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25/01/2018

En librairie à partir d'aujourd'hui

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"Pourquoi ce livre",  communiqué des éditions Salvator :


 

 

<< L'Eglise change : c'est pour faire connaître le Christ aux sociétés du XXIe siècle.  Et c'est la vocation permanente des catholiques dans le monde entier...

Pourquoi – en France – une partie des “cathos” semblent-ils tourner le dos à cette vocation et dériver dans le sectarisme ?

Quels liens entre leur attitude et les pesanteurs de la société actuelle : le règne de l'argent et son dérivatif, les confusions pseudo-identitaires ?

Comment en sortir ?

C'est le sujet du livre-enquête de Patrice de Plunkett : livre qui n'est pas un procès, mais une lettre ouverte fraternelle à tous les catholiques et à ceux qu'intéressent les nouveaux enjeux spirituels.

 

 

Patrice de Plunkett : journaliste (ex-directeur de la rédaction du Figaro magazine), écrivain, athée résolu de 1968 aux années 1980, converti au catholicisme après 1985, sa conversion a changé son regard notamment sur l'économie et l'écologie.  Bon connaisseur des milieux catholiques, il a publié douze essais dont Benoît XVI et le plan de Dieu (2005) et La révolution du pape François (2015).  >>

 

 

 

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Commentaires

NOTRE SYSTÈME

> Merci, Patrice, nous vous lirons avec plaisir. Les thèmes que vous abordez me rappellent ceux énoncés par le cardinal Vingt-Trois lors de sa messe de départ, il y a quelques jours seulement à Notre-Dame, réitérés hier dans le 'Parisien' : "Notre système donne la priorité au rendement, à la consommation et à des compensations financières […]. Malheureusement, on en arrive à penser que le fric résout beaucoup de choses…" (http://www.leparisien.fr/societe/les-verites-de-mgr-vingt-trois-19-12-2017-7462488.php).

PV


( PP à PV - Oui, mon enquête montre que c'est la cause finale du malaise entretenu (sous divers prétextes) dans les milieux catholiques français. ]

réponse au commentaire

Écrit par : Philippe de Visieux / | 21/12/2017

MINORITÉ

> L’Eglise secte, c’est évidemment non. Mais nous pouvons dire oui à une Eglise de la « minorité » (déjà au sens franciscain du thème, du frère « mineur »), une Eglise des « minorités ». Le cardinal Ratzinger, en 2005, utilisait cette expression de « minorité créative » pour penser l’Eglise : « Les chrétiens croyants, écrivait le futur pape (« L’Europe, ses fondements, aujourd’hui et demain », éd. Saint-Augustin), devraient se considérer comme une minorité créative et contribuer ainsi à ce que l’Europe retrouve le meilleur de son héritage, et se mette ainsi au service de l’humanité entière ».
Le modérateur général de la communauté Saint-Martin a repris cette expression de « minorité créative » dans un récent édito de « Sub signo Martini » (revue publiée par cette association de prêtres et de diacres - http://www.communautesaintmartin.org/ ). Il la médite ainsi :
« La communauté, écrit don Paul Préaux, est une “minorité créative” tant qu’elle restera vigilante à ne jamais former un groupe fermé, se suffisant à lui-même, et croyant détenir la vérité à lui seul. Certes, la communauté doit cultiver sa spécificité et approfondir son identité ecclésiale, mais en ayant toujours le souci de porter – avec d’autres – la responsabilité pour le tout. Elle demeurera une minorité active et créative dans la mesure où l’énergie des personnalités singulières qui la composent demeurera au service du Bien commun de l’Eglise et de l’humanité. En effet, une minorité est créative dans la mesure où elle est levain dans la pâte, sel évangélique. Sinon elle se dénaturera en virus destructeur. La peur, la pusillanimité la condamneront à être une minorité craintive et chétive. »
L’abbé Paul Préaux ajoute : « Sa créativité exige un ancrage dans la tradition ecclésiale (elle n’a rien inventé mais tout reçu) et une souplesse d’adaptation aux exigences du temps présent. Elle implique tout à la fois l’ouverture au réel, la capacité de s’en imprégner, et la réactivité face aux nouveaux défis. Vivre l’aventure inconfortable de sortir des espaces sécurisés et se risquer dans de nouvelles initiatives, comme nous y invite le pape François. Enfin, elle sera une minorité créative si elle demeure docile aux appels intérieurs de l’Esprit Saint qui la pousse continuellement à vivre une nouvelle “imagination de la charité” (Jean-Paul II). L’amour ne devrait-il pas être le trait caractéristique, essentiel, de sa vitalité et donc de sa créativité ? (…) »
Je suis pour ma part convaincu qu’une Eglise d’identitaires musclés et figés dans leur bonne conscience et leurs certitudes tournera fatalement à la « minorité craintive et chétive » et donc à la secte ayant du prochain une vision caricaturale… Au contraire de l’Eglise des « minorités créatives », humbles et ouvertes, que nos papes s’efforcent de construire.

Denis


[ P à Denis - Bien d'accord avec vous ! C'est même sur cette idée de minorité que commence mon livre... )

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Écrit par : Denis / | 21/12/2017

MONDAINE

> Vous ne découvrez pas l'église mondaine, par hasard ?

ADV


[ PP à ADV - Sans doute si, mais qu'entendez-vous par là ? ]

réponse au commentaire

Écrit par : De Vos Alain / | 21/12/2017

LE COURAGE DE SORTIR

> On a vu avec la MPT que la France a une assise chrétienne, mais ensuite pas grand-chose car s'il y a un passé, il n'y a pas de présent, donc plus d'essence dans le moteur (on pourrait dire que l'eau privée de sa source oppose une résistance mais n'a pas de force d'entraînement).
L'alternative est soit le repliement soit sortir de son confort d'entre soi (de son canapé dit le Pape). Cela impose le courage d'aller se confronter à celui qui est/pense différemment, mais pas frontalement en accompagnant.
La France est une nouvelle terre à [ré]évangéliser. Une amie prof a été sidérée quand elle parlé du vrai (historique) sens de Noël à sa classe, aucun enfant ne le connaissait (dans une banlieue "de souche"). La France a besoin de prière et d'action.
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Écrit par : franz / | 21/12/2017

CONSCIENTS DU PROBLÈME

> Bel échange de commentaires en ce moment sur Facebook à propos de la parution de votre livre et du communiqué de l'éditeur. Apparemment pas mal de gens en France étaient eux aussi conscients du problème de ce que l'un d'eux appelle la "gentrification" du catholicisme, comme on parle de la gentrification des quartiers nord-est de Paris !
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Écrit par : Amicie Terray / | 21/12/2017

DISCUSSION

> Je lirai probablement votre livre pour la simple raison que je pense différemment de vous sur des points importants, sauf quand il s'agit de mettre en garde contre le libéralisme (en fait faux prétexte pour justifier un attrait des mondanités).
Sur Facebook vous semblez appeler à un débat salutaire. Je ne peux ici que vous donnez raison, et je ne suis probablement pas le seul catholique à être blessé d'une guérilla interne - mais étalée devant tous - dérivée d'un manque d’écoute respectif. Et certains mots trouvés sur le fil Facebook comme "engeance" montrent bien que l'animosité et le sectarisme ne sont pas que le fait d'une "méchante" frange conservatrice.
Je fais donc des vœux pour que certains dont moi-même puissent après lecture critiquer (ou pas n'ayons pas de préjugés) une partie de vos analyses sur ce blog sans être censurés.
Pour l'instant, et vu de ma lorgnette, j'ai du mal à imaginer un tel risque de glissade vers une secte. D'ailleurs ce mot est très rude, généralement utilisé par nos adversaires athées les plus vindicatifs.
Sinon bon Noël du fond du cœur à tous : modernistes, conservateurs, traditionalistes, petits bourgeois, de tradition ouvrière, tièdes, bigots,
de gauche, de droite, pratiquants réguliers ou occasionnels, bon vivants, ascètes, dans l'action et/ou la prière, rationalistes, de foi du charbonnier, littéraires, scientifiques, érudits, sans études, favorisés, de condition modeste nous sommes tous aimés de NSJC et amenés à progresser, ensemble et fraternellement, vers Lui.

Catho1728


[ PP à C. - Je m'associe entièrement à votre message, et j'attends avec beaucoup d'intérêt vos critiques lorsque vous aurez lu mon livre !
Quant au risque de "censure", il n'existe pas en ce qui me concerne; je ne "censure" (et j'en ai parfaitement le droit, comme tout média) que les propos agressifs envers le pape et les évêques, les insultes, les slogans et toutes ces choses dont -hélas - l'extrême droite "catho" fait son langage quotidien sur les réseaux sociaux... (De ça aussi je parle dans le chapitre 2 de mon livre, parce que c'est la réalité, et qu'on ne voit pas au nom de quoi il faudrait la passer sous silence. Il est curieux que les insultants se plaignent de ce que leurs insultes soient "censurées" ! Mais je devine que ce ne sera pas votre cas. Donc à bientôt).
ps - Quelqu'un a dit quelque part : "engeance" ??? ]

réponse au commentaire

Écrit par : Catho1728 / | 22/12/2017

@PP

> "Quelqu'un a dit quelque part : "engeance" ??? "
Paul Piccaretta. Je cite :
"Les cathos de toute façon vont disparaitre en tant que catholiques et ne plus exister qu en tant que minorités. C'est ce qu'ils souhaitent de toute façon: Ils se pensent comme une contre culture ( mais font des écoles de commerce, paye ta contre culture). Pour rééduquer cette engeance il faudrait au moins deux générations. Tu as bien du courage Patrice."

Feld


[ PP à F. - En effet ! Ça m'avait échappé.
La question devient donc (comme aurait dit Malraux) : peut-on qualifier d'engeance ceux qui font des écoles de commerce ? C'est à peu près ce que pense Florence Noiville, auteure (ou autrice ?) de : 'J'ai fait HEC et je m'en excuse' (Stock 2009)... ]

réponse au commentaire

Écrit par : Feld / | 22/12/2017

Feld,

> il ne faut pas ré-éduquer, il faut évangéliser. Ré-éduquer est très dangereux au vu de l'Histoire et des dérives qu'elle a montré de ce genre de politique...
Evangéliser, c'est amener les gens à rencontrer personnellement le Christ et ça, cela peut se faire sur une génération. Si l'on pense aux gosses de riches destinés à faire carrière dans le "business" de papa, cf Saint François...
Et d'ailleurs, pourquoi ne pas lui consacrer les écoles de commerce ?
Ceci dit, Joyeux et Saint Noël à tous. Que la célébration de la naissance de l'enfant-Dieu vous apporte paix, joie et espérance pour l'année qui vient.


VF


[ PP à VF - Joyeux Noël et amitié ! ]

réponse au commentaire

Écrit par : VF / | 23/12/2017

RÉVEIL

> Le mot engeance est dur, mais s'il peut servir à réveiller les consciences ?
Les jeunes sont forcément marqués par leur milieu, et quand on est dans le milieu social le plus haut, on ne peut guère avoir de relations vraies avec des jeunes des autres niveaux. Donc on vit dans une bulle.
Ajoutez à cela qu'un jeune aimant ses parents voudra leur donner satisfaction : "ils veulent que je fasse telle école, ils ont travaillé dur pour me payer une bonne éducation, je dois les remercier en suivant la voie qu'ils m'ont tracée." Et quand ils se posent quand même un peu des questions, on leur rétorque : "tu dois honorer ton père et ta mère, c'est dans la Bible".
Seulement, ce n'est pas cela honorer son père et sa mère...
Mais il faut parfois beaucoup de temps pour le comprendre, et il est très douloureux d'affronter les reproches d'ingratitude prodigués par sa famille, qui naturellement considère de son devoir de soutenir les parents face à l'enfant rebelle.
Qu'il est difficile à un riche d'entrer dans le Royaume de Dieu, autant essayer de faire passer une amarre de bateau par le chas d'une aiguille à coudre !
Mais alors, Seigneur, qui peut être sauvé ?
Cela dépasse les possibilités humaines, mais à Dieu rien n'est impossible.
C'est cette confiance dans la puissance de l'amour de Dieu qui seule peut nous permettre d'espérer.
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Écrit par : Bernadette / | 23/12/2017

LE DÉBAT SUR FACEBOOK

> Un mois avant la mise en librairie, le livre fait déjà parler :
Echantillon sur Facebook :

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Odon Lafontaine - Enfin ! On l'attend avec impatience

Françoise Abet - Ouf! J’en ai bien besoin!!

Guillaume DE Jarnac Je lirai le livre avec d'autant plus d'intérêt que je me demande vraiment pourquoi les Chrétiens, les Cathos seraient menacés de devenir une secte ? à mon avis ils n'en prennent pas le chemin ...

Patrice de Plunkett - Certains, si... Et inconsciemment... Ou plutôt en toute bonne conscience : ils s'éloignent de la foi christique au nom d'un "catholicisme à défendre" - alors qu'il n'est pas "attaqué" comme ils le croient, et que la foi a besoin d'être vécue plutôt que "défendue"... Par ailleurs, cette psychose de "défense" est plus ou moins manipulée par des milieux qui ont de tout autres raisons (très peu spirituelles) de s'en prendre au pape... Je développe ça dans mon enquête..

Maria Portugal - Hâte de le lire...

Guillaume Alançon - Qu'est-ce qu'une secte ? Qu'est-ce que l'Eglise ? Faut-il se diluer ? Comment les chrétiens d'Orient et de Chine ont-ils survécu dans une société qui n'était plus chrétienne ?

Patrice de Plunkett - Excellentes questions.

Jean-Luc Fabre Il existe quelque chose qui s'appelle le ferment évangélique il se dilué mais il transforme tout

Guillaume Alançon Comment comprendre l'intégralité du magistère de l'Eglise, de Quas Primas à Laudato Si, de l'éloge du Cardinal Pie par le Pape st Pie X en passant par l'allocution consitoriale de Pie VI à l'occasion de la mort de Louis XVI ? En passant par le discours de Benoît XVI aux Bernardins en 2008 et les fortes affirmations sur la présence du démon par le pape François ? Défendre ces positions en vertu de la continuité du Magistère nous relegue parfois

Jean-Luc Fabre En situant cette source parmi toutes les autres la Parole de Dieu la lecture des signes des temps la sainte liturgie alors chacune trouve sa juste place en tension comme le rappelle si justement le Pape François

Amaury Soudarded De Perros "Pourquoi – en France – une partie des “cathos” semblent-ils tourner le dos à cette vocation et dériver dans le sectarisme ?" Je suppose qu'il s'agit ici des mécréants attachés à la Tradition. Mettre cathos en guillemets, c'est déjà rejeter l'autre. Où est le Christ là dedans ?

Patrice de Plunkett à Amaury Soudarded de Perros - Non, c'est le mot "cathos" en lui-même qui est néfaste. C'est une étiquette de groupe sociologique : le groupe vu pour lui-même. Toutes les dérives viennent de cette erreur de perspective. Nous ne sommes pas "les cathos" : nous sommes le corps du Christ, c'est bien autre chose...
ps - Pourquoi parler des croyants "attachés à la Tradition" ? C'est déjà introduire une division. Toute l'Eglise est Tradition, et la Tradition ne consiste pas à faire toujours les mêmes choses, mais à faire toujiours des choses qui tendent au même but (faire connaître le Christ)...
ps2 - Et même au sens où vous l'entendez, ce n'est pas un livre contre les gens "attachés à la Tradition". C'est un livre de loyauté envers l'Eglise tout entière. L'un des trois chapitres analyse les raisons pour lesquelles une fraction des catholiques français s'enferme dans un rejet des changements nécessaires à l'évangélisation ; mais un tel rejet n'est en aucun cas un "attachement à la Tradition". C'est plutôt une dérive hors de la confiance en l'Esprit Saint...

Françoise Abet - Je sens que ce livre est fait pour moi!! J'ai hâte...

[Plus d'échanges FB dans le prochain commentaire]

Écrit par : PP / | 23/12/2017

Autres échanges sur Facebook
dès avant la parution de mon livre...

> Rolande Pouteaux - Cf les dérives de l’isolement ou de l’enfermement face aux enjeux pour l’église d’annoncer avec une Parole audible et un témoignage authentique de conversion toujours à remettre sur le métier.
Cf le livre de J C Guillebault : »La foi qui reste » face au nihilisme, au relativisme, au divers courants adjoints au conformisme bien pensant de la sphère influente.La tendance au repli entre soi de chrétiens frileux s’avère tourner le dos à l’inculturation à laquelle de tous temps le Christ appelle ses disciples.

Philippe de Saint-Germain - Bien dit, mais je ne vois pas trop bien la dramatisation ("Il fallait bien que quelqu'un finisse...") : les papes n'ont-ils jamais cessé de dire que le christianisme n'est pas une secte ?

Patrice de Plunkett à Philippe de Saint-Germain - Ce qu'il fallait bien, c'est que quelqu'un finisse par parler d'un problème de dérive sectaire inconsciente qui s'est développé à l'intérieur du catholicisme français (le phénomène de "gentrification", comme le dit Pierre Mayrant ci-dessus) : sérieux obstacle mental opposé aux tâches nouvelles de l'Eglise et à l'évangélisation tout court, qui sont l'autre sujet du livre...
Ce problème doit être abordé si l'on veut faire toute la lumière sur la situation. Mais c'est le type de sujets qu'ion juge facilement malséant dans notre pays et dans nos milieux !
Donc le livre paraît dans quelques semaines, et son objectif est d'ouvrir le débat dont on sentait bien - depuis cinq ans - qu'il devenait nécessaire.

Françoise Abet - J’ai dû chercher la signification du mot « gentrification » ! Mon vocabulaire n’est pas aussi riche que le vôtre mais tout ceci m’intéresse.

Patrice de Plunkett à Françoise Abet - Pardon d'avoir jargonné, mais le mot "gentrification" est utilisé en urbanisme pour désigner le phénomène de refoulement des moins riches vers des banlieues de plus en plus lointaines. Par analogie, on peut redouter dans le catholicisme français un embourgeoisement croissant et une diminution constante de la religion populaire. Ce n'est que de la sociologie, mais ça devient dangereux si la vision "bourgeoise" de la vie finit par occulter la vision chrétienne. On en a vu des exemples nombreux depuis cinq ans, cf la pasionaria MPT clamant "nous sommes la révolte de la France bien élevée". La MPT étant notoirement composée de cathos, on juge de l'effet de ridicule produit sur l'opinion publique...

Paul Piccarreta - Bravo !

Paul Piccarreta - Les cathos de toute façon vont disparaitre en tant que catholiques et ne plus exister qu en tant que minorités. C'est ce qu'ils souhaitent de toute façon: Ils se pensent comme une contre culture ( mais font des écoles de commerce, paye ta contre culture). Pour rééduquer cette engeance il faudrait au moins deux générations. Tu as bien du courage Patrice.

Patrice de Plunkett à Paul Piccarreta - Ce n'est pas une question de courage ou pas : c'est une question d'urgence et d'utilité d'un débat. On ne peut pas laisser une fausse cathosphère faire écran entre l'opinion publique et l'Eglise réelle. On ne peut pas laisser revendiquer le label "catholique" par des gens qui refusent de marcher avec leur Eglise...

Françoise Abet - Je côtoie de très près des personnes catholiques, que je compare à des pharisiens en puissance, et ils me font du mal. J’en ai parlé au prêtre de ma paroisse: je dois l’offrir au bon Dieu me dit-on. Je crois qu’un jour, je vais dire ce que je pense.

Patrice de Plunkett à Françoise Abet - Attention à ne pas entrer en guerre avec le voisin qui reste un frère ou une soeur catholique... Il faut, si c'est vraiment nécessaire, l'aider à prendre de la distance par rapport à des opinions qui ne viennent pas de la foi mais d'un milieu social ou politique ; c'est la seule chose qui puisse rendre service. C'est ce que j'essaie de faire dans mon livre...

François Vayne - Merci et bravissimo cher Patrice!

Dominic Chikhani - catholique = universel. Sauvegarder la tradition en s'ouvrant...

Jean-Yves Rineau - J'ose espérer que la "dérive sectariste de certains cathos" sera définie à l'aune de la mission propre et spécifique des laïcs et des clercs.

[à suivre]

Écrit par : PP / | 23/12/2017

Echanges Facebook
dès avant la sortie de mon livre
(suite)


>Patrice de Plunkett à Jean-Yves Rineau - Elle sera tout à fait définie, vous en jugerez !

MC Petresco - Hâte de vous lire sur cette thématique qui me préoccupe fortement en observant les cathos de ma génération... Il est bon d'en débattre en effet.

Dominique Fourmantel · Ras le bol des donneurs de leçons regarder vous dans une glace faite vos examens de conscience puis regarder le CHRIS EN face suivez vôtre vois et ne juger pas

Françoise Abet - C’est vous qui le dites, mais personne n’est jugé

Patrice de Plunkett à Dominique Fourmantel - Vous ne croyez pas que vous réagissez un peu vite, sans avoir lu ce livre ni savoir de quoi il parle au juste ? Que craignez-vous donc pour être aussi agressif ?

Dominique Fourmantel - Rien depuis longtemps je me fatigue des jugements moi je ne parle pas je fait confiance en DIEU trop de Jean croix bien faire me ne font pas . je veux expliquer ceux que je vie avec Lui qui m'a guidé
loin de vous offenser merci de m avoir répondu

Myriam Fourchaud - Dieu a toujours de grands plans avec des petits peuples. Merci d aborder ce thème, il me semble que lorsque nous devenons minoritaires, l insécurité nous fait élever des frontières, des barrières, toujours la peur! C est pourtant par sa vulnérabilité que nous sommes sauvés, ce christianisme fou d' Amour est en danger , nous opposons cette. Folie au clivage qui étend ses tentacules monstrueuses dans et hors église. Merci de nous déranger!

Aleth de Charentenay - Bravo Patrice! quel chemin parcouru depuis "La culture en veston rose' !!!

Patrice de Plunkett à Aleth de Charentenay - Ça, vous pouvez le dire : il y a eu du chemin. Il y a surtout eu une conversion. J'en parle dans mon livre, parce que ce n'est pas sans lien avec le sujet.

Hélène Charrier - Il y a chez les Catholiques actuels français beaucoup d'intelligence, une belle qualité de formation, de remarquables initiatives. Mais aussi trop de misérabilisme, de refus d'exploitation de nos talents, de manque de courage. Nous avons tout, reste à oser; prendre les places et cesser de nous cacher vielliotement. A être présents à notre époque avec tout le talent et la force que le Christ a su mettre en nous. En plus nous avons une jeunesse belle, audacieuse et brillante que nous devons encourager à aller sur le devant de la scène ou ils sauront rayonner. Pour peu que nous ne les cachions-gâchions par fausse modestie. Le Christ ne nous a-t-il pas donne la mission de rayonner ?

Patrice de Plunkett à bHélène Charrier -Bien sûr que si. Mais ce n'est pas nous qui "rayonnons". C'est Lui à travers nous. Le tout est de ne pas être opaques en nous aveuglant nous-mêmes dans l'autosatisfaction. Nous sommes les "serviteurs inutiles", pas les petits soldats du on-ne-lâche-rien.

Jehan Quettier - les Catholiques nous ne nous aimons pas Ne recommencons pas le clivage progressistes integristes qui nous a tué

Patrice de Plunkett - à Jehan Quettier - Il ne s'agit pas de "nous aimer". Il s'agit de L'aimer, Lui. Et de changer en nous-même tout ce qui n'est pas Lui... Notamment dans nos petites opinions politiques et sociales, quand elles contredisent les appels de l'Eglise !
Ceux qui tournent le dos au pape François et proclament ça sur tous les réseaux sociaux, sont un obstacle au témoignage évangélique qui est le chemin du Christ.
Ils sont un scandale aux yeux du peuple incroyant (95 % de la population française).
Et ce sont eux qui ressuscitent le clivage "progressistes" -"intégristes" d'il y a quarante ans, en toutes lettres et sans vergogne ! Voyez Twitter et Facebook : les divagations sur le "péril moderniste" et les images d'Epinal sur "la chrétienté" !

Louis Bertrand Raffour - Ça vaut le coup de l’acheter!

...

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Écrit par : PP / | 23/12/2017

@ Bernadette

> Vous êtes charitable, que Dieu vous bénisse.

@ VF

> Peut-être le terme correction fraternelle serait plus approprié qu'évangélisation? Mais alors cela doit aller dans les deux sens.

@ Patrice de Plunkett

> Dans le mot "engeance" je perçois haine et non amour. La réponse à la question est alors très simple, du moins pour le chrétien.
Au risque de me répéter, Saint Noël à tous.

P.S: me voici obligé de lire ce livre désormais.

C 1728


[ PP à C 1728 - Vous m'honorerez en le lisant. Joyeux Noël à vous. ]

réponse au commentaire

Écrit par : Catho1728 / | 24/12/2017

à Catho1728 (pourquoi 1728 d'ailleurs?)

> Je parle bien d'évangélisation c'est-à-dire de rencontre avec le Christ. Il ne s'agit pas de corriger une éventuelle erreur ou dérive auprès de frères ayant déjà trouvé le Christ. Les "cathos" d'HEC sont, pour la plus grande part, ceux dont on parle souvent comme "athées pieux". Ils ne sont pas chrétiens : et là, je ne juge pas, je constate leur conduite ou leurs discours. Ce qu'ils font ou disent est contraire aux évangiles donc pas chrétien, point barre. Ce n'est pas parce que Charles-Henri et Anémone-Louise vont à la messe et confirment leur petit dernier qu'ils sont chrétiens. Relisez les passages où le Christ parle de sépulcre blanchis...
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Écrit par : VF / | 24/12/2017

"SECTE"

> Il y a "secte" quand un groupe sacralise ses opinions de groupe à l'aide d'un vocabulaire prétendument religieux.

Amicie T.


[ PP à Amicie Terray - C'est le cas aujourd'hui dans certains milieux en France... Leur vocabulaire est en effet "prétendument religieux" dans la mesure où leur catholicisme affiché consiste à dire le contraire de ce que dit l'Eglise catholique dans des domaines graves... ]

réponse au commentaire

Écrit par : Amicie Terray / | 26/01/2018

'CHRÉTIENS DANS LA CITÉ'

> Ma recension, à paraître dans le prochain numéro de Chrétiens dans la Cité :
http://www.chretiensdanslacite.com/2018/01/cathos-ne-devenons-pas-une-secte.html
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Écrit par : Sureau / | 27/01/2018

SECTARISME ET GENTRIFICATION

> Il faut distinguer sectarisme et gentrification. L'Eglise s'embourgeoise sociologiquement en France, c'est clair (abandon des classes populaires, des périphéries, au bénéfice de grands centres ecclésiaux urbains dynamiques. Certains évêques pensent encore ainsi : sans le vouloir, ce sont des Macrons ecclésiastiques, même si j'exagère un peu). Cela augmente le vote de classe mécaniquement. Chez nous, dans l'ouest, c'est très visible : on était content de virer le maire de gauche, parce qu'il était de gauche, point (même si son soutien à la ridicule gay pride locale ne l'a guère aidé auprès de cet électorat, sans doute).
Mais le sectarisme, c'est autre chose. C'est peut-être quelque chose qui existe en région parisienne, mais pas en province, pas dans les villes moyennes. Bien sûr, on peut entendre parfois râler à la sortie de la messe ("accueillir des migrants, mais il y en a déjà plein, et on n'arrive déjà pas à les loger, il est gentil le pape François!"), sans que cela n'engendre un mouvement sectaire tel que vous le décrivez.
Par contre, même dans l'ouest, nous sommes de plus en plus minoritaires, et de fait, nous sommes une contre-culture, qu'on le veuille ou non. Dire aujourd'hui qu'on reste digne en souffrant horriblement, que seules les personnes sont dignes, et non la mort, vous met déjà dans une situation de contre-culture. Evangéliser, oui. Pour l'instant, ce n'est qu'un slogan... Où est le Saint François qui se promènera nu, couvert de cendres, et nous appellera à la pénitence?

Maud


[ Pp à Maud :
- Evangéliser n'est pas qu'un slogan. Je participais samedi dernier à une évangélisation de rue place d'Italie à Paris, et j'ai été témoin de choses touchantes et impressionnantes - dont j'ai parlé ce matin au débat de RCF !
- Sur la question "sectarisme" - "gentrification" : vous avez raison de distinguer les deux phénomènes, mais la "gentry" a été rendue perméable au sectarisme dans le sillage des énervements politiques de 2013-2017 ; et je suis moins sûr que vous que cela soit circonscrit à la région parisienne. J'en connais (hélas) de flagrants exemples dans le Nord et le Midi... ]

réponse au commentaire

Écrit par : Maud / | 30/01/2018

MARCHER AVEC L'EGLISE

> Dès sa parution j'ai acheté votre livre et l'ai lu d'un trait Il me faudra y revenir mais je l'ai prêté. Je vous remercie de ce que vous écrivez et partage votre analyse.
La division de ceux qui se disent ou se croient catholiques avec l'Eglise me préoccupe. Comment faire pour les aider à dépasser le juridisme ou le conservatisme et à rencontrer le Seigneur Jésus.
"Ce peuple m'honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi!"
Nous pouvons les comprendre sans les approuver car cette division habite chacun de nous même si de tout son cœur il a rencontré le Seigneur. Cette division se manifeste au moment des choix par exemple politiques. En chacun de nous il y a tout un poids de notre histoire personnelle et familiale avec des immigrés, des martyrs de la révolution, des persécutés, des soldats du Pape. On confond la fidélité à la tradition avec la foi au présent. Ce que nous découvrons en nous et que je crois avoir dépassé doit nous faire respecter l'autre et nous permettre de lui faire accepter la volonté de Dieu.
Chercher le Seigneur. Contempler le Christ.
Non pas ma volonté mais la Tienne.
Que le Seigneur vous aide ! Continuez !

Claude Delaunay


[ PP à Claude Delaunay - Merci de ce message qui me touche beaucoup ! ]

réponse au commentaire

Écrit par : Claude Delaunay / | 08/02/2018

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