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13/05/2017

Signe de contradiction et de relèvement

catholicisme

Les textes de ce dimanche commentés par H.U. von Balthasar

+ une perspective d'Henri de Lubac :


 

 

Sur la première lettre de saint Pierre  (2:4-9)

<< Après le départ de Jésus et l'envoi de l'Esprit Saint sur l'Eglise, est édifié au milieu de l'humanité le temple vivant de Dieu. Ceux qui le forment comme "pierres vivantes" sont en même temps les prêtres qui officient en elle... Centre de l'humanité rachetée, ce nouveau temple est bâti sur la "pierre choisie vivante" Jésus Christ, et participe donc nécessairement à sa vocation, qui est d'être aussi bien la pierre d'angle posée par Dieu, que - pour les hommes - la "pierre d'achoppement", celle qui "fait tomber". L'Eglise ne peut échapper à ce double destin, d'être posée comme "signe de contradiction" pour "la chute et le relèvement d'un grand nombre"... >>

 

Sur l'extrait des Actes des apôtres  (6:1-7)

<<  Cette lecture raconte la mise à part des premiers diacres pour un service d'Eglise temporel, tandis que les Apôtres veulent "rester assidus à la prière et au service de la parole". Elle montre les dimensions de la maison spirituelle fondée sur le Christ. Le Fils était véritablement homme, en contact permanent de prière avec son Père et annonçant sa parole, mais envoyé aux hommes ordinaires, à leurs misères, maladies et problèmes spirituels. De la même manière, se répartissent dans l'Eglise les différents charismes et ministères sans que son unité soit perdue pour autant. En langage évangélique : le Christ va au Père sans cesser d'être auprès des siens dans le monde... L'Esprit qu'Il leur envoie est Esprit divin et en même temps Esprit de l'envoi, qui conduit et anime la mission de l'Eglise. >>

 

Sur l'évangile  (Jean 14:1-12)

<<  Le Christ reviendra sous une figure en laquelle aucun malentendu ne sera plus possible, la gloire du Père rayonnant en Lui. Mais auparavant il ne laissera pas les siens orphelins. Il habitera avec le Père chez eux, en secret mais de manière à se révéler à eux (Jean 14:23), et le Saint Esprit de Dieu leur donnera l'intelligence de ce que "je suis en mon Père, et vous en moi et moi en vous" (Jean 14:20). C'est enfin la promesse presque incompréhensible faite à l'Eglise : elle "fera même", dit Jésus, "de plus grandes oeuvres" que les siennes. Il ne s'agit pas de miracles plus éclatants : Jésus veut dire qu'à l'Eglise est réservée un rôle au coeur du monde, que lui-même n'avait pas à avoir. Sa mission était d'agir, de mourir et de ressusciter. L'Eglise, mise en échec et persécutée, surmontera toutes les barrières dressées devant elle. >>

 

Henri de Lubac

<<  Il ne suffirait pas plus de copier l'Antiquité chrétienne que le Moyen Âge. Nous ne pourrons revivre le large humanisme des Pères et retrouver l'esprit de leur exégèse mystique que dans un effort d'assimilation transformatrice. La maison que nous avons à construire à notre tour, pour notre compte (car, sur ses fondements éternels, l'Eglise est un perpétuel chantier) a depuis leur époque plusieurs fois changé de style : et sans nous croire supérieurs à nos Pères, nous avons à lui donner notre style à nous, c'est-à-dire celui qui répond à nos nécessités, à nos problèmes. Nous ne gagnerions rien à rêver d'un impossible retour au passé : chimère qui engendre les schismes, ou puérilité qui dessèche l'esprit... Un effort doctrinal s'impose : si le Dogme est immuable en son essence, la théologie n'est jamais chose faite.  >>

 

catholicisme

Commentaires

FATIMA ET EUROVISION ?

> Dieu nous interpelle dans les saints évangiles, et à travers Sa Sainte Eglise, mais il ne s’arrête pas là. Regardez par exemple, la surprise qu’Il nous a réservée ce week-end avec le 100e anniversaire des apparitions de Fatima et la canonisation de Jacinta et Francisco, qui sont entrés spectaculairement en résonance… avec le 62e Concours Eurovision de la chanson !
Deux jeunes artistes portugais, frère et sœur vous l’aurez noté, en sortent vainqueur, canonisés par les foules mélomanes : l’interprète, Salvator Sobral, a délivré une belle chanson d’amour, « Aimer pour deux », écrite par sa sœur Luisa. Ils l’ont reprise en duo, en fin d’émission, pour remercier les jurys et les quelque 200 millions de téléspectateurs ayant suivi cette retransmission.
Leur succès tranchait heureusement avec la « muzak » et le globish habituels dans ce genre de compétition mais il aura frappé aussi les esprits par sa résonance avec Fatima. Les paroles de la chanson ne sonnent-elles pas comme un appel à la confiance en Dieu et à la conversion adressé par Notre Seigneur aux hommes et femmes de ce temps ? Où Il nous dit, en substance : “Mon cœur peut aimer pour deux… jusqu’à ce que tu répondes enfin à mon amour”.
En tout cas, c’est ainsi que je reçois les paroles de cette chanson (quitte à passer, une fois de plus, pour un « mystico-dingo », mais je suis ainsi fait…). Voici donc ces paroles, traduites du portugais en anglais – je n’ai pas encore trouvé de version française satisfaisante :

“To love for both
If one day someone asks for me
Says I lived to love you
Before you, I only existed
Tired and with nothing to give

My love, listen to my prayers.
I ask you to come back, that you want me again
I know you do not love yourself
Maybe you can learn again slowly.

My love, listen to my prayers.
I ask you to come back, that you want me again
I know you do not love yourself
Maybe you can learn again slowly.

If your heart does not want to give in
Do not feel passion, do not want to suffer
Without making plans of what will come after
My heart can love for both.”
______

Écrit par : Denis / | 15/05/2017

Une traduction pour Denis :

Aimer pour deux

Si un jour l'on demande de mes nouvelles
Dis que j'ai vécu pour t'aimer
Avant toi, je survivais seulement
Lassé de tout et sans rien à donner

Mon amour, écoute ma prière,
Je t'en prie reviens, reviens m'aimer.
Je sais qu'il faut être deux pour aimer
Si tu le voulais, tu pourrais peu à peu apprendre (couplet repris)

Si ton cœur ne veut pas succomber
S'il reste de marbre, ne voulant plus souffrir
Sans rien présager de l'avenir
Mon coeur est capable d'aimer pour deux
______

Écrit par : Bernadette / | 15/05/2017

SALVADOR...

> Détail que j’ai oublié de mentionner : le « gros cœur » de Salvador Sobral (Salvador ou, en français, Sauveur). L’interprète d’« Aimer pour deux » ( http://www.lavenir.net/cnt/DMF20170514_01003892 ) souffre en effet d’une grave insuffisance cardiaque – un cœur trop gros pour son corps –, ce qui réduit son espérance de vie et a failli l’empêcher de participer au concours de l’Eurovision (sa sœur l’aurait remplacé). Il est en attente d’une greffe de cœur. A cœur vaillant, rien d'impossible !… (ce à quoi la Vierge Marie ajoute : « A la fin, mon Cœur immaculé triomphera. »)
______

Écrit par : Denis / | 15/05/2017

LA PASSION...

> Merci à Bernadette pour la traduction, mais sur le dernier couplet chanté par Salvador, je n’aurais pas éliminé le mot « passion » « paixão » dans le texte original (car c’est à lui qu’il faut revenir, et pour cause). Et j’aurais préféré, pour « If your heart does not want give in », la traduction : « Si ton cœur ne veut pas s’abandonner » (plus proche du portugais « ceder »). L’Abandon à Dieu, la Passion, cela ne peut que nous parler !
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Écrit par : Denis / | 15/05/2017

TRADUCTIONS

> Mais Denis, pas de problème, améliorez la traduction.
N'ayant jamais appris le portugais, j'ai dû me débrouiller avec mes souvenirs de latin et les excellents dictionnaires en ligne. (je ne suis pas partie du texte anglais car il vaut toujours mieux partir de l'original)
PS : "s'abandonner" est bien meilleur, c'est le mot que je cherchais sans arriver à le retrouver. j'avais pensé à "se rendre", mais cela faisait trop vocabulaire des Précieuses du siècle de Molière.
______

Écrit par : Bernadette / | 16/05/2017

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