponsable et sanglante ont répondu d'une seule voix : "cause toujours tu m'intéresses !".
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Écrit par : B.H. / | 09/11/2018

SE FAIRE BOMBARDER ?

> Gaffe? J'ai un doute. Orgueil? Possible. Mais ce pourrait-il que ce soit calculé afin de lancer une belle polémique bien bruyante afin de masquer en partie la colère qui monte? Quoi de plus sonore qu'une accusation d'antisémitisme et de pétainisme? Du moins dans le milieu médiatique et parisien.

VF


[ PP à VF - Si c'est ça ce n'est plus Verdun, c'est la cote 105...("tirez sur moi !"). ]

réponse au commentaire

Écrit par : VF / | 09/11/2018

à Guadet :

> Oui, l'Allemagne n'a souffert d'aucune destruction pendant la Grande Guerre contrairement au quart Nord-Est français et à la Belgique totalement ravagés. L'erreur à Versailles fut de chercher à humilier l'Allemagne, qui ne sera par exemple admise à la SDN que sept ans plus tard.
Au plan matériel, rappelons que les grands monuments détruits par les obus teutons ont souvent été restaurés par des Américains francophiles comme Rockefeller, pas par la bourgeoisie industrielle d'outre-Rhin...

À B.H. :

> Les Alsaciens-Mosellans ne se sont pas battus jusqu'à mourir pour conserver les acquis sociaux obtenus du Reich. Beaucoup demeuraient Français de cœur, comme en témoigne l'œuvre de "l'Oncle Hansi" dans laquelle sont évoquées les brimades et humiliations que le jeune homme qu'il était avait subies au "lycée boche" (sic) de Colmar ; le 22 novembre 1918, jour de l'entrée des troupes françaises dans Strasbourg, les habitants très majoritairement pro-français sont en liesse.
Cela étant, il est vrai que la réintégration des trois départements s'est faite à certaines conditions imposées par la population locale, comme le maintien du régime concordataire ou d'une protection sociale largement supérieure à ce qui se faisait de l'autre côté des Vosges.
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Écrit par : Philippe de Visieux / | 10/11/2018

@ Philippe de Visieux et Guadet.

> Clause léonines mais.... qui n'ont pas entamé la puissance de l'Allemagne comme aurait pu le faire la création d'une "république rhénane" que souhaitaient certains, y compris en Allemagne comme cela s'est vu en 1923.
https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9publique_rh%C3%A9nane
Mais nos alliés ne voulaient pas que la France soit trop puissante.
Humilier l'adversaire et lui laisser sa puissance: mauvais!
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Écrit par : Pierre Huet / | 11/11/2018

BRIAND CONTRE CLEMENCEAU

> Versailles voulait aussi détruire toute trace monarchique dans l'Europe centrale, alors que s'il n'y avait eu que l'Autriche-Hongrie la guerre eut cessé dès 1916.
Le sujet opposa (déjà) Briand et Clémenceau...
Cette guerre fut aussi celle des pays colonisateurs contre ceux qui ne l'étaient pas (ou si peu)...


franz


[ PP à Franz - Extraordinaire aveuglement de Léon Daudet à l'époque, dans les discours tonitruants où il prenait le parti de Clemenceau contre Briand... ]

réponse au commentaire

Écrit par : franz / | 12/11/2018

LA SERBIE HUMILIÉE

> http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2018/11/13/31002-20181113ARTFIG00340-commemoration-du-11-novembre-la-serbie-injustement-humiliee.php#xtor=AL-201

En voici une autre de bourde, et pas des moindres ! Le président serbe obligé de s'asseoir parmi les diplomates de second rang... Sa place n'avait pas été prévue parmi les chefs d’État. L’Élysée avoue avoir "merdé"... On aurait aimé qu'ils se souviennent que la boucherie européenne a débuté à Sarajevo. Inadmissible !

PV


[ PP à PV ;
On aurait aimé qu'ils se souviennent du prix que la Serbie a payé en 14-18, et du véritable amour qui l'unissait à la France depuis l'épopée de Franchet d'Esperey.
Mais pour qu'ils s'en souviennent, il eût fallu qu'ils l'aient su à un moment quelconque.
Or leur ignorance est encyclopédique : l'histoire ne fait pas partie du micro-stock de connaissances du commercial moyen composant les effectifs de l'Elysée sous Macron.
Par ailleurs le Quai d'Orsay, sans doute consulté pour la liste des invités, est aux mains de Le Drian : vestige de l'ère Hollande, atlantiste hébété, incarnation de la non-diplomatie à base de "brouilllard" que décrivait Villepin ce matin à France Inter. Pour lui, la Serbie est le Mal, le Kosovo est le bien.
On a donc installé au deuxième rang de la tribune d'honneur l'effrayant Haçim Taçi, ex-chef des tueurs de l'UCK albanaise du Kosovo et actuel boss de cet "Etat" fabriqué il y a dix ans. Tandis que le président constitutionnellement élu de la Serbie, allié historique de la France en 14-18, était relégué au loin avec les journalistes... ]

réponse au commentairer

Écrit par : Philippe de Visieux / | 14/11/2018

à PV et PP

> On parie que le "Kosovo" sera membre de l'UE avant la République de Serbie ?
______

Écrit par : Muskar IV / | 14/11/2018

À Patrice et Muskar IV :

> L'armée française d'Orient fut l'oubliée de ces commémorations : de Franchet d'Espèrey, on ne dit mot, sauf peut-être samedi lors de l'hommage non retransmis aux maréchaux. Concernant le Kosovo, on peut regretere que son drapeau ait été accroché à Notre-Dame parmi ceux de tous les États du monde. Rappelons que dans sa grande sagesse, le Saint-Siège ne reconnaît pas la "République du Kosovo".
______

Écrit par : Philippe de Visieux / | 14/11/2018

à Philippe de Visieux :

> Merci pour ce rappel de l'armée d'Orient, dont une partie fut active jusqu'en 1923 !
______

Écrit par : Sven Laval / | 14/11/2018

MACRON & ONFRAY

> Les approximations de Macron rappellent celles de Michel Onfray :
Tous deux ont du charisme et savent bluffer un large public, en proclamant un discours argumenté, mais souvent creux et truffé d'erreurs.
On dirait qu'il leur manque toute conscience de la différence entre vérité et mensonge !
L'objectif de leur discours n'est pas de rechercher la vérité, il serait plutôt de manifester leur carrure... quitte à déformer allégrement les faits pour les faire rentrer dans leur raisonnement.
En fait ils ont une certaine passion pour le prestige de leur parole, c'est à dire pour le "verbe" ;
il leur reste à découvrir la puissance décapante du "Verbe" Jésus, le tout humble.
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Écrit par : Isabelle Meyer / | 14/11/2018

Serbie :

> Si Barbarossa a échoué, c'est parce Hitler a du envoyer qq armées supplémentaires pour mâter l'inattendue résistance serbe dans les Balkans, qq semaines perdues, fatales, empêchant l'écrasement de l'Union soviétique avant l'hiver ! (même si le fait de ne pas choisir d'objectif clair et de couvrir toute la largeur front peut aussi en être un élément).

Armée d'Orient :
Et pour eux la mobilisation a duré au minimum 6 mois de plus !
(Sans compter ceux qui furent encouragés à aller se frotter aux bolcheviks.)
______

Écrit par : franz / | 15/11/2018

INVERSION OFFICIELLE DES VALEURS

> Puisqu'il est , ici, question aussi de la mémoire de l'Occupation, effet collatéral des propos présidentiels, une chose remarquable:
Hier, avant un film, je visitais une petite exposition sur l'enfermement des Tziganes sous l'occupation. Des noms étaient cités: Vichy, Pétain, ceux de ministres, de préfets.
Par contre; certains mots n’apparaissaient jamais: Allemagne, Allemands, national-socialisme même.
Il s'agissait d'occupants, de nazis, étiquette journalistique insipide. D’où venaient-il? de la stratosphère? Non, de la nation la plus industrialisée depuis des décennies, la plus scientifique, dotée des meilleures lois sociales.

PH


[ PP à PH - Oui, c'est l'effet de l'inversion des valeurs qui est le climat d'une certaine France officielle depuis vingt ans. On ne doit plus dire que les forfaits de Vichy furent en partie un produit dérivé du IIIe Reich : ce serait offenser Berlin dont dépend la Zone Euro, notre unique souci. Donc Vichy devient un bloc auotonome, inexplicable sinon par un diabolisme français sui generis... (peut-être mêle lié à l'idée de "France" : ce qu'ont l'air de dire nos présidents successifs depuis qu'ils proclament que la Rafle du Vél' d'Hiv" fut commise par "la France", ce qui équivaut à identifier la nation entière au régime Pétain – et à nier l'existence des FFL et des résistants. Tout ça pour ménager Mme Merkel et ses deux prédécesseurs. ]

réponse au commentaire

Écrit par : Pierre Huet / | 16/11/2018

@ Philippe de Visieux

> Merci d'avoir évoqué l'épopée de Franchet d'Esperey. Un grand-oncle en fit partie. Il fut capturé par les Bulgares non loin de Skopje avec près de 150 camarades. Les prisonniers, combattants ou infirmiers furent maltraités puis massacrés.
______

Écrit par : Pierre Huet / | 16/11/2018

@ franz,

-un front immense
-qui s'élargissait
-un front immense qui s'élargissait à mesure que les Allemands s'éloignaient de leurs bases
-un front immense qui s'élargissait à mesure que les Allemands s'éloignaient de leurs bases et donc que le matériel s'usait
-un front immense qui s'élargissait à mesure que les Allemands s'éloignaient de leurs bases et donc que le matériel s'usait et que les soldats fatiguaient
-un front immense qui s'élargissait à mesure que les Allemands s'éloignaient de leurs bases et donc que le matériel s'usait, que les soldats fatiguaient et que l'hiver approchait
-un front immense qui était devenu gigantesque au moment où les Allemands s'étaient le plus éloignés de leurs bases et donc que le matériel s'était usé, que les soldats étaient épuisés et que l'hiver était tombé sans que les soldats aient reçus d'équipements d'hiver et que l'heure de la contre-offensive était venu
-et en décembre au moment décisif, Hitler se met sur le dos un ennemi de plus en déclarant la guerre aux Etats Unis

800 000 hommes perdus de juin 41 à février 42
soit 100 000/mois
soit 3 300/ jour
Aucun pays européen ne peut tenir à ce rythme.
Compenser par un meilleur matériel ? les bombardements massifs américains ont commencé dès le printemps 42


J'ai écrit "les Allemands" parce que j'en ai marre de lire partout "les nazis", "un officier nazi" (les mêmes qui trouvent ridicules qu'on utilise le mot "communiste" à bon escient)
c'est une manière soviétique de s'exprimer : "la guerre contre l'ennemi fasciste".
Comme si la guerre, la résistance, n'étaient légitimes que quand l'ennemi est "idéologisé".
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Écrit par : E Levavasseur / | 16/11/2018

1940-1945

> Eric, ce ne sont pas tant les bombardements alliés qui vont couler la production allemande (d'ailleurs, en 1945 -de janvier à mai-, elle a produit plus d'avions qu'en 1940...). C'est le blocus et la manque de ressources en matières premières ainsi que des choix techniques (char lourd complexe contre char moyen simple à produire et à utiliser) qui ont empêché l'Allemagne d'avoir le matériel suffisant.
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Écrit par : VF / | 17/11/2018

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