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05/04/2017

Débat "historique" : Guignol rosse le gendarme

présidentielle

Effet inattendu du long débat d'hier soir :


 

Débat "historique", proclamaient les télévisions et les radios ?  Peut-être, mais pas comme ils le croyaient. Guignol a rossé le gendarme. Le débat d'hier soir a eu l'effet, inattendu, de dévaloriser en bloc le discours des "grands" candidats. Même Jean-Luc Mélenchon a souffert de la comparaison avec la cohérence anti-Bruxelles (et/ou la logique anti-capitaliste) des challengers... Sans parler de François Fillon hué par Philippe Poutou, et d'Emmanuel Macron moqué par François Asselineau. Cette trop longue soirée a laissé voir également le ressort caché des punchlines politiciennes :  c'est un "parler-faux", l'art de tout mélanger pour mettre le concurrent en mauvaise posture. Ces pseudo-coups de gueule ont toujours un autre objectif.

Exemple. Au cours du débat, Marine Le Pen sort soudain - comme lapin d'un chapeau - la question du "patrimoine à défendre", et glisse artificiellement à la question des "crèches de Noël" dans les mairies (comme si des crèches dans ces lieux-là étaient un patrimoine local [*]).... C'est pour ajouter que ces crèches ont été combattues devant les maires "par François Baroin dont M. Fillon voudrait faire son Premier ministre"... Bingo ! But du coup : prendre à M. Fillon les électeurs catholiques (censés exiger des crèches en mairie) et les électeurs anti-immigrés (synonyme de "catholiques" dans l'esprit du FN). Rien à voir donc avec la question  du patrimoine en général, qui elle-même venait comme cheveu sur la soupe dans le contexte du débat... M. Fillon a compris l'intention de Mme Le Pen, et n'y a répondu que par un rictus. Mais M. Mélenchon, lui, n'a pas semblé la comprendre. Il n'y a vu qu'une nouvelle embardée du FN dans les questions religieuses, donc l'occasion de pousser un coup de gueule laïque et d'invoquer la loi de 1905 : "quand nous foutrez-vous la paix avec la religion ?"  Bonne question d'ailleurs, le FN (mariniste ou marionniste) étant aussi incompétent en catholicisme que moi en astrophysique, et la famille Le Pen oubliant : 1. que la loi de 1905 ne permet pas d'introduire des signes religieux dans les bâtiments publics, 2. que l'Eglise adhère à la loi de 1905, ce qu'elle a rappelé lors de l'ubuesque affaire des crèches de mairie.

Conclusion d'étape :  reconnaissons au débat d'hier soir le mérite d'avoir dévalué la farce présidentielle. Des millions de gens ont découvert que les pouvoirs de l'Elysée, théoriquement "plus grands que ceux de la Maison Blanche" (disent les journalistes), sont vidés par l'emprise juridique de l'UE et la pression des marchés financiers. "Théorie du complot", objecteront mes confrères ?  Non : simple constat. Question de lucidité.

 

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[*]  Jusqu'en décembre 2015 on n'en avait jamais vu dans la mairie de M. Engelmann (concepteur de l'indicible "crèche" en cochonnaille) ; ni dans la mairie de M. Ménard (l'empereur de Béziers). Etc.

 

 

 

guignols.jpg

 

Commentaires

EUROPE

> Luc Chatel, porte-parole de François Fillon, estimait ce matin devant nos chers Pieds nickelés de France Info (Croquignol-Aphatie et Cie) que le débat avait fait la part belle aux « marxistes » (tendance que vous démarquez utilement, cher PP, en « logique anti-capitaliste ») et aux « europhobes » (votre « cohérence anti-Bruxelles »).
Je suis parfaitement conscient de la faillite de l’Europe et des ravages du capitalisme financier mondialisé – étroitement liés – mais j’ai tout de même envie de croire à ce que le Français moyen exprime depuis quelques années (voir ce sondage réalisé en avril 2014 : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/05/04/97001-20140504FILWWW00176-des-francais-souhaitent-que-l-ue-se-recentre.php ) en appelant l'Union européenne à se recentrer sur certains pays, les six pays fondateurs ou les pays de la zone euro (souhait partagé par 64% des sondés).
Mais le fait est que cette aspiration n’est que partiellement et médiocrement relayée par les différents candidats ( http://www.lemonde.fr/programmes/europe ). Inenvisageable ?
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Écrit par : Denis / | 05/04/2017

JEUNES GENS FRIQUÉS

> Et décidément, les journaux n'apprennent rien. Après les camouflets du vote anglais sur la sortie de l'UE et de l'élection de Trump, ils avaient promis de s'intéresser aux gens invisibles qui passent sous le radar des media, ces fameux électeurs de Trump que "personne n'a jamais rencontrés nulle part" (c'est à dire sur Tweeter) mais qui, apparemment, existent quand même. Et aussitôt, nos journalistes recommencent de plus belle, en invitant dans leurs locaux des jeunes gens qu'on nous affirme venus "de tous les horizons". Mais qui débattent sur Facebook et "réservent des AirBnb" pour venir au journal.
Combien de fois leur faudra-t-il se tromper pour comprendre que les votes qui font basculer les élections là où ils ne les attendent pas proviennent de gens qui n'ont pas de page Facebook et ne savent même pas ce que c'est, AirBnb ? Mais qui ont une carte d'électeur...
http://www.liberation.fr/elections-presidentielle-legislatives-2017/2017/04/05/on-a-regarde-le-debat-avec-les-primo-votants-asselineau-il-s-est-cru-sur-tinder_1560659
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Écrit par : Lucas / | 05/04/2017

@ Denis

> L'UE, se recentrer ?
Trop rigide pour évoluer: il faut la dissoudre avant d'envisager autre chose.
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Écrit par : Pierre Huet / | 05/04/2017

NOSTALGIES

> Un peu (beaucoup) hors sujet, peut-être ? Je suis tombé sur le dernier billet du P. Yannik Bonnet, sur son blog. C'est la première fois que je lis des propos aussi "frontaux", venant d'un ecclésiastique ne relevant pas de la mouvance intégriste :
http://www.yannikbonnet.com/Comment-pourra-se-maintenir-le-renouveau-de-la-France-Pere-Yannik-Bonnet_a355.html
J'aurais lu cet article il y a 2-3 ans de cela (et même après...), je me serais gaussé de ce qui m'aurait semblé être le délire d'un vieux prêtre réactionnaire, ayant fumé de la moquette avec un timbre de LSD sur la langue.
Mais là, au train où vont les choses, vu la vitesse à laquelle le système politique que l'on nous a appris à considérer comme éternel est en train de s'effondrer, je me demande si ce n'est pas lui qui a raison. Je cite :
"Personnellement je n'ai aucun doute, le renouveau de notre patrie passera par la restauration de la Monarchie Catholique, et celle-ci gouvernera en plein accord avec la Doctrine Sociale de l'Eglise. C'est le principe du Bien Commun qui implique que la vie sociale et politique du pays doit être préservée de toute contamination idéologique athée. Jésus veut régner sur toute la société humaine, ce dont témoigne la liturgie avec la fête du Christ Roi. Il ne peut y avoir de coexistence de la Civilisation de l'Amour avec l'idéologie des Lumières. "
Au fond de mon coeur, je pense que l'on finira par y arriver (dans un autres post, j'ai déjà évoqué ce que je pensais de l'éventualité de l'instauration d'une monarchie héréditaire dans notre pays). N'est-ce pas là "le règne social de NSJC" évoqué récemment par un commentateur de ce blog ?
Néanmoins, je n'aime pas plus que cela cette expression de "restauration de la Monarchie Catholique". Dieu n'est pas prisonnier du passé...

Feld


[ PP à Feld :
- Non, cher ami. Le "règne social de NSJC", c'est la force innovante de l'Evangile dans la société à tout moment de l'histoire. Ça n'a rien à voir avec des fantasmes et des nostalgies.
- Nostalgie de quoi, d'ailleurs, sur le plan religieux ?
Nostalgie de la commende royale, qui a corrompu et détruit le monachisme français à partir de la Renaissance ?
Nostalgie des intrusions de Louis XIV dans le for interne de ses sujets ?
Nostalgie de l'élégant enfer de Versailles, où se prépara et se provoqua l'effondrement du régime ?
- Il faut rompre avec l'idée fausse de l'Ancien Régime que concoctèrent les vaincus de 1830, et que réactivent depuis (à chaque génération) des "historiens" à courte vue, n'ayant aucune notion de ce qu'étaient les sociétés d'autrefois.
- Ce n'est pas dans le passé mais dans l'avenir que le Seigneur nous attend : que ça nous plaise ou non !
ps - Quand au P. Bonnet (excellent homme par ailleurs), je vous rappelle qu'il croit aussi que l'écologie est le principal danger menaçant notre civilisation... ]

réponse au commentaire

Écrit par : Feld / | 05/04/2017

POUTOU

> Philippe Poutou a eu raison de dire clairement & courageusement ce que beaucoup de citoyens n'osent dire tout haut à 2 candidats qui s'affranchissent des lois, des règlements, des principes les plus élémentaires de la morale et déshonorent la république & la démocratie.Merci donc à M.Poutou qui redonne un peu de dignité à la politique.Nous avons eu un peu moins honte du comportement indigne de ces 2 candidats (Fillon & Le Pen) à la présidence de la République française.
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Écrit par : 4honneur&politique119 | 06/04/2017

@ Feld

> En vérité tout est possible… y compris qu’une présidence comme celle qui pointe à l’horizon, celle d’Emmanuel Macron, entre dans le dessein providentiel de NSJC !… perspective certes inquiétante, à vue trop humaine, et compte tenu de la légèreté, du manque d’expérience du candidat désigné par la droite la plus gauche et la gauche maladroite.
Mais prenez le nom de son mouvement : « En Marche ». N’invite-t-il pas à l’espérance ?
Vous allez me dire : tout dépend ce qui nous fait marcher. Et j’avoue que cette vieille scie qui a inspiré M. Macron – celle des managers à « deux balles » qui, prenant la suite de Mao-Tse-Toung, vous expliquent qu’une bonne politique entrepreneuriale doit « marcher sur ses deux jambes », pour que l’entreprise prospère (Mao pensait à l’agriculture et l’industrie chinoises) – fait long feu. Surtout quand on sait ce qu’il en est des paires de gambettes sur lesquelles M. Macron veut appuyer l’entreprise France : flexibilité et pseudo-sécurité, régalade des actionnaires et économies sur le dos des salariés, spéculation financière et colmatages RH, pseudo indépendance nationale et vraie soumission aux marchés, soutien du grand patronat et obéissance aux banquiers… tout ceci étant à l’évidence mal orienté. Comme la providence nous en donnera d’en juger. Ou pas.
Il nous reste, en attendant d’être fixés, à demeurer à l'instar du candidat Macron « En marche », mais avec Jésus-Christ. Assurés que le vrai dynamisme, les véritables avancées se font et se feront toujours en Son Nom, comme nous le rappellent les Béatitudes (Matthieu 5, 1-12) dans la traduction d’André Chouraqui…
« En marche*, les humiliés du souffle ! Oui, le royaume des ciels est à eux !
En marche, les endeuillés ! Oui, ils seront réconfortés !
En marche, les humbles ! Oui, ils hériteront la terre !
En marche, les affamés et les assoiffés de justice ! Oui, il seront rassasiés !
En marche, les matriciels** ! Oui, ils seront matriciés !
En marche, les cœurs purs ! Oui, ils verront Elohîm !
En marche, les faiseurs de paix ! Oui, ils seront criés fils d’Elohîm.
En marche, les persécutés à cause de la justice ! Oui, le royaume des ciels est à eux !
En marche, quand ils vous outragent et vous persécutent, en mentant vous accusent de tout crime, à cause de moi.
Jubilez, exultez ! Votre salaire est grand aux ciels ! Oui, ainsi ont-ils persécuté les inspirés, ceux d’avant vous. »
Ah… si seulement l’Emmanuel « christique et politique » chouchou de nos médias pouvait s’inspirer des Béatitudes !

*En hébreu « ashréi » que nous traduisons par « heureux » mériterait plutôt d’être traduit par « les avancées de, le dynamisme de » ; « En marche » selon André Chouraqui.
**Les « matriciels » (pour notre latin « miséricordieux ») : « ceux qui se conduisent comme IHVH, donneur et gardien de la vie ».
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Écrit par : Denis / | 06/04/2017

SAINT LOUIS

> À propos de Doctrine Sociale de l'Église, Asselineau a été le seul à faire le lien entre la justice et l'égalité sociales et un ordre chrétien, en rappelant textuellement que « c'est en 1260 que saint Louis a créé le premier établissement public hospitalier français », information qui a été accueillie par le sourire goguenard de François Fillon (lequel ne dédaigne pas d'utiliser le mot « chrétienté » à des fins politiques).

Ghislain


[ PP à G. - Mais il a arboré un sourire goguenard envers à peu près tout le monde (sauf quand Poutou l'a pris à partie)... Se rappeler son mépris assassin envers Dupont-Aignan. La sûreté de soi de ce M. Fillon a quelque chose d'inexplicable. ]

réponse au commentaire

Écrit par : Ghislain / | 06/04/2017

GUIGNOL

> "le FN (mariniste ou marionniste)"... et surtout marionnettiste, n'est-ce pas ?...
(Les enfants de la patrie, en choeur :
DERRIÈRE TOI, GUI-GNOOOOOOOOOOL !!!!)
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Écrit par : Alex / | 06/04/2017

Mon cher Feld,

> je vais peut-être te choquer mais je n'ai pas envie de sauver la France, l'Occident ou la civilisation "chrétienne". Et même je m'en fous qu'elle meure.
Ce dont j'ai envie, c'est d'arriver à faire que mon prochain rencontre personnellement le Christ. Mon collègue, mes élèves, ma boulangère ou mon médecin, bref, tout ceux que je côtoie et même ceux qui me gênent, m’indisposent ou me hérissent.
Et tu vois, mais ces intellos chrétiens, bardés de théories ou qui pérorent sur la France de toujours, les valeurs chrétiennes ou autre royauté du Christ, et bien je trouve que l'on devrait les envoyer en Syrie ou au Soudan voir si leur discours est vraiment en phase avec ce que Jésus nous demande. Au moins, on ne les entendrait plus et on pourrait enfin vraiment aimer notre prochain en paix, sans ces bruits de fond, sans ces interférences qui parasitent constamment ce que l'on peut faire en Son nom.
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Écrit par : VF / | 06/04/2017

A Feld :

> S'il était humainement possible sur Terre d'avoir une Monarchie Catholique (d'ailleurs que signifie ce terme ?) et un gouverment selon la DSE, alors pourquoi est-ce que Jésus ne l'aurait pas instaurée ?
Peut-être que le fort désir ou l'intuition intérieure qui nous fait tendre vers l'espoir d'une telle monarchie, est à discerner plus profondément.
Peut-être que la vraie attente que cela signifie, c'est celle du Royaume de Dieu, et de sa justice, pour la vie éternelle.
C'est un très beau désir que vous portez en vous.
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Écrit par : Isabelle Meyer / | 07/04/2017

@ VF

> Moi, j'ai envie de sauver la France, je ne me fous pas de la vie que mes neuf petits-enfants auront.
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Écrit par : Pierre Huet / | 07/04/2017

à PH

> J'ai quatre enfants et je ne fous pas de leur avenir. J'ai des élèves en face de moi tous les jours et je me bats pour leur avenir. Il y a eu un avant la France et il y aura un après. La France n'a jamais eu la promesse de vie éternelle, quoiqu'en disent certains intellos qui se disent catho et qui ne cessent d'écrire des livres ou de faire des conférences dans ce but.
Je me préoccupe de l'état de mes contemporains, de la société, de mon prochain, mais je ne veux plus perdre mon énergie et mon moral à me battre pour une chose moribonde et en putréfaction.
Les chrétiens du Ve siècle ne se sont pas battus pour sauver l'empire qui agonisait. Ils ont évangélisé les barbares. La France est une construction politique datée historiquement et qui a fait son temps vu l'évolution actuelle du monde. Il faut construire autre chose maintenant.
J'ai envie de sauver mon prochain (du moins de le guider vers le salut), j'ai envie de sauver la planète, deux créations qui sont venues de Dieu et que, quelque part, il m'a confié.
La France fut une création d'une famille (les Capétiens) et fut récupérée par une classe sociale (la bourgeoisie), c'est tout.
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Écrit par : VF / | 08/04/2017

@ VF

> Comme vous voulez, mais à mon humble avis, le seul rempart actuel au pouvoir financier, est constitué par les nations indépendantes organisées en Etats souverains.
Proverbe chinois: croire en ses rêves, c'est dormir toute la journée.
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Écrit par : Pierre Huet / | 08/04/2017

à PH

> Alors pour vous suivre le Christ c'est rêver mais tenter de trouver un candidat politique libre, indépendant et pensant au bien commun est réaliste? Pardonnez-moi, mais je préfère le Christ comme rempart que Asselineau ou autre...Qui dort du coup?
Et quel rempart? Le pouvoir financier est déjà vainqueur. Les nations n'existent plus. Il n'en reste que des images, des fantômes que l'ont agite plus ou moins. De Gaulle le disait déjà. Je n'ai pas d'énergie à perdre à agiter de vieux draps en pensant qu'ils vont faire peur aux banquiers.
Au passage, les premiers chrétiens ont vécu l'Evangile et n'ont pas fondé de parti anti-romain.
Ceci dit, on va arrêter là, nous ne sommes définitivement pas d'accord.
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Écrit par : VF / | 08/04/2017

@ Jonas, euh.. pardon, @ VF

> Arrêtons, en effet.
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Écrit par : Pierre Huet / | 10/04/2017

@ PH:

> Jonas parce que vous avez envie de me passer par dessus bord? ;-)
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Écrit par : VF / | 10/04/2017

Mgr RAVEL

> Je reprends ici les mots de Mgr Ravel, à l'époque évêque aux armées, dans une lettre pastorale (en 2011 je crois) :
"une certitude habite le coeur du chrétien : parmi les hommes rapprochés par les circonstances de la vie, ceux qui forment avec lui sa nation -pour nous la France-, ceux-là occupent dans son coeur une place privilégiée [...]
l’affirmation que «la loi naturelle nous ordonne d’aimer de prédilection et de dévouement le pays où nous sommes nés et où nous avons été élevés. » [Léon XIII, Sapientiae christianae] L’insistance porte ici sur le mot « prédilection » : « oui, elle est digne, non seulement d’amour, mais de prédilection, la patrie, … cette terre commune où vous avez votre berceau. »[Saint Pie X] Plus que tout autre, le fidèle catholique a pour mission de chercher, de connaître puis de construire un tissu de relations vivantes et vitales avec tous ses concitoyens pris dans leur diversité même : « Il existe un ordre établi par Dieu selon lequel il faut porter un amour plus intense et faire du bien de préférence à ceux à qui l’on est uni par des liens spéciaux. Le Divin maître Lui-même donna l’exemple de cette préférence envers sa terre et sa patrie en pleurant sur l’imminente destruction de la Cité sainte. » [Pie XII, Summi pontificatus]
Or, une nation n’est pas une idée, et pas plus un ensemble de valeurs ; mais elle se dresse dans sa beauté et sa grandeur à travers la droiture de personnes imprégnées d’une culture, d’un pays et d’une histoire. Une nation existe d’abord d’une communauté de personnes tissée par une culture commune. En quoi notre attachement à notre patrie passe d’abord et surtout par la fraternité établie entre nous, fils et filles d’une même nation. Seule une fraternité éclose en solidarité, et une solidarité comprise comme une communauté de destin, donne une âme vivante et forme un corps concret à la réalité qu’est la France."
Pouvons-nous nous résoudre à voir disparaître notre manière concrète de "faire société" au prétexte que ceux qui se pensent aptes à en diriger les institutions politiques (et recherchent nos suffrages) ne nous semblent pas à la hauteur (notamment morale) de la tâche. On ne peut de toute façon pas évangéliser ou se laisser évangéliser avec un bulletin de vote... mais avec ce bulletin de vote nous pouvons décider de celui ou de celle qui nous permettrait le plus (le mieux ?) de témoigner par nos vies, nos discours et nos engagements de l'évangile.
Nous pouvons nous interroger sur ce que chaque candidat une fois élu (et par le moyen de la loi) pourra autoriser, interdire, promouvoir, protéger dans bien des domaines, et comment cette législation actuelle et future nous permettrait à chacun de suivre le Christ et de l'annoncer sans s'exposer à des poursuites judiciaires par exemple.
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Écrit par : JLLB / | 11/04/2017

@ Jonas - VF

> Non! Parce qu'il fut déçu quand Dieu n'a pas détruit Ninive.
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Écrit par : Pierre Huet / | 11/04/2017

à PH

> je préfère retenir que les habitants de Ninive se convertissent et trouvent Dieu grâce à lui... :-)
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Écrit par : VF / | 11/04/2017

Cher VF,

> Sur ce coup-là, je suis plutôt en phase avec P. Huet. j'enverrai un commentaire plus consistant dès que possible (ce soir, trop crevé).
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Écrit par : Feld / | 11/04/2017

LE PROBLÈME

> Le problème de l'Europe et que "elle" (ses fonctionnaires) cherche à homogénéiser, et donc va vers un plus petit commun dénominateur, donc vers un système toujours plus libéral et ouvert ; alors que devrait se poser la question de qu'est-ce qui est meilleur ici ou là, qu'est qui est bon (en vérité et non en homogénéisation), et ce sans occulter que nier l'histoire est forcément se tirer une balle dans le pied (beaucoup de nations sont jeunes et se sont construites sur un patriotisme fort qu'il est donc dangereux de vouloir éradiquer, surtout quand rien ne vient ne le remplacer : on ouvre alors grande la porte aux premiers nationalistes venus).
Enfin il faudra bien poser la question d'une défense européenne, ne s'appuyer que sur l'OTAN c'est rester vassal des USA et accepter de faire tourner leurs industries d'armement (au détriments de celles européenne).
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Écrit par : franz / | 13/04/2017

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