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24/10/2018

L'Evangile : "une programmation nouvelle de l'humain"

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Quatre points cruciaux pour garder le vrai cap :


 

Nombre d'entre nous, catholiques français (ou brésiliens, etc), seraient moins tentés de sombrer dans la partisanerie s'ils connaissaient mieux leur propre foi chrétienne... et s'ils écoutaient ce que leur dit l'Eglise enseignante.

Ainsi l'archevêque de Paris, Mgr Aupetit, rappelait en juin dernier ces quatre points cruciaux :

► la fonction de l'Eglise – par la volonté de son fondateur le Christ – est d'être l'incubateur de l'homme nouveau : celui dont parle saint Paul, et qui doit se substituer à l'homme ancien (celui qui ne réagit qu'en termes de marquage du territoire et de contre-agressivité) ;

► le message évangélique est une nouvelle programmation pour l'humanité ;

cette nouvelle programmation, nous avons à en être les témoins : en la vivant nous-même, et en coopérant avec tous ceux (quels qu'ils soient) que la Providence nous envoie ;

► la mission de l'Eglise est d'aider nos contemporains à rencontrer le Christ : une telle mission se réalise par attraction. Sommes nous "attractifs" ?

 

Quatre points cruciaux, oui, parce qu'ils interdisent le repli sur les réflexes du "vieil homme" : réflexes qui tendent à ressurgir en nous à toutes les étapes de l'histoire. Ainsi la nouvelle hérésie nationale-religieuse : elle se développe dans les esprits depuis cinq ou six ans de façon plus ou moins consciente  (la chose dont on a le moins conscience étant sa nature hérétique)... C'est cette hérésie qui anime les plus violents des ennemis du pape François, ceux que décrivent ces jours-ci les articles d'observateurs comme Ariane Chemin (Le Monde 20/10) ou Eric Senanque (Le Point 18/10).

Les ennemis de François sont des cyniques sachant ce qu'ils font. Leurs suiveurs, en revanche, sont déboussolés et ne voient pas où on les mène. Ils disposent pourtant d'une boussole qui est la parole du Magistère de l'Eglise : son aiguille indique le seul pôle, qui est le service du Christ. Nous pouvons souvent dévier de ce cap ; dans ces cas-là, le sensus fidei devrait nous ramener dans l'axe de communion et de progression.

Que Dieu nous garde d'en dévier, et surtout d'imaginer que c'est notre déviance qui est la droite ligne ! L'essentiel est en jeu (Luc 12, 35-36) : "Restez en tenue de service, votre ceinture autour des reins et vos lampes allumées. Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu'il arrivera et frappera à la porte..."

 

 

 

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Commentaires

JÉSUS LUI-MÊME

> Une parole juste et claire. Merci de la porter 'haut et fort'!
La question de l'attraction est centrale, non pas qu'il faille faire du marketing ecclésial, mais parce que Jésus lui-même attirait sur lui tout les regards. Et il touchait les gens au cœur directement. Il touche encore directement d'ailleurs. Soyons à Son service par l'intermédiaire de nos actions, de nos paroles, de nos regards...
La ligne de crête est dure à tenir !!
______

Écrit par : TonyZ / | 24/10/2018

LA RACINE

> Compliqué pour la conscience ou la prise de conscience (en laissant M. Sigmund à ses décryptages et ses intellectualisations...)
En termes compréhensibles par une bonne partie de ceux qui croient comprendre cela peut se dire "aveuglement de bonne foi sous couvert de mauvaise foi", la quadrature du cercle quand on prétend que c'est seulement un carré mais parfaitement ou même divinement arrondi!!!
Bon courage pour la "déradicalisation" si l'on prend le mot dans son vrai sens : assainir, travailler, vivifier la 'racine'...
Bon! Il n'est interdit à personne de demander l'aide brûlante, décapante, vivifiante de L'Esprit-Saint....mais en passant par LUI, LE VIVANT et par son nom JÉSUS, qui est le seul qui puisse nous sauver (dixit Simon le fougueux, Pierre(roc-rocher) pour les journalistes et même Saint pour qui n'est pas rebuté par cette catégorie totalement hors-normes, hors-tendance, hors tout-ce-qu'on-veut mais terriblement indispensable....
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Écrit par : Gérald / | 25/10/2018

???

> https://www.vaticannews.va/fr/pape-francois/messe-sainte-marthe/2018-10/homelie-sainte-marthe-25-octobre-2018.html

Gérald


[ PP à G. - Si vous trouvez à redire à cette homélie, vous me surprenez. ]
______

Écrit par : Gérald / | 26/10/2018

@ PP

> absolument pas...
les ??? c'est seulement le soin de vous laisser mettre un titre...je n'ai rien trouvé d'assez "percutant" pour la justesse et la densité du propos...alors en commissaire-priseur : "Qui dit mieux ?" ou en joueur d'échecs : !!! ... et pardon si j'ai froissé quelqu'un.

Gérald


[ PP à Gérald – C'était déconcertant, mais excusez ma méprise. ]

réponse au commentaire

Écrit par : Gérald / | 27/10/2018

LE PROCÈS D'ORLÉANS

> https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/France/A-Orleans-proces-hierarchie-lEglise-2018-10-31-1200979863

Ce compte-rendu de l'audience du procès Castelet/Fort tombe assez bien, l'heure étant à un nouveau départ dans l'Église.
Cependant, certaines habitudes demeurent.
Comment ne pas être attristé de l'absence de Mgr Fort, excusé par un certificat médical qui ne convainc personne, en premier lieu le procureur.
Également très décevant, le départ de Mgr Aubertin et du père Boca, sitôt leur déposition terminée : si nous étions victimes, comment vivrions-nous cette sécheresse d'âme, alors que l'Église ne cesse d'appeler à prendre en considération les personnes abusées ?
Il est évident que nous ne pouvons analyser tout cela sans nous remettre dans le contexte d'il y a vingt-cinq ans ; pour autant, on est en droit d'attendre des évêques et des prêtres qui ont manqué à leurs devoirs un minimum de compassion, un regard, un sourire.
Prions pour ces victimes qui ont attendu vingt ans avant de voir ce procès tenu, mais aussi pour le père de Castelet que le manque d'affection, très vraisemblable quoique inexcusable, a conduit à commettre l'irréparable.

PV


[ PP à PV - Je crains qu'aucune "recontextualisation" se référant au passé ne puisse justifier la sècheresse de réactions de prélats en 2018. Il faut aussi savoir que l'évêque en question fut (il y a vingt ans) le parrain spirituel de plusieurs jeunes prêtres "classiques" : ceux qui semblent bizarrrement muets, comme tombés dans un triangle des Bermudes, depuis que la pastorale du pape François est en cours. Comme s'ils ne pouvaient supporter l'invalidation
- par de très déplorables faits - d'un certain discours théoricien restaurationniste...
"Restaurare" quoi que ce soit est du domaine du décor rhétorique, puisque concrètement incompatible avec la dynamique perpétuelle de l'Evangile ! ]

réponse au commentaire

Écrit par : Philippe de Visieux / | 31/10/2018

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